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27/12/2013

La guenon, le putois et le porcelet (Fable)

Hollande caric2.jpegPorcelet dit Normal Premier, roi d'Ex-Agonie,

Las de supporter quolibets et avanies,

Demanda au putois qui gérait son intérieur

Comment faire pour obtenir des sondages meilleurs.

_ Sire, fit le teigneux, combattre le racisme

Est essentiel, nécessaire et primordial,

En finir avec l'horrible antimimétisme

Reste obligé et se doit d'être intégral.

Pensez donc notre belle guenon de justice

A dû en subir les infâmes maléfices

D'une enfant de Paname

Voulant lui lancer des bananes.

Chaque jour la pauvrette en pleure

De se retrouver revenue aux plus noires heures

De la traite, de la discrimination,

De l'abomination, de la ségrégation.

Quand donc ces blaireaux si fiers de leur blanchitude

Comprendront que rien n'est plus beau que la négritude ?

_ C'est cela, fit Porcelet

Soyez bien ferme sur les arrêts

Qui bave sur le net sera traqué

Qui porte bonnet sera molesté

Qui crie « Dégage » doit être châtié

Qui veut veiller doit être muselé

Qui grogne, peste et soupire

Que le fisc trop lui soutire

Doit être encore plus ponctionné,

Pressuré, essoré et siphonné.

_ Est-ce tout pour votre service ? S'enquiert Putois

_ Non, une chose encor' m'inquiète, fait le Roi.

Un piètre comique, un pouilleux bateleur,

Renégat puant la haine et noir amuseur

Ose proposer au peuple un geste déplacé

Une grosse quenelle roulée salement épaulée

Comme un vilain salut nazi inversé

Ou un obscène bras d'honneur abaissé.

Cafards, cloportes et rats noirs

Tenants blafards du rouge et du noir

Se permettent de le répéter par milliers

De le répandre sur la toile gondolée

En chantant à l'unisson

Partout où forts y sont

« Flanby entends-tu

Qui se glisse dans ton cul

La Quenelle

La Quenelle... »

Ce sombre monstre dépasse largement les limites

Jamais atteinte auparavant par l'antimimite !

_ Que sous les fourches de justice il soit traîné !

_ C'est déjà fait, votre républicaine Majesté...

_ Qu'il soit taxé et que de faire rire il soit empêché !

_ Déjà tenté et toujours en vain Majesté...

_ Qu'interdit partout il soit vomi et dénigré !

_ C'est déjà fait, votre républicaine Majesté...

_ Si on lui a tout fait, que peut-on d'autre faire ?

_ L'enchaîner, brame la guenon, le mettre aux fers

Et au bagne de Cayenne le renvoyer.

Tant de sottise fit Porcelet soupirer

Alors que cette damnée quenelle continuait à le faire trembler.

 

Quand les peuples cessent d'estimer, ils cessent d'obéir.

Quand les peuples lèvent le bras, le monarque peut frémir.

 

(John von La Fountain Jr)

09:00 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bien écrit! Bonne année à vous, M.Viallet.

Écrit par : Le blaireau-garou | 01/01/2014

Les commentaires sont fermés.