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08/06/2013

Pensées plus ou moins correctes (11)

alain de benoist.jpgBONNES MANIERES

« Quand les bonnes manières prennent le dessus, les mauvaises prennent le dessous. »

(Alain de Benoist)

BON SENS

« Le bon sens n'est qu'une méprisable et pitoyable absence d'imagination et de souplesse mentale. »

(H.P. Lovecraft)

« Nous ne trouvons guère de gens de bon sens que ceux qui sont de notre avis. »

(La Rochefoucauld)

« Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée. »

BOUGIE

« On peut allumer des dizaines de bougies à partir d'une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant. »

(Bouddha)

BOURGEOIS

« J'appelle bourgeois tout ce qui pense bassement. »

(Gustave Flaubert)

« Si tout finit par une catastrophe, ce sera la faute à la bourgeoisie. Depuis 1789, elle est responsable. »

(Robert Poulet)

BRACONNIER

« Chasser par plaisir est coupable. Chasser par besoin, non. Il n'y a de chasseur légitime que le braconnier. »

(Victor Hugo)

24/02/2013

Pensées plus ou moins correctes (4)

poivrot.jpgALCOOL

« Quand je vends de l'alcool, on appelle ça du trafic. Quand mes clients le servent sur des plateaux d'argent, le long du lac, on appelle ça de l'hospitalité. »

(Al Capone)

« L'alcool est comme Activia : c'est actif à l'intérieur et ça se voit à l'extérieur. »

Je n'ai jamais abusé de l'alcool. Il a toujours été consentant.

L'alcool ne résout pas les problèmes. Ceci dit, l'eau et le lait non plus.

L'alcool tue... Mais combien sont nés grâce à lui ?

 

AMASSER

« Qui trop amasse alourdira sa perte. »

(Tao Te King)

AMERICANISATION

« Les Etats-Unis étant à la tête du Système occidental, ils sont la référence pour la nouvelle classe dirigeante qui affiche ainsi une anglophilie et une américanophilie de principe ; l’américanisation de la culture non seulement traduit la puissance américaine mais est également son instrument car elle est un moyen de plier les peuples à sa conception du monde et à ses intérêts. La résistance à l’américanisation de la culture et des moeurs n’est donc pas un combat marginal mais crucial. »

(Polémia.- 500 mots pour la dissidence)

AMBITION

« Ceux qui s'avancent trop précipitamment reculeront encore plus vite. »

(Mencius)

« Le difficile n'est pas de monter, mais, en montant, de rester soi. »

(Jules Michelet)

ÂME

« Entre le plus possible dans l'âme de celui qui te parle. »

(Marc-Aurèle)

« Tu t'étonnes d'avoir voyagé si loin, d'avoir varié les itinéraires sans avoir dissipé la tristesse et la douleur de ton coeur. C'est l'âme qu'il te faut changer, non pas le climat. »

(Sénèque)

« Une âme saine dans un corps sain. » (Mens sana in corpore sano)

(Locution latine)

« Corps rempli, âme consolée. »

(Proverbe italien)

AMERIQUE

« L'Amérique ne peut être comprise que comme civilisation du simulacre. »

(M.G. Dantec)

AMI

« Vous avez trois sortes d'amis : vos amis qui vous aiment, vos amis qui ne se soucient pas de vous et vos amis qui vous haïssent. »

(Chamfort)

 

16/01/2013

La dinde et la poule (Fable)

Trierweiler.jpgBraves gens, méfiez-vous de la haine femelle,

Tout comme la jalousie, elle peut être éternelle.

 

Sur son tas de fumier, Mollet le coq chantait

Sans se lasser, il jabotait et pérorait

Car roi de la basse-cour il était devenu.

Pour quelques voix de plus, il était parvenu

A ceindre des lauriers la couronne tant convoitée

Et du Palais Balisé le nabot virer.

Valou, sa dinde favorite, l'avait bien aidé

Toute fiérote d'avoir Ségo, la poule, éjectée

Après avoir pondu quatre poussins sans passer

Devant M'sieu l'Maire en justes noces convoler.

Fort dépitée que sa majesté emplumée

Pour nul poste de ministre ne l'ait sélectionnée,

La poule poitevine répudiée du perchoir rêvait.

Mais la dinde teigneuse au grain veillait.

Elle vivante, l'ancienne, la rejetée, jamais rien n'aurait.

Fière de sa réussite, la dinde Valou

Qui croyait avoir fait roi un volatile tout mou

En le mettant au régime sans Pépito,

Choucroute, cassoulet, hamburger ni gâteau,

Partout, à Tulle, Berlin ou New-York le suivait,

A défaut de première dame, concubine restait,

A la mère de ses poussins à mort en voulait.

Sego.jpgDans les couloirs de l'ONU, elle l'obligea

A filer, à faire comme s'il ne la voyait pas.

La poule en fut très fortement dégoûtée

Et la dinde bizarrement n'en tira nulle fierté

Car Mollet le coq sa hargne lui reprocha :

« Valou, j'ai beau faire, je ne comprends pas

Pourquoi cette haine, acharnée, inlassable

Contre une rejetée, une paria si misérable ? »

- Mollet, pauvre couillon, moi, vivante,

Jamais devant tes yeux ton ex ne sera présente.

La première, la favorite, c'est moi et pas elle

Qu'elle aille se faire cuire un oeuf la péronnelle !

Ni chef du parti, ni ministre, ni présidente,

Ni députée, ni rien ne sera cette emmerdante !

Qu'elle crève la grosse poule dans ses Charentes-Poitou

Et diantre qu'elle ne s'approche plus jamais de nous.

A La Rochelle, Ségo voulut se présenter.

Pour aider son adversaire, Valou se mit à touiter.

La poule convoqua la presse, au charron hurla,

Le microcosme du média volailler se déchaîna.

Fâché de cette bavure, le coq la réprimanda.

Valou se jura de bientôt faire profil bas.

A son cher coq, elle promit que la prochaine fois

Avant de touiter, sa langue sept fois tournerait

Mais que de l'encore plus lourd elle balancerait.

Ainsi chez les roses, jamais ne finissaient les querelles

De ces suffragettes et autres enragées femelles.

Sa piteuse majesté Coq ses plumes s'arrachait

Car de sa poule rejetée que faire ne savait...

 

(John von La Fountain Jr.)

08:23 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

11/01/2013

Le phoque et les tourtereaux (fable)

phoque.jpgPar un joli printemps plein d'oiseaux qui chantaient,

Un très vieux phoque racorni se lamentait

En voyant deux tourtereaux tout occupés

A bâtir leur nid et à bien se bécoter

Il enviait leur amour et leur félicité.

Lui qui n'avait jamais connu qu'amours déçus,

Etreintes, enculades et autres papans cuculs,

Il rêvait de mariage, d'union consacrée

Par l'onction républicaine et sacrée.

Que diable, si l'on s'aime, les mêmes droits on doit avoir

Et tous se marier entre pairs on doit pouvoir...

Ensuite, il se voyait fort benoîtement adopter

Un, deux ou trois bébés phoques tachetés

Qu'il pourrait tout à loisir bécoter et mignoter.

Deux femelles appariées pourraient aussi enfanter

Grâce à la procréation techniquement assistée.

Le tourtereau s'approcha du gros bariolé

En s'empressant à son souvenir de rappeler

Que le mariage n'a été un jour inventé

Que pour stabilité à l'enfant et à la femelle donner.

Qu'ont-ils donc besoin, lui et ses pairs de singer

Une institution de nos jours si délaissée

Par les zétéros tous concubins fatigués

Si ce n'est pour pervertir notre société.

« Oubliez-nous, ajouta l'oiseau agacé,

Chez les grecs allez donc vous faire ramoner !

Loin de nos yeux, toutes vos turpitudes !

Estimez-vous heureux que Dieu dans sa mansuétude

En statue de sel ne vous ait pas transformé,

C'est ce qui vous pend au nez et que méritez ! »

 

Quand tout est inverti et qu'on marche sur la tête

Il faut s'attendre à de sacrés maux de tête.

(John von La Fountain Jr.)

08:26 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

09/01/2013

La hyène et la limace

bouteflika hollande.jpgUn jour d'hiver, la hyène, satrape de Berbérie,

Invita son voisin gaulois, la molle limace

Démocratique et toujours prête à toute grimace,

Salamalecs, ronds de jambes et diplomatie.

On se congratula, la molle limace bava

Et de bonheur en bredouilla. La hyène ricana

Quand sa rose majesté au palais se prit

Les pieds dans le rouge et épais tapis.

Pourtant, toute gélatineuse mais fort résolue,

Notre fière invertébrée était venue

Pour le prix du gaz à la baisse renégocier,

L'invasion des orques berbères réfréner,

Repentances et coûteuses réparations rejeter

Et la grâce des pauvres maudits demander.

Molle altesse se retrouva bien vite déçue.

Quelques méchants coups de dents, griffes et pieds

Suffirent à calmer d'aussi impudentes velléités.

Devant toute la haute assemblée des hyènes réunies

Elle reconnut les souffrances de la Berbérie,

L'horreur et l'abomination des colonies,

Par millions, des visas d'entrée elle promit

Et les maudits n'eurent droit qu'à l'oubli.

Le tarif du gaz resta indexé sur celui du pétrole

Et, comme ultime et superfétatoire torgnole,

La limace dut se résigner à l'acceptation

D'une énième terrible injuste augmentation.

De retour dans son écologique dirigeable

La pauvre bête sortit ce commentaire minable :

« Cela aurait pu être encore beaucoup plus pire ;

D'une simple pichenette, la hyène aurait pu m'occire.

Heureux et contents sommes-nous qu'elle se satisfasse

De nous laisser juste le futal sur les godasses ! »

Rentré dans son palais, la laide hyène satisfaite

Déclara à tous ses ministres rassemblés :

« A toujours trop vouloir mon arrière-train lécher,

La prochaine fois, cette visqueuse baveuse surfaite

En sera quitte pour également nettoyer

Toute la gluante bave qu'au sol elle nous a laissée

Derrière elle, tant elle a piteusement balisé

De peur devant ma très auguste majesté

Qui n'aurait d'ailleurs jamais daigné

S'abaisser à cette gélatine impure croquer.

 

Pendant tout ce temps, dans la liesse, la populace

Youyoutait de la déconfiture de la limace

Qui, elle, revenait néanmoins rassérénée

Son honneur aussi vite perdu que retrouvé.

 

(John von La Fountain Jr.)

09:19 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

18/03/2012

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01/06/2010

Tom Sharpe a écrit...

Tom Sharpe.jpg

dans... Porterhouse ou la vie de collège

"(...)

Au château de Coft, le Doyen et sir Cathcart étaient assis dans la bibliothèque, une carafe de brandy à moitié vide sur le guéridon à côté d'eux, à remâcher amèrement le souvenir de bien des gloires passées.

- La ruine de l'Angleterre. Ces foutus socialistes ! Gronda sir Cathcart. Ils ont fait de ce pays une société de bienfaisance. On ne gouverne pas une grande nation avec de bonnes intentions. Foutue folie ! De la discipline, voilà ce qu'il faut au pays. Une bonne dose de chômage pour ramener la classe ouvrière à la raison.

- Ca n'a plus l'air de marcher en ce moment, dit le Doyen avec un long soupir. Autrefois les dépressions avaient un effet très salutaire.

- C'est la faute des Allocations. On gagne plus à ne rien faire qu'à travailler. Grossière erreur. Qu'on leur fasse un peu tirer le diable par la queue et tout rentrera dans l'ordre.

- Ce qu'on dit toujours, c'est que les femmes et les enfants souffrent, dit le Doyen.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à ça, continua le général. Rien de tel qu'une femme qui a faim pour donner du courage à un homme. Ca me rappelle un tableau que j'ai vu autrefois. Tout un tas de chasseurs autour d'une table qui attendent pour dîner, et la dame de la maison qui rentre et qui soulève le couvercle du plat. Sacré bon sang de bonsoir ! Belle femme, belle peinture ! Un peu de brandy ?

- C'est très aimable à vous, dit le Doyen, en tendant son verre.

- L'ennui avec ce... Godber Evans, c'est qu'il est d'origine modeste, dit sir Cathcart, après avoir rempli leurs verres. Ne comprend rien aux hommes. Pas de vieille famille de campagne derrière lui. Pas de qualités de chef. Il faut avoir vécu avec les animaux pour comprendre les hommes, les travailleurs, il faut savoir les entraîner. Un coup de cravache sur le derrière quand ils font mal, une caresse dans le cou s'ils font bien. Pas la peine de leur bourrer le crâne avec des idées qu'ils sont incapables de comprendre. Pas le sens commun, toute cette éducation.

- Je suis tout a fait d'accord avec vous dit le Doyen. Donner aux gens une éducation au-dessus de leur condition a été une des grandes erreurs de ce siècle. Ce dont le pays a besoin, c'est d'une élite éduquée. Celle qu'il a pu avoir, en fait, au cours des trois cents dernières années.

- Trois repas par jour, un toit au-dessus de leur tête, et les manants n'ont rien à demander de plus. C'est des gars solides qu'il nous faut. Dans ce système, il n'y a que des lavettes. La société de consommation, c'est bien ça. Comment consommer ce qu'on a pas fabriqué ? Foutue chienlit.

 

(Porterhouse ou la vie de collège. Tom Sharpe - Ed. Belfond)

 

 

09:17 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : réaction