29.12.2009
AVATAR

Jake Sully, ex-marine paraplégique, se porte volontaire pour être transformé en avatar et infiltrer les Na'vi, autochtones extraterrestres vivants sur la planète Pandora. L'expédition terrienne à laquelle il participe est intéressée par l'exploitation d'un minerai rare malheureusement découvert sous l'arbre géant où se réfugient les Na'vis qui vivent en primitifs dans un eden luxuriant d'une beauté époustouflante dont Jake va découvrir les merveilles et surtout les dangers avant de tomber amoureux d'une farouche guerrière à peau bleue zébrée et à longue queue. Parviendra-t-il à empêcher le colonel Quaritch et son corps expéditionnaire de tout détruire par le fer et par le feu ? Arrivera-t-il à persuader les indigènes de quitter leur arbre-maison ? Les bons sauvages pourront-ils se débarrasser des méchants envahisseurs ?
Pendant pour la science-fiction cinématographique des westerns pro-Indiens type « Danse avec les loups », ce film est une jolie fable écologique prônant les valeurs humanistes et l'harmonie avec une mère Nature nourricière tout en dénonçant les méfaits d'une exploitation des ressources par des humains aussi cupides qu'avides. Bien évidemment, le message politico-écologique est des plus convenus (allusions aux massacres des Indiens, guerres du Viet-Nam, d'Irak, carpet-bombing, etc...) mais heureusement, il n'occulte jamais les côtés épique, romanesque et presque ethnographique de ce film où la plupart des péripéties sont captivantes avec une dernière demi-heure assez grandiose. Quelques longueurs, des dialogues un brin simplistes et des rituels animistes un peu niais à reprocher; des peccadilles pour une oeuvre d'une aussi grande beauté esthétique. A voir en 3 D si possible.
09:17 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction
15.12.2009
Away we go

Lorsque Burt et Verona apprennent qu'ils vont devenir parents, c'est la panique. Ils détestent la ville de province où ils habitent, et maintenant que les parents de Burt déménagent à Amsterdam (Pays-Bas), plus rien ne les y retient. Ils décident de partir à la recherche du meilleur endroit possible pour y fonder leur famille. Leurs métiers (démarcheur d'assurances par téléphone pour lui et graphiste pour elle) leur permettent une totale liberté. De Phoenix à Montréal en passant par Madison, ils rendent visitent à la soeur de Verona, au frère de Burt et aux quelques rares amis qu'ils connaissent, tous parents assumant plus ou moins bien leur statut. Où le couple va-t-il poser ses valises ?
Un road-movie sentimental un peu décevant. Les deux héros seraient plutôt des anti-héros, mous, quelconque, sans passion ni ressort. Ces nouveaux nomades limite clodos paumés sont sympathiques mais ne suscitent pas l'enthousiasme. Quant à la série d'hurluberlus, de hippies déjantés ou de bourgeois frustrés qu'ils rencontrent, ils relèvent plus de la caricature que d'autre chose. On rit ou plutôt on sourit un peu parfois, mais on s'ennuie beaucoup car le film est lent et le scénario sans épaisseur ni intérêt. Une fois encore, le rêve américain est passé à la moulinette mais sans passion, dans une sorte d'indifférence et de pesanteur crasse.
09:06 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : road movie
09.12.2009
Le Concert

Au temps de Brejnev, Andreï Filipov, surnommé « Le Maestro » était le plus grand chef d'orchestre de l'URSS et dirigeait le célèbre orchestre du Bolchoï. Pour avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, sa carrière a été brisée en plein milieu d'une représentation du Concerto pour violon de Tchaïkowski. Trente ans plus tard, devenu agent d'entretien au Bolchoï, Andreï tombe sur un fax conviant l'orchestre du Bolchoi à venir se produire à Paris, au théâtre du Chatelet. Il décide de réunir la plupart de ses anciens copains humiliés (l'un est ambulancier, d'autres déménageurs, balayeurs ou gardiens de musées) et de les emmener à Paris en les faisant passer pour le célèbre orchestre. Sa soliste étant morte au Goulag, il décide de faire appel à une jeune violoniste française (Mélanie Laurent) qui n'a jamais connu ses parents...
Un film magnifique, émouvant, humain, souvent drôle qui va bien plus loin que toutes les condamnations du communisme, ce régime dont la monstruosité alla jusqu'à priver des musiciens de leur raison de vivre, les brisant physiquement et/ou moralement en les reléguant à des emplois sans rapport avec leurs compétences. Mais ce très beau conte, cette jolie fable est également une belle leçon d'humanité. Pour Radu Mihaileanu, qui, par petites touches douces amères nous montre combien l'homme est avili, rapetissé et même rendu mesquin par des décennies de totalitarisme, tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir et les rêves les plus fous sont toujours permis. Andreï reprendra sa baguette brisée et recollée, ses musiciens retrouveront leur fierté et leur virtuosité et une soliste talentueuse (un bravo tout particulier à Mélanie Laurent, jeune actrice lumineuse, mais trop rare sur nos écrans...) leur permettra de se dépasser et d'atteindre enfin « l'harmonie ultime ». Le « happy end » n'a bien entendu aucun caractère de vraisemblance, mais qu'importe, ce film a atteint son but : nous émouvoir, nous faire rire et nous faire croire en l'homme malgré tout. Un véritable chef d'oeuvre ! Ne le ratez pas !
09:21 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, dissidence
17.11.2009
2012

Un jeune géologue américain découvre avec un ami hindou que certaines éruptions solaires intempestives pourraient enclencher une mutation de l'action des neutrinos et engager un processus incontrôlable du magma terrestre. Ainsi se vérifierait la prophétie maya selon laquelle le monde prendrait fin en 2012. Il prévient les autorités qui préparent en secret une série de sept arches pour sauver ce qui peut l'être de l'humanité, mais en réalité arches (construites en Chine) uniquement réservées aux élites politiques et aux nantis capables de s'offrir un billet à 1 milliard d'euros. Lorsque les plaques tectoniques se mettent à glisser, provoquant de multiples séismes, de gigantesques tsunamis et détruisant toute la Californie au passage, Jackson Curtis, romancier méconnu et sa famille, se jettent à corps perdu, comme des millions d'individus, dans une fuite en avant désespérée. Echapperont-ils à la mort ?
Spécialiste des films catastrophe (« Independance Day », « Godzilla » ou « Le jour d'après »), Roland Emmerich se surpasse dans cet opus pour nous offrir, à grand renfort d'effets spéciaux époustouflants, des images dantesques de fin du monde tellement réalistes que l'on reste scotché à son siège pendant les 2h40 que dure ce film particulièrement réussi. Il va sans dire que le rythme est haletant, le suspens insoutenable et que l'horreur de la succession des cataclysmes et des destructions amène à le déconseiller aux âmes sensibles. Il y a tout pour faire de ce blockbuster une oeuvre magistrale, voire un film-culte : un scénario bien ficelé avec complot mondialiste très vraisemblable, des héros positifs attachants et sympathiques et des crapules particulièrement répugnantes. La bande-son est à la hauteur de l'image, c'est à dire grandiose. Un blockbuster de qualité qui devrait rencontrer un grand succès dans un genre finalement rassurant : après toutes ces catastrophes, les héros s'en sortent, les méchants sont punis et l'humanité repart sur de nouvelles bases tout comme Noé après le déluge. Et devinez où ? En Afrique, bien entendu !
08:53 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : catastrophe
03.11.2009
Micmacs à tire-larigot
Tout gamin, Bazil (Dany Boon) perd son père alors que celui-ci procédait au désamorçage d'une mine anti-personnel dans le désert sud marocain. Trente ans plus tard, une balle perdue lors d'un règlement de comptes vient se loger dans son cerveau... Décidément, le malheureux n'a guère de chance avec les armes. A sa sortie de l'hôpital, n'ayant plus logis ni emploi, il est recueilli par une bande de truculents chiffonniers artistes, bricoleurs et créatifs. Cette communauté improbable comprend entre autre une contorsionniste, un homme canon, un écrivain et même un inventeur d'automates. Mais un jour, Bazil reconnaît, sur deux bâtiments imposants, le logo des deux fabricants d'armes responsables de ses malheurs. Il décide de se venger...
Plus proche du mythique « Amélie Poulain » que d'un « Long dimanche de fiançailles », le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet nous offre une nouvelle galerie de personnages aussi déjantés que pittoresques et nous emmène dans un monde poétique et au charme suranné du vieux pays d'autrefois, sublimé dans une nostalgie aux couleurs sépia. Jeunet a un style inimitable, une manière de filmer d'une grande beauté plastique. La musique est agréable, les acteurs excellents. Même Jean-Pierre Marielle (Placard, le taulard qui a échappé à la guillotine) n'en fait pas trop, c'est dire ! Tout est fait avec finesse, délicatesse et intelligence. Le spectateur ne peut qu'être charmé par cette bande de bras cassés roublards, inventifs, sympathiques, solidaires et un tantinet anars. Ce film est une fable, une BD et un conte tout autant qu'un hommage à l'esprit français en général et parisien (celui des titis d'autrefois) en particulier. Bien sûr, avec Jeunet, on est dans le rêve, l'onirisme et dans un univers charmant quoiqu'un peu simpliste où les méchants le sont terriblement et les gentils absolument, mais on ne boude pas son plaisir car dans ce registre jamais la grosse usine hollywoodienne ne pourra rivaliser avec nous. Si vous avez aimez Amélie, vous aimerez forcément Bazil et ses copains...
5/5
08:58 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, poésie
20.10.2009
District 9
Il y a 28 ans, un vaisseau extra-terrestre est apparu dans le ciel de Johannesburg. Il contenait un million d'aliens qui furent installés dans un périmètre spécial, appelé "District 9", le temps de statuer sur leur sort. Depuis, la situation de cette enclave est gérée par une société privée, la MNU, qui décide d'évacuer ces non-humains vers un nouveau camp dans l'espoir d'apaiser les tensions qui se sont créées avec leurs voisins de township, des Nigérians encadrés par des mafieux. Wikus van der Merwe est chargé d'organiser ce transfert à haut risque. Malheureusement il se retrouve contaminé et commence doucement à muter...
Ce film, bien que produit par le célèbre Peter Jackson (“Le Seigneur des anneaux”), laisse une très désagréable impression de ratage. Ce n'est pas véritablement une fable anti-raciste politiquement correcte car tout le monde en prend pour son grade. La démonstration de l'intolérance généralisée fonctionne avec de si énormes ficelles qu'elle en ridiculise son objectif. Pas non plus un pastiche à prendre au second ou troisième degré comme “Mars attack” car on cherche en vain la moindre trace d'humour ou de fantaisie et pas non plus une BD filmée car le scénario reste improbable, invraisemblable et entaché d'une fin calamiteuse où l'on voit un alien qui refusait de partir sans son peuple retourner chez lui juste avec son fils en bon égoïste. Tout relève en fait du niveau de la caricature la plus grossière. Les rambos blancs ne sont qu'une bande de fascistes qui tirent sur tout ce qui bouge. Les scientifiques sont tous des émules du docteur Mengélé. Les noirs ne sont que des primitifs qui croient qu'en mangeant le bras de Wikus ils vont récupérer ses pouvoirs. Quand aux aliens, maltraités et discriminés, ils semblent indifférents à tout par moment et étrangement sentimentaux à d'autres. Ce navet souffre en plus d'un acteur principal jouant un crétin larmoyant particulièrement agaçant, d'une musique médiocre et mal venue et de façons de filmer en caméra intuitive (fatigante pour les yeux) et en plan télé (faussement réalité) avec interviews de témoins plombant le rythme déjà poussif de l'histoire. Tout n'est quand même pas à jeter. On remarquera un gros travail d'effets spéciaux techniquement bien réussis et beaucoup de scènes de combats très réalistes, mais trop nombreuses à mon goût. Pour les amateurs du genre.
1/5
08:45 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction
14.10.2009
Le petit Nicolas
Nicolas mène une existence paisible entre ses parents qui l'aiment et sa bande de copains d'école. Mais il surprend une conversation entre ses parents qui lui laisse penser que sa mère est enceinte. Il panique et imagine le pire : bientôt un petit frère sera là, ses parents ne s'occuperont plus de lui et iront même jusqu'à essayer de l'abandonner dans la forêt comme le Petit Poucet. Alors, avec l'aide de son inénarrable bande, il échafaude toutes sortes de plans pour se faire mieux aimer et même pour se débarrasser du futur intrus...
Adapter une bande dessinée au cinéma est toujours difficile pour ne pas dire impossible, mais là, Laurent Tirard est parvenu à produire une oeuvre agréable, fraîche et divertissante. L'esprit de Goscinny et même de Sempé est respecté. On rit beaucoup dans cet agréable divertissement. Les jeunes acteurs et principalement Maxime Godart (le petit Nicolas) sont particulièrement bien choisis et excellents. L'atmosphère bon enfant des années 50/60, si lointaines de notre triste réalité actuelle, est très bien rendue autant dans les costumes, les décors, les véhicules que la mentalité travailleuse et respectueuse de l'ordre établi de cette époque. Un petit détail (minuscule) a échappé à l'équipe : les sacs poubelles n'étaient pas encore arrivés sur le marché dans ces années-là. Si vous avez envie de passer un bon moment ou si la nostalgie de ces années d'après-guerre vous prend, n'hésitez pas à aller voir « Le petit Nicolas » !
08:49 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, années 60











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