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21/03/2018

France, réveille-toi (Marcel Bigeard)

bigeard.jpgÀ l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire, le général Bigeard, militaire le plus décoré de l’armée française fait un bilan de sa vie, pousse quelques coups de gueule et esquisse des perspectives dans diverses directions. Il faut dire que son expérience est assez unique. Il a connu vingt années de guerre, des groupes francs en 1940 jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie, en passant par un parachutage en zone occupée et une décennie consacrée à celle d’Indochine où il connut l’enfer de Dien Biên Phu, la captivité, une évasion ratée et une condamnation à mort par le tribunal militaire Viêt-minh. Blessé à cinq reprises, il a monté tous les échelons de celui de simple bidasse au grade de général. Il fut même un temps secrétaire d’Etat sous Giscard d'Estaing et plusieurs fois député dans sa région d’origine, la Lorraine.

« France, réveille-toi » se situe à la limite entre l’essai de géopolitique et les mémoires d’un homme qui eut une vie bien remplie et toute au service de la patrie. Bien qu’écrit un peu au fil de la plume, l’ouvrage est assez bien structuré autour d’une petite dizaine de lettres d’abord adressées à trois présidents français : Jacques Chirac en qui Bigeard avait mis pas mal d’espoir et qui le déçoit déjà. Valéry Giscard d’Estaing pour qui il a eu un réel coup de cœur et qu'il estime avoir été le meilleur des trois. Et François Mitterand dont il trace un portrait fort peu flatteur. Dans le registre des remontrances, le lecteur trouvera aussi la lettre à Mobutu, pitoyable tyran et piètre gouvernant, prétexte à une fine étude de la situation africaine (toujours d’actualité d’ailleurs). Ayant longtemps séjourné là-bas, Bigeard en était un véritable connaisseur. Les deux lettres adressées à ses vainqueurs, Ben M'Hidi Larbi et Giap sont des modèles de sincérité et d’honnêteté. Elles permettent de mieux comprendre comment s’articulèrent ces deux désastres. Le livre s’achève sur une lettre au dernier appelé du contingent. Il va sans dire que Bigeard n’était guère partisan d’une armée de métier et craignait le pire pour l’armée. Et sur une toute dernière lettre à ces femmes qui réveilleront la France, dont fait partie la meilleure, la sienne bien sûr.

4/5

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20/03/2018

Manzoni Strip (Nouvelle)

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19/03/2018

Montburgonde

Ouvrage disponible version papier

https://www.amazon.fr/Montburgonde-rivages-temps-Bernard-...

Version ebook

https://www.amazon.fr/Montburgonde-Bernard-Viallet-ebook/...

 

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18/03/2018

Je veux vivre en démocratie (Hervé Lebreton)

je veux vivre.jpgQuand un petit prof de maths honnête et tenace comme Hervé Lebreton met son nez dans les finances de nos élus, ça fait mal et même très mal. Au début, il doit faire face à une résistance incroyable quand il ose demander qu’on lui communique la réalité des comptes et pourtant il ne fait qu’exercer son droit et même son devoir de simple citoyen. Ainsi, avec son « Association pour une démocratie directe », il arrivera à lever le voile sur le scandale des généreuses retraites des parlementaires, sur les mystérieux arcanes de la réserve parlementaire, cette caisse noire alimentée par nos impôts qui permet de dépenser sans le moindre contrôle plus de 150 millions d’argent public pour améliorer le quotidien dans certaines villes et de s’assurer en toute illégalité des voix aux prochaines élections. Il lui a d’ailleurs fallu en passer par une longue bataille judiciaire devant le tribunal administratif pour obtenir la publication d’une partie des dotations, celle concernant les associations restant hors de portée ! Même chose pour l’enrichissement personnel des députés et sénateurs qui utilisent leurs indemnités parlementaires pour financer leur permanence, faire des achats immobiliers ou même acquérir des SICAV…

Le lecteur comprendra aisément que « Je veux vivre en démocratie » est à la fois un essai, un témoignage et un grand cri d’espoir lancé par un simple citoyen qui ne peut plus se satisfaire de glisser à intervalles réguliers un bulletin dans une urne et ensuite de ne plus jamais pouvoir rien contrôler. Le livre est absolument passionnant. Il se lit comme un roman. On peut même dire qu’il se dévore et que le lecteur va de découvertes en découvertes qui ne feront que conforter ses réticences vis-à-vis de certaines pratiques peu recommandables. D’aucuns pourraient se résigner et considérer que c’est une lutte totalement inégale, celle du pot de terre contre le pot de fer, que le citoyen n’a qu’à la fermer et supporter toutes ces dérives qui, à terme, ne peuvent qu’être mortelles pour une réelle démocratie, tant elles alimentent la défiance et même le rejet d’un pareil système. La grande force et le mérite de cet ouvrage réside dans le fait qu’il montre tout ce qu’un simple citoyen résolu peut réaliser en s’armant de patience et en s’appuyant sur notre constitution et sur la déclaration des droits de l’homme (en annexe avec une lettre au président pour participer à l’action). Un bel exemple à suivre si nous voulons reprendre en main une démocratie confisquée au profit d’individus qui se servent au lieu de servir !

4,5/5

Citations :

« Je réalise alors que les parlementaires, ceux-là même qui font la loi, touchent l’une des plus scandaleuses « retraites » : cinq ans, soit un seul mandat de député, leur suffisent pour toucher une pension équivalente à la retraite moyenne qu’obtiennent les Français… après quarante ans de labeur ! »

« Dans la famille PENSION. Je suis un régime de pension très spécial. (…) Mon montant correspond au traitement brut d’un conseiller d’État, soit plus de 5000 € par mois. (…) Je suis, je suis la dotation versée aux anciens présidents de la République française, à leur veuve et à leurs enfants. (…) Et comme si cela ne suffisait pas, par une lettre discrétionnaire datée du 8 janvier 1985, M. Fabius a accordé aux anciens présidents de la République quelques avantages substantiels : « (…) un appartement de fonction meublé et équipé, dont la maintenance et les charges y compris le téléphone, sont assumées par l’État. Deux personnes (…) affectées au service de leur appartement de fonction. Deux fonctionnaires de police pour assurer leur protection (…) Leur domicile et leur résidence font l’objet d’une protection (…), un chef de cabinet, deux assistantes pour leur secrétariat particulier, un fonctionnaire des Archives nationales chargé de les assister pour trier et classer leurs papiers personnels, trois secrétaires dactylographiques (…) »

« On commence ce journal avec des révélations sur les très opaques réserves parlementaires. Ces sommes attribuées par les ministères de l’Intérieur et du Budget aux députés et aux sénateurs. Ils peuvent les distribuer à des associations, à des collectivités territoriales, jusque-là sans aucune transparence. Eh bien, c’est terminé ! »

« La Constitution est normalement là pour préserver nos droits fondamentaux et il est clair que le Conseil Constitutionnel n’assume pas pleinement cette mission : les exemples d’inconstitutionnalité sont nombreux. Aussi le temps est-il peut-être venu de se poser la question de la suppression pure et simple du Conseil Constitutionnel, au profit d’un véritable tribunal constitutionnel, avec toutes les garanties qui vont avec : respect de l’accès au droit effectif, indépendance, neutralité, procédure contradictoire, voies de recours… Nos droits fondamentaux et nos libertés individuelles sont la base de notre démocratie. Nous devons absolument les garantir ! »

« Si, en tant que citoyens français, nous ne sommes pas en capacité d’exiger l’application stricte de la Constitution, nous ne sommes pas véritablement en démocratie. Je veux vivre en démocratie ! »

08:57 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

17/03/2018

Poèmes pour petits et grands (35)

garcia lorca.jpgBerceuse

 

Le soir chantonne

Une berceuse aux oranges

Isabelita chante :

La terre est une orange

La lune dit en pleurant :

Je voudrais être une orange.

C’est impossible, ma fille,

Quand tu te peindrais en rose !

C’est bien dommage !

Pas même un petit citron.

 

(Federico Garcia-Lorca)

08:45 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

16/03/2018

Diffiné, fils du Bon Dieu, fils du bon peuple (Marc Flichy)

diffiné.jpgFils unique de parents alsaciens réfugiés à Paris en 1871, Henri Diffiné nait en 1890 dans le XVIIIème arrondissement. Jusqu’à sa majorité, il habite avec eux dans une loge exiguë de concierge dans un triste immeuble du boulevard Magenta (Xème). Après de courtes études, il devient métreur en peinture. Dès 1908, il passe ses soirées comme adorateur à la basilique de Montmartre. En 1911, il est appelé sous les drapeaux. En 1914, il part à la guerre avec un enthousiasme juvénile. Puis il part pour Salonique avec l’armée d’Orient. Blessé à deux reprises, il est démobilisé en 1919. Il entre alors dans la Compagnie de Jésus et est ordonné prêtre à l’âge de 39 ans. Emule du Curé d’Ars et nouvelle image de Saint Vincent de Paul, il consacre le reste de sa vie à un grand nombre d’œuvres sociales pour les petites gens. Il sera enfin le conseiller spirituel de nombre de prêtres, de religieux ou d’évêques. Autant contemplatif qu’actif, il savait être aussi proche des petites gens que des grands de ce monde…

« Diffiné » est à la fois la biographie, l’anthologie et le portrait vivant d’un être exceptionnel. Cet humble jésuite, fils d’une concierge et d’un ouvrier du bâtiment, fut en effet une grande figure de la spiritualité française. Il vécut pauvre comme Antoine Chevrier et simple comme Thérèse de Lisieux. Il sut conserver précieusement un esprit d’enfance et pratiquer une charité évangélique en action. Très documenté, cet ouvrage se compose de deux parties : la description de son itinéraire peu ordinaire. Le lecteur remarquera qu’il fit tout à fond qu’il fut ouvrier, puis militaire, puis religieux. La seconde partie est consacrée à ses écrits et à sa démarche spirituelle, celle de l’oraison perpétuelle qui avait bien des points commun avec celle des grands mystiques orthodoxes. L’auteur souligne d’ailleurs qu’à la fin de sa vie, Diffiné avait les allures d’un vieux staretz que les gens venaient consulter bien volontiers. Une magnifique icône qui mérite le détour…

4/5

08:57 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/03/2018

Pensées plus ou moins correctes (117)

courteline.jpgMESURE

« On ne saurait mesurer l’absurdité des demi-mesures qu’à celle des mesures absolues. »

(Georges Courteline)

METIER

« Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens. »

MIEL

« Celui qui a du miel sur les lèvres n’est pas bon. »

(Proverbe suisse)

MIEUX

« Le mieux est le mortel ennemi du bien. »

(Montesquieu)

MILLE

« Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée. »

(Apocalypse – Chant XX)

08:32 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

14/03/2018

Compagnons de plongée (Cousteau & Diolé)

Compagnons-de-plongee_59.jpgÀ la fin de l’hiver 1967, la « Calypso » se retrouve au sud de l’Océan Indien, en route vers le Cap. Cousteau et son équipe explorent l’île Bird, refuge d’une impressionnante colonie de fous de Bassan, puis l’île Sainte-Croix, abritant de nombreux manchots. Le 29 février, elle croise devant l’île Geyser qui est le domaine particulier des otaries. Les mauvaises conditions météorologiques et les nombreuses autres missions prévues obligent le commandant à quitter prématurément les lieux, non sans devoir prendre une décision difficile : capturer deux otaries prénommées « Pepito » et « Christobald » qui seront « apprivoisées » avec plus ou moins de réussite.

« Compagnons de plongée » est le récit très vivant d’une expédition maritime entre l’Océan Indien et le détroit de Béring avec traversée de l’Atlantique (escale à Sainte-Hélène), passage du canal de Panama et finalement, remontée du Pacifique avant d’atteindre les glaces de l’Arctique. L’intérêt de cet ouvrage édité en 1974 est autant écologique que biologique. Cousteau s’intéresse tout particulièrement à la faune : oiseaux, otaries, morses, éléphants de mer avec une légère prédilection pour ces derniers. Il cherche déjà à alerter l’opinion publique sur les atteintes à l’environnement. Lire ce livre aujourd’hui permet de mesure le chemin parcouru (certains diraient en direction de la grande catastrophe…). La rencontre finale avec de véritables esquimaux vivant encore de manière traditionnelle et chassant dans leurs embarcations carénées en peau de morse femelle en est l’exemple le plus frappant. À noter également une abondance de belles photos en couleur. Cet ouvrage fait d’ailleurs partie d’une importante série, véritable encyclopédie de la mer, la collection « Odysée ».

4,5/5

09:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

13/03/2018

La panthère des brumes / Black Irbis 1 (Matt Snow-Y)

La panthère des brumes.jpgA New-York, Lyona surnommée Lady Uncia ou Black irbis, est une mercenaire qui accepte de remplir diverses missions en échange de fortes sommes d’argent. Quand elle ne sert pas de garde du corps pour des célébrités, elle s’introduit dans un building pour y voler une clé USB pour le compte d’un commanditaire concurrent. Elle se considère comme une « Dominatrix »… De son côté, le narrateur se pose beaucoup de questions sur le « Noir », le mal, le côté sombre, ténébreux de l’âme humaine. Il fréquente des vampires qui, au premier abord, lui semblent des gens quasiment normaux.

« La panthère des brumes » est plus un roman d’aventures qu’un véritable roman de science-fiction, fantaisie ou même fantastique. L’intrigue est malheureusement très répétitive. L’héroïne entre par effraction dans un immeuble, s’empare d’un document quelconque et se retrouve aux prises avec des kyrielles de sbires qu’elle liquide un à un en se servant de son arme secrète, le mystérieux rayon bleu. Aucune progression dramatique, mais une suite de séquences de jeu vidéo. Une superwoman digne d’un James Bond en jupons en lutte contre de machiavéliques forces des ténèbres dont le lecteur ne comprend pas bien les motivations. Une histoire genre BD Marvel simpliste. Le style de l’auteur n’est pas désagréable en dépit de certaines faiblesses. Ce premier tome en annonce un second qu’on espère mieux construit et plus captivant. Quoi de plus lassant qu’une longue suite d’escarmouches et de bagarres dont on connait d’avance l’issue ?

2,5/5

14:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/03/2018

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible version papier ou e-book

08:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)