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15/05/2019

Pensées plus ou moins correctes (157)

Dos passos.jpgPAYS

« Vous pouvez arracher l’homme du pays mais vous ne pouvez pas arracher le pays du cœur de l’homme. »

(John Dos Passos)

PECHE

« Il y a des péchés si flatteurs qu’en les confessant, on en commet un autre : l’orgueil ! »

(Rivarol)

PEINE

« Toute peine mérite salaire. »

PEINE DE MORT

« Si l’on veut abolir la peine de mort, en ce cas que Messieurs les assassins commencent. »

(Alphonse Karr)

PENDULE

« Même une pendule arrêtée a raison deux fois par jour. »

PENSEE

« Le travail de la pensée ressemble au forage d’un puits. D’abord, l’eau est trouble, puis elle se clarifie. »

(Proverbe chinois)

« Il n’est pas de bonne pensée si elle ne se traduit pas en bonne parole, pas de bonne parole si elle ne se traduit pas en acte. »

(Chesterton)

« La pensée est une maladie particulière à quelques individus et qui ne se propagerait pas sans amener promptement la fin de l’espèce. »

(Anatole France)

« Ce que nous sommes aujourd’hui est le résultat de toutes nos pensées passées. »

(Bouddha)

« Les grandes pensées viennent du cœur. »

« Les pensées ne paient point de douane. »

08:27 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

14/05/2019

2084, la fin du monde (Boualem Sensal)

2084 la fin du monde.jpgMis en quarantaine pour cause de tuberculose, Ati survit dans le terrifiant sanatorium du Sîn dans les confins lointains de l'Abistan, territoire où règne sans partage une religion unique où les croyants répètent en permanence : « Il n’y a de dieu que Yölah et Abi est son délégué. » Tout juste guéri, Ati, libéré, parcourt le pays et gagne la capitale, l’incomparable cité de Dieu, siège du pouvoir théocratique avec la Kiiba, la Grande Mockba et l'Abigouv, le tout-puissant gouvernement des croyants sur terre. Avec son nouvel ami Koa, ils explorent les bas-fonds, sont en butte aux terribles milices de la foi qui corrigent ou tuent déviants et autres mécréants et s’aperçoivent qu’en dépit des apparences lisses et unanimistes, certaines choses ne « collent pas ».

« 2084, la fin du monde » se veut un ouvrage de science-fiction, de pure imagination. Il est bien évident que ce n’est qu’un moyen détourné, une sorte de pamphlet pour décrire l’horreur d’un système totalitaire basé sur une religion unique régnant sans partage. Sansal a voulu imiter Orwell et faire avec l’islamisme, ce que son devancier fit avec le communisme. Même si le résultat n'est qu'un pâle reflet de celui du britannique, la ressemblance entre les deux dictatures est frappante. Mêmes méthodes de répression, de conditionnement des esprits, de gouvernement par la peur, de diffusion d’un obscurantisme assumé. Même pensée unique et même langage codé avec ses inversions de valeurs (« La guerre c’est la paix », « La liberté » c’est l'esclavage », « L’ignorance c’est la force » et quelques autres du même charmant tonneau). Bien que récompensé par un Grand prix du roman de l’Académie française, cet ouvrage ne semble pas mériter autant d’honneurs. L’intrigue est inexistante, sans grande consistance, les personnages manquent d’épaisseur et la narration a un côté caricatural assez agaçant ne serait-ce que par les noms qui ne diffèrent que d’une lettre ou d’une syllabe des originaux. Dans cette fable ou dans ce conte, l’auteur a surtout voulu exposer ses idées philosophiques, condamner sans appel toute forme de théocratie, malheureusement sans jamais délivrer le moindre message d’espoir. Dommage que tout cela soit insuffisant pour prétendre au chef-d’œuvre.

3/5

08:44 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/05/2019

Expresso Love (Roman)

Ouvrage disponible version papier

08:57 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

10/05/2019

Justine (Nouvelle)

09:11 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/05/2019

La malédiction d'Imhotep (Philipp Vandenberg)

La malédiction d'Imhotep.jpgAu début de l’autre siècle, en Égypte, le jeune Omar Moussa sert de guide et de chamelier aux premiers touristes, anglais le plus souvent, venus visiter le site des Pyramides. Lord Shelley et son épouse Claire, fraîchement débarqués sur les lieux, l’engagent comme serviteur puis comme homme de confiance. Sa première mission consistera à remplacer son maître lors d’une transaction délicate avec un trafiquant de reliques égyptiennes antiques. Il se retrouve assommé et jeté dans un caveau où git déjà une momie. Délivré de façon mystérieuse, les menaces sur sa vie continueront de plus belle. Il échappera à une épidémie de choléra, perd de vue son amie Halima et participera à la recherche frénétique de la sépulture d’Imhotep, constructeur de pyramides, ministre du pharaon Djoser, médecin et thaumaturge hors pair. À son époque, il fut considéré comme un véritable dieu vivant. Omar et Shelley ne sont pas seuls sur l’affaire. Une étrange société secrète, quelques personnages louches et plusieurs membres des services secrets anglais, français et allemands sont aussi sur le coup…

« La malédiction d’Imhotep » est présentée en quatrième de couverture comme « un nouveau thriller archéologique palpitant ». On peut accepter la terminologie « thriller » au vu des quelques meurtres ou assassinats qui parsèment le récit mais pas pour le rythme ni pour le suspens. « Archéologique » sans aucun doute. Nous nous retrouvons dans une sorte de chasse au trésor un peu poussive qui malheureusement ne débouche sur rien. Fin décevante. Comme dans tout bon roman historique, on retrouve des personnages fictifs croisant la route de personnages réels, ici Howard Carter, Lord Carnarvon et quelques autres figures célèbres de l’égyptologie. Le grand événement est la découverte de la sépulture de Toutankhamon. Mais cette partie véridique s’articule assez mal avec le versant romancé qui, au final s’avère assez décevant. Quoique d’une lecture un peu laborieuse, le style est correct mais sans originalité. Au total, un roman d’aventures historiques manquant un peu de panache et d’épaisseur.

3/5

09:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

07/05/2019

Poèmes pour petits et grands (75)

Ferrat.jpgMa France

 

De plaines en forêts de vallons en collines

Du printemps qui va naître à tes mortes saisons

De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine

Je n’en finirai pas d’écrire ta chanson

Ma France.

 

Au grand soleil d’été qui courbe la Provence

Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche

Quelque chose dans l’air a cette transparence

Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche

Ma France.

 

Cet air de liberté au-delà des frontières

Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige

Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige

Elle répond toujours du nom de Robespierre

Ma France.

 

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil

Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines

Celle qui construisit de ses mains vos usines

Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille

Ma France.

 

Picasso tient le monde au bout de sa palette

Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes

Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes

De dire qu’il est temps que le malheur succombe

Ma France.

 

Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une

Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs

En remplissant l’histoire et ses fosses communes

Que je chante à jamais celle des travailleurs

Ma France.

 

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches

Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien

Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche

À l’affiche qu’on colle au mur du lendemain

Ma France.

 

Qu’elle monte des mines descende des collines

Celle qui chante en moi la belle la rebelle

Elle tient l’avenir, serré dans ses mains fines

Celle de trente-six à soixante-huit chandelles

Ma France.

 

(Jean Ferrat)

08:35 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

05/05/2019

Pensées plus ou moins correctes (156)

Georges_Darien.jpegPAUVRE

« Je n’aime pas les pauvres. Leur existence, qu’ils acceptent, qu’ils chérissent, me déplaît ; leur résignation me dégoûte. À tel point que c’est, je crois, l’antipathie, la répugnance qu’ils m’inspirent, qui m’a fait devenir révolutionnaire. Je voudrais voir l’abolition de la souffrance humaine afin de n’être plus obligé de contempler le repoussant spectacle qu’elle présente. »

(Georges Darien)

« Il n’y a pas de honte chez nous à avouer qu’on est pauvre, mais il y en a à ne rien faire pour sortir de cet état. »

(Périclès)

« Vous êtes pauvres, ne soyez pas emmerdants par-dessus le marché. »

(Jean Anouilh)

« Les pauvres marchent toujours à l’encontre du vent. »

« La réelle tragédie du pauvre, c’est qu’il ne peut se permettre rien d’autre que l’abnégation. »

(Oscar Wilde)

« Prends toujours le parti des pauvres jusqu’à ce que tu sois certain de la vérité. »

(Saint Louis)

« Pour un pauvre qui exulte à Berck-Plage au-dessus d’une moules-frites, combien sont prêts à avouer qu’ils prendraient un plaisir plus grand encore à Tahiti devant une langouste flambée ? »

(Pierre Desproges)

« Aux pauvres de se faire une santé ? De vendre leurs organes sur le marché ! Et, si cela ne suffit pas, de mettre en vente leurs enfants pour survivre. »

(Murray Rothbard)

« Il est bien pauvre celui qui ne peut même pas promettre »

(Proverbe mauritanien)

PAUVRETE

« La pauvreté met le crime au rabais. »

(Chamfort)

« Pauvreté n’est pas vice ! Parbleu ! Un vice est agréable. »

(Paul Léautaud)

08:23 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

04/05/2019

J'ai cru qu'ils enlevaient toute trace de toi (Yoan Smadja)

J'ai cru qu'ils enlevaient.jpg Le soir du 6 avril 1994, les présidents rwandais et burundais, le chef d’état-major rwandais et une dizaine d’autres personnalités, meurent, avec l’équipage de trois Français, dans un attentat visant l’avion présidentiel rwandais. Dès le lendemain, la première ministre, Agathe Uwilingiyimana, et d’autres personnalités politiques hutu démocrates sont assassinés. Dix militaires belges de la Mission des Nations unies (Minuar), qui étaient chargés de la protection de Mme Uwilingiyimana et qui ont été arrêtés par la garde présidentielle, sont peu après assassinés. Simultanément débute le génocide des Tutsi dans plusieurs provinces du pays. Sacha, journaliste et correspondante de guerre, est au Cap pour rendre compte des premières élections en Afrique du Sud. Dès qu’elle apprend ce qui se passe, elle décide de rejoindre au plus vite Kigali pour couvrir les évènements rwandais avec son photographe. De son côté, la jeune Rose, mère d’un petit garçon appelé Joseph, écrit des lettres à son mari Daniel en déplacement dans le pays. Elle vit avec ses parents dans l’enceinte en principe protégée de l’Ambassade de France. Elle se retrouve bien vite seule car ses parents sont parmi les premières victimes du génocide. Rapidement viendra son tour d’être menacée…

Cet ouvrage est présenté comme un roman sans doute dans la mesure où les personnages sont fictifs. Pourtant, tout le contexte, tous les évènements, toutes les horreurs décrites sont bien réelles. À ce titre, ce pourrait être un document, un reportage. Tout est dit avec rigueur et efficacité. Le lecteur ne peut qu’être horrifié, bouleversé par un tel déferlement de haine aussi gratuite qu’imbécile. L’auteur s’est longtemps demandé s’il y avait eu d’autres shoahs. Avec ce génocide, en voilà une bien répugnante. Et ce n’est pas la seule. La liste est longue des peuples qu’on a voulus éradiquer de la surface de la terre (Arméniens, chrétiens d’Orient, Vendéens, Tibétains, Indiens d’Amérique et tant d’autres.) La bête est féconde. Les mécanismes de déclenchement de cette spirale de l’horreur sont bien connus : le peuple à faire disparaître est minoritaire. Le pouvoir politique est d’une autre ethnie. Vacillant, il a besoin de se consolider. Les médias aux ordres (Radio des Mille collines) manipulent les esprits en multipliant les appels à la tuerie. Il n’y a plus qu’à distribuer armes et machettes pour que le massacre démarre. Un livre dur, prenant, mais qui n’apporte rien de nouveau sur la question si ce n’est le très beau personnage de Rose, sorte de nouvelle Anne Frank africaine. Si l’on veut vraiment s’informer sur cette horrible affaire, il est quand même préférable de lire les livres de Jean Hatzfeld ou ceux de Scholastique Mukasonga et de Gaël Faye.

09:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/05/2019

Les Faux As (Roman)

08:52 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)