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17/03/2020

Poèmes pour petits et grands (106)

louis guillaume.jpgLa source

 

Tout au long de l’année

Me parle cette source.

 

En janvier, enneigée,

En février, gelée,

En mars, encore boueuse,

En avril, chuchotante

En mai, garnie de fleurs,

En juin, toute tiédeur,

En juillet, endormie,

En août, presque tarie,

En septembre, chantante,

En octobre, dorée,

En novembre, frileuse

En décembre, glacée.

 

C’est toi, petite source,

Le cœur de la forêt !

 

(Louis Guillaume)

08:58 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

16/03/2020

La rose de Blida (Yasmina Khadra)

La maîtresse en maillot de bain.jpgDans les années soixante, Mohamed a intégré l’école militaire des cadets de la Révolution de Koléa (Algérie). La discipline y est particulièrement stricte, les châtiments corporels y sont monnaie courante. Le jeune homme ne s’y plait pas. Il s’est construit un abri dans le bois attenant où il cache des habits civils lui permettant de faire le mur. Il s’invente des aventures avec des filles alors qu’il n’arrive à rien. Un jour, il voit débarquer la mère d’un nouveau. Il la trouve particulièrement charmante et en tombe immédiatement amoureux en dépit de l’importante différence d’âge. Il fera tout pour la rencontrer et faire sa connaissance…

« La rose de Blida » est une longue nouvelle ou une courte novella sur le thème des amours difficiles entre un ado et une femme mûre, une sorte de « Diable au corps » en version platonique, algérienne et un tantinet poussiéreuse. L’ambiance dans ce « Saint-Cyr » version FLN est particulièrement bien rendue dans toute sa cruauté et sa mesquinerie bas de plafond. Si on fait exception du petit héros qui n’est qu’un avatar de l’auteur, fils d’officier, qui a suivi lui-même cette filière et pour qui on a immédiatement de l’empathie, les autres personnages manquent un peu de consistance. Le style de l’auteur ne semble pas être au mieux de sa forme. Peut-être ce texte est-il ancien ou publié de façon un peu légère ? Toujours est-il qu’on peut y relever un certain nombre de coquilles et diverses fautes de français au détour de quelques pages. Dommage. Pas le meilleur Khadra et de loin !

3/5

09:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/03/2020

Pensées plus ou moins correctes (187)

Rivarol.jpgPUNITION

« La punition des gens d’esprit est d’être écoutés par des sots. »

(Rivarol)

PYRAMIDE

La pyramide de Maslow résume les besoins humains : par ordre décroissant :

•Besoin d’accomplissement de soi

•Besoin d’estime (confiance et respect de soi, reconnaissance et appréciation des autres)

•Besoin d’appartenance et d’amour (affection des autres)

•Besoin de sécurité (environnement stable et prévisible, sans anxiété ni crise)

Besoins physiologiques (respiration, faim, soif, sexualité, sommeil, élimination)

08:38 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

14/03/2020

La nuit du forain (Dean Koontz)

La nuit du forain.jpgEn Pennsylvanie, Ellen vit dans une caravane avec son mari Konrad et leur fils Victor qui semble souffrir d’un important handicap. Issu du milieu des gens du voyage, ce qui n’est pas le cas d’Ellen, Konrad aime beaucoup son fils aussi repoussant soit-il. Ellen cherche oubli et réconfort dans l’alcool. Elle en arrive à craindre les crises de colère du nourrisson repoussant de laideur. Un jour, c’est le drame. L’enfant l’agresse et la griffe si fort qu’elle réagit violemment et le tue par accident. Konrad en devient fou furieux. Il frappe sa femme, manque de la tuer, puis finalement se calme. Il se contente de la bannir de la tribu en lui promettant que si un jour elle a des enfants, il la retrouvera à quelque endroit qu’elle se trouve sur cette planète pour leur faire subir le sort du malheureux Victor. Quelques années plus tard, Ellen a refait sa vie. Elle a d’abord eu Amy puis le petit Joey. De son côté, Konrad, toujours patron du Train Fantôme, est le père de Gunther, un colosse aux facultés intellectuelles plus que limitées, mais dont il veut qu’il soit l’instrument de sa monstrueuse vengeance. Parviendra-t-il à ses fins ?

« La nuit du forain » est un roman de terreur aux limites du gore, du fantastique et du satanique. On n’est pas loin du thème de « Rosemary's baby » avec ce bébé monstrueux plein de griffes et de poils avec des allusions à « Frankenstein » avec ce géant débile et dangereux terrorisant les gens avec son masque de Boris Karloff. Un excellent Dean Koontz qui se dévore comme un véritable « page-turner ». On tremble pour la petite Amy et pour le gentil Joey. On est plein d’empathie pour la pauvre Ellen en dépit de son penchant nettement trop important pour la vodka orange et de son obsession pour les bondieuseries. Celles et ceux qui aiment se faire peur, être la proie de sensations fortes apprécieront certainement ce divertissant ouvrage.

4,5/5

08:11 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/03/2020

Expresso Love (Roman)

09:07 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

11/03/2020

Chasse à Tours (Philippe-Michel Dilliès)

Chasse à Tours.jpgDe nuit, une jeune femme reprend conscience dans un parc. Elle n’a plus aucun habit sur elle et ne se souvient de rien. Au cimetière de Tours, Charles Wenz vient rendre un dernier hommage à son ami, Bernard Wooz, détective franc-maçon décédé apparemment de crise cardiaque. Oscar Kerlok, commandant de police grand admirateur de Sherlock Holmes est nommé au SRPJ de la ville. Il s’y présente chevauchant une énorme Harley-Davidson et investit les lieux avec tout un mobilier personnel de style victorien. Dans une remorque abandonnée, un cadavre est retrouvé. C’est celui d’une jeune femme sans le moindre sous-vêtement, le corps criblé de piqûres d’insectes. Un peu plus tard, c’est au tour d’un clochard d’en découvrir un second en semblable état.

« Chasse à Tours » est un thriller de facture classique, bien mené et fort agréable à lire même si le lecteur se doute dès le début de la manière dont toute l’histoire va se terminer. La singularité de cet ouvrage tient sans doute aux descriptions de la ville de Tours et de quelques autres sites de la région. Les personnages sont classiques et sans grande originalité si ce n’est une propension à se délecter des whiskies les plus rares. Tout ça est un peu insuffisant pour sortir du lot. Mais ça reste néanmoins distrayant comme un roman de gare, vite lu, vite oublié.

3/5

08:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

10/03/2020

L'accordéoniste (Nouvelle)

09:22 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/03/2020

Psychologie du socialisme (Gustave Le Bon)

Psychologie du socialisme.jpgQu’est-ce que le socialisme ? Le communisme ? Le collectivisme ? L’étatisme ? Autant d’idéologies en « isme » qui s’illustrèrent au XXème siècle dans l’URSS de Lénine et Staline, dans la Chine de Mao Tsé Toung jusqu’à nos jours, au Viet-Nam, au Cambodge avec ses monstrueux Khmers Rouges, dans l’île de Cuba et nombre d’autres lieux de par le vaste monde. Bien avant l’apparition de ces sinistres régimes, Gustave Le Bon, pressentant les funestes développements du socialisme, en tente une analyse par le biais de la psychologie des masses et imagine ses futurs développements. Comme définition, il propose « une croyance à forme religieuse plus qu’une simple doctrine. » Relevant de ce domaine, son absurdité peut alors disparaître. Elle ne relève plus ni de la raison ni du bon sens. On peut entrer allègrement dans tous les dénis de réalité. Le seul ennui, c’est que cette religion ne promet plus le bonheur après la mort, mais bien ici et maintenant sur cette terre, dans cette vie, ce qui est bien plus difficile à réaliser. D’où les inévitables dérives dans la barbarie (la Terreur de 1793) puis dans la dictature (Napoléon Bonaparte, Staline, Mao, Pol Pot et autres Ceausescu ou Enver Hodja), sans grand avantage pour le pauvre peuple manipulé et berné du début à la fin.

« Psychologie du socialisme » est un essai de référence publié en 1898. Avec une remarquable intelligence et une admirable perspicacité, Gustave Le Bon décortique le phénomène et imagine ses possibles répercussions. Pour en vacciner ses contemporains, il imagine même que ce socialisme s’instaure durablement dans un pays, si possible pas le sien, qu’il y échoue lamentablement et qu’ainsi soit démontrée par l’absurde l’aberration qu’il représente. Nous avons été témoins de tout cela. L’ennui, c’est que la bête est toujours vivante, qu’elle a su renaître de ses cendres, muter sous différentes formes de gauchismes, capitalo-communisme à la chinoise, ou libéral-libertarisme à l’anglo-saxonne. L’ouvrage est daté, la démonstration repose sur les données de l’époque encore marquée par la Commune de Paris. Les citations de Proudhon sur le sujet sont sans appel tant elles font froid dans le dos. Un document géo-politique de premier ordre qui peut encore servir de référence et de base d’argumentation tant on y apprend de choses. Un exemple entre autres : les colonies coutaient à la France 110 millions par an et ne rapportaient qu’environ 7 millions alors que la Grande-Bretagne qui gérait des territoires autrement plus vastes le faisait avec beaucoup moins de fonctionnaires et une bien meilleure rentabilité !

4/5

08:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

07/03/2020

Poèmes pour petits et grands (105)

Louis foucher.jpgAnna de Hore

 

Anna Piccola de Hore

La femme du consul de Xante

Habite un château de verre

Nageant au fil des savanes.

 

— Monsieur le Consul de Xante

Votre femme dans la savane

Au jour dormant j’ai pris sa main de verre

Et sur mon cœur je l’ai posée et dans un songe

Depuis lors je vais errant.

 

Anna Piccola de Hore

La femme du consul de Xante

A dans son parc deux chevreuils

Tout cousus de perles rouges.

 

— Monsieur le Consul de Xante

Votre femme au cou de chevreuil

Pleurant criant de vives perles rouges

Brillaient dans l’herbe je les portai à mes lèvres

Et j’eus la mort sur la bouche.

 

Anna Piccola de Hore

La femme du consul de Xante

A dans une coupe d’eau morte

Trois iris noirs et trois pies.

 

— Monsieur le Consul de Xante

Votre femme entre les iris

Nue et riant j’ai roulé dans l’eau morte

De mes désirs ses grands soupirs de jonc tranquille

Les pies n’ont pas soufflé mot.

 

Anna Piccola de Hore

La femme du consul de Xante

A treize gants de faïence

Sertis de cils et d’or vert.

 

— Monsieur le Consul de Xante

Votre femme aux yeux de faïence

Sifflant ses chiens j’ai coupé dans l’or vert

Un doigt de sang d’un coup de dents nous nous battîmes

Sur le lit défait vint l’aube.

 

Anna Piccola de Hore

La femme du consul de Xante

A de beaux miroirs couchants

De grands chiens bleus de Suède.

 

— Monsieur le Consul de Xante

Votre femme dans un miroir

S’effaça toute et les chiens de Suède

Grondant montrant les crocs lui léchaient le visage

J’ouvris une porte blanche

 

Non, tu ne m’auras pas, Anna de Hore…

 

(Louis Foucher)

08:53 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

06/03/2020

Histoire de la conquête de l'Espagne par les Arabes (Jules Lacroix de Marles)

Histoire de la conquête de l'Espagne.jpgAu VIIIème siècle, l’Espagne, précédemment conquise par les Goths, n’est plus la prospère province romaine qu’elle fut au temps de l’Empire. Divisés entre tribus rivales, ces conquérants sont perpétuellement en lutte les uns contre les autres. Fiers de leur race, ils ne se mélangent pas avec les autochtones. Ils les réduisent même souvent en esclavage et ne leur reconnaissent aucun droit. Sentant le contexte favorable, Tarik organise une première expédition sur ce territoire bon à prendre. Il débarque près d'Algésiras et remonte jusqu’à la hauteur de Calpe sans rencontrer la moindre résistance, ce qui l’encourage à rassembler un plus important corps expéditionnaire pour démarrer la conquête. Le roi Roderick tente de barrer la route à cette invasion arabe, mais, sans le moindre soutien populaire, il n’y parvient pas. Tarik s’empare de Séville. Roderick rassemble une armée de 90 000 hommes. La bataille de Guadalete représente trois longs jours de combats acharnés. Les Arabes ne sont plus très loin de perdre pied quand Tarik les exhorte à reprendre courage et à repartir à l'assaut. Montrant l’exemple, il s’élance en avant de ses troupes, se précipite sur Roderick et lui transperce la poitrine d’un coup de lance. La mort du roi est le signal d’un horrible massacre. Le champ de bataille est bientôt couvert de milliers de cadavres de Goths…

« Histoire de la conquête de l’Espagne par les Arabes » est un essai historique de référence basé sur un travail de recherche remarquable. Pas de fantaisie, rien de romancé, rien de fantasmé. Les faits, rien que les faits. La réalité d’une conquête, d’une occupation, d’une colonisation qui fut loin d’être une longue période de bonheur, luxe, calme et volupté dans les délices d’un idyllique « vivre ensemble » sous la houlette bienveillante du croissant et de l’étoile. Ce ne fut qu’une longue suite de combats, de tueries, de sièges de villes, de barbaries en tous genres. Fiefs, provinces, et petits royaumes passant d’une faction à une autre, d’une tribu à une autre. En effet, si les Goths et plus tard les Chrétiens mirent très longtemps à s’unir et à faire front commun contre l’envahisseur, du côté opposé, de par les ambitions des uns et des autres et surtout des origines ethniques (Egyptiens, Syriens, Berbères, Arabes, Turcs, etc.), les colonisateurs n’étaient pas en reste. De telle sorte qu’une période de paix de deux ou trois ans après des années de guerre était aussi rare que bienvenue. On comprend que le peuple espagnol, éternel sacrifié de cette affaire, ait fini par soutenir ses princes et enclencher une « Reconquista » qui fut aussi longue que douloureuse. Un livre un peu aride d’abord, mais fort utile, ne serait-ce que pour remettre les pendules à l’heure sur cette période particulière de l’histoire de l’Espagne.

3/5

18:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)