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15/06/2017

Le temps de Compostelle

Dix ans déjà… Le Camino… Que de souvenirs…

07/02/2017

Les quatre vérités de l'Abbé Pierre (Philippe Jost)

Les quatre vérités de l'Abbé Pierre.jpgPendant des années personnalité préférée des Français, l’abbé Pierre, de son véritable nom Henri Grouès, se fit connaître par son émouvant appel de 1954 en faveur des sans-logis. Véritable trublion des médias, empêcheur de consommer et de profiter en rond, il apparut et réapparut de temps à autre, pour marteler son quasi unique message « Et les autres ? ». Dans cet ouvrage, l’auteur a collecté la plupart de ses appels, de ses pensées, de ses fulgurances franciscaines classées en cinq grands chapitres : « L’homme de Dieu », « Emmaüs, la guerre à la misère », « Dieu et la foi », « La vie mode d’emploi », « Politique et société ».

« Les quatre vérités de l’Abbé Pierre » est donc un recueil non exhaustif de citations extraites de ses nombreuses interventions, conférences, entretiens et ouvrages. La plupart sont de véritables aphorismes ou maximes de belle teneur sociologique, philosophique ou théologique. « Le prophète, c’est la grande gueule, la voix des hommes sans voix, celui qui se dresse entre un pouvoir aveugle et un besoin muet ». « Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres ». « Le plus important, ce n’est pas d’être croyant, c’est d’être crédible », dit-il. Un livre à lire et à relire. À picorer, à méditer et à parcourir en diagonale de temps à autre pour en faire son miel et surtout pour ne jamais oublier… « les Autres ».

4/5

 

24/12/2015

Joyeux Noël

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12/11/2015

Etincelles d'éveil (Sogyal Rinpoché)

index.jpgDans ce livre, Sogyal Rinpoché, élève des plus grands maîtres bouddhistes tibétains, propose à ses lecteurs 365 méditations sur la vie et la mort. Pas moins d'une par jour de l'année. Sous des formes variées : courtes ou longues citations de maîtres bouddhistes ou non (Montaigne, par exemple est cité deux ou trois fois), enseignements, petites histoires en forme de paraboles voire poèmes, aucune ne dépassant jamais le format de la page. Chaque mois de l'année est représenté par un mantra particulier dans sa transcription originale toujours très épurée et esthétique. L'enseignement de Rinpoché tourne autour de quelques thèmes récurrents : la méditation (et tous les moyens de la pratiquer), la nécessité d'être bienveillant avec son prochain et l'obligation de se préparer à la mort à tout âge de la vie. L'ensemble donne à la fois l'impression d'une grande simplicité, d'une évidence et celle d'une terrible complexité intellectuelle et mystique. Certains termes ou notions peuvent sembler accessibles au premier abord comme « éveil » ou « nirvana » ou même plus exotiques comme « bardo », « samsara », « karma », « rigpa » ou « bodhisattva », en fait rien n'est simple et tout demanderait à être encore et encore éclairci et explicité.
Un livre à lire et à relire à petites doses, pas forcément à la suite, rempli d'une grande sagesse spirituelle qui peut apporter beaucoup à condition de faire sienne cette vision du monde, de la méditer, d'en entrevoir toute la richesse et toute la complexité. A réserver à celles et ceux que le bouddhisme intéresse ou passionne.

4/5

05/06/2015

Récits d'un pélerin russe (Extrait)

index.jpgComme la nuit tombait, je sentis soudain une douleur violente dans les jambes et je me rappelai qu'elles étaient mouillées. (…) Lorsque au matin, je voulus me lever, je ne pouvais plus remuer les jambes. Elles étaient sans force et aussi molles qu'une mèche de fouet; le garde me tira en bas du banc et je restai ainsi deux jours sans bouger. Le troisième jour, le garde me chassa de la baraque en disant : « Si tu meurs ici, il faudra encore courir et s'occuper de toi. »

J'arrivai à me traîner sur les mains jusqu'au perron de l'église où je restai couché. Je demeurai là environ deux jours. Les gens qui passaient ne faisaient pas la moindre attention ni à moi ni à mes demandes.

Enfin, un paysan s'approcha de moi et commença la causette. Au bout de quelque temps, il dit : « Que me donneras-tu ? Je vais te guérir. J'ai eu exactement la même chose et je connais un remède. »

- Je n'ai rien à te donner, lui répondis-je.

- Et qu'est-ce qu'il y a dans ton sac ?

- Rien que du pain sec et des livres.

- Eh bien, tu travailleras chez moi pendant un été si je te guéris.

- Je ne peux pas non plus travailler. Tu vois que je n'ai qu'un bras de valide.

- Alors que sais-tu donc faire ?

- Rien, sinon lire et écrire.

- Ah ! Ecrire ! Eh bien, tu apprendras à écrire à mon garçon, il sait un peu lire et je voudrais qu'il écrive. Mais les maîtres demandent cher, vingt roubles pour savoir toute l'écriture.

Je m'arrangeai donc avec lui et, avec l'aide du gardien, ils me transportèrent chez le paysan où l'on me mit dans un vieux bain au fond de l'enclos. Il commença alors à me soigner : il ramassa dans les champs, dans les cours et dans les trous à ordures une pleine mesure de vieux os d'oiseaux et de toutes sortes d'animaux; il les lava, les brisa en petits morceaux avec une pierre et les mit dans une grande marmite; il la coiffa d'un couvercle avec un trou et retourna le tout au-dessus d'un vase qu'il avait enfoncé en terre. Il enduisit soigneusement le fond de la marmite d'une couche épaisse de terre glaise et la couvrit de bûches qu'il laissa brûler pendant plus de vingt-quatre heures. En installant les bûches, il disait : « Tout ça va faire un goudron d'os. » Le lendemain, il déterra le pot, dans lequel avait coulé par l'orifice du couvercle environ un litre d'un liquide épais, rougeâtre, huileux et sentant comme la viande fraîche; les os restés dans la marmite, de noirs et pourris qu'ils étaient, avaient maintenant une couleur aussi blanche et transparente que la nacre ou les perles. Cinq fois par jour, je me frictionnai les jambes avec ce liquide. Et croyez-vous ? Le lendemain, je sentis que je pouvais remuer les doigts; le troisième jour, je pouvais plier les jambes, et le cinquième, je me tenais debout et marchais dans la cour appuyé sur un bâton. En une semaine, mes jambes étaient devenues normales...

Des os desséchés ou pourris, déjà presque revenus à la terre, gardent en eux la force vitale, une couleur et une odeur; ils exercent une action sur les corps vivants auxquels ils peuvent rendre la vie...