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11/07/2020

Le manteau de neige (Nicolas Leclerc)

Le-manteau-de-neige_8239.jpgDans une ferme isolée du Jura, Étienne, un vieil agriculteur, vit dans un isolement sauvage avec sa femme léthargique qui passe toutes ses journées, immobile sur un fauteuil depuis une vingtaine d’années. Un jour, elle sort sans la moindre raison de cette torpeur et le prend par surprise. Elle se lève brusquement de son fauteuil, prend un couteau et tranche la jugulaire de son mari… La jeune Katia est haptophobe. Elle ne supporte aucun contact physique avec quiconque, même avec les membres de sa propre famille. Cette particularité lui vaut quolibets et sarcasmes de ses camarades de collège. Mais un jour, la souffre-douleur se rebiffe. Une grande violence s’empare d’elle et elle agresse une élève qui la persécutait. C’est la petite fille d’Etienne, lequel a fait d’elle son héritière…

« Le manteau de neige » est un roman d’horreur et de fantastique basé sur toutes sortes de phénomènes paranormaux comme les hantises, les esprits frappeurs, les fantômes et autres revenants. Trois générations de drôles de loustics se succèdent dans ce récit très sombre. La haine, la perversité et le mal sont omniprésents du début à la fin. Les cadavres s’accumulent au fil d’une intrigue assez bien tournée quoi que pas mal controuvée. La clé de l’affaire remontant à la seconde guerre mondiale (avec juifs, résistants et collabos) manque totalement d’originalité. Ce genre d’histoire a déjà été racontée des centaines et peut-être des milliers de fois. Nicolas Leclerc y rajoute une sorte de « fatum », de malédiction de transmission de père en fils de l’instinct et de la jouissance de tueur tortionnaire. L’ensemble laisse une impression assez malsaine. Le lecteur peine à croire que pareils monstres aient pu exister dans la réalité et sévir pendant des dizaines d’années sans jamais se faire prendre ! Trop c’est trop. On patauge dans l’invraisemblable et on finit par ne même plus y croire. Âmes sensibles et cartésiens s’abstenir !

2,5/5

08:52 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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