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20/11/2013

Les animaux malades de la taxe (fable)

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LES ANIMAUX MALADES DE LA TAXE

 

 

Un mal qui répand la terreur

Mal que l'enfer en sa fureur

Inventa pour asservir le gaulois sur sa terre

L'impôt (puisqu'il faut l'appeler par son nom)

Capable de ponctionner partout à millions

Faisait au peuple des veaux la guerre.

Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés

On les voyait tous très occupés

A ronchonner contre sa Majesté

Porcelet Cochonou Flanby Normal Premier

Qui, sous une avalanche de taxes les submergeait

Qui, sous un déluge d'impôts nouveaux les noyait

Et qui, chaque jour nouvelle ponction inventait

TVA renforcée

Radars multipliés

Camions écotaxés

Chevaux équitaxés

Plans d'épargne siphonnés

Artisans à blanc saignés

Ah oui vraiment, la sangsue rose suçait le sang

Des pauvres veaux qui allaient rageant :

« Comment, disaient-ils il faudrait travailler

Pour entretenir les fastes du Palais Balisé

Les frasques des sinistres, sénateurs et députés

La cohorte des ventres affamés

Du bout du monde importés

Les loger, nourrir, habiller, soigner, éduquer

Partir faire la guerre un peu partout

Et pour mieux gaspiller, nous voler tous nos sous... »

Trop ce fut trop. Les chapeaux ronds virent rouge

Et par milliers coiffèrent de la révolte le bonnet rouge

Brûlèrent radars, vieux pneus et portiques

Sous les yeux ébahis des flics porc-épics.

Les poids lourds sur les routes se firent escargots

En cohortes grondantes défilèrent les chevaux.

Plus la révolte contre la taxe et l'impôt grondait,

Plus la popularité du grassouillet monarque sombrait.

Plus le peuple s'agitait,

Plus le gouvernement s'énervait,

Au point d'arrêter le premier coq à crête rouge

Avant même qu'un cil il ne bouge.

 

Normal Premier tint conseil et dit : « Mes amis

Je crois que le diable cornu a permis

Pour prix de notre victoire cette infortune.

Que le plus coupable d'entre nous

S'offre en sacrifice à l'infernal courroux ;

Peut-être éloignera-t-il la malédiction commune ?

Pour ma modeste part, je n'ai fait que mon devoir

J'ai creusé les déficits, dépensé sans jamais compter,

Fonctionnaires et parasites à tour de bras embauché.

J'ai poussé le peuple veau au plus profond du désespoir,

Avec mes bidons emplois d'avenir créés par milliers.

J'ai placé copains, coquins et requins ; j'ai satisfait mes obligés.

Alors pour désamorcer la bombe, qui pourrait se sacrifier ?

- Pas moi ! Fait le Premier Sinistre Zéro la Tortue

Auprès de votre Majesté, je suis indispensable

Grâce à ma fermollesse qui les englue

De ma voix qui les endort

Et de mon air à demi-mort

Je rend vos veaux taillables et à merci corvéables...

- Pas moi ! Rugit Montebourre le lion.

Je brasse de l'air, parle haut et fort,

Envoie moult inutiles postillons,

Car du patriotisme économique suis le stentor

Et du redressement productif introuvable

Suis le paladin brouillon et insupportable...

- Pas moi ! Susurre Fabi le blaireau

Qui vous concocte de si belles guerres

Qui coûtent à ce pauvre pays si cher

Pour un bénéfice voisin de zéro

Mais qui vous montre en grand bravache,

Redore votre blason et remplume votre panache...

- Pas moi ! Grogne Moscou, la fouine de Bercy

Qui chaque jour dois me faire du souci

Pour vous inventer de nouveaux impôts

Qui complairont à vos puissants suppôts.

Moi, qui sans cesse aggrave le ras le bol fiscal

Et fait chuter aux tréfonds des veaux le moral...

_ Pas moi ! clame la bécasse écolo

J'ai voulu créer mon dispositif du flot.

J'ai amélioré la loi du vieux sellier.

Je l'ai même tellement dégradé

Que d'un côté, je ruine le propriétaire

Et de l'autre, je laisse dehors le locataire...

- Pas moi ! Dit l'injuste taupe, mauvaise comme une teigne

En ricanant pire qu'une infâme hyène

J'ai élargi les criminels

J'ai marié les homosexuels

Et pour faire oublier mes vilenies

J'ai fait pleurer sur le racisme honni...

- Pas moi, couine le roquet ibérique

Mes flics ont réprimé, cogné, tapé, gazé

Plein de braves gens arbitrairement arrêté

Et rudement fait manier aux porc-épics la trique.

Dans l'acide j'ai dissous les ligues de droite extrême

Et les ai liquidés avec la férocité suprême...

Porcelet Flanby conclut : « Si j'ai bien tout compris,

Responsables mais non coupables de la ruine de c'pays

Pas un seul de vous ne veut pour lui se sacrifier

Et tous, je vous vois bizarrement me regarder

Déjà prêts à crier « Haro sur un baudet ! »

Qui tondit son contribuable à grands coup d'impôts répétés

Et déjà prêts à écouter le loup Méchanlon raconter

Qu'il faut me sacrifier, moi, maudit animal

Moi, le pelé, le galeux d'où vient tout le mal

Et dont les peccadilles tournent au cas pendable.

Vider les poches d'autrui ! Quel crime abominable !

Ne vous en déplaise, j'assume, je tergiverse bien,

Je suspends, touche le fond mais ne lâche rien.

Autiste, ahuri, buté, têtu et crétin

Je ferai le dos rond face à la tornade qui vient...

Rien que la mort n'était capable

D'expier son forfait : ils le lui firent bien voir.

 

Selon que vous serez puissant ou misérable

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

 

(John von La Fountain Junior)

09:04 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

la moitié voire plus en ce qui concerne les socialistes.

Écrit par : Paul-Emic | 20/11/2013

Les commentaires sont fermés.