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14/01/2016

Un roi tout nu (Albert Adès)

 

index.jpgAu début de l'autre siècle, Carlos Sentilhes, peintre de son état, s'est spécialisé dans les portraits de femmes et en vit assez bien. Mais Valentine, son épouse plus ambitieuse que lui, le pousse à se reconvertir dans les portraits de ministres et de généraux avant d'espérer atteindre le « graal », les tableaux de batailles et autres grands évènements historiques. Fauvarque, un autre rapin qui se croit génial et incompris, s'apprête à emménager à Passy, non loin de chez les Sentilhes, avec Jeanne, sa compagne, quand il rencontre son ami Foutrel, étudiant aussi professionnel que fauché qui veut lui emprunter dix francs. Les Fauvarque et les Sentilhes se fréquentent assidument en toute amitié quoique non dépourvue de rivalités, d'envies et d'arrières pensées quand Huslin, un écrivain torturé, vient intriguer à l'intérieur de leur petite communauté.

« Un roi tout nu » est un roman inachevé d'un auteur égyptien d'expression française complètement oublié de nos jours alors qu'il se retrouva second derrière Marcel Proust pour l'attribution du prix Goncourt de 1919. L'écriture est fluide et agréable mais c'est à peu près le seul point positif. Une histoire se déroulant dans le milieu des peintres du début du XXème siècle aurait pu être passionnante ne serait-ce que par son contexte. Malheureusement, il n'en est rien. L'intrigue vaguement sentimentale ne tient pas la route. Tantôt l'auteur se focalise sur un peintre, puis sur un autre avant de tout braquer sur l'écrivain sans qu'une histoire vraiment construite ne se dessine à aucun moment. Il aborde la problématique de l'artiste dans la société, du rôle de l'argent, des rapports humains mais sans jamais aller plus loin que la surface des choses. Au bout du compte, le lecteur finit par considérer que le jugement du temps qui passe n'est pas toujours injustifié.

2/5

 

09:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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