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27/11/2019

Poèmes pour petits et grands (95)

Cohen.jpgLe partisan

 

Quand ils ont déferlé à travers la frontière

J’aurais dû me rendre

Mais ça je ne pouvais pas le faire :

J’ai pris mon fusil et j’ai disparu.

J’ai changé mon nom si souvent,

J’ai perdu femme et enfants

Mais j’ai tant d’amis,

Et certains sont avec moi.

Une vieille femme nous a donné un abri,

Elle nous a cachés dans le grenier

Puis les soldats sont arrivés;

Elle est morte sans un murmure.

Nous étions trois ce matin

Je suis le seul ce soir

Mais je dois continuer

Les frontières sont ma prison.

Oh, le vent, le vent souffle,

À travers les tombes le vent souffle,

La liberté va bientôt arriver

Et alors nous sortirons de l’ombre.

Les Allemands étaient chez moi,

Ils m’ont dit, « Résigne-toi, »

Mais je n’ai pas peur ;

J’ai repris mon arme.

J’ai changé cent fois de nom,

J’ai perdu femme et enfants

Mais j’ai tant d’amis;

J’ai la France entière.

Un vieil homme dans un grenier

Pour la nuit nous a cachés

Les Allemands l’ont pris;

Il est mort sans surprise.

Oh, le vent, le vent souffle,

À travers les tombes le vent souffle,

La liberté va bientôt arriver

Et alors nous sortirons de l’ombre.

 

(Léonard Cohen - texte : Anna Marly)

08:46 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

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