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17/06/2019

Poèmes pour petits et grands (79)

Voidiès.jpgAmitié

 

Ce qui est beau, c’est un visage

Ce qui est beau, c’est l’amitié

Une robe qui s’en va un peu plus loin et volage

Laisse autour d’elle les oiseaux gazouiller.

 

Ce qui est beau, c’est le passage

De la brume à l’aurore et du cep au raisin

Ce qui est beau, c’est le ramage

Car tout ce qui vit sur la terre est du bien.

 

Ce qui est beau, c’est tout le monde

Ce qui est beau, c’est les filets

Du pêcheur qui s’en va près des rives profondes

Cueillir la sardine et le nacre des fées.

 

Ce qui est beau, c’est comme une onde

La marche en avant de l’homme et l’été

Qui revient tous les jours car toujours il triomphe.

Ce qui est beau, c’est l’amitié.

 

(Jean-Pierre Voidiès)

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16/06/2019

L'arbre des oublis (Corine Valade)

L'arbre des oublis.jpgDe 1962 à 1984, des dizaines d’enfants et d’adolescents, orphelins ou non, ont dû quitter l’île de la Réunion censée être surpeuplée pour être transplantés un peu partout dans les campagnes françaises en voie de désertification. Ceci à l’initiative de M. Michel Debré, député de la Réunion et ex-premier ministre du général de Gaulle. Dans l’un des convois de ces petits « déportés » se trouvait la petite Lili, 4 ans, et Joseph, 14 ans, ado un peu difficile. Les services sociaux avaient fait croire à la mère de Lili que celle-ci allait faire de brillantes études en métropole, ce qui lui permettrait d’échapper à la misère et d’avoir une meilleure vie. Elle pourrait revenir sur son île aux grandes vacances. Malheureusement la réalité va se révéler complètement différente. La petite sera confiée à Simone et Dédé, un couple d’agriculteurs creusois. Quant à la promotion sociale, elle se limitera à un emploi d’aide-soignante à l’hôpital Robert Ballanger de Sevran (Seine-Saint-Denis). Et pourtant le souvenir de son île lointaine et de sa si tendre nourrice Gros Monmon restera toujours gravé dans son cœur d’enfant puis de femme. Pourra-t-elle renouer les fils de son destin, replanter ses racines si sauvagement arrachées ?

« L’arbre des oublis » est beaucoup plus qu’un simple roman de terroir tant il aborde de sujets différents dans les domaines de l’histoire contemporaine, de la sociologie et des drames humains. Quelle aberration que cette transplantation d’enfants venus du bout du monde ! Que de dégâts elle a causés ! Avec cette gentille petite Lili, le lecteur comprendra que tout être humain a un besoin vital de racines, d’être de quelque part et qu’un enfant ne peut jamais être retiré à sa famille sans conséquences. Le récit de cette vie gâchée ne manque pas de rebondissements et de tribulations dans toutes sortes de milieux sociaux. Il est si vivant et garni de tant de personnages si pétris d’humanité qu’il n’est pas aisé de poser le livre tellement tout ce qu’on y découvre est émouvant, attachant ou dérangeant. C’est d’autant plus touchant que tout repose sur des témoignages et des faits réels et avérés. Une importante bibliographie en fin de volume en témoigne. Un très beau livre bien écrit, agréable à lire et qui fait réfléchir sur toutes sortes de sujets brûlants comme l’adoption, les migrations et surtout la condition enfantine avec toutes ses souffrances.

4,5/5

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15/06/2019

Pensées plus ou moins correctes (160)

Platon.jpgPÈRE

« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois et les règles parce qu’ils ne reconnaissent au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne alors, c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. »

(Platon)

« Si tant de fils regimbent à devenir pères, n’est-ce pas qu’ils pressentent qu’on va leur demander d’assumer des responsabilités sans le prestige autrefois inhérent à la paternité. »

(François Bourin)

« L’éclipse du père terrestre, la fin de sa reconnaissance dans la société s’accompagne d’un affaiblissement correspondant de la figure du Père divin dans l’expérience humaine. »

(Claudio Risé)

PERFIDIE

« Souvent la perfidie se retourne contre son auteur. »

PERMETTRE

« On peut tout se permettre, mais il ne faut rien se passer. »

(Jean Anouilh)

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14/06/2019

Les milliards du train de Neuvic (Guy Penaud)

Les-milliards-du-train-de-neuvic_1997.jpgLe 26 juillet 1944, divers groupes de résistance (FFI, FTP, AS, etc.) réussissent le coup de force incroyable de s’emparer de la somme fabuleuse de 2 milliards 280 millions de francs transportés dans un wagon du train Périgueux-Bordeaux lors de son arrêt à la gare de Neuvic sur l'Isle, en Dordogne. Ce vol à main armée le plus important de l’Histoire car bien plus important que l’attaque célèbre du train Glasgow-Londres se déroula sans violence aucune, le directeur de la Banque de France de Périgueux, le Préfet et même les quatre policiers de l’escorte étant plus ou moins complices du coup de main. Il n’en fut pas de même de la répression menée par la Milice, la Gestapo et ses supplétifs maghrébins qui furent responsables de la mort de 42 jeunes résistants…

« Les milliards du train de Neuvic » est un ouvrage historique tout à fait intéressant sur un fait un peu oublié de nos jours et même passé sous silence dans les années d’après guerre. En effet, si les membres de l’équipe d’une centaine de personnes qui réalisèrent l’exploit se montrèrent d’une probité absolue, il n’en fut pas de même de bien d’autres entre les mains desquels transita cette montagne d’argent. Un parti politique (qui n’est pas nommé dans l'ouvrage et c’est bien regrettable) en profita très largement. On prétendit que 5 ou 8 millions servirent également à payer une rançon pour libérer André Malraux emprisonné à Toulouse. Ce qui est totalement faux, cette libération ne coûta rien, mais l’argent disparut. Toutes sortes d’associations plus ou moins bidon en profitèrent et pas mal d’individus comme un certain Urban, agent russe ou yougoslave, qui, après s’être distingué par sa cruauté lors de l’Épuration se retrouva soudain à la tête d’une belle fortune placée en œuvres d’art et s’offrit même une luxueuse galerie d’art à Paris. Et tant d’autres. Seuls quelques millions purent être récupérés par la Banque de France. Cet ouvrage, très documenté et très bien illustré par de nombreux documents, se termine par une liste fort longue de tous les protagonistes de l'affaire et de tous les groupes de résistance de la région.

4/5

08:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/06/2019

Florence (Nouvelle)

08:52 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

11/06/2019

La fleur de Dieu (Jean-Michel Ré)

La fleur de Dieu.jpgDans un futur très lointain, l’humanité a colonisé depuis des siècles de nombreuses planètes dont Sor'Ivanya sur laquelle pousse l’étrange « Fleur de Dieu » dont nul ne sait si elle relève du règne minéral ou végétal. Très rare et très recherchée pour ses propriétés hypnotiques voire hallucinogènes, elle fait l’objet d’un commerce très lucratif à l’intérieur de l’Empire. Mais voilà que Fawdha'anarchia, collectif d’anarchistes libertaires aux méthodes terroristes, taille des croupières aux forces impériales. Avant de disparaître dans des confins inexplorés, ces activistes ont eu le temps de détruire un certain nombre de vaisseaux de l’armée et surtout de dérober la formule secrète de composition de la « Fleur de Dieu ». Le seigneur de Latroce chargé de les retrouver pour les châtier n’est arrivé à rien. Le soupçonnant de sédition ou de double jeu, l’empereur Chayin X le convoque pour lui infliger la compagnie plutôt inquiétante de l’Inquisiteur Paznar…

« La fleur de Dieu » est un roman de science-fiction de fort belle facture. Dès le début, le lecteur est emporté dans un univers étrange empreint de religiosité syncrétique et de tyrannie particulièrement oppressive. Les évènements s’enchaînent sur un rythme soutenu. Le style est de qualité, la narration rythmée et les personnages bien campés. Difficile de lâcher un tel ouvrage. On ne lit pas on dévore et on arrive très vite à la fin du volume pour découvrir que l’on reste sur sa faim avec toutes ses interrogations. Qui est véritablement l’Enfant ? Que vient-il faire dans cette histoire ? Quel jeu mène vraiment le Seigneur de la guerre ? Etc. On attend donc la suite avec impatience. Sans doute une série particulièrement addictive. Pour s’y retrouver dans ce foisonnement d’évènements et de personnages, l’auteur a eu la bienveillance de proposer une liste de personnages en début de volume et surtout un important glossaire explicatif (45 pages) auquel il faut souvent se reporter pour bien comprendre le contexte de cette histoire passionnante.

4,5/5

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10/06/2019

Bienvenue sur Déliciosa (Roman)

08:59 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/06/2019

Nos trente ans, la série complète (Arthur Dreyfus)

Nos-trente-Ans-La-serie-complete_5594.jpgQuelques trentenaires sans doute assez représentatifs de leur tranche d’âge donnent librement leur avis sur différents sujets. Le résultat est plus ou moins surprenant. « L’amour, c’est comme une table ou une chaise… L’amour, c’est dans le c… L’amour, c’est une structure… La première cause de souffrance dans le monde… Une solution pour rejeter sa misère sexuelle… La politique, c’est fait pour changer le monde… Tout est politique… La politique, c’est être à cinq euros près à la fin du mois… La politique, ça sert à rien… J’ai milité et j’ai pas fait changer les choses… C’est un club, la société… Ne pas détruire la planète… Limiter le nucléaire…

« Nos trente ans, la série complète » est un ouvrage audio difficilement classable ou définissable. Disons que c’est surtout un document brut de décoffrage qui pourrait éventuellement servir à quelques sociologues ou psychologues voulant analyser les tendances et aspirations particulières de cette génération. Tel que présenté, l’ensemble donne à réfléchir autant qu’il agace. En début de séquence (chapitre ?), l’auteur lance un thème (l’amour, le travail, la politique, vivre et mourir, la famille, le mérite, le futur) et les gens parlent sans même se présenter. À force de les écouter, on finit par les situer un peu, surtout celles et ceux qui se racontent beaucoup. S’expriment entre autres, un apprenti comédien, un fils d’immigré marocain qui a réussi, un homosexuel un peu honteux, une femme déçue de l’amour assumant sa frigidité, un fils à papa, une fille à maman et une grand-mère qui intervient sans doute à titre de contre-exemple. Platitudes, lapalissades, truismes, clichés, abondent. Chacun voit midi à sa porte. Beaucoup ressortent le prêchi-prêcha des médias. Quelques-uns s’évertuent à vouloir à tout prix sortir de l’ordinaire, à choquer le bourgeois. Pendant près de six heures, l’auditeur a l’impression d’être à la terrasse du café du commerce, dans un apéro entre copains ou à subir un micro-trottoir interminable. Pour une réflexion un peu élevée, quelle quantité de sottises ! Et bien sûr, dans le cas précis, inutile de parler de littérature.

2,5/5

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07/06/2019

Poèmes pour petits et grands (78)

simeon.jpgSaisons

 

Si je dis

Les corbeaux font la ronde

Au-dessus du silence

Tu me dis c’est l’hiver.

 

Si je dis

Les rivières se font blanches

En descendant chez nous

Tu me dis le printemps

 

Si je dis

Les arbres ont poussé

Leurs milliers de soleils

Tu me dis c’est l’été.

 

Si je dis

Les fontaines sont rousses

Et les chemins profonds

Tu me diras l’automne.

 

Mais si je dis

Le bonheur est à tous

Et tous sont heureux

Quelle saison diras-tu ?

 

Quelle saison des hommes ?

 

(Jean-Pierre Siméon)

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05/06/2019

Pensées plus ou moins correctes (159)

Mark Twain.jpgPERCEPTEUR

« Il y a une différence entre le percepteur et le taxidermiste. Le taxidermiste prend seulement la peau. »

(Mark Twain)

« Voulez-vous que je vous dise ce qui va me rester quand j’aurai payé le percepteur, les taxes et tout le bazar ? Quoi ?… J’aime autant ne pas vous le dire. Les yeux pour pleurer ! Une misère ! C’est tout juste si je n’en serai pas de ma poche ! »

(Pierre Daninos)

PERDRE

« On risque de tout perdre en voulant tout gagner. »

« Je ne perds jamais. Je gagne ou j'apprends »

(Nelson Mandela)

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