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11/04/2018

Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas (Frédéric Bastiat)

Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas (Bastiat).jpgQue deviendraient les vitriers si personne ne cassait de vitres ? Quand il change une vitre, le vitrier gagne six francs. Il s’en réjouit. L’industrie vitrière profite. C’est ce qu’on voit. Mais les six francs dépensés pour réparer cette vitre ne peuvent plus l’être dans d’autres secteurs comme celui de la chaussure, du textile ou de l’édition. C’est ce qu’on ne voit pas. En fait, la société perd la valeur des objets inutilement détruits. Destruction n’est pas profit… L’État doit-il subventionner les Arts ? On ne saurait stimuler par le biais de l’impôt donc de l’argent du contribuable les industries du luxe sans léser les industries de nécessité, car toute somme d’argent ne pouvant être dépensée deux fois, ce qui est attribué au théâtre a forcément été pris ailleurs. La subvention qui prive le particulier d’une part de ses possibilités d’échange est-elle au moins efficace ? Les théâtres subventionnés ont-ils des finances équilibrées ? On peut en douter quand on sait que ce sont les théâtres privés, qui ne vivent que de leurs ressources propres, qui ont les meilleurs résultats. Bastiat démontre que le choix, l’impulsion et l’initiative doivent venir du bas, du citoyen/consommateur et non du haut, du législateur/prédateur. Selon lui, il en va de la liberté et de la dignité humaine.

« Ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas » se présente comme un essai d’économie politique clair et d’abord aisé. L’auteur en bon économiste libéral entend démontrer la nocivité des entraves apportées à l'économie réelle. Ses cibles principales sont la subvention, la réglementation abusive et bien sûr le gaspillage de l’argent public pour des projets qui sont bénéfiques en apparence et nocifs en réalité. Cet ouvrage publié en 1879 reste facile et agréable à lire. Les démonstrations de Bastiat sont claires nettes et sans bavure et toujours illustrées par des exemples concrets. Tout ce qui est expliqué n’est finalement que simple bon sens et parfait réalisme. On s’étonne que cet économiste, révéré dans le monde entier, soit si peu connu dans son pays d’origine. En fait, on ne s’étonne plus quand on admet que depuis Colbert et même avant, le dirigisme et le centralisme démocratique ou non ont toujours tenu le haut du pavé. Un classique à lire par tous ceux qui s’intéressent au sujet.

4/5

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08/04/2018

Propriété et spoliation (Frédéric Bastiat)

Propriété et spoliation.jpgEn 1848, les économistes socialistes ou anarchistes comme Proudhon remettent en question la légitimité même du principe de propriété privée. Frédéric Bastiat estime lui, que ce qui les dérange vraiment est en réalité ce qu’on peut appeler « la rente », c’est-à-dire le fait que les propriétaires semblent disposer à leur profit exclusif des biens que Dieu ou la nature ont offert gratuitement à l’ensemble de l’humanité. L’économiste libéral, référence mondialement reconnue sauf en France, croit que cette question essentielle sera résolue de manière satisfaisante pour tous s’il peut prouver que la propriété non seulement laisse à ceux qu’on nomme les prolétaires l’usufruit gratuit des agents naturels, mais encore le décuple ou le centuple. Il se dit « prêt à apaiser les prétentions de toutes les écoles économistes, socialistes et même communistes. »

Ecrit sous la forme de cinq lettres, « Propriété et spoliation » se présente comme un court traité ou un bref essai de théorie économique de grande qualité. Les arguments s’enchaînent avec la précision d’un mouvement d’horlogerie. Les rapports économiques sont en réalité une suite d’échanges de services dans lesquels seuls sont facturés les efforts des humains et non les biens naturels. Quand on vous fait payer l’eau, il s’agit de rémunérer l’effort de l’homme qui l’a tirée du puits et qui l’a amenée jusque chez vous et non l’eau elle-même qui est toujours restée gratuite. La plus percutante des lettres est sans doute la cinquième, celle qui traite des impôts qui, eux, représentent la véritable spoliation, car ils ne procèdent pas de l’échange de services vu que ce sont toujours les mêmes qui paient et toujours les mêmes qui reçoivent. Ils sont même pernicieux dans la mesure où chacun essaie d’en payer le moins possible tout en cherchant à récolter le maximum d’allocations, subventions et services. Un ouvrage incontournable pour qui s’intéresse aux principes économiques.

4/5

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23/09/2017

Marianne et le pot au lait (Philippe Alexandre & Roger Priouret)

marianne et le pot au lait.jpgC’est la crise, le marasme. Et pas depuis hier. Il suffit de lire ce livre pour le réaliser. Le citoyen a l’impression de n’en plus jamais espérer voir la fin. Gouvernants et économistes devraient faire preuve de plus d’humilité dans leurs déclarations et dans leurs initiatives. Ils aiment bien nous faire prendre leurs hasardeux paris pour des certitudes. Quand ils annoncent que leur politique produira tel ou tel résultat, ils mentent effrontément. Aucun économiste ne peut vraiment dire comment les hommes, les collectivités, les peuples réagiront à telle ou telle mesure. C’est pour cette raison fondamentale que l’économie est une science inexacte, largement soumise aux caprices et aux aléas des évènements. Notre vieux pays est sclérosé, crispé sur ses vieux concepts, arcbouté sur ses acquis sociaux et depuis longtemps irréformable. Si on y ajoute des gouvernants peu portés sur l’économie ou tentés par toutes sortes de coquecigrues comme l’obsession de « faire payer les riches », comme la sottise du « c’est gratuit, c’est l’Etat » qui paie ou par les potions magiques du protectionnisme ou du colbertisme, on comprend que notre pays est fort mal barré et depuis fort longtemps…

« Marianne et le pot au lait » est un essai économique axé sur les années Mitterrand qui commencèrent par une relance ruineuse et des nationalisations idiotes pour déboucher, une année plus tard, sur une rigueur digne de Raymond Barre. Il est très instructif de lire aujourd’hui cet ouvrage bien écrit et bien documenté. L’analyse de la situation économique hexagonale est fine, intelligente et bien documentée. Il en ressort que depuis presque un demi siècle rien n’a vraiment changé. Les mêmes causes ont créé les mêmes effets. Les politiques continuent à patauger dans les mêmes marigots, proférer les mêmes calembredaines. Ce qui fut écrit à l’époque est malheureusement toujours valable aujourd’hui. Chômage, délocalisation, désindustrialisation, endettement, déficit de la balance commerciale, tous ces maux n’ont fait que croître et empirer. Un livre essentiel qui ne tombe pas dans les excès du pamphlet mais fait œuvre didactique, même à long terme.

4/5

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14/06/2017

La grande relève des hommes par la machine (Jacques Duboin)

la grande relève.jpgEn 1932, l’auteur rencontre quelque part en Haute-Savoie, un médecin en retraite, le docteur Hermodan, un industriel du Nord, un négociant parisien, un jeune ingénieur, un propriétaire terrien, un pharmacien ainsi qu’un architecte retiré des affaires et ayant longtemps milité dans un parti de gauche. Ce petit cénacle discute en toute liberté de politique et d’économie. La terrible crise économique commencée en 1929 aux Etats-Unis est là et bien là avec son lot de chômage, ses usines qui ferment et ses entreprises qui font faillite. Comment en sortir ? Y a-t-il vraiment des solutions ? L’auteur est d’autant plus intéressé par le diagnostic et les remèdes présentés par ses interlocuteurs que son éditeur lui a demandé d’écrire un livre sur la question.

« La grande relève des hommes par la machine » est un essai sur l’économie particulièrement clair et intéressant qui n’a pas pris une ride en dépit de son grand âge. Il est présenté sous forme de conversations à bâtons rompus abordant un à un tous les aspects du problème : déséquilibre entre production et consommation, automatisation (robotisation) amenant à une surproduction, réduction des effectifs, concurrence sauvage, abondance entrainant la chute des cours, chômage amenant une baisse de la consommation, déséquilibre de la balance commerciale… L’analyse des causes est tellement précise et impeccable que le lecteur se dit que si le livre avait été écrit aujourd’hui il n’aurait d’autre différence que quelques chiffres (les 300 000 chômeurs de l’époque se retrouvant nettement plus nombreux de nos jours) et qu’une belle aggravation des dérives du capitalisme. Ecrit par un industriel et homme politique de premier plan, ce livre longtemps mis sous le boisseau, a été réédité en numérique par Etienne Chouard (en libre accès sur son site). Il propose comme solution à ces crises récurrentes, endémiques et quasi-perpétuelles, un partage du travail, une économie distributive (on dirait « solidaire » ou « décroissante » de nos jours) et un revenu de base, ancêtre du « revenu universel », toutes solutions n’ayant jamais été vraiment mises en pratique et ne manquant pas d’une certaine séduction. Quiconque s’intéresse à l’économie ne devrait pas se priver de lire l’ouvrage de ce visionnaire que fut Jacques Duboin !

4,5/5

 

09:06 Publié dans Economie, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/02/2017

Comment augmenter le chômage (Bruno Jarrosson)

 

comment augmenter le chômage.jpgDe 1974 à 2016, la France est passée de 200 000 à 3 550 000 demandeurs d’emploi. Autant dire que, droite gauche confondues, tous nos gouvernants n’ont fait qu’aggraver la situation même aux (rares) moments où une véritable croissance permettait à d’autres de résorber le leur ! De coups de pouce en coups de pouce au SMIC, ils n’ont fait que renchérir le coût du travail et mieux affûter cette arme de destruction massive de l’emploi. Quant aux 35 heures, elles n’ont pas créé d’emplois supplémentaires, elles en ont détruit ! Les charges sociales sur le travail ont rien moins que doublé en 40 ans. Quant au déficit de la balance commerciale, il est passé de 2,6 milliards d’euros en 1974 à 58,4 milliards en 2014. Sans parler du RSA, qui bien utilisé peut devenir plus avantageux que le SMIC, des syndicats les plus archaïques du monde et d’un Code du travail de 3700 pages, sans doute le plus foisonnant du monde. Celui de la Suisse n’en comporte que 117 ! Eh oui, tout semble avoir été fait pour augmenter le chômage, arriver au chômage de masse, à l’oisiveté généralisée. Et pourtant, il semble que l’on puisse faire encore mieux…

« Comment augmenter le chômage », sous-titré « Non, ils n’ont pas tout essayé ! » se présente comme un essai dont le ton ironique et très second degré pourrait faire penser à un pamphlet pas très sérieux. Mais il n’en est rien. La documentation est solide et l’argumentation tient bien la route. Les solutions existent. On les a rencontrées. Ailleurs. Mais en France, on ne veut pas en entendre parler. Il va sans dire que l’auteur prône le libéralisme, tente d’innocenter la mondialisation, la technocratie bruxelloise et même certaines formes de capitalisme sauvage comme l'ubérisation de la société. Il semble un peu plus léger sur le dumping social et écologique des pays à bas coût de main d’œuvre et autre importation massive de travailleurs non qualifiés. On aurait aimé qu’il développe et étaie plus certains arguments et ne se contente pas d’asséner comme vérité première qu’une taxation aux frontières de produits réimportés ne ferait qu’appauvrir le pays et créer encore plus de chômage. Un essai fort intéressant qui a le mérite de poser le problème avec un humour certain. Une intelligente démonstration par l’absurde.

4/5

 

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30/06/2016

Enfin, autre chose que de la langue de bois…

12/12/2015

Les rafales de Hollande étaient des... mirages !

rafale.jpghttp://www.bvoltaire.fr/florisdebonneville/rafale-de-hollande-etaient-mirages,197819

L'Inde souveraine a décidé d'annuler l'achat de 126 Rafale commandés à grand renfort de publicité et de promotion élyséenne. 18 milliards d'euros qui tombent à l'eau. Et quel est l'heureux élu : Vladimir Poutine, l'ennemi juré de notre mal-aimé Président qui sera très heureux de livrer 128 avions de combat made in Russia.

Voilà vengé l’affront que le président Hollande avait fait au président Poutine en annulant la commande de ces deux porte-hélicoptères Mistral qui auront, en fin de compte, coûté à la France quelques milliards d’euros. Mais, il est vrai qu’en bon socialiste, l’argent ne compte pas, et c’est tout juste s’il a une odeur. L’Inde souveraine a décidé d’annuler l’achat de 126 Rafale commandés à grand renfort de publicité et de promotion élyséenne. 18 milliards d’euros qui tombent à l’eau. Et quel est l’heureux élu : Vladimir Poutine, l’ennemi juré de notre mal-aimé Président qui sera très heureux de livrer 128 avions de combat made in Russia.

Faut-il voir dans son annulation la main mystérieuse du Kremlin ? Notre ami Manuel Gomez avait déjà évoqué la possibilité de ce désastre politico-économique. Politique, car c’est bien entendu la politique désastreuse du Quai d’Orsay et le non-sens de la politique ukrainienne de François Hollande qui est en cause. Économique, car en dehors du contrat du siècle, comme l’avait dénommé Dassault, de la perte financière subie par l’avionneur et les 500 entreprises qui auraient travaillé sur ces avions de combat, la politique absurde anti-russe de Hollande, ce sont des centaines de millions d’euros que les agriculteurs français ne toucheront jamais à cause de l’embargo imposé par l’Élysée.

Lire aussi : Mardi, Dassault espère rattraper la vente de 36 Rafale à l’Inde

Ainsi ces Rafale devenus mirages ne font que creuser un peu plus le puits sans fond des bêtises gouvernementales. Une incompétence qui entraîne la France dans ce puits qu’il faudra des décennies pour boucher. Car que ce soit l’islam, dont on voit tous les jours les problèmes qu’il pose (cette immigration exponentielle), que ce soit l’incroyable déstabilisation de notre justice qu’il faudra bien un jour balayer de toutes ses « taubir-âneries », les chiffres du chômage qui atteignent des sommets, cette politique sociale et économique qui nous enterre, cette dette qui, tous les jours, s’aggrave de 460 millions d’euros et nous mène inexorablement à la faillite façon grecque, et j’en passe, le Président par intérim et par défaut n’aura agi que contre le bien de la France.

Hollande et son gouvernement n’auront été, somme toute, qu’un gigantesque mirage. Le temps d’une trop longue rafale…

Floris de Bonneville

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14/11/2015

Le diesel...

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08:57 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1)

07/11/2015

Fin de l'emploi pour les humains (Michel Nachez)

cover225x225.jpegL'automatisation et la robotique ont détruit, détruisent et détruiront nombre d'emplois et de métiers. Les robots ont remplacé, remplacent et remplaceront de plus en plus de travailleurs humains. Même chose pour l'informatique et la net-économie. Comment les millions de personnes qui sont sorties du marché du travail ou qui vont en sortir de plus en plus au fil des années vont-ils pouvoir vivre décemment sans avoir d'emploi salarié ? Jusqu'à quel niveau d'endettement, l'Etat qui se finance déjà à coût de milliards d'emprunts, pourra-t-il continuer à creuser le trou de sa dette ? Les organismes prêteurs pouvant fermer à tout instant le robinet de la dette représentent une épée de Damoclès suspendue en permanence au-dessus du pays. Chaque année, le nombre d'emplois détruits et donc celui des chômeurs augmente selon une courbe exponentielle. (De 2 756 000 en 2011, on est passé à 3 388 000 en 2014. D'où une paupérisation rampante de plus en plus importante en attendant une fin en forme de crash final. Certains métiers sont plus touchés que d'autres : caissières de supermarchés (remplacées par des caisses automatiques), conducteurs de bus, tramway, taxi, train etc, employés de banque (véhicules automatiques et intelligents), employés de maison (robots divers), emplois industriels (robotique), vendeurs en boutique (internet), enseignants (cours en ligne). La liste est longue et au bout du compte aucun secteur ne peut échapper à terme au phénomène. En contre partie, le nombre d'emplois créés, s'il est réel, est sans aucun rapport avec celui de ceux qui sont ou seront détruits car il se compose souvent d'un très petit nombre de bacs + 5 (programmeurs, ingénieurs etc...). Alors quelles solutions ?
Manifestement, il n'y en a pas. En tout cas, l'auteur n'en a pas à proposer. Tout juste démontre-t-il la réalité du phénomène avec de nombreux chiffres, d'un grand attirail de notes et persuade-t-il le lecteur que la bataille de l'emploi est déjà perdue. Donc un défi est lancé. Il faudrait trouver impérativement quelque chose avant le grand effondrement final... Un livre reposant sur une étude sérieuse mais dont les conclusions font mal tant elles sont désespérantes. A lire par tous ceux qui veulent se sortir la tête du sable des mensonges médiatiques.

4/5

09:14 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

12/10/2015

Nos chers retraités algériens centenaires...

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Il est plus facile de prendre l’argent sur la retraite des Français que d’aller récupérer 1.000.0000.000 €  (Oui ! Un milliard d’euros) en Algérie …

La cour des comptes s’intéresse enfin aux "retraités" algériens .....

C’est l’intéressante découverte ( !) faite par la Cour des Comptes qui, en épluchant les comptes de la CNAV (caisse nationale d’assurances vieillesse), l’organisme qui paye les retraites a constaté que : le nombre de retraités centenaires algériens (plus de50.000) était particulièrement important.


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Ce nombre est même très supérieur au total des centenaires recensés par l’état-civil en Algérie.

 Rolande Ruellan, présidente de la 6e chambre de la Cour des Comptes qui a présenté le 9 juillet dernier un rapport sur la fraude sociale devant une commission parlementaire reconnaît le problème (document que chacun peut consulter pour vérifier cette info) :

   « Il y a des retraités qui ne meurent plus dans les pays étrangers » dit-elle, insistant, en particulier, sur le nombre de retraités centenaires algériens.

  Pourquoi ? Comment ? C’est ce qu’a tenté de savoir la commission.

   Il suffit de ne pas déclarer à la caisse de retraite le décès de l’ayant droit précise la magistrate.


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 Mais il n’y a pas de contrôle ? s’étonne un membre de la commission.

En Algérie nous n’en avons pas les moyens. Il faudrait mettre des contrôleurs itinérants dans tous les pays.

 Ce n’est pas évident ! souligne-t-elle.

 En résumé : Les algériens binationaux, ayant travaillé en France deviennent immortels à partir du moment où ils se retirent en Algérie pour leur retraite.

Ce sont leurs enfants, voire leurs petits-enfants, qui continuent à percevoir la pension de retraite, bien après leur décès.

Et il ne faut évidemment pas compter sur les autorités algériennes pour faire la chasse aux fraudeurs.

On peut s’étonner, tout de même, qu’un organisme comme la CNAV qui verse chaque année 4 milliards d’euros de retraite à l’étranger, dontplus d'1 milliard d'euros pour l’Algérie, ne soit pas en mesure d’effectuer un minimum de vérifications : Soit en demandant, tous les deux ans par exemple, aux bénéficiaires de donner une preuve de leur existence, soit en les invitant à se présenter dans les consulats de France pour percevoir leurs pensions.

Alors que le dossier des retraites est au cœur des préoccupations des Français, il est impensable que nos gouvernants ne se penchent pas sur cette question connue d’eux depuis longtemps.

 

08:20 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1)