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27/06/2018

Poèmes pour petits et grands (45)

fabié.jpgLa chatte noire

 

Près du moulin, dans le verger,

Au soleil, on voit s’allonger

Une chatte couleur d’ébène ;

Il est bien certain qu’elle dort :

Ses yeux ne sont que deux fils d’or

Et ses griffes sont dans leur gaine.

 

Pourtant, ne vous y fiez pas

Et voletez un peu moins bas,

Moineaux, pillards de chènevières !

En s’éveillant, elle pourrait,

Pour se dégourdir le jarret,

Vous faire mordre la poussière.

 

Chardonnerets au beau pourpoint,

Dans ce verger ne nichez point ;

Ô roitelet, ô rouge-gorge,

Pinson, hôte du vieux poirier,

Ecoutez donc !… J’entends crier

Des oisillons que l’on égorge…

 

C’est bien la chatte noire, hélas !

Elle rôdait par les lilas,

Ainsi qu’un tigre dans les jungles,

Et, flairant quelque fin souper,

Jusqu’au nid elle a dû grimper.

Gare à ses dents ! Gare à ses ongles !

 

(François Fabié)

08:36 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

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