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16/01/2014

Le putois et le chimpanzé (fable)

Dieudonné.jpgLe teigneux putois intérieur incapable d'endiguer

Le flot montant de violence et d'insécurité

N'ayant cure de faire subir aux voyous la rigueur de la loi

Ni de maintenir cohérence et paix civile de bon aloi,

Ne se souciant que de traquer le délinquant con-ducteur

Et de la vie, de la famille l'humble défenseur

N'en pouvait plus de crouler sous les huées

Et à tout bout de champ de se faire queneller !

Ah ! Ces damnées quenelles bras tendu vers le bas

Main à l'épaule et regard narquois

Ces saluts nazis inversés

Selon folles chattemites ras coupées

Devenaient son obsession, son horreur et sa croix

Depuis qu'en Albion, le bras avait démangé le gorille Ah-Nelqua !

Damnée quenelle inventée par un singe noir

Ex-bouffon du Roi, ex-traqueur de ratons noirs,

Idole déchue pour un jour s'être moqué d'un colon israélite,

Vilaine bête immédiatement traitée d'anti-mimite,

De Zazie, de mégatomiste et de chaud insulteur

De haine et de racisme propagateur,

Bon à bastonner, lyncher, tuer, liquider,

L'horreur simiesque devait à l'ouest continuer

Ses pitreries. Le putois entreprit de l'en empêcher.

Il interdit le spectacle avant même qu'il soit joué.

Le chimpanzé en appela à la haute cour

Refusant d'être ainsi pendu haut et court

Et d'être à la mort civile condamné

Avant même d'avoir un seul mot prononcé.

Il argumenta sur la liberté d'expression.

Rien n'y fit. Ce fut de tout l'interdiction.

Nantes, Tours, Angers Paris

Tout sans exception lui fut interdit.

Le gros singe métis définitivement crucifié

Le petit putois triomphant du mal put s'écrier :

« Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu la haine,

J'ai fait mordre la poussière à ce suppôt du FN.

Tremblez salopards de glisseurs de quenelles,

Ma rigueur ne faiblira pas. Elle sera éternelle. »

Le puant animal oubliait qu'il n'y a rien de pire

Que de volontairement fabriquer un martyr,

Que le peuple allait comprendre qu'à tout interdire

Il ne faisait qu'injustice et dictature établir

Et prouver par l'absurde la réalité des dires

Du pauvre bouffon lançant sa téméraire satire,

Et qu'en interdisant le rire

Il allait se faire encore plus maudire.

- Ne crois-tu pas, lui dit son maître Porcelet

Qu'un peu trop loin nous allons nous retrouver ?

Si le grand singe porte l'affaire dans la Haie,

L'Ex-Agonie risque d'être condamnée,

D'être obligée l'interdit d'autoriser

Et avec l'argent du contribuable de payer.

Notre cote déjà bien basse va encore sombrer.

On va tous finir à la lanterne par le col accrochés.

- Ne t'inquiète pas, rose mignon Porcelet,

Par l'onction magique et salvifique

Des éternelles valeurs de la République

Tous les juges marcheront à mon sifflet,

Tous les médias caquèteront comme perroquets

Et le bon peuple hurlera « Haro sur le baudet ! »

Pour cause de tabou suprême transgressé.



Que puissant ou misérable vous soyez

Tout différemment vous serez jugés

Que vous ayez outragé les uns

Cela ne comptera pour rien

Mais que vous ayez moqué les autres

La sanction sera tout autre...

Pas de liberté pour les ennemis de la liberté,

Pas de pitié pour le vilain singe quenellier.

(John von La Fountain jr.)

08:47 Publié dans Concept, Humour | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

très bon , La Fontaine reste une source inépuisable de parodies

Écrit par : Paul-Emic | 16/01/2014

Merci, Paul-Emic...

Écrit par : CCRIDER | 19/01/2014

Les commentaires sont fermés.