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24.04.2008
La femme du Vème (Douglas Kennedy)
L’américain Harry Ricks, ex-prof d’université, débarque à Paris où il espère oublier tous ses problèmes (séparation d’avec son épouse, rejet de la part de sa fille et perte de son emploi suite à un scandale) et commencer une nouvelle vie bien modeste car il ne dispose que d’un maigre pécule. Au bord de la déprime, après des débuts difficiles, il s’installe dans une chambre de bonne crasseuse du Xème et accepte de travailler comme veilleur de nuit pour de mystérieux Turcs dont les activités sont loin de sembler très réglementaires. Au cours d’une soirée branchée, il rencontre Margit, une hongroise d’une cinquantaine d’années, encore belle mais très mystérieuse. Elle n’accepte de le fréquenter qu’à une seule condition : il doit se présenter tous les trois jours et uniquement de cinq à huit. Petit à petit la vie d’Harry devient de plus en plus bouleversée mais une sorte d’ange gardien semble veiller sur lui et lui épargner les coups les plus durs…
Moins fort et moins dépaysant que « Cul de sac », l’outback australien est moins familier pour nous que l’exotique Xème arrondissement, ce livre, après un démarrage un peu lent et en apparence assez banal, finit par basculer lentement dans l’horreur, l’étrange et le fantastique. Nous nous retrouvons dans l’univers si particulier de Kennedy avec ses côtés sombres, inquiétants et mystérieux. L’auteur mène son intrigue avec élégance et machiavélisme, ménageant un suspens constant et ne nous dévoilant qu’en toute fin un dénouement aussi inattendu que surréaliste. Le lecteur se retrouve bluffé et c’est à cela qu’on reconnaît le bon bouquin !
4/5
09:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fantastique, thriller













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