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19/07/2012

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 6/3ème partie)

Bienvenue sur Deliciosa couv.jpgIls se mirent à rire tout en déposant leurs premiers jetons sur le tapis vert. Le croupier leur distribua sept cartes à chacun. Les joueurs les regardèrent en les soulevant très discrètement. Le jeu consistait à assembler la meilleure combinaison possible de cartes formant une suite de même couleur ou un carré voire une quarte ou une tierce. Tout n’était qu’une question de chance au tirage et de sang froid ensuite car il était possible de faire monter les enchères sans avoir grand-chose et de décourager l’adversaire. La tactique voulait que l’on essaie de reculer au maximum le moment fatidique où il fallait retourner les cartes et montrer ce qu’on avait réellement. Une grosse dame emperlousée et un petit homme ridé et maigrichon jetèrent l’éponge dès le premier tour. Les trois amis et les quatre joueurs restants allongèrent dix dolros supplémentaires pour obtenir une carte de plus et rester dans la partie. C’était assez risqué pour Eva qui n’avait qu’un jeu très disparate, fait de petites cartes qui ne se suivaient même pas. Tom Green trustait trois jokers et espérait en voir arriver un quatrième. Quant à John, il avait en main une quarte assez prometteuse as, roi, dame valet à carreau qui pouvait lui assurer la victoire. Eva récupéra le dernier joker, Tom, un as de pique et John, un dix de carreau qui confortait un peu plus son avance. Deux autres joueurs passèrent et l’on relança de dix nouveaux dolros. A cette dernière donne, rien d’intéressant ne fut récupéré par les trois amis. Il était temps d’annoncer la couleur. Le premier joueur, un quinqua coiffé d’un panama déclara qu’il passait. Eva et Tom en firent autant. Il ne restait plus en course que John et un vieil homme aux yeux cachés derrière des lunettes noires.

- Quinte ! annonça-t-il d’une voix sourde.

- Pas mieux, répondit John.

- Hauteur ? demanda le croupier.

- Au 10.

- A l’as, fit John en étalant sa suite sur la table et en ramassant l’ensemble des jetons.

Ils continuèrent la soirée en changeant plusieurs fois de table de jeu. Trictrac, howling bowl, main courante et roulé boulé les amusèrent tour à tour. Ils gagnèrent, puis perdirent, puis regagnèrent et reperdirent à nouveau, tant et si bien qu’au moment de monter se coucher, il ne leur restait plus rien des cent dolros investis…

John se sentait l’esprit assez embrumé après toutes ces heures passées à boire et à jouer aux tables du Casino. Laissant ses deux amis, il se dirigea vers la sortie, souhaitant aller profiter de la fraîcheur de la nuit. Mais il trouva la porte du hall d’entrée fermée. Un vigile s’approcha. C’était un grand africain solidement bâti qui lui demanda aussitôt : « Que désirez-vous, Monsieur ? »

- Sortir… Ca ne se voit pas ?

- Et pourquoi donc, Monsieur ?

- Pour prendre l’air tout simplement…

- Mais vous en avez ici du très bon, climatisé, filtré…

- Ouvrez-moi, vous dis-je !

En lançant ces paroles dans l’énervement, il réalisa soudain la futilité de son exigence. Depuis qu’il avait découvert que tout Paradise Resort vivait sous un dôme de matière synthétique bleutée, qu’il soit dedans ou dehors ne changeait sans doute rien. Ce devait être partout le même air climatisé produit de façon identique !

- Monsieur, reprenait le vigile, il est plus de trois heures du matin et je ne suis autorisé à ouvrir qu’à titre tout à fait exceptionnel et en en référant. Les résidents doivent impérativement se reposer. S’ils ne dorment pas assez, ils peuvent maigrir, s’étioler alors qu’au contraire, ils sont là pour grossir, prospérer… Je faillirai à mon devoir !

- Et moi, j’ai juste besoin de faire un petit tour dehors. Pas longtemps. Allez, dix minutes, un quart d’heure, pas plus…

- Bon, alors je dois en référer à mes chefs.

Et le grand noir se mit à parler dans une langue bizarre en s’adressant à un petit micro accroché au revers de la veste de son costume sombre. Cela prit un certain temps. Sans doute que le petit chef devait lui-même en référer à un plus grand, lequel était lui aussi obligé de s’adresser à un supérieur et ainsi de suite jusqu’au sommet, sans doute Balena. L’autorisation ou le refus devait ensuite redescendre toute la pyramide de commandement avant de revenir jusqu’à John…

- Allez-y, fit le vigile, la direction vous accorde un quart d’heure et n’allez pas au-delà de l’esplanade de la plage…

John sortit. Il faisait nuit noire. Quelques petits points de lumière brillaient faiblement sur la voûte sombre. John Slim ne put s’empêcher de songer que tout cela était parfaitement imité puisqu’ils se trouvaient être avec Tom, les seuls parmi tous les résidents à avoir découvert la réalité de Paradise Resort. Les allées étaient complètement vides. Le traqueur se dirigeait vers la palmeraie quand il entendit des voix et des bruits de pas derrière lui. Il se dissimula derrière le tronc d’un gros palmier et observa deux boys, sans doute Tuti et Totu, accompagnés d’une AA (aimable animatrice), peut-être Lili, mais il n’en était pas sûr du tout, qui venaient dans sa direction. La fille portait une petite mallette grise genre vanity case. John les entendit se plaindre au passage.

- Quel métier ! Mère nous fait trimer jour et nuit…

- … Jamais un moment de repos…

A SUIVRE

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12/07/2012

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 6/2ème partie)

Bienvenue sur Deliciosa couv.jpgJohn et Tom éclatèrent de rire et le trio se dirigea vers le bar pour prendre un cocktail sans alcool, confortablement installés sous les parasols. Les deux hommes, sans même s’être concertés, ne jugèrent pas utile d’informer Eva de leur découverte…

Après le dîner qui ne fut qu’un nouveau gavage d’oies humaines, la plupart des résidents restèrent affalés dans les fauteuils du club, occupés à digérer leur pantagruélique repas. Un certain nombre préféra remonter dans les chambres. Il n’en resta qu’une petite minorité pour s’élancer sur la piste de danse. Oncle Tom accapara Eva Brown pour une série de doo-boops endiablés. John les accompagnait en tapant des mains. Quand le rythme ralentit, Alena apparut dans une robe fourreau de soie bleue marine qui s’harmonisait avec la couleur de ses yeux d’un gris bleu métallique. Elle se dirigea vers John qui l’entraîna immédiatement vers la piste de danse pour un glouslow lascif, la belle se frottant délicieusement contre lui.

Pendant ce temps, Eva et Tom dansaient, tendrement enlacés quand un éphèbe athlétique et brun tenant par la main une délicieuse eurasienne en robe de soie rouge, fendue très haut, s’approcha d’eux et s’imposa en leur disant : « Changement de partenaires… »

La belle se lova dans les bras du grand noir pendant que l’escort boy basané enlaçait langoureusement la jolie métisse. La longue série de glouslows se transforma en une suite de frottis frottas fort excitants, le bas ventre des filles titillant celui des garçons qui, évidemment ne restaient pas insensibles. Chacun de leur côté, John et Tom se demandaient jusqu’où les deux escort girls étaient prêtes à aller… Eva, elle-même se sentait attirée irrésistiblement par le boy qui se prénommait Anlow alors que quelques minutes auparavant, elle fondait littéralement devant Tom. Une sorte de charme étrange et un peu malsain s’emparait des trois couples. Les mains caressaient, tâtaient, palpaient. Les corps se frôlaient, se cherchaient. L’excitation montait, montait et d’un seul coup retomba, dès que la musique s’arrêta. John fut le premier à se ressaisir. Alena était charmante, mais il sentait qu’elle l’attirait vers une voie de traverse, une fausse route. Son cœur lui parlait de Lilia alors que son corps s’échauffait pour l’allemande. Tom en était au même point avec Félina, sa partenaire asiatique si souple et si caressante.

- J’en ai un peu assez de la danse, fit-il. Si on allait jouer au casino ?

John et Eva approuvèrent immédiatement alors que les trois autres essayaient de les retenir sur la piste. Le casino et ses jeux d’argent l’emportèrent sur la danse et ses préludes sexuels. Le lieu était luxueux avec ses moquettes épaisses, ses lustres de cristal, ses tables de bois précieux. D’interminables séries de machines à sous s’alignaient le long des murs, attendant en clignotant les clients pour les dépouiller. Des croupiers obséquieux en smoking noir lançaient leurs classiques : « Faîtes vos jeux ! Rien ne va plus ! »

- Et si on s’installait à cette table de tami ? proposa Eva Brown. C’est tellement amusant !

Les deux amis n’y virent aucun inconvénient. Ils passèrent à la caisse convertir en jetons la somme d’argent qu’ils voulaient jouer en présentant tour à tour leur bracelet magnétique de paiement. Ils convertirent environ cent dolros chacun et John fit remarquer que les escorts avaient filé discrètement.

- Je me demande ce que nous voulaient ces gens, dit Tom en s’asseyant à la table de jeu. Des filles magnifiques qui apparaissent soudain, vous aguichent et disparaissent peu après, c’est assez bizarre…

- J’appelle ça des allumeuses, commenta John.

- Et pour les hommes, est-ce qu’on dit « allumeur » ? demanda Eva.

A SUIVRE

09:10 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

05/07/2012

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 6/1ère partie)

Chapitre VI

Bienvenue sur Deliciosa couv.jpg 

Ce soir-là, John regagna tristement le cagibi qui lui servait de chambre. Le récit de Lilia l’avait accablé. Comment était-il possible qu’autant de malheurs se soient accumulés ainsi sur les épaules d’une seule personne ? En fait, tout cela relevait d’une parfaite logique. Les lois édictées par le Nouvel Ordre Mondial s’appliquaient dans leur plus grande rigueur à l’ensemble de l’humanité. De grands esprits avaient longuement réfléchi puis débattu sur la question de la prolifération humaine et pensaient œuvrer pour le bien commun. Comme toujours, les technocrates et les dirigeants politiques qui suivaient leurs directives, avaient voulu faire le bonheur du peuple sans se soucier de ses aspirations profondes, sans tenir compte du besoin d’enfants des couples ni de la puissance de l’amour maternel ni des mille autres sentiments qui n’entrent dans aucune équation technocratique. Et lui-même, John Slim Kwick, il avait participé à ce programme, il avait pourchassé des hommes et des femmes par centaines, il les avait persécutés, il avait perturbé leur vie et bouleversé leur destin. Lilia aurait pu être une de ses victimes… D’ailleurs, il avait des dizaines de Lilia à son tableau de chasse. Pendant des années, il avait obéi aveuglément aux ordres. On lui demandait de traquer les contrevenants, il traquait. Sans le moindre état d’âme. Avec la plus totale bonne conscience. Jusqu’à la dernière affaire, celle où il avait commencé à ressentir une sorte de lassitude, de dégoût. Pas de lui-même, bien sûr, mais de ce qu’on lui demandait de faire. Et ce soir, c’était bien pire. Sur ses épaules, s’ajoutait le poids terrible de la responsabilité. Il se sentait coupable et sans aucune circonstance atténuante. Tout ce qu’il avait fait, finalement, n’était pas bien. Briser des vies pour appliquer une loi imbécile était forcément une mauvaise chose et il avait honte de n’en prendre conscience que maintenant. Bien sûr, il se trouvait l’excuse qu’il exerçait un métier, que lui aussi avait besoin de gagner sa vie, qu’il n’avait jamais eu les moyens de discuter les ordres, ni de les assouplir et encore moins de les rejeter. De plus, s’il ne s’était pas comporté loyalement vis-à-vis de son Ministère, il aurait été immédiatement renvoyé et un autre aurait appliqué les ordres aussi cruellement et peut-être plus que lui-même. Il avait beau tenter de rejeter la faute sur le Système, quelque chose ne collait pas. Sa propre culpabilité lui revenait perpétuellement à l’esprit. Aucun système, même le plus pervers ne peut subsister sans un minimum de coopération des êtres humains qui en font partie. Si personne n’apportait plus sa pierre, l’édifice ne pourrait plus s’élever, il ne tarderait pas à se fissurer puis à s’effondrer. Il en était là de ses réflexions, quand on gratta doucement à la porte. C’était Oncle Tom qui lui lança avec un immense sourire révélant une rangée de dents d’une blancheur éblouissante : « Regarde-moi ça, John ! »

Et il déposa sur le lit une magnifique machette d’acier neuf, de près de 70 centimètres de long avec une lame tranchante comme un rasoir.

- Waouh ! Mais c’est un vrai coupe-coupe, ton truc ! Formidable ! J’espère que tu as été discret ?

- Ne t’inquiète pas, John. Il n’y avait personne aux alentours de la cabane à outils. Je suis absolument sûr qu’on ne m’a pas vu. J’ai pris celle-là parmi tout un lot. Ils ne devraient même pas se rendre compte de sa disparition…

- Espérons-le, lui répondit John. Et qu’est-ce que tu caches dans ce chiffon ?

- Là, c’est autre chose… Une petite pelle-bêche militaire, avec un côté tranchant. Un outil polyvalent que je n’ai pas pu m’empêcher d’embarquer par la même occasion…

- Super, fit John. Nous voilà parés…

- Comment va-t-on s’y prendre ? Est-ce qu’on emmène Eva ? Ou Lilia ?

- Pour une première fois, je ne crois pas que ce soit une bonne idée. Nous devons nous montrer les plus discrets possible. Nous mettrons nos outils sous nos tee-shirts en passant les manches dans la ceinture de nos shorts et nous partirons en petites foulées, comme pour un jogging matinal. C’est permis et je n’ai pas remarqué de caméras au-delà de la palmeraie.

- Le jogging est autorisé mais uniquement sur la piste prévue à cet effet, remarqua Tom. Il y a fort à parier que dès que nous la quitterons, le poste central sera alerté.

- Sans doute, mais on peut encore compter sur un relâchement de leur vigilance et surtout sur un certain laps de temps avant qu’ils ne nous retrouvent. Cela nous permettra d’avancer dans notre débroussaillage…

- Tu as sans doute raison. De toute façon nous n’avons guère d’autre choix. On s’y met quand ?

- Demain matin, 9 heures, juste après le petit déjeuner… Ils ont l’habitude de me voir partir… Cela ne les surprendra pas…

 

Le lendemain matin, à l’heure dite, ils partirent pour leur jogging matinal, séparément et en petites foulées. John laissa Tom prendre un peu de distance et se contenta de le suivre de loin. Sur l’esplanade de la plage, les passants se comptaient sur les doigts d’une main. Aucun boy, aucune fille de Balena à l’horizon. Passé le premier virage qui ramenait vers la palmeraie, John accéléra légèrement pour venir à la hauteur de Tom qui trottinait à une allure très raisonnable…

- Nous allons bientôt quitter la piste officielle, fit John.

Ils regardèrent dans toutes les directions : personne. Sans plus attendre, ils s’engagèrent dans le petit sentier déjà repéré précédemment. Ils accélérèrent alors l’allure espérant gagner ainsi quelques secondes voire quelques minutes sur les gens qui ne manqueraient pas de se lancer à leur poursuite.

- J’aimerais bien savoir comment fonctionne leur système de surveillance, dit Oncle Tom. On ne voit rien !

- Cela ne signifie nullement qu’il n’y a rien…

Ils étaient arrivés à l’endroit où le sentier s’arrêtait comme absorbé par les broussailles, les ronces et les épineux. Ils sortirent leurs outils et avancèrent en se taillant un chemin à grands coups de machette. Ils progressaient plus vite que ce qu’ils avaient prévu. Cent mètres, deux cent mètres et soudain, ils se retrouvèrent face à une paroi bleutée, la limite extrême de Paradise Resort.

- Terminus, fit Oncle Tom. On dirait une immense bulle de verre… Serions-nous tous mis sous cloche ?

- En effet, nous nous trouvons sous un vaste dôme qui n’est pas en verre, mais dans une matière bizarre…

John avait posé sa main contre la paroi qui donnait l’impression d’être un décor et ne permettait pas de voir au-delà. Au toucher, cela ressemblait plutôt à du plastique ou à du plexiglas. Si on appuyait, la matière s’enfonçait légèrement montrant qu’elle n’était pas totalement rigide.

- J’aimerai bien savoir ce qu’il y a derrière ce mur, pas toi ? demanda John.

- Si, bien sûr, mais je me demande si nous ne ferions pas mieux de rebrousser chemin immédiatement… Une patrouille ne devrait pas tarder…

- Attends ! Je vais essayer quelque chose !

Et John brandit la machette en hauteur et d’un grand geste circulaire, tenta de fendre la matière en apparence relativement élastique. Il eut l’impression que la lame s’enfonçait légèrement, mais sans entamer la paroi qui devait être beaucoup plus épaisse qu’il ne s’imaginait. Une douleur terrible lui traversa le poignet, l’obligeant à lâcher son outil qui tomba à terre.

- Tu vois, ça ne sert à rien, commenta Oncle Tom. Ce n’est pas avec ta petite machette que tu ouvriras une brèche dans ce mur. Et cela vaut peut-être beaucoup mieux. Imagine qu’il n’y ait pas d’atmosphère de l’autre côté ou des vapeurs toxiques ou des gaz irrespirables, que sais-je ?

- Tu as peut-être raison, fit John en se massant le poignet.

A cet instant, un bruit strident s’éleva, comme venu de nulle part. Ce son, d’une tonalité suraiguë, à la limite de l’ultrason, se révélait presque insupportable pour une oreille humaine. Les deux hommes ne purent que porter leurs mains à leurs oreilles dans l’espoir d’en étouffer un peu la puissance. Ils abandonnèrent leurs outils sous un buisson épais et reprirent leurs jambes à leur cou en direction de la piste officielle. Il fallait les voir ainsi courir en se bouchant les oreilles ! Heureusement l’étrange sirène s’arrêta à peu près au moment où ils se retrouvèrent sur la bonne piste. Une seconde plus tard, ils aperçurent quatre boys qui venaient vers eux juchés sur de petites plates-formes volantes ultra rapides à environ trois mètres du sol.

- On a eu chaud, commenta Oncle Tom.

Les quatre fils de Balena virèrent sur l’aile sans s’intéresser à eux le moins du monde et prirent la direction du dôme de matière synthétique bleutée.

- Cette saleté de mur doit être munie de capteurs, dit John. C’est moi qui ai déclenché l’alarme en donnant un coup de machette dedans. Regarde, ils se dirigent pile vers l’endroit où nous étions !

- Espérons que nous n’avons pas été filmés…

Le jogging terminé, ils allèrent se doucher à la salle de musculation, puis se dorer la pilule sur la plage où Eva Brown vint les rejoindre bientôt suivie par Alena, une magnifique escort girl teutonne qui ne les lâcha pas de la journée. Après le lunch autour de la piscine, ils se détendirent lors d’un match amical de tennis en double mixte brillamment remporté 6/4, 6/2, 6/3 par la paire Alena et John. Tom s’était défendu vaillamment, Eva avait fait de son mieux, John également. Seule Alena s’était montrée imbattable, renvoyant les balles avec une régularité de métronome, poussant ses adversaires à la faute et n’en commettant quasiment jamais. Les points récupérés par la paire adverse n’étaient dus qu’aux erreurs ou aux faiblesses de John. A l’issue du match, la magnifique walkyrie blonde les laissa en faisant promettre à John de l’inviter à danser pendant le bal qui était prévu après le dîner.

- Je n’en reviens pas, commenta oncle Tom. Tu as vu cette précision, cette puissance de tir…

- J’ai apprécié. Et je crois qu’il vaut mieux jouer avec elle que contre elle.

- Je n’ai jamais affronté une fille aussi puissante, remarqua Eva. C’est à se demander si elle est tout à fait humaine…

- Ce serait une droïde ?

- Ou une bionique ?

- Ou tout simplement une championne de tennis…

- Nous verrons bien, conclut John. D’autant plus qu’on risque de ne pas en rester là…

- Sans doute, fit Eva, il y a des regards qui ne trompent pas. Tu ne l’as pas laissée indifférente…

A SUIVRE

08:55 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)