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30/06/2016

Enfin, autre chose que de la langue de bois…

29/06/2016

Marvin, épisode 1 (Vincent Virgine)

marvin.jpegMarvin est un jeune homme fort peu tolérant. Ses contemporains l’agacent au plus haut point. Il déteste la promiscuité du métro tout comme les papotages et les manigances de ses collègues de bureau. Un jour, quand un inconnu s’assoit sur lui sans s’excuser, Marvin pète un plomb, il lui plante son couteau dans le ventre et comme il craint que sa victime en réchappe, il le refrappe à la gorge. Nul doute que ce crime va être le premier d’une longue série…

Ce premier épisode intitulé « Sous la terre, le mal » se lit rapidement et facilement. L’intrigue est d’une simplicité biblique. Marvin en a marre des humains. Il suffit que l’un d’eux lui marche sur les pieds ou le regarde d’un sale œil pour qu’aussitôt, il ait envie de le trucider. On l’aura compris, Marvin est un psychopathe de la pire espèce. Le style de l’auteur est simple, sans détours ni fioritures. Il va à l’essentiel en ne posant parfois qu’un ou deux mots par ligne et en usant et abusant des élisions ( j’vais aller, j’fonce, j’m’d’mande, etc. ). On nous annonce l’entrée en scène de Miles, ex-flic tombé dans l’alcoolisme. Cela suffira-t-il à relancer l'intérêt et nous motiver pour suivre cette saga ? J’ai quelque doute, mais je suppose que les vrais amateurs du genre ne résisteront pas au plaisir de suivre de l’intérieur le parcours sanguinaire de ce malade mental des plus étranges.

4/5

 

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25/06/2016

Pensées plus ou moins correctes (70)

follereau.jpgHEUREUX...

« Heureux qui peut réunir dans un même combat ses rêveries d'adolescent, les ambitions de sa jeunesse et sa volonté d'homme. »

(Raoul Follereau)

*

Si tu veux être heureux une heure, enivre-toi.

Si tu veux être heureux un jour, tue un cochon.

Si tu veux être heureux une semaine, fais un beau voyage.

Si tu veux être heureux un an, marie-toi.

Si tu veux être heureux toute ta vie, fais-toi jardinier.

(Proverbe chinois)

*

« Heureux parce qu'ils lisent un beau livre, heureux parce qu'ils adorent la bruit du vent, heureux parce qu'ils parlent et qu'ils écoutent les autres. Heureux parce qu'ils entendent de la musique, heureux parce qu'ils ont fait un beau dessin ou réussi un bon plat, heureux parce que leur parquet brille et leur voiture aussi, heureux parce que leur enfant a eu une bonne note à sa rédaction.

Heureux parce qu'ils ont écrit une belle phrase. Heureux parce que la douleur s'éloigne.

On dit « bêtement heureux ».

C'est si bête d'être heureux. »

(Jean-Louis Fournier - « Ca m'agace ! »

*

« Personne n'a le droit d'être heureux tout seul. »

(Raoul Follereau)

« Si on ne voulait qu'être heureux, cela serait bientôt fait. Mais on veut être plus heureux que les autres et cela est presque toujours difficile parce que nous croyons les autres plus heureux qu'ils ne sont. »

(Montesquieu)

« Pour vivre heureux vivons cachés. »

(Florian)

« Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple. »

(Jacques Prévert)

« Il ne suffit pas d'être heureux ; il faut encore que les autres ne le soient pas. »

(Jules Renard)

 

22/06/2016

Karma City (Pierre-Yves Gabrion)

cover170w.jpegKarma City se veut une cité idéale basée sur les lois universelles du Karma et où la recherche de l’intérêt général prime sur tout intérêt personnel. C’est l'unique but de ses résidents. Arrivant en voiture de la zone grise, la jeune Emma List, paléontologue spécialisée dans l’étude des civilisations pré-karmiques, se présente au poste de contrôle comme journalière. Le garde la laisse passer malgré un karma un peu troublé. Mais, quelque temps plus tard, sur la route de la corniche, elle est victime d’un accident mortel. Kate Cooper, Asuka et Napoli, trois membres du bureau central des enquêteurs, se rendent sur les lieux…

« Karma City » est une BD de science-fiction et d’anticipation présentant une intrigue intéressante et un graphisme de très belle qualité. L’histoire semble passionnante autant que le lecteur en puisse juger avec ce seul premier épisode proposé gratuitement à titre de « teaser ». Les personnages sont amusants et un peu caricaturaux. Aussi bien la stagiaire coincée que le vieux briscard taciturne et blanchi sous le harnais ou que le macho rigolard et pas très drôle. Nul doute que cette série de fort belle qualité, ce qui n’étonne nullement chez Dupuis, deviendra très vite addictive chez les amateurs du genre.

4,5/5

 

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20/06/2016

Le Mammouth m'a tuer (Chapitres 1 à 4)

08:19 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

18/06/2016

Léopoldine (Corine Valade)

511QNkKNOEL._AC_US160_.jpgEn 1916, la jeune Creusoise Léopoldine Montagne est infirmière sur le front de Champagne. La guerre de tranchées fait rage. Dans son hôpital de campagne, elle rencontre deux frères, Vladimir et Illia, qui font partie d’une des deux brigades de soldats russes envoyés par le Tsar Nicolas II au titre d’une aide en hommes en échange d’une aide en matériel de guerre de la part de la France. Vladimir est atteint de tuberculose. Illia finit par être blessé et abandonné dans le no man’s land. N’écoutant que son amour naissant et que son courage, Léopoldine se déguise en soldat, se lance en avant des lignes et le sauve de justesse. Mais les évènements se précipitent. Quand le Tsar est destitué, les soldats russes mettent la crosse en l’air et demandent à être rapatriés. Ils sont éloignés du front pour éviter que la rébellion ne contamine les rangs français et enfermés dans le camp de La Courtine au fin fond de la Creuse. Pour protéger son frère Clément, mutin en fuite, Léopoldine qui parle parfaitement le russe, est obligée d’informer régulièrement l’Etat-major sur l’état d’esprit des Russes. Des Soviets de soldats se constituent, la situation empire, le drame est proche… L’amour de Léopoldine et d'Illia résistera-t-il dans la tourmente de cet épisode dramatique et méconnu de la Première Guerre Mondiale ?

Comme dans ses précédents livres, Corine Valade surfe aux limites du roman de terroir, du roman historique et du roman sentimental avec en ligne de fond quelques convictions bien établies comme le féminisme, la justice sociale et l’amour de la Liberté. Et quoi de plus tristement révélateur que cette monstrueuse affaire de La Courtine où l’on vit des Russes loyalistes, largement soutenus par des soldats français, tirer sur des Russes révoltés, autant dire les prémisses sur le sol de France de la guerre civile russe qui allait suivre la révolution d’octobre. Fort heureusement, ce volet historique assez sombre est tempéré par le côté sentimental de cette belle histoire. Les personnages de Léopoldine, femme de tête, en avance sur son temps, d'Illia, de Vladimir, de la pétulante infirmière canadienne et de bien d’autres sont attachants et tous pétris d’humanité. Le lecteur ne peut suivre qu’avec passion leurs aventures. L’intrigue qui aurait pu sombrer dans le mélo ou dans le roman noir s’achève sur un « happy end » rassurant. Quant à la partie « terroir », elle est nettement moins étoffée que dans les précédents romans de l’auteur. Plus de tapisserie d’Aubusson, de lissiers ou de brodeurs, mais juste un peu de joaillerie et d’horlogerie, l’accent étant plutôt mis sur la vie quotidienne sur le front et à l’arrière. À noter également, le gros travail de documentation (en dehors de Jean Anglade avec « Y a pas de Bon Dieu », le sujet a été très peu traité) ainsi que la qualité de la narration, fluide, vivante et très agréable à lire.

4,5/5

 

08:52 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/06/2016

Pensées plus ou moins correctes (69)

guitry.jpgHERMETIQUE

« Aimez les choses à double sens, mais assurez-vous bien qu'elles ont un sens. Souvenez-vous qu'on peut être hermétique et ne rien renfermer. N'oubliez pas que hermétique, ça veut dire également bouché. Et quand une phrase ténébreuse, alambiquée, vous donne le vertige, souvenez-vous que ce qui vous donne encore le vertige, c'est le vide. »

(Sacha Guitry)

HEROS

« Il n'y a point de héros pour son valet de chambre. »

(C. Cornuel)

HEURE

« Ce ne sont pas les heures qui sont précieuses, ce sont les minutes. »

(George-Bernard Shaw)

 

09:13 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

16/06/2016

Derrière la porte fermée (Céline Saint-Charle)

600x600bb.jpgStéphane Beauchamp vient d’aller coucher ses deux filles, Anna et Alicia. Son épouse, interne, est de garde ce soir-là. Il a pris une bonne douche et s’apprête à aller au lit quand une inconnue s’introduit chez lui, l’assomme d’un violent coup de presse-papier sur le crâne et le ligote avec du fil électrique. Quand il reprend conscience, elle lui dit s’appeler Patricia, être une collectionneuse un peu particulière. Elle se dit chasseuse de secrets de famille. Elle a attaché les deux gamines de telle sorte qu’elles doivent finir par s’étrangler en s’endormant. Qu’est-ce que Stéphane va bien pouvoir raconter à cette folle pour arriver à sauver sa vie et celle de ses filles ?

« Derrière la porte fermée » est une courte et excellente nouvelle en forme de mini-thriller à l'ambiance glauque à souhait. Un style fluide, efficace et de très belle qualité. Le lecteur, empoigné dès le début ne peut plus abandonner sa lecture avant la fin. Il se range tout d’abord aux côtés du personnage principal, pauvre instit' de petite section de maternelle injustement persécuté. Il ne révisera complètement son jugement qu’à la fin, au moment de la chute aussi surprenante que réussie. Un texte à ne rater sous aucun prétexte. Il est d’ailleurs proposé en libre accès par l'éditeur Librinova. Céline Saint Charle, une auteure à suivre !

4,5/5

 

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15/06/2016

Les Faux As (Chapitres 1 à 34)

09:05 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/06/2016

La France Big Brother (Laurent Obertone)

index.jpgNotre beau pays serait-il tombé sous la coupe d’une dictature archaïque de type « Big Brother » (1984), cet esprit omniscient et omnipotent qui voit tout, contrôle tout, décide de tout et ne laisse à l'individu que sa solitude, sa faiblesse et son incapacité à réagir ? Quand on sait que le célèbre roman de George Orwell fut écrit en s’inspirant des méthodes de propagande et de coercition du régime stalinien, on peut pousser les hauts cris et rester persuadé qu’Obertone exagère, qu’en France, on n’exécute pas les opposants d’une balle de révolver dans la nuque et qu’on n’envoie pas plus les dissidents au Goulag que les intellectuels en asile psychiatrique. Et pourtant la tyrannie politique et médiatique est partout présente, plus insidieuse, plus efficace, plus achevée, moins rustique, moins primaire et moins barbare, car parée des plumes chatoyantes de la morale, de la démocratie et des fameuses et indéfinissables « valeurs de la République ».

Dans cet essai aux allures de pamphlet comme peu d’auteurs n’osent en écrire aujourd’hui, de peur de tomber sous les fourches caudines du politiquement correct, l’auteur démontre point par point que tout ce qu’a décrit en son temps Orwell se retrouve sous une forme ou sous une autre dans notre société. Le citoyen lambda est matraqué, bombardé à longueur de journées par le flot ininterrompu d’une propagande assurée par les politiciens, les journalistes, les publicitaires, les artistes, les religieux et autres « people » plus ou moins célèbres. Toutes ces belles consciences répètent à l’envi des mensonges qui deviennent des vérités, prônent des déviances qui se transforment en normes et surtout manient l’anathème avec ardeur, diabolisent et condamnent sans appel tous ceux qui ne pensent pas comme eux, les ruinent dans des procès en sorcellerie et les acculent à l’exil ou à la mort sociale. Toutes les valeurs naturelles sont perverties, inversées, pour mieux déstabiliser la société, la rendre malsaine, fragile et surtout idiote et soumise. Sans crainte ni du ridicule ni du paradoxe. « On abhorre la peine de mort et on adore l’euthanasie. On assure que la famille est une infernale norme archaïque, mais il faut absolument que tout le monde y ait accès. On vomit l’esclavage et on ne rêve que d’avoir des gens à son service. L’immigration massive, qui n’existe pas, est une chance qui rapporte, car les immigrés, qui n’existent pas, vont payer nos retraites, nous enrichir comme ils n’ont pas enrichi leur pays d’origine, faire les travaux dont on ne veut pas et remédier à notre basse fécondité, même s’ils sont deux fois plus au chômage que nous, même si nos retraites sont plus impayables que jamais et même si le gouffre de la Sécu ne cesse de grandir », écrit Obertone. Il faut lire « La France Big Brother », même si sa lecture désole, attriste ou enrage, ne serait-ce que pour découvrir combien le mal est profond, enraciné et quasiment incurable, ne serait-ce que pour ne pas mourir idiot en racontant : « Je ne savais pas », « Je n’aurais jamais imaginé » ou « Cela ne concerne que les autres »…

4,5/5

 

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