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05/10/2015

Masculin/Féminin (Roland Magdane)

index.jpgLa langue française est quand même bizarre. Pourquoi dit-on UN tabouret et pourquoi UNE chaise ? Pourquoi UN tabouret ? Le tabouret a-t-il des petits attributs que je n'aurais point vus ? Pourquoi dès que c'est UNE galère, c'est tout de suite au féminin ? LA pluie, LA neige, LA grêle, LA tempête, tout ça, c'est pour vous les filles. Ah ben oui ! Nous, c'est LE soleil et LE beau temps, voyez ? Mais vous, vous avez pas de pot : LA cuisine, LA bouffe, LA poussière, LA pattemouille. Nous, c'est LE café dans LE fauteuil avec LE journal, et ça pourrait être LE bonheur si vous ne veniez pas nous foutre LA merde. Ah, j'ai rien inventé, la langue française est quand même bizarre... Mais ne voyez aucun sexisme là-dedans, oh non !

D'ailleurs, entre parenthèses, je vous signale que le mot sexe n'a pas de féminin. On ne dit pas UNE sexe, on dit LE sexe d'UNE femme, ça fait quand même plus sérieux, eh oui! D'ailleurs, dès que c'est sérieux, comme par hasard, c'est tout de suite au masculin : On dit UNE rivière, UNE p'tite rivière, mais UN fleuve, on dit UNE voiture, mais UN avion avec UN réacteur et pas UNE hélice de merde, là ! Et quand il y a un problème dans un avion, c'est tout de suite UNE catastrophe, hé ! Hé ! Alors, c'est toujours à cause d'UNE erreur de pilotage, d'UNE mauvaise visibilité, bref à cause d'UNE connerie. Et alors, attention, dès que la connerie est faite par un mec, tout de suite, ça s'appelle plus UNE connerie, ça s'appelle UN impondérable !

Enfin, moi, si j'étais vous les filles, je ferais une pétition. Et il faut faire très très vite parce que votre situation s'aggrave de jour en jour : y'a pas si longtemps, vous aviez LA logique, LA bonne vieille logique féminine. Ça, les mecs, ça leur a pas plu, ils ont inventé LE logiciel. Mais vous avez quand même quelquefois de petits avantages : On a LE mariage, LE divorce, vous avez LA pension. Vous avez LA carte de crédit, on a LE découvert. Mais en général, le type qui a inventé la langue française ne vous aimait pas beaucoup. Il n'a pas pu s'empêcher de mettre UN accouchement. Vachement masculin, UN accouchement ! Ah ça, des erreurs comme ça, il en a fait plein : UN sac à main, ça c'est viril à mort ça! UN soutien-gorge, ça c'est un truc de camionneur ! LE maquillage, LE rouge à lèvres...

Il s'est trompé dans l'autre sens aussi : UNE moustache, ça c'est la féminité poussée à son comble. LA virilité... et UNE couille !!! Alors là, je sais pas comment il a fait pour se tromper, parce que très tôt dans la vie, on découvre qu'UNE couille c'est pas ce qu'il y a de plus féminin. Même les aveugles font la différence. Ben lui, il a rien vu : "Hein? UNE couille? Kécecéça ? Oh ben ça doit être un truc féminin, en tout cas, moi j'ai rien du tout. " Et là, ça expliquerait tout : Ça expliquerait LA virilité, LE maquillage, LE rouge à lèvres, LE sac à main, LE soutien-gorge... LE travesti ! Veuillez donc noter que la langue française a été inventée par un travelo. Depuis que je sais ça, je fais très attention quand je parle à ma femme, pour ne pas la vexer. Maintenant je fais LE cuisine, après je fais LE vaisselle, et je regarde LE télé en me grattant UN couille.

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05/08/2015

L'école des femmes (Molière)

index.jpg(Acte I, scène 1- Extrait)

 

(Chrysalde)

Vous venez, dîtes-vous, pour lui donner la main ?

 

(Arnolphe)

Oui, je veux terminer la chose dans demain.

 

(C)

Nous sommes ici seuls, et l'on peut, ce me semble,

Sans crainte d'être ouïs, y discourir ensemble.

Voulez-vous qu'en ami je vous ouvre mon coeur ?

Votre dessein pour vous me fait trembler de peur;

Et, de quelque façon que vous tourniez l'affaire,

Prendre femme est à vous un coup bien téméraire.

 

(A)

Il est vrai, notre ami, peut-être que chez vous

Vous trouvez des sujets de crainte pour chez nous;

Et votre front, je crois, veut que du mariage

Les cornes soient partout l'infaillible apanage.

 

(C)

Ce sont coups du hasard, dont on n'est point garant

Et bien sot, ce me semble, est le soin qu'on en prend.

 

(A)

Mon Dieu, notre ami, ne vous tourmentez point;

Bien huppé qui pourra m'attraper sur ce point.

Je sais les tours rusés et les subtiles trames

Dont, pour nous en planter, savent user les femmes,

Et comme on est dupé par leurs dextérités;

Contre cet accident j'ai pris mes sûretés,

Et celle que j'épouse a toute l'innocence

Qui peut sauver mon front de maligne influence.

 

(C)

Et que prétendez-vous qu'une sotte, en un mot...

 

 

(A)

Epouser une sotte est pour n'être point sot.

Non, non, je ne veux point d'un esprit qui soit haut,

Et femme qui compose en sait plus qu'il ne faut.

Je prétends que la mienne, en clarté peu sublime,

Même ne sache pas ce que c'est qu'une rime.

En un mot qu'elle soit d'une ignorance extrême;

Et c'est assez pour elle, à vous en bien parler,

De savoir prier Dieu, m'aimer, coudre et filer.

 

(C)

Une femme stupide est donc votre marotte ?

 

(A)

Tant, que j'aimerais mieux une laide bien sotte

Qu'une femme fort belle avec beaucoup d'esprit.

 

(C)

L'esprit et la beauté...

 

(A)

L'honnêteté suffit.

 

(C)

Je ne vous dis plus mot.

 

(A)

Chacun a sa méthode.

En femme, comme en tout, je veux suivre ma mode.

Je me vois riche assez pour pouvoir, que je crois,

Choisir une moitié qui tienne tout de moi

Et de qui la soumise et pleine dépendance

N'ait à me reprocher aucun bien ni naissance.

Un air doux et posé, parmi d'autres enfants,

M'inspira de l'amour pour elle dès quatre ans :

Sa mère se trouvant de pauvreté pressée,

De la lui demander, il me vint la pensée,

Et la bonne paysanne, apprenant mon désir,

A s'ôter cette charge eut beaucoup de plaisir.

Dans un petit couvent, loin de toute pratique,

Je la fis élever selon ma politique,

C'est à dire ordonnant quels soins on emploierait

Pour la rendre idiote autant qu'il se pourrait.

Dieu merci, le succès a suivi mon attente.

Et, grande, je l'ai vue à telle point innocente

Que j'ai béni le Ciel d'avoir trouvé mon fait,

Pour me faire une femme au gré de mon souhait.

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08/07/2015

Bonnes vacances

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21/06/2015

La fabrique de crétins

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12/06/2015

Immigration

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23/05/2015

La dinde et le chapon (Fable)

images.jpgIl était une fois une dinde qui rencontra

Un jeune et charmant chapon

Fraîchement émoulu de l'ENA

L'école nationale des ânons

Bâtés, technocrates patentés

Et crânes d'oeufs réputés.

La dinde blonde fut aussitôt séduite

Et sous influence vite conduite.

Le beau chapon sortait de l'IGA,

Annexe de la maison poulaga

Où le Sinistre de l'Intérieur

Place ses éléments les meilleurs.

Ils en sortent pour devenir préfets

Et même d'Andorra grands Viguiers

Curieusement le chapon choisit de quitter

Ce brillant service si prometteur

Pour devenir simple et pouilleux bretteur

D'un parti bleu marine bien marginalisé.

Immédiatement il s'employa

De fond en comble à le bouleverser.

A grands seaux, les étables fascistes il nettoya

Les vieux ringards il sut dehors les jeter.

Quand le chapon sera venu au bout de sa mission,

Qu'il aura terminé ses exécutions,

Liquidations, dédiabolisations,

Normalisations et régularisations,

Il se verra attribuer une grosse préfecture

Voire une belle, bonne et grande sinécure.

Quant à la dinde il ne pourra lui rester,

Une fois le père et le pays trahis,

Et tous les rêves de gloire enfuis,

Que ses yeux bleus pour pleurer.

 

(John von La Fountain jr. D'après une lettre de Théofrède)

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05/05/2015

Porterhouse / Extrait (Tom Sharpe)

images.jpg"Au château de Coft, le Doyen et sir Cathcart étaient assis dans la bibliothèque, une carafe de brandy à moitié vide sur le guéridon à côté d'eux, à remâcher amèrement le souvenir de bien des gloires passées.

- La ruine de l'Angleterre. Ces foutus socialistes ! Gronda sir Cathcart. Ils ont fait de ce pays une société de bienfaisance. On ne gouverne pas une grande nation avec de bonnes intentions. Foutue folie ! De la discipline, voilà ce qu'il faut au pays. Une bonne dose de chômage pour ramener la classe ouvrière à la raison.

- Ca n'a plus l'air de marcher en ce moment, dit le Doyen avec un long soupir. Autrefois les dépressions avaient un effet très salutaire.

- C'est la faute des Allocations. On gagne plus à ne rien faire qu'à travailler. Grossière erreur. Qu'on leur fasse un peu tirer le diable par la queue et tout rentrera dans l'ordre.

- Ce qu'on dit toujours, c'est que les femmes et les enfants souffrent, dit le Doyen.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à ça, continua le général. Rien de tel qu'une femme qui a faim pour donner du courage à un homme. Ca me rappelle un tableau que j'ai vu autrefois. Tout un tas de chasseurs autour d'une table qui attendent pour dîner, et la dame de la maison qui rentre et qui soulève le couvercle du plat. Sacré bon sang de bonsoir ! Belle femme, belle peinture ! Un peu de brandy ?

- C'est très aimable à vous, dit le Doyen, en tendant son verre.

- L'ennui avec ce... Godber Evans, c'est qu'il est d'origine modeste, dit sir Cathcart, après avoir rempli leurs verres. Ne comprend rien aux hommes. Pas de vieille famille de campagne derrière lui. Pas de qualités de chef. Il faut avoir vécu avec les animaux pour comprendre les hommes, les travailleurs, il faut savoir les entraîner. Un coup de cravache sur le derrière quand ils font mal, une caresse dans le cou s'ils font bien. Pas la peine de leur bourrer le crâne avec des idées qu'ils sont incapables de comprendre. Pas le sens commun, toute cette éducation.

- Je suis tout a fait d'accord avec vous dit le Doyen. Donner aux gens une éducation au-dessus de leur condition a été une des grandes erreurs de ce siècle. Ce dont le pays a besoin, c'est d'une élite éduquée. Celle qu'il a pu avoir, en fait, au cours des trois cents dernières années.

- Trois repas par jour, un toit au-dessus de leur tête, et les manants n'ont rien à demander de plus. C'est des gars solides qu'il nous faut. Dans ce système, il n'y a que des lavettes. La société de consommation, c'est bien ça. Comment consommer ce qu'on a pas fabriqué ? Foutue chienlit."

 

(Porterhouse ou la vie de collège. Tom Sharpe – Ed. Belfond)

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11/12/2014

Le félin et le blaireau

Le blaireau.PNG

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03/12/2014

Sagesse tibétaine

Lama.jpgUn moine tibétain marche sur une route glacée de montagne et entend un faible pépiement.
Il regarde autour de lui et voit au pied d'une haie, un tout petit moineau à moitié mort de froid.
Il le prend et le réchauffe dans ses mains
"Que faire, s'interroge-t-il ? Si je le garde avec moi, il va salir ma robe et au couvent le chat le mangera ; si je le laisse ici, il va mourir de froid."
Soudain une idée lui vient : pour le protéger du gel, il place l'oisillon dans une bouse fumante de vache sacrée, et poursuit son chemin l'âme en paix. L'oisillon se réchauffe et commence à chanter à plein gosier sa joie d'être encore vivant.
Un renard qui passe par là, entend la bouse de vache chanter ; intrigué il s'approche, découvre notre moineau et le croque.

             Trois moralités à cette histoire :
1) Celui qui te met dans la merde ne te veut pas forcément du mal.
2) Celui qui t'en sort ne te veut pas forcément du bien.
3) Quand tu es dans la merde, surtout ferme ta gueule !

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30/11/2014

Le retour du petit homme (Chapitre 4)

08:48 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)