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05/08/2017

Pensées plus ou moins correctes (95)

LARRON

« L’occasion fait le larron. »

jean rostand.jpgLECTEUR

« L’écrivain souhaite des lecteurs qui lui ressemblent et lui soient tout juste inférieurs : à son image, mais plus naïfs. »

(Jean Rostand)

LECTURE

« Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégouts de la vie ».

(Montesquieu)

« Chaque lecture est un acte de résistance. Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même. »

(Daniel Pennac)

LEGALITE

« Moi aussi, je veux la légalité (ou je la veux bien) mais je commence par le bon droit et la justice. »

(Vinoba)

25/07/2017

Pensées plus ou moins correctes (94)

orwell.jpgLANGAGE

« Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que du vent. (…) La langue officielle contrôle, atténue, interdit, déforme, corrige, contribue au détachement, à la chosification du réel, au panurgisme, anesthésiant la « base électorale », chose aussi inerte qu’on se demande quels êtres doués de raison peuvent bien la composer. »

(George Orwell)

LANGUE

« Si la pensée peut corrompre la langue, il est non moins vrai que la langue peut corrompre la pensée. »

« Elle parlait six langues et ne savait dire « non » dans aucune. »

(Paul Morand)

« Dieu nous a donné la langue pour que nous puissions dire des choses charmantes à nos amis et de dures vérités à nos ennemis. »

(Heinrich Heine)

« Je rêve d’une langue dont les mots, comme des poings, fracasseraient les mâchoires. »

(Cioran)

« Le glaive a deux tranchants. La langue en a cent. »

« Tourne sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler. »

15/07/2017

Pensées plus ou moins correctes (93)

Dumas fils.jpgLÂCHE

« Les hommes sont si lâches et si serviles que si leurs tyrans leur ordonnaient de s’aimer, ils s’adoreraient. »

(Alexandre Dumas fils)

LAID

« Une laide impérieuse et qui veut plaire est un pauvre qui commande qu’on lui fasse la charité. »

(Chamfort)

« Nous avons contre les femmes laides qui nous font des avances une colère faite du regret des jolies que nous n’avons pas eues. »

(Louis de Robert)

LA MEDISANCE

« Si tous les hommes savaient ce qu’ils disent les uns des autres, il n’y aurait pas quatre amis dans le monde. »

(Pascal)

05/07/2017

Pensées plus ou moins correctes (92)

montesquieu.jpgJUSTICE

« Lorsque la politique entre dans la justice, la justice en sort. »

(Montesquieu)

« La justice n’a rien à voir avec la loi qui n’en est que la déformation, la charge, la parodie. »

(Georges Courteline)

« Paie le mal avec la justice et la bonté avec la bonté. »

(Lao Tseu)

« On fait toujours semblant de confondre les juges avec la justice, comme les prêtres avec Dieu. C’est ainsi qu’on habitue les hommes à se défier de la justice et de Dieu. »

(Alphonse Karr)

« La justice est une si belle chose qu’on ne saurait trop l’acheter. »

(Lesage)

La Justice, c’est six mille ans d’erreurs judiciaires. »

(Robert Brasillach)

« La justice est gratuite. Heureusement qu’elle n’est pas obligatoire. »

(Jules Renard)

« La justice, elle n’existe pas. Il y a rêve de justice dans l’esprit de certains hommes, c’est tout. »

(Reine Malouin)

24/06/2017

Pensées plus ou moins correctes (91)

 

tolkien.jpgJOYEUX

« Si nous étions plus nombreux à apprécier la bonne chère, la gaieté et les chansons plus que les pièces d’or, ce monde serait plus joyeux. »

(J.R.R. Tolkien)

JUGEMENT

« Il en est de nos jugements comme de nos montres. Aucune ne dit comme l’autre mais chacun se fie à la sienne. »

(A. Pope)

« Tout le monde se plaint de sa mémoire et personne ne se plaint de son jugement. »

« On est quelquefois sot avec de l’esprit, mais on ne l’est jamais avec son jugement. »

(La Rochefoucauld)

« Rien n’égale notre hâte à donner force de loi aux jugements que nous portons sur notre prochain, surtout s’ils sont défavorables. »

(Tristan Bernard)

 

22/06/2017

La pierre de gratitude (Conte philosophique)

 

pierre.jpgLa pierre de la gratitude

 

 

Un jour, j’ai trouvé une jolie pierre, je l’ai mise dans ma poche et je me suis dit : « Chaque fois que je toucherai cette pierre, je vais penser à quelque chose dont je suis reconnaissant. »

Chaque matin quand je me lève, je prends ma pierre sur la commode, et je la mets à nouveau dans ma poche, et je pense aux choses pour lesquelles je ressens de la gratitude. Et le soir, je fais la même chose… Je vide mes poches et je remets la pierre sur la commode.

J’ai eu plusieurs expériences surprenantes avec cette pierre. Par exemple, un jour j’ai eu un visiteur d’Afrique du Sud, et j’ai laissé tomber ma pierre ; il l’a vue et m’a demandé : Qu’est- ce que c’est ? Je lui ai expliqué que c'était une « Pierre de la Gratitude ».

Deux semaines plus tard, j’ai reçu un e-mail d’Afrique du Sud : « Mon fils est en train de mourir d’une maladie rare, c’est un sorte d’hépatite. Pourrais-tu m’envoyer trois Pierres de la Gratitude ? »

C’étaient seulement des pierres que j’avais trouvées sur le sol. Alors je suis allé dans une rivière, j’ai choisi avec soin trois jolis cailloux, et les ai envoyés à mon ami. Quatre ou cinq mois plus tard, j’ai reçu un e-mail qui disait : « Mon fils va mieux, il se porte à merveille. Tu dois savoir quelque chose : nous avons vendu plus de mille Pierres de la Gratitude à 15 francs pièce et nous avons versé tout l’argent à une œuvre de charité. Merci beaucoup. »

 

17/06/2017

Comment cesser de programmer l'échec (Michel Dogna)

Comment cesser de programmer.jpgL’être humain est tout à la fois corps et esprit. Son esprit a des potentialités qu’il ne soupçonne même pas. Certains semblent accumuler les souffrances et les malheurs alors que d’autres collectionnent les joies et les réussites. Pour l’auteur, tout dépend de la pensée positive qu’il appelle « la force d’attraction ». L’univers serait une source de bonheur inépuisable. Nos pensées négatives seraient non seulement une barrière empêchant qu’il se déverse sur l’humain, mais en plus, qu’elles perpétueraient indéfiniment les catastrophes et les calamités…

« Comment cesser de programmer l’échec » est un essai de psychologie appliquée, présenté par Michel Dogna, naturopathe bien connu. Ses recherches sur la maladie l’ont amené à la conclusion que le psychologique avait toujours le dernier mot dans la plupart des cas de pathologie. Nos maux n’arrivent jamais par hasard et nous avons en nous tous les facteurs de guérison possibles. Cette méthode semble pas mal à voir avec la sophrologie ou avec la fameuse « méthode Coué ». Même si les arguments et les anecdotes présentés laissent un peu rêveur, rien n’empêche d’essayer de la pratiquer. Que risque-t-on ? Une meilleure santé ? Plus de réussite ? Un livre qui donne à réfléchir.

4/5

 

12/06/2017

Pensées plus ou moins correctes (90)

JOUR

« Les jours se suivent pas à pas mais ne se ressemblent pas. »

JOURNAL

péguy.jpg« Homère est nouveau ce matin et rien n’est peut-être aussi vieux que le journal d’aujourd’hui. »

(Charles Péguy)

« Tout le monde sait à quoi s’en tenir avec nos journaux : le sourd note ce que lui raconte l’aveugle, le crétin de service corrige le tout et les collègues recopient. »

(Timur Vermes)

JOURNALISTE

« Si tous les journalistes racontent la même chose, le mensonge devient vérité. Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé. »

(Laurent Obertone)

« Là où les impôts paient les journalistes, c’est le gouvernement qui écrit les journaux. »

 

06/06/2017

Pensées plus ou moins correctes (89)

spinoza.jpgJOIE

« La joie est le passage de l’homme d’une moindre perfection à une plus grande. La tristesse est le passage de l’homme d’une plus grande perfection à une moindre. »

(Spinoza)

« La joie, c’est ce qui se passe moins l’idée que l’on s’en fait. »

« La joie est en tout. Il faut savoir l’extraire. »

(Confucius)

« Il n’est pas d’hiver sans neige, de printemps sans soleil et de joie sans être partagée. »

JOUEUR

« Jeune joueur, vieux mendiant. »

JOUISSANCE

« La vie de ce monde n’est qu’une jouissance éphémère et trompeuse. »

(Coran III, 185)

 

01/06/2017

Le sultan qui voulait être heureux (Conte de Somalie)

sultan.jpgIl était une fois un sultan riche et célèbre qui habitait à Mogadiscio dans un magnifique palais au bord de l’Océan Indien pour bénéficier de la fraîcheur de la brise de mer. Il possédait des chemises brodées de fil d’or, des tapis épais, des soieries d’Arabie et des bijoux précieux à foison. Dans chacune des cent pièces de sa demeure brûlait en permanence l’encens le plus rare. Pourtant, malgré son immense richesse, le sultan était malheureux et il n’arrivait pas à comprendre pourquoi. Il avait de nombreuses épouses toutes très belles, toujours en train de se chamailler, des fils, toujours en train de se disputer et des filles, toujours en train de bouder. Il pouvait s’acheter tout ce qu’il désirait et, malgré tout, il ne connaissait ni le bonheur ni la satisfaction. Un beau matin, après une nuit d’insomnie passée à se lamenter sur son triste sort, il appela ses domestiques et leur dit : « Partez immédiatement à la recherche d’un homme heureux et quand vous l’aurez trouvé, ramenez-le-moi. Je veux lui parler. »

Les serviteurs du puissant sultan parcoururent le pays de long en large jusqu’à ce qu’un jour ils remarquent un pauvre homme qui chantait en tirant de l’eau d’un puits minuscule. Cette eau était destinée à sa chamelle, une bête squelettique. Il se mit à la traire tout en continuant à chantonner et il partagea le peu de lait qu’il obtint avec les domestiques du sultan. Le ventre vide, cet homme trouvait encore le moyen de rire, de chanter et de plaisanter.

— Es-tu vraiment un homme heureux ? Lui demandèrent les domestiques.

— Pourquoi donc serais-je malheureux ? Leur répondit-il.

— Viens avec nous, fit le chef des serviteurs. Notre maître aimerait bien te rencontrer.

Le pauvre homme accepta et les suivit depuis le désert du Haud jusqu’à la grande ville de Mogadiscio. Jamais il n’avait vu autant de gens, de couleurs, jamais il n’avait senti autant de goûts et d’odeurs. Le sultan lui offrit des fruits superbes et des douceurs exquises, fit préparer un fabuleux banquet en son honneur et lui remit une magnifique djellaba richement brodée pour remplacer ses guenilles.

— Alors, brave homme, quel est le secret du bonheur ? Lui demanda-t-il enfin, allongé sur ses coussins moelleux, une tasse de thé à la main.

Le malheureux en eut la langue paralysée, car il ne savait quoi répondre à une pareille question. Il ignorait ce qui le rendait heureux quand il vivait dans le désert avec sa chamelle. Il était heureux, tout simplement, sans secret, sans recette, sans rien. Déçu, le sultan le renvoya dans son gourbi. Mais l’homme ne put oublier les splendeurs du palais du sultan et il ne fut plus jamais heureux.