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31/10/2013

Pensées plus ou moins correctes (18)

fourier.jpgCOMMERCE

« Le commerce est l'art d'acheter trois francs ce qui en vaut six et de vendre six francs ce qui en vaut trois. »

(François Fourier)

« Nous vivons dans une sorte d'Arcadie malhonnête où le vol se contente de s'exercer sous la forme prudente du commerce. »

(Alphonse Karr)

« Le commerce est l'art d'abuser du besoin ou du désir que quelqu'un a de quelque chose. »

(E. et J. de Goncourt)

COMPAGNIE

« La mauvaise compagnie est pareille au chien qui salit le plus ceux qu'il aime le mieux. »

(Jonathan Swift)

COMPAGNON

« Inquiète-toi d'abord d'un compagnon. Tu t'inquièteras de la route ensuite. »

(Proverbe afghan)

COMPETENCE

« La compétence sans autorité est aussi impuissante que l'autorité sans compétence. »

(Gustave Lebon)

COMPRENDRE

« Les mots ne permettent pas à l'homme de comprendre. Il faut d'abord devenir un homme pour comprendre. »

CON

« Je ne parle jamais aux cons. Ca les instruit. »

« Les cons ça ose tout ; c'est même à ça qu'on les reconnaît. »

(Michel Audiard)

« Chaque année, il y a de plus en plus de cons. Cette année, c'est encore pire, je pense que les cons de l'année prochaine sont déjà arrivés. »

(Patrick Timsit)

CONDAMNER

« Ils condamnent ce qu'ils ne comprennent pas » (Condemnant quod non intellegunt)

(Locution latine)

29/10/2013

Opération Baucent (Chapitre 7/2ème partie)

10 heures. Virginie n’était pas arrivée. Ce n’était pas son genre d’être absente sans prévenir. Il l’appela sur son portable. Aucune réponse. Il n’était pas ouvert. Cela non plus n’était pas habituel. Virginie ne quittait jamais son petit appareil et le laissait allumé quasiment en permanence. Qu’avait-il pu lui arriver ? Gérard espérait encore la voir se présenter quand Lee Ling entra dans la librairie.

- Bonjour Gérard, lui dit-elle. Je passe en coup de vent chez toi. Je cherche Virginie… Est-ce qu’elle est là ?

- Non et je commence à être inquiet, répondit le libraire.

La belle étudiante asiatique resta un moment à le fixer d’un regard si affolé qu’il communiquait sa panique à son interlocuteur.

« C’est vraiment bizarre, reprit-elle, je l’ai appelée hier soir assez tard… Tiens, je revenais du cours de Monsieur Florian auquel elle n’a d’ailleurs pas assisté, ce qui était déjà bizarre vu qu’il n’y a pas étudiante plus assidue qu’elle. Pas de réponse. Et ce matin, rien non plus. Alors j’ai couru jusque ici, espérant la trouver à son poste… »

- Et moi non plus, je ne suis pas arrivé à la joindre, ajouta Gérard.

- Il faut faire quelque chose. Il a dû lui arriver malheur, ce n’est pas possible.

- Elle a peut-être eu une panne d’oreiller, tenta de plaisanter le libraire.

- C’est pas drôle, Gérard, le réprimanda Lee Ling. Il a pu lui arriver quelque chose de terrible. Il faut prévenir la police tout de suite !

Le libraire n’était pas de cet avis, mais il comprenait parfaitement l’inquiétude de la jeune fille. D’un geste paternel, il passa son bras autour de ses frêles épaules en lui disant : « Tu sais ce qu’on va faire, Lee Ling ? On ne va pas céder à la panique. On va procéder par ordre. Les flics, pourquoi pas, mais pas tout de suite. La chose la plus urgente serait d’aller voir chez elle et si tu n’y vois pas d’inconvénient, c’est ce qu’on va faire. Après, on prendra une décision ! »

Lee se sentit presque rassurée. De son ami, se dégageaient une force, une assurance et une détermination sur lesquelles elle allait pouvoir compter. Elle se sentait un peu rassérénée de sentir cette présence amicale et peut-être un peu plus. « Tu comprends, Gérard, Virginie, c’est ma meilleure amie. Elle compte beaucoup pour moi. Je l’aime énormément… » lui avoua-t-elle.

Un quart d’heure plus tard, ils tambourinaient à la porte de l’appartement de Virginie. Personne ne répondit. Seul résultat de cette agitation : une vieille dame ouvrit sa porte…

- Vous en faîtes un raffut ! s’exclama-t-elle.

- C'est-à-dire que nous cherchons notre amie, répondit Lee Ling. Nous sommes très inquiets. Elle ne répond plus au téléphone et elle n’a pas l’air d’être chez elle…

- Avec tout ce qui s’est passé cette nuit, c’est pas étonnant, lança la vieille d’un air futé juste avant de leur claquer sa porte au nez.

Gérard se précipita : « Madame, Madame, ouvrez ! Qu’est ce qui s’est passé cette nuit ? Répondez-nous… »

Mais il eut beau tambouriner, l’autre ne voulut jamais ouvrir. Elle se contenta de leur dire à travers la porte : « Allez-vous en ! Je ne vous en dirai pas plus… »

- Où est-elle ? Qu’est-ce que vous savez réellement ? demanda Desbarres en s’énervant sur la porte.

- Je ne sais rien du tout, répondit-elle. J’ai rien vu, rien entendu, là ! Fichez le camp, sinon j’appelle la police !

La mort dans l’âme, Lee Ling et Gérard durent s’exécuter. Ils allèrent immédiatement signaler la disparition au commissariat de police le plus proche et furent reçu par un jeune fonctionnaire blasé qui nota leurs déclarations sur le registre de la main-courante et crut les rassurer en leur disant qu’il y avait chaque année des dizaines de milliers de gens qui ne réapparaissaient plus mais qu’on en retrouvait beaucoup surtout quand ils réintégraient de leur plein gré leur domicile à leur retour de fugue…

(A SUIVRE)

Version e-book disponible sur Amazon.fr et version papier sur TheBookEdition.com

08:43 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

23/10/2013

Pensées plus ou moins correctes (17)

Marc-Aurêle.jpgCOLERE

« Les conséquences de la colère sont beaucoup plus graves que ses causes. »

(Marc-Aurèle)

« Le vrai guerrier est sans colère car c'est conquérir son adversaire que d'éviter de l'affronter. »

(Tao Te King)

« C'est en ayant tué la colère qu'on peut dormir en paix. »

(Bouddha)

« La colère est mauvaise conseillère. »

COLONIE

« Les colonies sont faites pour être perdues. Elles naissent avec la croix de mort sur le front. »

(Henry de Montherlant)

COMESTIBLE

« Comestible (adj). Bon à manger et facile à digérer ; tel est le cas d'un ver pour un crapaud, d'un crapaud pour un serpent, d'un serpent pour un porc, d'un porc pour un homme, d'un homme pour un ver. »

(Ambrose Bierce)

COMMENCEMENT

« Le plus grand arbre est né d'une graine menue; une tour de neuf étages est partie d'une poignée de terre. »

(Lao-Tseu)

« Si vous cherchez la source du fleuve Yoshino, vous la trouverez dans ces gouttes d'eau sur la mousse. »

(Proverbe japonais)

17/10/2013

Super-pédago...

super pédago-excelle-en-chronobiol.jpg

09:13 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0)

15/10/2013

Opération Baucent (Chapitre 7/1ère partie)

Le lendemain matin, quand Gérard Desbarres rouvrit sa librairie, le cœur n’y était plus. Il faut dire qu’il avait passé la nuit sans arriver à trouver le sommeil. Une foule de questions trottaient encore dans sa tête. « Vendrait-il ? Ne vendrait-il pas ? Pourquoi ces gens s’intéressaient-ils soudain à sa petite affaire ? » Ca ne pouvait que cacher des choses bizarres et sans doute malhonnêtes. De toutes les façons, il ne pouvait que prendre au sérieux les menaces des affreux d’hier après-midi. Il avait donc fini par se résoudre à demander à son notaire de rédiger un acte de vente et d’organiser dans les plus brefs délais une signature avec Madame Conan. Comme il avait une totale confiance dans l’homme de loi, il s’en remettrait complètement à lui. Il le chargerait de négocier avec la partie adverse et lui notifierait qu’il souhaitait ne plus avoir aucun contact avec cette personne ni avec ses représentants. Il se contenterait juste de venir apposer sa signature quand tout serait réglé…

Et pourtant il ne put empêcher son esprit de gamberger toute la nuit. Il faisait des rapprochements avec les visites nocturnes et le cambriolage de la librairie. Et soudain, alors qu’il ne s’y attendait pas, quelques-uns des livres disparus des rayons lui apparurent comme une évidence. Il savait ou plutôt, il se doutait qu’il en manquait un certain nombre et soudain, là, au fond de son lit, tout devenait clair. Le Montgomery sur les secrets de la puissance nazie avait disparu. De même, une très rare version de l’Heptamicron n’était plus dans les rayons. Il n’avait pas revu non plus « Le livre des morts » tibétain et les deux « Albert », vénérables livres de magie s’il en fut. En apparence, les rayons semblaient ne contenir qu’un vaste fouillis dans lequel on pouvait puiser sans que le maître des lieux se rendît compte de ce qui manquait. En réalité, Desbarres connaissait parfaitement son fonds. Il rangeait les livres, les classait et les reclassait surtout depuis l’amicale visite de la veille. Ses yeux regardaient les couvertures, son inconscient enregistrait et soudain, bien après qu’il se soit posé la question, une grande partie de ce qui avait été dérobé réapparaissait.

Tout cela était relativement inquiétant. D’autant plus, qu’en arrivant, il avait trouvé la porte de la librairie ouverte alors qu’il était sûr de l’avoir fermée à clé en partant. Même chose pour la porte de la cave… Décidément, ils ne se gênaient plus du tout ! Ils avaient laissé allumée la lumière de l’escalier comme s’ils avaient voulu lui signifier qu’à partir de maintenant ils feraient ce qu’ils voudraient. Au « Griffon d’or », ces messieurs se sentaient déjà comme chez eux…

Gérard Desbarres passa le début de la matinée à ranger un peu dans les rayons et à mettre de côté un certain nombre de livres qui lui semblaient capitaux. Peu nombreux étaient les livres dont il refusait de se séparer, mais il y en avait et il ne les laisserait pas partir. Il vendait les murs. Les autres exigeraient sans doute le stock. Ils auraient ce qu’il voudrait bien leur laisser. Après tout, une quinzaine de livres de plus ou de moins, quelle différence ? D’autant plus qu’ils s’étaient servis, les autres et qu’ils continuaient à le faire sans demander la moindre permission… Alors pourquoi se gêner ?

(A SUIVRE)

Version e-book disponible sur Amazon.fr et version papier sur TheBookEdition.com

08:38 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/10/2013

Pensées plus ou moins correctes (17)

diderot.jpgCITOYEN

« Avoir des esclaves n'est rien, mais ce qui est intolérable, c'est d'avoir des esclaves en les appelant citoyens. »

(Diderot)

« Le citoyen est une variété de l'homme ; variété dégénérée ou primitive, il est à l'homme ce que le chat de gouttières est au chat sauvage. »

(Rémy de Gourmont)

 

CODE

« Il est malheureusement établi qu'il suffit, neuf fois sur dix, à un honnête homme, échoué dans les toiles d'araignée du Code, de se conduire comme un malfaiteur pour être immédiatement dans la légalité. »

(Georges Courteline)

 

COEUR

« La raison peut nous avertir de ce qu'il faut éviter, le coeur seul nous dit ce qu'il faut faire. »

(J. Joubert)

« Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point. »

(Pascal)

« On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. »

(Antoine de Saint Exupéry)

« L'esprit a beau faire plus de chemin que le coeur, il ne va jamais aussi loin. »

(Proverbe chinois)

« Notre vrai tombeau n'est pas dans la terre mais dans le coeur des hommes. »

(Proverbe persan)

« A coeur vaillant rien d'impossible,

Vouloir sans qu'il en coûte

Vouloir quoiqu'il en coûte

Vouloir parce qu'il en coûte. »

(Devise des « Coeurs Vaillants »)

« Coeurs voisins valent mieux que case voisine. »

(Proverbe africain)

« Fends le coeur de l'homme, tu y trouveras un soleil. »

(Mahmed Shabistari - « La roseraie des secrets »)

« Si vous écoutez votre coeur, vous faîtes 10% de bêtises. Si vous ne l'écoutez pas, vous en faîtes 75 %. »

(Albert Schweitzer)

« Coeur insouciant vit longtemps. »

(William Shakespeare)