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30/10/2016

Montburgonde (Chapitres 1 à 4)

09:03 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

29/10/2016

Que la bête s'éveille (Jonathan et Jesse Kellerman)

index.jpgDans une maison abandonnée d’Hollywood, est retrouvée une tête d’homme sans corps à côté d’un petit tas de vomis. Comble de l’étrangeté, aucune tache de sang nulle part. Les artères ont été soigneusement suturées et la peau recousue. Manifestement la décapitation ne s’est pas faite sur les lieux et la mise en scène semble avoir une signification très particulière. L’inspecteur Jacob Lev de l’étrange section des « Projets spéciaux » du LAPD (« Los Angeles Police Department ») se retrouve chargé d’une enquête qui va le mener en Grande-Bretagne et jusqu’à Prague et lui causer bien du souci.

« Que la bête s’éveille », roman écrit à quatre mains et en famille, est présenté comme un thriller « plein de suspense et de mystère surnaturel » alors que c’est surtout un roman fantastique, d’épouvante et même d’horreur, assez invraisemblable, très lent et d’une lecture plutôt laborieuse. Le lecteur navigue entre toutes sortes d’histoires du folklore yiddish et en particulier le mythe du Golem, ce monstre créé de main humaine à partir d’un peu d’argile qui servi de modèle à la célèbre créature de Frankenstein. La narration manque cruellement de rythme. Elle s’essouffle très vite sur une distance de 643 pages qui semblent interminables et se perd dans toutes sortes d’histoires annexes d’inspiration biblique dont on se demande ce qu’elles ont à voir avec l’intrigue principale. Le seul intérêt de cet ouvrage est peut-être ses descriptions des mœurs juives américaines. En conclusion, malgré une citation laudative du maître Stephen King sur un bandeau qui peut tromper le chaland, cette histoire improbable laisse plutôt de marbre le lecteur surtout s’il est friand de bons thrillers bien péchus à la française ou à l’américaine !

2,5/5

 

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27/10/2016

Fields président ! (W.C. Fields)

fields.pngDrôle de bonhomme que ce W.C.Fields ! Jongleur dès l’âge de quinze ans, clown, vedette de music-hall puis de cinéma muet et ensuite parlant, il rivalisa, au sommet de sa carrière dans les années trente de l’autre siècle, avec les plus célèbres comiques américains de l’époque, Charlie Chaplin ou les Marx Brothers. « Fields président ! » fut son unique contribution à la littérature. Un concentré de « non-sense », de folie, d’humour parfois noir, parfois complètement absurde. Un sens de la formule corrosive qui fait mouche. « Quelqu’un qui déteste les enfants et les chiens ne peut pas être tout à fait mauvais. », ose-t-il dire.

S’il se proclame candidat à la présidence des Etats-Unis, c’est par pure dérision et esprit parodique. En cela, il est un précurseur de notre Coluche national, mais avec quelques ressemblances et différences. Fields donne plus dans l’absurde et le surréaliste et beaucoup moins dans le politique et l’humanitaire que notre homme à la salopette. Fields déteste le genre humain alors que Coluche l’aime au point de vouloir nourrir les nécessiteux dans ses restos du cœur. Paru en 1940 et très violemment opposé au New Deal de Roosevelt, son programme annoncé comme « populiste » semble plutôt anarchiste et complètement barré avec, de-ci, de-là quelques vérités bien envoyées et énormément de loufoqueries sans queue ni tête assez déstabilisantes. Composé d’historiettes, d’aphorismes plus ou moins absurdes, de vues parfois machistes sur le mariage, de considérations amères sur l’impôt, de bizarres règles de savoir-vivre, de conseils idiots pour se bâtir un physique de rêve, pour soigner les bébés ou pour réussir sa vie professionnelle, ce fourre-tout illustré de dessins naïfs de Mily Cabrol, se lit ou se déguste avec plaisir et facilité. Le lecteur rit, sourit et se demande quelquefois si Fields ne se moque pas un peu de lui. Est-ce drôle, amusant ou lamentable ? Un peu des trois sans doute.

3/5

Citations :

« La responsabilité majeure d’un président est d’extorquer au contribuable jusqu’à son dernier sou. »

« Ne saurait-il qu’une chose, un président doit au moins connaître le secret pour réussir dans les affaires. »

« La femme qui reproche à son mari de nettoyer ses chaussures avec les rideaux de la chambre ne fait que creuser la tombe de son mariage. »

« Soit vous mourez de faim en ayant un revenu si bas que vous n’avez pas à payer l'impôt. Soit vous disposez d’un revenu assez élevé pour payer l’impôt puis vous mourez de faim après vous en être acquitté. »

« — Papa, je peux avoir un verre d’eau ?

— Bien sûr, fiston, si tu m’en apportes un aussi… »

«— Papa, pourquoi tu embrassais la bonne hier soir ?

— Calembredaine ! Mensonge ! D’ailleurs, elle m’avait pris pour le plombier. »

« 1- Ne vous présentez jamais pieds nus à un entretien d’embauche.

2- Ne lisez pas le courrier de votre employeur potentiel pendant qu’il vous interroge sur vos qualifications.

3- Rappelez-vous de n’avoir aucune bouteille d’alcool visible sur vous ; toutefois, si cela vous échappait, ayez au moins la décence d’en proposer une rasade à votre futur patron. »

 

 

08:35 Publié dans Humour, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

25/10/2016

Duel d'influence (Tesha Garisaki)

600x600bb.jpgLe baron Firenze, responsable des mines d'espérite, minerai miracle sur lequel toute l’économie de la ville d'Esperie repose a bien du souci à se faire. Soudain pris d’une folie incompréhensible, ses mineurs se mettent à se bagarrer et à s’entretuer sans la moindre raison. Ils travaillent dans des conditions acceptables et sont bien rémunérés. Lionel, capitaine disposant du talent extraordinaire de pouvoir faire mouche sur une cible dans n’importe quelle position, se voit chargé de l’enquête. Il subodore une lutte d’influence psychique dans le cadre de la guerre que mènent diverses factions. Un talentueux ou une talentueuse tirerait les ficelles de cette bizarre affaire…

« Duel d’influence » se présente comme une longue nouvelle ou novella relevant plus du registre que la fantaisie dite « steampunk » que de la science-fiction à proprement parler. Intéressante au début, l’intrigue, une fois les tenants et aboutissants exposés, manque de rebondissements et de surprises relançant l’intérêt. Le style est fluide et agréable. La fin ambiguë laisse un peu sur notre faim. L’auteur annonce d’ailleurs que cette nouvelle fait partie d’une « série de textes qui, bien que se déroulant dans des mondes alternatifs, mettent en scène les mêmes personnages. » Autant dire qu’il faudra en lire plus pour en savoir plus ! Au bout du compte, le lecteur aura quand même passé un bon moment de simple divertissement, ce qui est plutôt agréable.

3/5

 

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23/10/2016

Le moineau rouge (Jason Matthews)

le moineau rouge.jpgDe nos jours, à Moscou, Nate Nash, jeune agent de la CIA, se laisse surprendre par le contre-espionnage lors d’un contact avec MARBRE, général respecté et importante taupe agissant à l’intérieur des services secrets russes. Nate parvient néanmoins à regagner son ambassade sans que la taupe ne soit démasquée. Etant grillé, il doit quitter Moscou, être exfiltré vers la Finlande et rejoindre l’antenne de la CIA à Helsinki. Pendant ce temps, Dominika, ancienne danseuse, après une formation très particulière à l’école des « Moineaux », ces espionnes russes spécialisées dans les rapports sexuels avec des étrangers pour leur soutirer des renseignements, séduit un diplomate français et se laisse surprendre en pleins ébats. Scandale parfaitement mis au point et début d’une double manipulation particulièrement vicieuse.

Bien que racontant une histoire d’espionnage se déroulant sous le règne du nouveau tsar Poutine, « Le moineau rouge » est un ouvrage qui semble avoir été écrit dans les années soixante-dix, en pleine guerre froide, tant les méthodes des services secrets russes ressemblent trait pour trait à celles du KGB de la grande époque. Cet ouvrage donne l’impression d’être un vieux roman de John Le Carré surtout par le côté technique très bien documenté, ce qui n’a rien d’étrange, l’auteur ayant passé plusieurs décennies dans l’agence de renseignement américaine. Cette double affaire de taupes au plus haut niveau démarre assez bien mais l’intérêt retombe très vite, car le rythme narratif est beaucoup trop lent. Trop de détails, trop de descriptions de lieux ou de repas. Chaque chapitre est même terminé par une recette plus ou moins succulente. Au total, une bonne quarantaine, de quoi remplir un livre de cuisine. À noter également de nombreuses phrases en russe (phonétique) pas toujours traduites, ce qui ne facilite pas la compréhension si on ne comprend pas cette langue. Au total, un livre intéressant par son contexte, mais un peu ennuyeux par sa forme en dépit d’une légère accélération des évènements vers la fin.

3/5

 

09:02 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

21/10/2016

Le café du matin réserve bien des surprises (Alexander McCall Smith)

600x600bb.jpgÀ Edimbourg (Ecosse), Isabel Dalhousie se retrouve invitée à prendre un café à Elephant House par George MacLeod, docteur de l'Université. L’ennui, c’est qu’Isabel, travaillant comme lectrice chez un éditeur, n’a qu’une vague idée de qui peut bien provenir cette invitation qui est d’ailleurs très vite démentie. MacLeod prétexte avoir été victime d’un mailing collectif. Mais, pour se faire pardonner, il invite néanmoins Isabel qui accepte. Et voilà que Roz MacLeod accuse Isabel d’être la maîtresse de son mari. Beaucoup de bruit et d’agitation pour un simple petit café du matin !

Ce court roman, sorte de novella, qui se veut vaguement enquête policière, (se pose en effet la question de savoir qui est la maîtresse de George et accessoirement l’amant(e) de Roz) démarre assez bien avant de très vite perdre de son intérêt. Heureusement que ce texte est court, car l'ennui menace assez vite. Quand Hachette se met à donner dans l’e-book gratuit sans doute pour lancer un auteur aussi couvert de prix littéraires soit-il, il ne fait guère mieux que les petites maisons qui ont fait leur fonds de commerce de ces préquels et autres teasers plus ou moins intéressants. L’écriture est de qualité, c’est sans doute le meilleur aspect de cet ouvrage. Pour le reste, le lecteur jettera un voile pudique. C’est léger mais ça manque de punch !

2/5

 

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20/10/2016

Montburgonde (Chapitres 1 & 2)

08:59 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/10/2016

Bleue comme une orange (Norman Spinrad)

bleue comme une orange.jpgÀ la fin du XXIème siècle, le réchauffement accéléré de la planète a précipité la montée des eaux, a fait disparaître des régions entières de la surface de la terre et a transformé les régions chaudes en déserts brûlants, la Sibérie en nouvelle Californie et en véritable eldorado. Des millions de réfugiés climatiques sont montés au nord pour s’entasser dans des bidonvilles. La Terre est-elle sur le point d’en arriver à la « Condition Vénus » c’est-à-dire à se transformer en fournaise inhabitable suite à un emballement du phénomène ? C’est à Paris, devenue une cité tropicale avec palmiers, perroquets et alligators que l’ONU décide de réunir un énième congrès sur le climat, mais cette fois avec le plus de faste possible, car il faut alerter l’opinion et les dirigeants. Pourtant, on soupçonne de gros cartels multinationaux d’avoir tenté d’aggraver la situation pour mieux vendre leur technologie…

Nous sommes plus dans l’anticipation que dans la science-fiction avec cet excellent livre qui nous montre vers quelles dérives nous entrainent certains. Formidablement bien écrit, rempli de personnages et de situations crédibles et intéressantes, c’est une condamnation sans appel de l’ecology-business, des magouilles des multinationales, de la décadence de la société du spectacle, du dieu-pognon et du système mondialiste en général. Le sort de la Terre se joue souvent entre orgies de vodka et de cocaïne et parties de jambes en l’air ! Les rires que l'auteur nous arrache valent à eux seuls le détour, et démontrent que le père de Jack Barron et l'Éternité, ex-enfant terrible des années soixante-dix, n’a rien perdu de ses qualités corrosives. Un bouquin majeur, passionnant, aux limites du thriller et du roman politico-social style Tom Wolfe. Décidément, Spinrad qui vit à Paris, est un des plus grands écrivains américains « francophiles » actuels.

4/5

 

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17/10/2016

Bastard Battle (Céline Minard)

bastard battle.jpgEn 1437, la ville de Chaumont est prise d’assaut et sauvagement pillée par le Bastard de Bourbon. Mais, au milieu des combats, apparaît un étrange adversaire, une femme-samouraï qui manie le sabre à la perfection et maîtrise au mieux le kung-fu et les techniques d’arts martiaux de l’Orient. Profitant de l’intervention d’un autre routier, Enguerrand, une poignée de combattants, las des exactions sanglantes du Bastard, réussit à reprendre la ville, à organiser sa défense et à repousser les assaillants. Cet échec ne portera pas chance au ravageur des campagnes…

Ce livre ne peut pas être considéré comme un véritable roman historique. Ce « bastard de Bourbon » semble n’être qu’un pur produit de l’imagination de l’auteur. Les seuls bâtards ayant laissé une trace dans l’histoire de l’époque, étant Jean II dit « le connétable de Bourbon », né en 1426 et Hector, archevêque de Toulouse, n’ont rien à voir avec ce monstre sanguinaire assez improbable au demeurant. Ce n’est pas non plus un roman fantastique, car on ne trouve aucune fantaisie, aucune féérie et aucune poésie là-dedans. Juste un bouquin d’horreurs, très gore. Le sang coule à flot, les sévices les plus sadiques s’accumulent et Céline Minard semble s’y complaire. Une longue suite de combats, tueries et tortures qui finit par lasser alors que le livre ne comporte qu’une centaine de pages. Seul intérêt : la langue utilisée. En apparence moyenâgeuse, truculente et exotique, mais en réalité un simple trompe l’œil, sorte de canada-dry langagier. De plus, Minard truffe ses phrases de mots et expressions anglaises modernes aussi anachroniques et incongrues que la femme-samouraï de son histoire dont on se demande ce qu’ils viennent faire sous la plume d’un clerc de l’époque. L’écrivaine croit sans doute inaugurer un nouveau genre : le « Gore Pseudo-historique ». Les vrais amateurs d’Histoire n’y trouveront pas leur compte, seuls peut-être les lecteurs de bouquins d’horreur… et encore…

2/5

 

08:41 Publié dans Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/10/2016

Pensées plus ou moins correctes (75)

dutourd.jpgHONNEUR

« C'est facile de se moquer des honneurs quand on est jeune : on a l'amour. »

(Jean Dutourd)

« L'honneur c'est comme les allumettes, ça ne sert qu'une fois. »

(Marcel Pagnol)

« Certaines gens échangent l'honneur contre les honneurs. »

HUMAIN

« Il est humain de se tromper, mais persévérer est diabolique. » (Errare humanum est, perseverare diabolicum)

(Proverbe latin)

« Etre humain, c'est aimer les hommes. Etre sage, c'est les connaître. »

(Confucius)

« L'être humain est incroyable. C'est la seule créature qui va couper un arbre, en faire du papier et écrire dessus : « Sauvez les arbres ! »

HUMOUR

« L'humour est la réponse polie au désespoir »