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13/11/2018

Applaudis lorsque les morts s'animent (Zacan Kovacs)

applaudis-lorsque-les-morts-s-animent-592037-264-432.jpgQuelque part dans les bas-fonds, l’homme aux semelles qui couinent deale pour le compte du Fourbe, parrain du quartier, toutes sortes de « broches » permettant à de nombreux paumés de fuir une réalité plutôt glauque… Deuil retrouve son petit ami qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Junkie en phase terminale, à trop abuser des substances, il ne lui reste plus que la peau et les os… Apu vit en colocation dans un appartement délabré. Ce soir, il doit jouer de la fracabasse au « Cocoloco », la boite à la mode au sein de son groupe « Les culs trempés ». Mais, s’il ne trouve pas « d’accelerator », il sera incapable de monter sur scène et d’assurer le show…

Cet ouvrage qui devrait pouvoir se classer dans le registre de l’anticipation se compose de dix épisodes qui n’ont d’autre lien entre eux que quelques personnages récurrents. L’ensemble ne forme pas du tout un roman au sens classique du terme, car il n’y a pas vraiment d’intrigue qui se tienne ni même de fil rouge entre les différentes parties si ce n’est une succession de scènes de drogue, picole et castagne sans rien pour les relier entre elles. Pris séparément, chaque épisode ne peut pas non plus relever de la nouvelle vu que la trame de construction « normale » avec exposition, dramaturgie et chute n’est jamais respectée. Pour faire simple, on dira que du début à la fin le lecteur attend en vain que l’action démarre et qu’il se passe vraiment quelque chose. Si on y ajoute un nombre incalculable de coquilles, fautes d’orthographe, de français et autres barbarismes, on se retrouve avec un style approximatif et de très basse qualité rempli de phrases bancales ou mal construites (Exemple : « Ce type se balade en slip géant où ça qu’il y aurait des poches ») et de vocables inventés et jamais explicités du genre « buldovite », « éclatobulle », « synthor », « métaklliques », « magnétifieur » ou « cortcam » pour n’en citer que quelques-uns. Des notes de bas de page ou un glossaire auraient facilité la compréhension du pauvre lecteur déjà bien déboussolé par cet ouvrage paradoxal et assez peu attrayant.

2/5

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08/11/2018

Allo, Major Tom ? (David M. Barnett)

Allo, major Tom.jpgLe jour de la mort de David Bowie, Thomas Major, un quarantenaire britannique totalement inconnu, s’apprête à être le premier homme à partir vers Mars en solitaire. Il devra y préparer la colonisation future de la planète rouge à lui tout seul. Simple technicien chimiste, Thomas s’est juste trouvé là au bon moment pour remplacer au pied levé le cosmonaute prévu pour cette difficile mission. Loser bougon et misanthrope, il n’a pas le profil idéal pour réussir vu qu’il a quasiment tout raté dans sa vie. Il est juste heureux de prendre ses distances avec une humanité qu’il n’apprécie guère. Mais tout va changer quand une erreur de numéro de téléphone lui fera croiser la route d’une vieille dame un peu dérangée et de deux petits-enfants de milieu modeste…

« Allo, Major Tom » est plus un roman social et sentimental qu’un véritable roman de science-fiction. Le voyage interplanétaire n’est qu’un prétexte pour dérouler une histoire non chronologique, distillée à petites touches et amenant le lecteur à la conclusion que même l’humain le plus solitaire a un jour ou l’autre besoin des autres. « Comédie irrésistible et totalement décalée » clame la quatrième de couverture. C’est beaucoup dire et trop promettre tout comme le célèbre « humour anglais » également annoncé. Il est assez peu présent et plutôt par la loufoquerie, l’invraisemblance et le cocasse des péripéties que par la drôlerie ou l’ironie auxquelles le lecteur pourrait s’attendre. Au total, un ouvrage sympathique, gentillet, plein de bons sentiments et plutôt agréable à lire.

3/5

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01/11/2018

Les sept jours où le monde fut pillé (Alexeï Tolstoï)

les sept jours.jpgEn 1933, Ignace Rough, puissant homme d’affaires américain, invite à bord de son majestueux trois-mâts, le « Flamingo », quatre de ses pairs ainsi que l’ingénieur Corvin, grand spécialiste de balistique et d’astronomie. Il leur propose d’organiser un complot qui devrait les rendre immensément riches et puissants en fort peu de temps. Il leur suffirait de profiter du passage de la comète de Biela pour envoyer un tir groupé de fusées bourrées d’explosifs en direction de la lune, laquelle ne devrait pas manquer de se disloquer. Il n’en faudrait pas plus pour que la panique soit totale dans la population et que les cours des bourses du monde entier s’effondrent. Les cinq milliardaires n’auraient plus qu’à racheter pour une bouchée de pains des millions d’actions et ainsi devenir les maîtres du monde. Mais rien ne va se passer comme prévu…

« Les sept jours où le monde fut pillé » se présente comme un court roman de fantaisie, une sorte d’uchronie ou plutôt de dystopie qui tient surtout du conte philosophique dans un contexte de science-fiction à la Jules Verne ou à la Méliès. L’auteur, apparenté à l’illustre Léon Tolstoï, d’abord émigré en Angleterre et en France puis communiste de la meilleure eau stalinienne, s’est attaché à démonter les mécanismes de prise de pouvoir d’une minorité de financiers sans grande moralité, juste occupés à accroître leur fortune et à accaparer le pouvoir. Condamnation sans appel du capitalisme trouvant son apothéose dans le mondialisme. C’est par ce côté « politique » que ce récit plein de naïveté et d’erreurs astronomiques ou techniques bien excusables vu l’époque est le plus intéressant. Le lecteur remarquera également le côté visionnaire de cette fable d’une prise de pouvoir totalement illégale en vue de l’instauration (déjà) d’un nouvel ordre mondial avec gouvernement centralisé entre les mains de cette « Union des Cinq » qui aura une fin aussi courte que surprenante.

3/5

08:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

29/10/2018

Nouvelles vagabondes (Julien Leblay)

Nouvelles vagabondes.jpgDe juillet 2010 à mars 2012, Julien, 29 ans, et sa compagne Marion, 24 ans, ont parcouru 22 000 kilomètres sur leurs vélos prénommés Teresa et Maïdo soit plus de la moitié d’un tour du monde. Ils ont traversé trois continents, l’Europe, l’Asie et l’Océanie et visité pas moins de vingt-deux pays. Partis de l’Auvergne, ils ont inauguré leur voyage par une ascension du Mont-Blanc. Il leur a fallu 700 jours pour atteindre leur destination, la Nouvelle-Zélande pour y assister à la coupe du monde de rugby. Un peu partout, ils en profitèrent pour faire la promotion du don de sang. Une transfusion de sang lui ayant sauvé la vie, Julien est particulièrement attaché à cette noble cause…

« Nouvelles vagabondes et autres petites histoires cyclopédiques » n’est pas, comme son modeste titre pourrait le laisser penser, un simple recueil de nouvelles ou d’anecdotes, mais un véritable journal de bord détaillé relatant une expédition hors norme menée par deux jeunes gens courageux. Le texte est vivant et bien écrit et la description de leurs aventures précise et minutieuse. Le lecteur passe allègrement de la pluie suisse, aux roses italiennes puis à l’accueil yougoslave marqué de pauses raki obligatoires alors que celui des Turcs se fait tout aussi chaleureusement, mais avec du thé. La curiosité indiscrète des masses indiennes leur rend la vie particulièrement pénible puis ils goûtent la gentillesse et la tranquillité thaïlandaise, subissent l’ennui laotien, la pauvreté cambodgienne, la déforestation malaisienne, la surpopulation indonésienne, l’immensité australienne et la beauté sauvage de la nature néo-zélandaise. Cet ouvrage permet de revenir sur certaines idées reçues comme celle de la spiritualité indienne ou du « 100% pure New Zealand » respectant l'environnement. Pour rêver au grand vent de l’aventure tout en restant assis dans son fauteuil !

3,5/5

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24/10/2018

Pleure, Geronimo (Forrest Carter)

Pleure, Géronimo.jpgGeronimo, chaman de guerre des Apaches, commença par s’appeler Gokhlayeh jusqu’au jour de la San Geronimo 1859 où les tribus Apaches Chiricahuas ravagèrent le village mexicain d'Arispe pour se venger du massacre que les Mexicains avaient précédemment perpétré sur un de leurs villages. Cet acte marqua la fin des accords de paix acceptés par les chefs Cochise et Mangas Coloradas. Il faut dire que les guerres indiennes allaient vers leur fin. Beaucoup de tribus et même de peuples entiers s’étaient soumis et avaient accepté d’être parqués dans des réserves. Humiliation, famine et esclavage en avaient été pour eux les terribles conséquences. Seul Geronimo brandissait encore l’étendard de la révolte. Douze années d’expéditions punitives, de représailles et de désolation s’ensuivirent. Les Tuniques Bleues enférocés par l’audace des coups de main réussis par Geronimo et ses poignées de guerriers n’hésitèrent pas à pratiquer la guerre totale, pour ne pas dire le génocide, tuant hommes, femmes, enfants et vieillards sans la moindre pitié…

Ecrit par un Indien cherokee, « Pleure Geronimo » peut aussi bien se classer dans les romans historiques, les biographies comme dans les ouvrages ethnographiques voire poétiques. La langue est fleurie, les concepts pas uniquement rationnels. Quelques plongées dans la mystique indienne permettent d’ailleurs de mieux comprendre la façon de raisonner et de se comporter d’hommes que l'on qualifiait de « sauvages ». Dès le début, le lecteur comprend que cette révolte est désespérée, sans issue, un baroud d’honneur en quelque sorte. À quoi sert-il de sauver son corps si on perd son esprit et son âme ? Cette très belle œuvre, à la fois lyrique et écologique, repose malheureusement sur une narration non chronologique. Bonds en avant et retours en arrière se succèdent allègrement, ce qui n’aide pas à la mise en ordre et à la compréhension de cette tragédie qui tourne vite au drame monstrueux. Autre surprise : la fin assez inattendue et plutôt éloignée de l’image du pauvre Peau-rouge croupissant dans sa réserve, sorte de camp de concentration à la mode yankee, et se laissant mourir dans l’oisiveté et l’alcoolisme. À lire pour qui s’intéresse aux peuples dépossédés, pillés et remplacés sur leur propre terre par de nouveaux venus sans scrupules…

3/5

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19/10/2018

Bad / Amour interdit (Jay Crownover)

Bad   Amour interdit.jpgÀ The Point, Shane Baxter, 23 ans, est ce qu’on appelle un « bad boy », un voyou. Un type pas facile à aimer et avec lequel il n’est pas simple non plus de sympathiser. Il vient de se taper cinq longues années de cabane et voudrait retrouver Race, le seul et unique pote sur lequel il puisse encore compter. Mais qu’est-il devenu ? Novak, l’affreux parrain de la zone l’a-t-il fait disparaître ? Et que s’est-il passé la fameuse nuit où tout a mal tourné pour Baxter ? De son côté, Dovie, étudiante, barmaid et assistante sociale stagiaire, sait ce que c’est que d’arriver à survivre en milieu hostile. Elle s’habille en homme, se fait discrète, évite de sortir avec les tocards du coin et surtout ne veut rien devoir à personne… Jusqu’au jour où sa route croise celle du « bad boy »…

Premier tome d’une série, « Bad, amour interdit » se veut roman noir tout en restant quand même bluette et romance. La vie n’est pas facile dans les bas-fonds. Jay Crownover rend très bien l’ambiance glauque de ce milieu. Elle use d’un langage parlé assez proche de celui des voyous et sait donner un certain rythme à sa narration toujours présentée en deux temps. Un chapitre vu du point de vue de Baxter, un de celui de Dovie et alternativement. Le tout bien mené et sans trop de redites. L’intrigue n’est pas des plus travaillées ni des plus originales avec cette affaire de truand faisant deux fois de la taule pour quelqu’un d’autre. À noter et peut-être à déplorer une certaine tendance à trop privilégier les scènes torrides (un peu répétitives) et surtout le côté sentimental de l’affaire. Le thème du gangster amoureux d’une oie blanche, thème usé jusqu’à la corde, ne sera pas renouvelé cette fois encore.

2,5/5

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14/10/2018

Le dragon de Cracovie (San Antonio)

le dragon.jpgA Berchtesgaden, en novembre 1937, Adolf Hitler sympathise avec une jeune infirmière blonde qui, bizarrement porte le même nom que lui. Il finit par se jeter sur elle et par la trousser comme l'eût fait un feldwebel. De cette étreinte furtive, neuf mois plus tard, naîtra un gros bébé qu'on prénommera Richard et qui n'aura aucune ressemblance avec son géniteur. Il devint boucher, se maria et eut lui-même en 1970 un fils qu’on prénomma Adolf et qui se retrouva doté de nombreux points communs avec son tristement célèbre grand-père. Tout jeune, il commença une carrière de tueur sadique et sans le moindre état d'âme en trucidant le riche homosexuel qui l’avait recueilli chez lui avant de le mettre dans son lit. La suite de l’histoire se résume à une accumulation de cadavres jalonnant le parcours de ce psychopathe qui finira par intéresser la redoutable Camorra sicilienne…

« Le dragon de Cracovie » se présente comme une sorte de thriller parodique doublé d’uchronie, car il va sans dire que Frédéric Dard se permet bien des fantaisies avec l’Histoire tout au long d’une intrigue alternant lourdement copulations et liquidations pour finir sur une fin en apothéose abracadabrante. Le lecteur cherchera en vain l’humour et le picaresque présents dans de nombreux autres titres. Ils ont totalement disparu et c’est bien dommage car seuls le sadisme, la paillardise et une sorte de désenchantement généralisé subsistent. Aussi répétitifs et lassants les uns que les autres. Au total, pas le meilleur titre du grand Frédéric Dard, et de très loin.

2,5/5

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11/10/2018

Les secrets d'un guérisseur (Jean Daurillac)

Les secrets d'un guérisseur.jpgJean Daurillac est un guérisseur généreux et talentueux. Il est capable par imposition des mains de « barrer le feu » c’est-à-dire de soulager les souffrances d’une personne brûlée. Il sait utiliser les pouvoirs de l’argile, recueillir la rosée qui lui permettra de préparer onguents, baumes et élixirs floraux. Il a une parfaite connaissance des vertus des plantes qu’il propose en macération, décoction ou infusion et sait user de toutes sortes de méthodes ancestrales pour magnétiser et calmer toutes sortes de maux. Modeste, il déclare vouloir se consacrer à réduire les douleurs et non pas à soigner. Il sait renvoyer les malades vers les médecins classiques quand c’est nécessaire. En un mot, c’est un guérisseur exemplaire qui ne veut pas que l’on dise qu’il a un don. Pour lui, tout le monde pourrait en faire autant. Il suffirait d’en prendre conscience et de travailler.

« Les secrets d’un guérisseur » se présente comme une sorte de longue interview menée par une journaliste qui reste anonyme du début à la faim. Daurillac explique ses pratiques qui peuvent paraître aller du vérifiable et quantifiable au plus ésotérique. Le lecteur rationaliste ou cartésien pourra aisément douter de l’efficacité réelle de certaines d’entre elles. L’intérêt du livre réside dans la révélation de « secrets » (ou plutôt de pratiques voire de trucs) que guérisseurs, magnétiseurs ou rebouteux aiment plutôt garder pour eux. « Un guide indispensable pour ceux et celles qui veulent apprendre comment soigner, se soigner et guérir autrement », proclame la quatrième de couverture. Il semble plutôt que ce soit une initiation, une présentation sommaire de méthodes qui mériteraient une étude et un développement plus important. Néanmoins agréable et facile à lire pour qui s’intéresse un peu au sujet.

3,5/5

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09/10/2018

Le testament d'Allan Berg (Patrick Meadows)

le testament d'allan berg.jpgAllan Berg, professeur d’histoire dans une université américaine, mène une vie tout ce qu’il y a d’ordinaire. Il est amoureux d’Anna et son meilleur ami n’est autre que le frère de cette dernière. Tout son petit univers bascule le jour où un inconnu vêtu de gris et portant un col de clergyman l’interpelle à la fin d’un cours pour lui confier un livre intitulé « 1944 Onward II ». Il lui semble être un ouvrage de prospective historique très différent de la réalité politique de l’Amérique telle qu’il la connaît, c’est-à-dire en proie à un totalitarisme radical depuis ses accords de collaboration avec l’URSS. À peine a-t-il pris connaissance de quelques pages du livre que les ennuis commencent pour lui. Des agents du FBI font irruption dans sa vie et commencent à l’importuner. Ils veulent à tout prix récupérer l’ouvrage…

« Le testament d’Allan Berg » est un livre difficile à placer dans une catégorie bien définie. Ce n’est pas vraiment un livre d’anticipation ni de science-fiction. Il se situerait plutôt aux confins de l’uchronie ou de la dystopie et à ceux de l’onirique, du fantastique et surtout de la fable ou du conte philosophique. Il pose le problème du totalitarisme, de la pensée conforme et des moyens de coercition de masse et de manipulation des opinions publiques. Les mouvements clandestins de résistance sont systématiquement assimilés à des entreprises de terrorisme. Seule une infime minorité résiste alors qu’une écrasante majorité collabore. Le héros, citoyen très ordinaire, se retrouvant pris dans un engrenage aussi inattendu que dangereux, est attachant car bien pétri d’humanité avec ses faiblesses et ses hésitations. Très inspiré du monde d’Orwell (1984), ce livre bien écrit et fort intéressant se lit avec un réel plaisir. La fin onirique et poétique en surprendra plus d’uns !

4/5

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04/10/2018

Arca (Romain Benassaya)

Arca.jpgAu XXIIème siècle, Sorany découvre dans les déserts glacés de la planète Encelade une étrange substance, l’Artefact qui, quelques années plus tard, permettra aux humains de dépasser la vitesse de la lumière et de naviguer bien au-delà du système solaire. Il est grand temps, car les Terriens, ayant épuisé les ressources de leur planète d’origine, peinent à terraformer Mars transformée en colonie pénitentiaire. Troubles divers et révoltes des esclaves s’y produisent. Tous les espoirs de l'humanité reposent sur « L'Arca », immense vaisseau spatial sorte de moderne arche de Noé, qui devrait permettre à près de 4000 passagers d’atteindre une planète habitable située à vingt-quatre années-lumière de la Terre, la « Griffe du Lion ». Le voyage devrait durer huit années. Mais rien ne va se passer comme prévu. Parvenus à la hauteur de Saturne, 800 adeptes de la secte d'Enlil dirigée par la machiavélique Ireen Tsei veulent déclencher une mutinerie générale…

« Arca » se présente comme un roman de science-fiction version space-opera fantastique pour ne pas dire onirique tant l’intrigue se permet de licences poétiques frisant souvent l’invraisemblance scientifique. Partie sur le thème ultra-rebattu de la conquête d’une lointaine exoplanète, tout finit par tourner autour de la maîtrise d’une substance magique permettant des vitesses phénoménales. Les personnages sont assez stéréotypés, le plus intéressant restant celui de Sorany, le seul, avec celui de son compagnon Franck, à avoir une certaine épaisseur. L’intrigue qui part sur de bonnes bases, s’enlise malheureusement assez vite. Le rythme ralentit avec de trop nombreuses redites, répétitions et retours sur les chapitres précédents. Si on y ajoute une narration alternée sur deux périodes (2147 et 2157) puis sur trois (date indéterminée), un agacement et un certain ennui s’installent sur une bonne moitié du livre. La fin rachète un peu cette faiblesse dans la mesure où elle explique enfin certaines circonstances importantes pour la compréhension tout en laissant le lecteur sur sa faim. Le plus intéressant aurait pu être à venir, la colonisation de la « Griffe du Lion ». Mais c’est peut-être l’intention du jeune auteur pour un tome 2. En résumé, pour un coup d’essai, cet ouvrage est loin du coup de maître. Juste un honnête ouvrage de divertissement sans grande ampleur.

3/5

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