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26/04/2012

Mourir pour le yuan ? (Jean-Michel Quatrepoint)

Mourir pour le yuan.jpgAlors qu'en Occident, les multinationales par l'intermédiaire de leurs lobbys contrôlent le pouvoir politique par le biais de l'économie, en Chine, les nouveaux communistes-capitalistes entendent que le politique continue de contrôler l'économique. Voulant prendre sa revanche sur les humiliations subies pendant les guerres de l'opium, la Chine qui est maintenant bien réveillée, s'est transformée en « usine du monde » et s'est lancée dans une politique mercantiliste agressive proposant de la main d'oeuvre abondante et bon marché en échange d'investissements massifs sur son sol et de transferts systématiques de technologies en sa faveur. « Un système où des esclaves fabriquent des produits vendus à des chômeurs. » La Chine ne prend que ce qui l'intéresse dans les traités qu'elle signe et bafoue le reste (réforme démocratique, réévaluation du yuan, non respect des normes environnementales). Elle accumule des monceaux de dollars. En 2000, son trésor de guerre s'élevait à 200 milliards de dollars. En 2011, il est passé à 3050 milliards non comptés les 130 milliards d'excédents de Hong Kong. Et pendant ce temps, en Occident, c'est le chômage de masse, les délocalisations à n'en plus finir, les déficits abyssaux, un endettement record aux Etats-Unis et une crise économique d'une telle ampleur que cela tourne au cauchemar pour les classes moyennes qui sont, lentement mais sûrement, laminées et paupérisées...

Cet excellent ouvrage de vulgarisation économique permet de bien comprendre la genèse de la situation actuelle, les erreurs de l'Occident en général et de l'Europe en particulier. La stratégie d'un pays comme la Chine qui s'enrichit et qui mène une véritable guerre de conquête économique du monde entier est particulièrement bien décrite. Achat de fleurons de l'industrie du luxe comme Dupont, Lanvin ou Cerruti, d'infrastructures aussi importantes que le port du Pirée ou qu'une ancienne base de l'OTAN près de Chateauroux, grands travaux en Afrique, etc. En dix ans, il est arrivé plus de Chinois en Afrique que d'Européens en 400 années de colonisation. Le lecteur découvrira également le rôle de l'Allemagne, seul état d'Europe à profiter de cette globalisation, tenté de jouer cavalier seul et de prospérer grâce à des méthodes semblables au géant chinois. Devant un avenir des plus sombres, Quatrepoint propose cependant des solutions : relocalisation et réindustrialisation, mesures de protection aux frontières de l'espace européen, réduction des gaspillages, taxation des multinationales (Ni Total, ni Danone ne paient d'impôts en France et la plupart des sociétés du CAC40 ne sont taxées qu'à 8% maximum !), taxe carbone aux frontières de l'Europe, taxation des mouvements de capitaux et financement de la dette par l'épargne des Français et non par la spéculation internationale. Un ensemble de mesures de bon sens qui n'intéressent malheureusement que fort peu de politiciens. Un livre à faire lire par tous les chefs d'Etat et aspirants présidents d'Occident... Pour éviter que cette « seconde globalisation ne connaisse le même sort que la première, qui s'est fracassée un jour d'août 14. » Tout est clair dans ce livre très agréable à lire, bien documenté, argumenté et très accessible, même à un béotien de l'économie qui veut s'informer sérieusement.

5/5

Citations : « Leur plaidoyer va d'autant mieux séduire le nouveau président qu'il n'est pas dans sa nature de partir à l'assaut, flamberge au vent. C'est une chose de traiter les banquiers de fat cats et de dénoncer devant le bon peuple les dérives du capitalisme financier, c'en est une autre de prendre des mesures concrètes pour rogner les pouvoirs de Wall Street. La personnalité de Barack Obama n'a rien à voir avec celle de George W. Bush. (…) Il n'a pas de doctrine. Nul ne nie son intelligence exceptionnelle, ses talents d'orateur, sa faculté à capter l'attention des foules. Mais était-il the right man at the right moment ? En clair, est-ce que les Etats-Unis n'auraient pas eu besoin, en 2008, d'une sorte de Reagan de gauche ou d'ailleurs, capable de casser les lobbies et de remobiliser le pays sur de nouveaux objectifs ?

Quand il y a eu ce sentiment d'urgence, ils ont sauvé Wall Street; mais quand il s'est agi de la classe moyenne, on ne nous a jamais dit : « La classe moyenne est pilonnée, 25 millions de personnes sont au chômage ou sous-employées, il faut faire quelque chose. »

La dévaluation, impossible à cause de l'euro. La restructuration, impossible parce que les banquiers menacent, s'ils sont mis à contribution, de faire sauter la planète. Ne reste donc que le troisième volet du triptyque : la rigueur. D'autant plus rude qu'elle ne peut pas s'accompagner des deux autres volets. Combien de temps les peuples des PIIGS et des autres supporteront-ils une telle politique – ou plutôt absence de politique ? En attendant une éventuelle explosion sociale, nos élites gagnent du temps. (…) On cache la poussière sous le tapis.

18/03/2012

Saga d'un petit homme (Tome II, chapitre 25) Stratégies...

02/03/2012

Saga d'un petit homme (Tome II, chapitre 24) Leurres...

19/02/2012

Tocqueville a dit...

Tocqueville.jpeg« Je veux imaginer sous quel traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres; ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie. Au-dessus de ceux-là, s'élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'il ne songent qu'à se réjouir. »

(De la démocratie en Amérique. 1835-1840) 

Visionnaire, le bonhomme, non ? 

25/01/2012

Pensée Inique (Video)

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21/01/2012

Le Renard et le loup (Video)

Acheter Dorian Evergreen

21/06/2011

Déjà F. Bastiat déclarait :

frédéric bastiat.jpegEn 1850, Frédéric Bastiat déplorait :
« La spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières ;
 de là une multitude infinie de plans d’organisation : tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. Et c’est l’ensemble de tous ces plans, en ce qu’ils ont de commun, la spoliation légale, qui prend le nom de Socialisme. » (La Loi).

11/07/2010

Ce que Marx pourrait dire des lois Gayssot

karl marx.jpgVoici ce que disait Karl Marx, en 1843 :

"Voilà donc l'écrivain livré au terrorisme le plus redoutable, à la juridiction de la suspicion ! Des lois tendancieuses, des lois qui n'offrent pas de normes objectives, ce sont des lois du terrorisme telles que les ont inventées la détresse de l'État sous Robespierre et la corruption de l'État sous les empereurs romains. Des lois qui font non de l'acte comme tel, mais de la conviction de l'acteur, leurs critères principaux, ce sont tout bonnement des sanctions positives de l'absence de lois. (...) C'est seulement quand je m'extériorise, quand j'entre dans la sphère du réel, que j'entre dans la sphère du législateur. Pour la loi, je n'existe absolument pas, n'en suis nullement l'objet, sauf quand j'agis. Seuls mes actes lui donnent prise sur moi ; en effet, ils sont la seule chose pour laquelle je revendique un droit à l'existence, un droit à la réalité, par quoi je tombe donc sous le coup du droit réel. Or la loi tendancieuse ne punit pas seulement ce que je fais, mais encore ce que je pense en dehors de cet acte. C'est donc une insulte à l'honneur du citoyen, une loi vexatoire contre mon existence. J'ai beau le tourner et le retourner comme je veux, l'important, ce n'est jamais l'état de faits. On suspecte mon existence, mon être intime : mon individualité est considérée comme mauvaise et je suis puni d'avoir telle opinion. La loi ne me punit pas pour le tort que je cause, mais pour le tort que je ne cause pas. (...) La loi qui s'en prend aux convictions n'est pas une loi de l'État faite pour les citoyens, mais une loi faite par un parti contre un autre parti. La loi tendancieuse supprime l'égalité des citoyens devant la loi. C'est une loi qui divise au lieu d'unir, et toutes les lois qui divisent sont réactionnaires. Ce n'est pas une loi, mas un privilège. (...) Et comment faut-il exécuter une loi de ce genre ? Par un moyen plus révoltant que la loi même, par des espions, ou en convenant préalablement que des écoles littéraires tout entières doivent être tenues pour suspectes, sous réserve, s'entend, de rechercher à quelle école appartient tel individu. (...) (Cette loi) érige le censeur, à la place de Dieu, en juge du coeur."

(« Remarques à propos de la récente instruction prussienne sur la censure par un citoyen rhénan », Anekdota, vol. 1, 1843, in Karl Marx, Oeuvres, tome III, Philosophie, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1982.)

Correspondance Polémia

 

 

03/06/2010

Saul Alinsky, un des maîtres à penser d'Obama a dit...

saul alinsky.jpg

« Tout changement révolutionnaire doit être précédé par une attitude passive, affirmative(*), non contestataire vis à vis du changement qui doit être imposé à la masse des gens. Ils doivent se sentir si frustrés, si dominés, si perdus, si dénués d'avenir dans le système en place qu'ils finiront par être prêts à laisser filer le passé et changer l'avenir. Ce renoncement est la réforme essentielle précédant la Révolution. »

(*) Par « affirmative » comprendre « favorable à la diversité ». Affirmative action = discrimination positive.

«  La première étape dans l'organisation d'une communauté c'est sa désorganisation. La rupture avec l'organisation existante est la première marche vers l'organisation d'une nouvelle communauté. Les dispositions en cours doivent être désintégrées si on veut les remplacer par des modèles nouveaux. Tout changement implique la désorganisation(**) de ce qui est ancien et son remplacement par ce qui est nouveau. »

(**) Cette affirmation dogmatique fait immanquablement penser au fameux « Solve et coagula » des Skulls and Bones, la secte qui a toujours rassemblé l'immense majorité des présidents, des banquiers et des décideurs US. Détruire pour mieux reconstruire. Et « du passé, faisons table rase ! » des révolutionnaires communistes et autres. Capitalistes, socialistes, communistes, même combat...

« L'animateur (***)social doit susciter disputes et mécontentements. Il doit créer un mécanisme qui fasse ressurgir toute la mauvaise conscience passive que l'on a d'avoir accepté la situation précédente pendant si longtemps. »

(***) Le terme « agitateur » conviendrait mieux. Dans nos « quartiers » cette gratifiante fonction est maintenant réservée aux « grands frères » avec les résultats que l'on connaît. Ainsi fait-on d'une pierre deux coups.

(Les citations sont tirées de « Rules for Radicals »)

Jeune révolutionnaire juif, Saul Alinsky put appliquer ses théories lors de ses missions d'animateur social dans un quartier de Chicago habité à 95% par des catholiques auxquels il finit par imposer la nécessité de la contraception et de l'avortement. Il se tourna ensuite vers le public noir plus réceptif. La fondation Alinsky forma le jeune travailleur social Hussein Barack Obama. Dis-moi qui t'a formé, je te dirais qui tu es...

 

 

09:26 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : révolution

17/02/2010

John Swinton a dit...

 

John swinton.jpgÀ New York, lors d'un banquet, le 25 septembre 1880, le célèbre journaliste John Swinton se fâche quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse :

« Il n'existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n'ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l'opinion au service des Puissances de l'Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l'intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! » (Cité dans : Labor's Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.)

 

 

08:53 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : journalistes