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12/11/2016

Ça va Jeeves ? (P.G.Wodehouse)

 

 

Ça va Jeeves?.jpgDe retour de la Côte d’Azur, Bertie voudrait introduire en Angleterre la mode de la veste blanche de smoking ce que réprouve son valet de chambre, Jeeves. Mais son maître, lassé d’être infantilisé, ne veut pas céder. Et comme il commence à prendre ombrage devant l’intelligence et les ruses de son butler, il se retrouve obligé et assez satisfait de se substituer à lui dans le rôle du « tireur de ficelles » et du monsieur bons-offices. Invité à la campagne chez sa tante Dahlia, il va lui falloir seul la rabibocher avec l’oncle Tom et réconcilier deux couples de ses amis, sans oublier d’empêcher un cuisinier vexé de donner son congé…

Les aventures du malheureux Bertie, l’aristocrate au grand cœur mais à l'intelligence un peu limitée, se poursuivent de plus belle dans ce nouveau tome. Bertie, croyant bien faire, n’arrive qu’à envenimer les choses et à se retrouver dans des situations impossibles mais toujours aussi amusantes pour le lecteur. Un roman hilarant avec une intrigue rondement menée et pleine de rebondissements cocasses. On passe toujours un bon moment avec Wodehouse.

4,5/5

 

 

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27/10/2016

Fields président ! (W.C. Fields)

fields.pngDrôle de bonhomme que ce W.C.Fields ! Jongleur dès l’âge de quinze ans, clown, vedette de music-hall puis de cinéma muet et ensuite parlant, il rivalisa, au sommet de sa carrière dans les années trente de l’autre siècle, avec les plus célèbres comiques américains de l’époque, Charlie Chaplin ou les Marx Brothers. « Fields président ! » fut son unique contribution à la littérature. Un concentré de « non-sense », de folie, d’humour parfois noir, parfois complètement absurde. Un sens de la formule corrosive qui fait mouche. « Quelqu’un qui déteste les enfants et les chiens ne peut pas être tout à fait mauvais. », ose-t-il dire.

S’il se proclame candidat à la présidence des Etats-Unis, c’est par pure dérision et esprit parodique. En cela, il est un précurseur de notre Coluche national, mais avec quelques ressemblances et différences. Fields donne plus dans l’absurde et le surréaliste et beaucoup moins dans le politique et l’humanitaire que notre homme à la salopette. Fields déteste le genre humain alors que Coluche l’aime au point de vouloir nourrir les nécessiteux dans ses restos du cœur. Paru en 1940 et très violemment opposé au New Deal de Roosevelt, son programme annoncé comme « populiste » semble plutôt anarchiste et complètement barré avec, de-ci, de-là quelques vérités bien envoyées et énormément de loufoqueries sans queue ni tête assez déstabilisantes. Composé d’historiettes, d’aphorismes plus ou moins absurdes, de vues parfois machistes sur le mariage, de considérations amères sur l’impôt, de bizarres règles de savoir-vivre, de conseils idiots pour se bâtir un physique de rêve, pour soigner les bébés ou pour réussir sa vie professionnelle, ce fourre-tout illustré de dessins naïfs de Mily Cabrol, se lit ou se déguste avec plaisir et facilité. Le lecteur rit, sourit et se demande quelquefois si Fields ne se moque pas un peu de lui. Est-ce drôle, amusant ou lamentable ? Un peu des trois sans doute.

3/5

Citations :

« La responsabilité majeure d’un président est d’extorquer au contribuable jusqu’à son dernier sou. »

« Ne saurait-il qu’une chose, un président doit au moins connaître le secret pour réussir dans les affaires. »

« La femme qui reproche à son mari de nettoyer ses chaussures avec les rideaux de la chambre ne fait que creuser la tombe de son mariage. »

« Soit vous mourez de faim en ayant un revenu si bas que vous n’avez pas à payer l'impôt. Soit vous disposez d’un revenu assez élevé pour payer l’impôt puis vous mourez de faim après vous en être acquitté. »

« — Papa, je peux avoir un verre d’eau ?

— Bien sûr, fiston, si tu m’en apportes un aussi… »

«— Papa, pourquoi tu embrassais la bonne hier soir ?

— Calembredaine ! Mensonge ! D’ailleurs, elle m’avait pris pour le plombier. »

« 1- Ne vous présentez jamais pieds nus à un entretien d’embauche.

2- Ne lisez pas le courrier de votre employeur potentiel pendant qu’il vous interroge sur vos qualifications.

3- Rappelez-vous de n’avoir aucune bouteille d’alcool visible sur vous ; toutefois, si cela vous échappait, ayez au moins la décence d’en proposer une rasade à votre futur patron. »

 

 

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25/09/2016

Pensées plus ou moins correctes (74)

dutourd.jpgHONNEUR

« C'est facile de se moquer des honneurs quand on est jeune : on a l'amour. »

(Jean Dutourd)

« L'honneur c'est comme les allumettes, ça ne sert qu'une fois. »

(Marcel Pagnol)

« Certaines gens échangent l'honneur contre les honneurs. »

HUMAIN

« Il est humain de se tromper, mais persévérer est diabolique. » (Errare humanum est, perseverare diabolicum)

(Proverbe latin)

« Etre humain, c'est aimer les hommes. Etre sage, c'est les connaître. »

(Confucius)

« L'être humain est incroyable. C'est la seule créature qui va couper un arbre, en faire du papier et écrire dessus : « Sauvez les arbres ! »

HUMOUR

« L'humour est la réponse polie au désespoir »

 

23/08/2016

La troisième vengeance de Robert Poutifard (Jean-Claude Mourlevat)

61wzp7XmFIL._SL125_.jpgRobert Poutifard est un vieil instituteur qui a passé toute sa carrière dans la même école. Pour son départ à la retraite, il a droit au discours du directeur, au cadeau de ses collègues et aux adieux de ses élèves. Mais derrière cette image d’Epinal de charmant vieux maître d’école se cache une tout autre réalité. Robert Poutifard a toujours détesté son métier. Enseigner n’a été pour lui qu’un long pensum et sa vie sentimentale un complet fiasco. Il vit en vieux garçon avec sa mère âgée et s’apprête à passer une retraite de vilain bonhomme aigri. Il est même bien décidé à se venger à sa manière de toutes les avanies que lui ont fait subir ses élèves.

Ce livre se présente comme un charmant roman plein d’humour, de tendresse et d’humanité. Le lecteur peut également y voir une sorte de conte philosophique sur la condition humaine, les rapports enseignant-enseigné et l’ironie d’un destin qu’un détail aurait pu faire basculer différemment. Le personnage de Poutifard, presque antipathique au départ, prend peu à peu de plus en plus de consistance et finit même par sembler touchant, émouvant voire allégorique. On lit ou plutôt on dévore cette très jolie histoire quasiment d’une traite. On peut aussi l’écouter très bien dite par l’auteur lui-même sur la plate-forme « Audible ». Inutile d’ajouter que c’est un véritable régal autant pour le fond que pour la forme. Conseil d’ami : lisez Mourlevat, vous ne le regretterez pas !

4,5/5

 

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08/06/2016

Le Président

08:27 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

27/04/2016

Le retour du petit homme (Chapitres 1 à 13)

08:36 Publié dans Humour, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

08/04/2016

Le retour du petit homme (Chapitres 1 à 12)

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06/04/2016

Jason et Robur épisode 1 (Jacques Fuentealba)

cover225x225.jpegJason et Robur ont en commun deux choses : ils sont à la fois frangins et journalistes… mais des journalistes d’un genre un peu spécial. Ils sont extra-dimensionnels, c’est-à-dire dotés de pouvoirs magiques. Envoyés spéciaux du magazine Mondes Parallèles, ces reporters de l’extrême voyagent de dimension en dimension pour rapporter les images les plus folles et les histoires les plus délirantes. Cela tombe plutôt bien puisque leur rédacteur en chef vient de leur confier une nouvelle mission : couvrir le siège d’une cité médiévale assaillie par des armées de monstres particulièrement féroces dans une dimension où la magie est très présente. Nos deux héros vont se retrouver malgré eux au centre d’un affrontement pour le moins étonnant. 

« Malheur aux vaincus ! » est le premier épisode d’une saga de fantaisie décalée. Tous les éléments du genre y sont représentés : cadre moyenâgeux, magiciens, dragons, kobolds et même une maladie mystérieuse. Et, cerise sur le gâteau, une bonne dose d’humour parodique. Un style fluide, élégant, efficace. Que demander de plus pour une lecture de divertissement dont l'intrigue fait un peu penser à celle d’une bande dessinée ? Et pour ne rien gâcher, les éditions Walrus ont eu l’élégance de proposer une histoire complète et non l’habituel « teaser » qui agace tant. Amateurs de fantaisie amusante, précipitez-vous sur les plateformes de téléchargement. Vous passerez un bon moment de lecture qui ne vous coûtera pas un kopeck !

4/5

 

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30/01/2016

Les godasses (Sketche humoristique)

08:02 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

12/01/2016

Le papyrus de César (Ferri-Conrad)

 

le payrus de césar.jpgA Rome, Jules César vient d'achever l'écriture de ses « Commentaires de la Guerre des Gaules ». Son éditeur, Bonus Promoplus lui conseille de supprimer le chapitre consacré aux revers subis face aux irréductibles Gaulois d'Armorique. L'ennui c'est qu'un scribe solidaire l'a fait disparaître et l'a confié à Doublepolemix, colporteur sans frontières, qui s'est retrouvé pourchassé par un commando de l'armée romaine bien décidé à récupérer le fameux papyrus qui, s'il est divulgué, risque de provoquer un scandale sans précédent et même déclencher une affaire qui va faire trembler tout l'empire sur ses bases.

Ce nouvel opus du duo qui s'est donné pour mission de remplacer Goscinny et Uderzo pour le plus grand bien des éditions Albert René et de quelques autres, même s'il est supérieur aux albums signés Uderzo seul, n'est quand même pas du niveau de ceux de la grande époque des créateurs. Si les dessins de Didier Conrad sont fidèles au coup de patte d'Uderzo au point d'en être bluffants, il n'en est pas tout à fait de même de l'esprit et de l'humour de Goscinny, nettement plus difficiles à imiter ! En dépit de nombreux gags, de clins d'oeil, d'allusion et même d'un coup de chapeau final aux deux pères des « irréductibles », le lecteur ne rit pas beaucoup à la lecture de cette histoire à l'intrigue sans grande originalité ni attrait particulier. A se demander s'il ne faudrait pas fuir systématiquement toutes ces resucées, ces ouvrages (BD, romans ou films) produits par des continuateurs qui n'auront jamais le génie des créateurs. Au bout du compte, une impression des plus mitigées.

2,5/5

 

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