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11/03/2018

Le vagabond de Dieu (Joseph Richard)

Benoit labre.jpg Benoît-Joseph Labre, né le 26 mars 1748 à Amettes, du diocèse de Boulogne et décédé le 16 avril 1783 à Rome, fut un pèlerin mendiant français qui parcourut les routes d’Europe et se fixa à Rome et à Lorette vers la fin de sa vie. Surnommé le « Vagabond de Dieu », il est considéré comme un mystique. Son errance perpétuelle, son absence d’hygiène étonnent, voire indisposent, ses contemporains et suscitent la méfiance des pouvoirs locaux. Fréquentant chacun dans un esprit fraternel, il est parfois maltraité ou brocardé par ses compagnes et ses compagnons de route, par les enfants ou les gens de rencontre, mais, toujours vêtu d’un manteau de bure et d’un chapeau de feutre, avec pour seul bagage un bréviaire, un bourdon de pèlerin et une gourde en bandoulière, il préfère leur sourire plutôt que se défendre. À sa mort, une foule innombrable se rassemble pour vénérer sa dépouille et proclamer sa sainteté. On en appelle à l’armée pour rétablir le calme à Rome.

« Le vagabond de Dieu » est la biographie précise et documentée d’un personnage hors norme qui vécu dans l’humilité et dans la contemplation et que certains pourront qualifier de témoin de la foi ou de saint d’un calibre proche d’un François d’Assise, d’un Alexis ou d’un Vladimir alors que d’autres le relégueront au rang d’exalté pour ne pas dire de simple fou. N’ayant pas trouvé son compte ni à la Trappe ni dans d’autres monastères tout aussi austères, il choisit cette condition de pèlerin perpétuel, de mendiant partageant ses aumônes avec plus pauvres que lui et de pénitent passant ses jours et une partie de ses nuits à prier dans diverses églises. Plutôt moqué de son vivant, il fut idolâtré dès sa mort. L’Eglise catholique mit un siècle à consacrer ses vertus et à le canoniser. Le livre en fait d’ailleurs une assez longue recension (presque la moitié du texte). Ouvrage bien écrit, intéressant, permettant de découvrir un être extraordinaire, attachant, épris d’absolu et voulant en tous points imiter son divin Maître. Admiré par Paul Verlaine qui lui dédia un poème, il eut aussi deux « imitateurs », Germain Nouveau et Charles Maire, mais ne fonda pas d’ordre religieux, son exemple étant par trop radical, même pour son époque.

4,5/5

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10/03/2018

Florence (Nouvelle)

08:13 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/03/2018

Expresso Love (Roman)

Ouvrage disponible version papier

https://www.amazon.fr/Expresso-Love-Bernard-Viallet/dp/14...

version ebook

https://www.amazon.fr/Expresso-Love-Bernard-Viallet-ebook...

 

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08/03/2018

L'homme qui marche (Jean Béliveau)

L'homme qui marche.jpgLe 18 août 2000, Jean Béliveau quitte le Québec avec 4000 $, un petit tricycle à bagages et le rêve fou de faire le tour du globe à pied. Quelque 75 500 km, 4077 jours et 64 pays plus tard, le marcheur de 55 ans termine son incroyable voyage. Après une marche de 11 ans et 2 mois, Jean Béliveau rentre à Montréal, le 16 octobre 2011. Tout avait commencé par une terrible tempête de glace et le ralentissement de son affaire d’enseignes lumineuses. Puis une lente dépression et un jour, pendant un jogging, cette question : « Combien de temps lui faudrait-il pour rejoindre New-York, le Texas, le Mexique en courant ? Très vite, sa décision est prise. Plutôt que de se suicider, il va partir traverser les cinq continents. Et là, il a senti la force se répandre en lui…

« L’homme qui marche » est le récit d’une expédition hors norme, d’un voyage au bout de soi-même, aux confins de la solitude et de la folie. Combien de traversées de déserts, combien de souffrances, de peines, de larmes mais aussi de rencontres, d’accueil, d’entraide, de solidarité de la part d’inconnus rencontrés un peu partout. Le lecteur découvrira nombre de pays sous un aspect bien différent que celui renvoyé par les médias. Une Afrique du Sud bien éloignée du mythe de la nation arc-en-ciel, une Egypte où des patrouilles de police l’escortent tout au long de son périple, mais aussi un Iran hospitalier et chaleureux dans lequel les jeunes sont curieux de tout ce qui se passe en dehors de leurs frontières. Sans parler des « sauts de puce » obligatoires pour raisons de conflits ou de situations politiques délicates comme l’impossible traversée de la Libye, de l’Afghanistan ou du Pakistan. Un ouvrage bien écrit, passionnant, magnifique, qui se dévore littéralement en laissant un peu le lecteur sur sa faim. Il comprend que l’auteur ait dû condenser onze années de vie intense en 247 pages et ait dû élaguer. Un cahier avec quelques photos aurait été le bienvenu également.

4/5

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07/03/2018

Poèmes pour petits et grands (34)

esope.jpgL’astronome

 

Un astronome avait l’habitude de sortir tous les soirs pour examiner les astres. Or un jour qu’il se promenait hors des murs de la ville, absorbé dans la contemplation du ciel, il fit un faux pas et tomba par mégarde dans un puits. Comme il se lamentait et criait, un passant entendit ses gémissements, s’approcha, et apprenant ce qui était arrivé, lui dit : « Hé ! l’ami, tu veux voir ce qu’il y a dans le ciel, et tu ne vois pas ce qui est sur la terre ! »

On pourrait appliquer cette fable aux hommes qui se vantent de faire des merveilles, et qui sont incapables de se conduire dans les circonstances ordinaires de la vie.

 

(Esope)

08:38 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

06/03/2018

L'esprit du chemin (Edouard Cortès)

l'esprit du chemin.jpgGrand marcheur devant l’éternel, Edouard Cortès, écrivain et journaliste, a de nombreuses expéditions à son actif. Une traversée du Caucase à pied, un pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle en solitaire en 1999, puis un autre en Terre Sainte avec son épouse en 2007 et, pour finir, un dernier à Rome, en famille avec leurs trois filles en 2012. Ainsi, à titre de jacquet, romieu et paumier, s’interroge-t-il sur l’esprit du chemin. Qu’est-ce qui pousse tant d’êtres humains à prendre sac, bourdon et calebasse et à partir à pied sur d’interminables kilomètres vers l’un des hauts lieux de la chrétienté ? Pourquoi souffrir du froid, de la chaleur, endurer la fatigue, attraper tendinites ou ampoules et supporter de précaires conditions d’hébergement ? Et comment vivre cette expérience unique, faire des rencontres et finalement rentrer au bercail bien différent de l’être qu’on était au départ et arriver à réintégrer l’agitation de la vie ordinaire ?

« L’esprit du chemin » n’est pas vraiment un témoignage, ni un récit de voyage, ni une transcription de journal de bord, mais plutôt une suite de réflexions philosophiques ou théologiques et d’anecdotes tirées du vécu de l’auteur. Lequel n’hésite pas à prendre à témoin toutes sortes d’autres pèlerins ayant témoigné dans les temps anciens. Ainsi découvre-t-on au fil de cette lecture que finalement peu de choses ont changé le long de tous ces pèlerinages. Les hommes sont restés les mêmes. Leurs motivations ont peu changé. Plus de 40% des arrivants à Santiago déclarent avoir marché pour des raisons religieuses encore aujourd'hui. Le chemin continue à appeler. Ces paysages, ces cailloux, ces sanctuaires modestes ou majestueux attirent toujours autant. L’essentiel reste pourtant le chemin, le « Camino » et son esprit qui reste magique, essentiel, que l’on soit croyant ou non. Le secret n’est-il pas de chercher à vivre l’instant présent, de lâcher prise au rythme lent de la marche et d’en revenir aux besoins essentiels de la condition humaine ? Livre agréable à lire, bien écrit et plein de références intéressantes. (Une importante bibliographie en fin d’ouvrage permettra d’approfondir la question).

4/5

08:59 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2018

Pensées plus ou moins correctes (116)

esope.jpgMENTEUR

« Les menteurs ne gagnent qu’une chose, c’est de ne pas être crus, même lorsqu’ils disent la vérité. »

(Esope)

« Un menteur est un homme qui ne sait pas tromper. »

(Vauvenargues)

« Le châtiment du menteur n’est pas qu’on ne le croit pas, c’est qu’il ne peut croire personne. »

(George-Bernard Shaw)

MENTIR

« Il y a des gens qui mentent simplement pour mentir. »

(Pascal)

« Quand on ment à une femme, on a l’impression qu’on se rembourse. »

(Sacha Guitry)

« À beau mentir qui vient de loin. »

(Montesquieu)

« L’honnête homme, à Paris, ment dix fois par jour, l’honnête femme vingt fois par jour, l’homme du monde cent fois par jour. On n’a jamais pu compter combien de fois par jour ment la femme du monde. »

(Hippolyte Taine)

MEPRIS

« Il faut dépenser le mépris avec une grande économie à cause du grand nombre de nécessiteux. »

(Chateaubriand)

« Nous méprisons beaucoup de choses pour ne pas nous mépriser nous-mêmes. »

(Vauvenargues)

MERITE

« Le mérite appartient à celui qui commence même si le suivant fait mieux. »

(Proverbe arabe)

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03/03/2018

Fleur australe (Géraldine Danon)

Fleur australe.jpgLe 1er juin 2010, « Fleur australe » après avoir traversé l’Atlantique, remonté vers le Groenland et réussi le passage du Nord-Ouest en 2009 (narré dans les précédents ouvrages), repart pour une expédition dans le Pacifique. Leur but, les îles Marquises (escale à Hiva-Oa), puis les Tuamotu, l’archipel de la Société (Tahiti, Moorea, Bora-Bora), les îles Australes et les îles Gambier. À son bord, le skipper Philippe Poupon, Géraldine, son épouse, ex-actrice et narratrice, leurs quatre enfants âgés de deux à treize ans, deux équipiers servant également d’instituteur et de nounou sans oublier Beti, leur chienne Jack Russell qui aura des petits pendant le voyage…

« Fleur Australe » est le récit très vivant et très honnête d’une croisière qui n’a rien d’une partie de plaisir. Le bateau essuie des tempêtes, des vents contraires, le pot au noir. Les enfants et les équipiers souffrent du mal de mer. Géraldine tombe à l’eau et n’est pas loin de se noyer et pour finir, tous échappent à un redoutable tsunami qui fera de gros dégâts aux Marquises. Géraldine Danon sait parfaitement rendre l’ambiance à bord, souvent électrique du fait de la promiscuité et du manque d’intimité, et joliment décrire les décors sublimes de ces endroits paradisiaques. De plongées dans des eaux aussi cristallines que poissonneuses, d’observation des baleines, dauphins et requins en invitations diverses et variées chez les nombreux amis du couple, ce voyage est une mine de découvertes et d’apprentissages pour les enfants et, par la même occasion pour le lecteur qui s’offre ainsi une jolie part de rêve et d’aventures. Aussi agréable à lire que les ouvrages d’Antoine ou du célébrissime Moitessier. Un seul regret : l’absence d’un album photo dans la version poche.

4,5/5

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01/03/2018

L'agenda Kosovo (Gérard de Villiers)

l'agenda kosovo.jpgEn 2007, au Kosovo, non loin du village de Decani, un monastère abritant quelques moines d’origine serbe est protégé par un détachement de bersaglieri italiens de la KFOR. Une nuit, Adile, une jolie kosovare, monte au monastère rejoindre un certain Beppo Forlani qui finit par lui faire l’amour dans un cabinet de toilettes. Pendant ce temps, un commando albanais, « les loups noirs du Kosovo » profite du relâchement de surveillance de Beppo et de son collègue Vanzetti pour s’introduire discrètement dans le monastère, kidnapper cinq moines, les emmener dans la forêt et les décapiter à la scie circulaire. Cet acte barbare déclenche immédiatement l’intervention magistrale du prince Malko Linge…

« L’agenda Kosovo » est un roman d’action et d’espionnage basé sur des faits réels et particulièrement bien documenté. L’intrigue n’est malheureusement pas très originale. Malko, pour tenter de découvrir qui a commandité le crime, doit remonter toute une filière en passant de témoin en témoin. La seule surprise réside dans le fait que cette affaire fonctionne sous « fausse bannière » et donc que les apparences peuvent être trompeuses. Sinon, le procédé de fabrication repose sur l’éternelle même recette : pas mal de violence entrelardée de scènes de sexe censées pimenter le propos. L’ennui c’est que les descriptions sont quasiment tirées au kilomètre au mot près et que la monotonie ne peut qu’engendrer l’ennui. Chacun sait ce qu’il peut attendre de ce genre de « littérature », autrefois dite « de gare » et ne doit pas s’attendre à autre chose qu’un peu de divertissement facile et sans conséquence.

3/5

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