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07/06/2020

Poèmes pour petits et grands (114)

Gounin.jpgLe vieux chemin

 

Voici le vieux chemin

Où roule le carrosse

Des dames en hennin

Et des fées Carabosse…

 

Il te conduit tout droit

Vers ces lointaines terres

Où chevauche le roi

Des pays de mystère…

 

Nous y rencontrerons

Si l’heure est opportune

Ceux qui dansent en rond

Le soir au clair de lune.

 

Les lutins plus légers

Qu’une feuille, une plume,

Qui semblent voltiger

Dans l’écharpe des brumes.

 

(Marie Gounin)

09:01 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

06/06/2020

L'indomptée (Donna Cross)

L'indomptée.jpgEn 814, peu après la mort de Charlemagne, Jeanne nait à Ingelheim sur le Rhin. Elle est la fille d’un prêtre d’origine saxonne qui dirige sa famille d’une main de fer. Dès son enfance Jeanne se révèle très curieuse et très éloquente. Elle convainc Matthias, son frère aîné, de lui apprendre à lire et à écrire. Après la mort subite de Matthias, son père veut envoyer Jean, son deuxième fils, à Dorstadt à l’école de la cathédrale, mais, Jeanne se montre intellectuellement beaucoup plus douée que son frère. Contre la volonté de son père, Esculape, lettré d’origine grecque, donne des cours à la jeune fille et lui fait découvrir des œuvres littéraires autres que religieuses comme l’Odyssée ou les philosophes classiques. Lorsqu’arrive un envoyé de l’évêque pour amener Jeanne à l’école de la cathédrale, son père prétend qu’il y a eu une erreur et y fait aller Jean à sa place. Pendant la nuit Jeanne s’enfuit de chez elle et rejoint son frère, dont entretemps le compagnon a été assassiné. À Dorstadt, Jeanne impressionne l’évêque par l’étendue de ses connaissances. Le prélat fait en sorte que le frère et la sœur soient acceptés dans sa classe par le moine Odon, bien que ce dernier soit très hostile envers la fille. Celle-ci reçoit le soutien du comte Gerold, qui l’emmène chez lui et tombe amoureux d’elle. Quelque temps plus tard, le comte doit partir en guerre aux côtés de l’empereur Lothaire Ier. Son épouse Richilde en profite pour tenter de se débarrasser de sa rivale en la mariant. Au moment précis de la cérémonie, les Normands envahissent la ville et font un immense carnage au cours duquel sont tués Jean ainsi que la femme de Gerold et leurs enfants. Johanna ne survit que parce qu’on l’a crue morte…

Ainsi débute « L’indomptée », roman historique à l’américaine dans la lignée de célèbres ouvrages d’un certain Dan Brown. Le lecteur friand de vérité historique en sera une fois encore pour ses frais, car dans cette œuvrette, c’est le roman qui se taille la part belle avec cette histoire rocambolesque pleine de violence (le carnage de Dorstadt par les Normands puis la prise de Rome par les Sarrasins, les deux moments forts sont à déconseiller aux âmes sensibles !), d’intrigues, de turpitudes en tous genres, d’obscurantisme (tout phénomène naturel, toute maladie, tout incident climatique est incriminé au divin) et l’historique qui n’a que la portion congrue. Si vous voulez apprendre quelque chose de sérieux sur ce personnage légendaire, passez votre chemin ! En quatrième de couverture, l’éditeur précise que « L’indomptée » aurait demandé sept années de recherches et d’écriture à Donna Cross. Cela ne se remarque que dans le contexte, les décors et l’ambiance mais malheureusement pas pour les deux années de règne de cette incroyable et improbable papesse ! À classer dans le romanesque et presque dans la romance plutôt que dans l’Histoire sérieuse.

3/5

08:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/06/2020

Pensées plus ou moins correctes (195)

REMARIAGE

« Le remariage est le triomphe de l’espérance sur l’expérience. »

Bouddha.jpgRENAISSANCE

« Pourquoi faut-il aimer tous les homme sans distinction ? Parce que, au cours de renaissances innombrables, chacun d’eux vous a été cher à un moment donné. »

(Bouddha)

RENARD

« Le renard est bien rusé, mais la femme est plus rusée que le renard. »

(Proverbe espagnol)

RENDEZ-VOUS

« Si on pratique cette volonté de vivre pleinement que ces 24 heures en se foutant totalement de hier et se fichant éperdument de demain, on peut attendre avec un maximum de paix l’ultime rendez-vous dont le Seigneur sait, seul, la date et l’heure. Ce rendez-vous m’a toujours fasciné. »

(Guy Gilbert)

RENFORCER

« Ce qui ne tue pas renforce. »

(F. Nietzsche)

08:46 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

04/06/2020

Les morts ont tous la même peau (Morvan- Erramouspe- Vargas)

Les morts ont tous la même peau.jpgDan Parker est marié à Sheila. Ils sont parents d’un bébé. Un petit couple blanc bien ordinaire. Si ce n’est que Dan est videur dans une boite de nuit et qu’il prenait plaisir à castagner trublions et pochards surtout s’ils étaient blancs de peau. Lui-même est blanc extérieurement, mais se sent noir intérieurement. Il a un quart de sang donné par un de ses grands-parents. Il déteste les Noirs, ne les fréquente pas. Sa plus grande crainte est que l’on découvre sa part de négritude. Et voilà qu’apparaît un Noir du plus bel ébène qui se prétend son frère et vient le taper de 100 dollars à ce titre. La réaction du violent Dan ne va pas se faire attendre !

« Les morts ont tous la même peau » est une bande dessinée fidèlement adaptée du roman éponyme que Boris Vian fit paraître en 1947 sous son pseudo de Vernon Sullivan. Cette nouvelle mouture a nécessité le travail d’une équipe de cinq personnes, un scénariste, deux dessinateurs, un coloriste et un lettriste. Le résultat est là : un magnifique album avec une belle couverture rigide, un agréable papier glacé et des vignettes couleur sépia évoquant très bien l’ambiance de la première moitié de l’autre siècle. Le lecteur se trouve propulsé dans l’univers plutôt glauque des bas-fonds avec son lot de boîtes plus ou moins louches, de bars borgnes et de bordels crasseux le tout en pleine ségrégation raciale. Toute l’intrigue bascule d’ailleurs lorsque se dévoile la véritable origine de Dan. Selon que vous serez noir ou blanc votre sort sera différent quand vous passerez devant le juge. Un examen attentif des dessins permet aisément d’attribuer la paternité de chacune des pages aux deux dessinateurs. En effet, bien que proches, leurs styles sont légèrement différents. L’un dispose d’un trait de très grande finesse et précision et présente pages 8 et 9 un plan général du décor tout à fait extraordinaire. L’autre a le crayon moins léger. Malheureusement, c’est lui qui se taille la part du lion pour le nombre de pages. Ce léger inconvénient mis à part, au total, un album de grande qualité, comme la plupart des productions Glénat, que l’on ne peut que conseiller aux amateurs de romans noirs.

4,5/5

08:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/06/2020

Opération Baucent (Roman)

09:18 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)