Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/10/2019

La marche qui soigne (Jacques-Alain Lachant)

La marche qui soigne.jpgSi, comme le dit la chanson, la meilleure façon de marcher consiste à mettre un pied devant l’autre, on constate qu’il y en a presque autant que d’êtres humains et que chaque démarche est aussi personnelle qu’une signature ou une empreinte digitale. Mais, pour l’auteur, certaines marches sont légères, équilibrées et bienfaisantes, alors que d’autres sont lourdaudes, pesantes et quasi toxiques. Nos pas révèleraient notre psyché, l’homme étant un tout fait de corps et d’esprit. Une grande part de nos souffrances vient de ce que nous ne savons pas marcher correctement. Une véritable « marche portante » permettrait de nous libérer des maux de dos, des gênes handicapantes et des chutes à répétition. Une façon de marcher correcte permettrait d’obtenir du tonus, de la légèreté, du plaisir et même une véritable joie de vivre.

« La marche qui soigne » est un essai médical proposé par Jacques-Alain Larchant, ostéopathe spécialiste de la marche. Le lecteur découvrira bien des choses dans cet ouvrage relativement technique et doté d’un certain nombre de dessins permettant d’illustrer le propos et de mieux comprendre de quoi il s’agit. Il aura une raison de plus d’être persuadé que le psychique est d’autant plus lié au somatique que le corps parle et dévoile ce que le cœur ressent sans forcément l’exprimer autrement. Les méthodes de ce praticien semblent assez efficaces en dépit de leur aspect surprenant comme lorsqu’il marche aux côtés de son patient en plaçant sa main sur le sacrum de son malade, lequel en fait autant sur lui. Livre intéressant surtout pour les nombreux témoignages ou exemples de gens traités par cette méthode un peu étonnante.

3/5

08:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

01/10/2019

Ces glucides qui menacent notre cerveau (David Perlmutter)

ces glucides qui menacent notre cerveau.pngParkinson, Alzheimer, Charcot, Tourette, autisme, dépression, hyperactivité, migraines, névralgies ou maux de tête chroniques, que de maux menacent notre pauvre cerveau ! Selon le docteur David Perlmutter, il est parfaitement possible de s’en prémunir en suivant ses directives. En effet, tous ces symptômes et bien d’autres comme les allergies ont des causes aisément détectables au premier rang desquelles se situe le gluten, cette colle que l’on trouve principalement dans le blé, l’orge, l’avoine et quelques autres céréales. Il faut savoir que les variétés de blé utilisées en boulangerie, pâtisserie ou industrie agro-alimentaire, n’ont plus rien à voir avec les anciennes. Leur taux de gluten a été artificiellement augmenté dans des proportions importantes pour des facilités de production. Résultat : s’il n’y a qu’un personne sur 200 qui souffre de la maladie coeliaque, nous sommes tous plus ou moins incommodés par cette molécule à des degrés divers allant de l’intolérance à une simple sensibilité. D’où la nécessité de changer notre mode de vie et en premier lieu notre alimentation pour protéger notre cerveau.

« Ces glucides qui menacent notre cerveau » est un essai pratique de vulgarisation basé sur un grand nombre d’études scientifiques et étayé par des centaines de cas traités par le docteur Perlmutter. L’ouvrage débute par un questionnaire d’auto-évaluation permettant de se situer. Puis l’auteur nous présente les résultats des toutes dernières recherches sur le sujet. Autant dire que celles-ci concluent exactement au contraire de ce que l’on croyait il y a 30 ou 40 ans. Par exemple que le danger pour le cœur et le cerveau ne vient pas des graisses mais du sucre, que le cholestérol n’est pas la mauvaise chose qu’il faut combattre, mais qu’il est utile pour notre cerveau, que les statines contribuent largement à amoindrir nos fonctions cérébrales et à augmenter les risques de maladies cardiaques et que les œufs sont un aliment excellent à consommer sans modération. La force de cet ouvrage réside, au-delà de l’argumentation difficile à contester, dans son volet concret permettant de mettre en pratique la méthode Perlmutter de remise en forme : une semaine de menus détaillés, des objectifs hebdomadaires à atteindre et toute une batterie de recettes sans sucre ni gluten qui donnent envie d’être essayées. Sans oublier l’importance de l’activité physique régulière et d’un sommeil de qualité. Passionnant.

4,5/5

08:52 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

29/09/2019

L'or nazi, les banques suisses et les juifs (Tom Bower)

L'or nazi.jpgAvant la seconde guerre mondiale, des Juifs fortunés sentant monter la menace nazie, placèrent or, argent et bijoux sur des comptes ou dans des coffres de banques suisses pensant qu’ils y seraient en sécurité. Pendant la guerre, les nazis firent de même avec tout ce qu’ils avaient pu dérober en Europe occupée (tableaux, œuvres d’art, or volé dans les banques centrales et même récupéré sur les dents et les bijoux des victimes de l’Holocauste). Non contente de pratiquer le recel des vols des nazis, les Suisses collaborèrent indirectement, mais de façon conséquente à l’effort de guerre allemand en fournissant pour environ un milliard de francs suisses de matériel qui ne fut jamais payé. En 1945, les banquiers suisses bloquèrent tous ces avoirs, ne permettant même pas aux survivants des camps de concentration ou à leurs descendants de récupérer leurs biens. Une commission alliée demanda pendant des années des comptes aux banques suisses sans le moindre succès. L’affaire s’éternisa jusqu’en 1997, date à laquelle Edgar Bronfman, pdg de Seagram et président du CJM, et d'Amato, sénateur américain, finirent par obtenir gain de cause avec un versement de 7 milliards de francs suisses, soit 5 milliards de dollars, versés sur un compte en faveur des victimes, avant même que les historiens déposent leur rapport définitif…

« L’or nazi » est un ouvrage historique dense et lourdement documenté qui, malgré l’intérêt évident du sujet, reste d’une lecture plutôt laborieuse. L’auteur, se voulant sans doute exhaustif, raconte par le détail toutes les tentatives de négociation, toutes les réunions, concertations et discussions dans leurs moindres détails, ce qui finit par lasser un peu le lecteur. Lequel y découvrira néanmoins bien des turpitudes dans le monde de la finance en temps de guerre et de paix. Ainsi découvrira-t-il que l’or des banques centrales belges et hollandaises se retrouva en France alors que celui de la France fut mis à l’abri en Afrique, que l’Espagne et le Portugal ne rendirent qu’une faible partie de l’or entreposé chez eux et que l’URSS et les USA, qui en récupérèrent également, ne rendirent rien. Qui a dit que la fièvre de l’or rendait fou ? La Grande-Bretagne, la France et la Suisse (mais fort difficilement et sous la terrible pression internationale d’un retrait général de tous les avoirs laissés dans leurs banques) furent plus honnêtes au bout du compte. Sans doute moins puissants que les deux super-grands ne purent-ils faire autrement ? Livre intéressant néanmoins, une somme et une référence sur une affaire particulièrement crapuleuse.

3,5/5

09:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

26/09/2019

Nuit marine (Alain Crozier)

Nuit marine.jpgQuatre poèmes sur le thème éternel de l’amour, du manque de l’être cher, de la séparation… L’auteur se livre à une sorte de longue introspection un peu désabusée sur lui-même, sur sa vie, sur une femme aimée inaccessible, fantasmée, disparue, abandonnée, partie avec un autre, on ne sait trop. Il la nomme souvent « M » (« aime », archétype de l’Amour avec un grand A) et une fois ou deux « Marine ». Tout cela reste en fait un peu flou, nébuleux, et disons simplement poétique. Mais peut-être nous donne-t-il la clé en se livrant totalement dans ces vers déchirants de réalisme : « J’embrasse pas.

J’embrase pas.

Je couche même pas.

J’aime pas faire l’amour.

J’ai pas envie de le prouver… »

« Nuit Marine » est un court recueil de poésies regroupées en quatre chapitres soit quatre grands poèmes ou en une soixantaine de petits si l’on se base sur les paragraphes ou les pages. L’absence de titre ne permet pas de savoir. Une concision extrême proche du minimalisme absolu. Certains poèmes tiennent en cinq lignes et une petite vingtaine de mots, c'est dire. Quasiment des haïkus quant au volume. On restera plus réservé sur le sens. L’auteur qui n’a que faire de la rime, du rythme, des assonances et des habituelles conventions poétiques se laisse parfois aller à quelques facilités et jeux de mots ou de sonorité. On les lui pardonnera évidemment, car son verbe est léger, incisif et n’ennuie aucunement. Il sait très bien aller à l’essentiel et ne se perd jamais en digressions ou descriptions ennuyeuses. Mon préféré et de loin : « Ne passe pas à côté

De mes mots.

Reviens-y.

Ce bien-être

Peut être aussi

Pour toi

Doux et chaud. »

Ou comment en dire un maximum avec un minimum de moyens. Minimaliste et sentimental notre amoureux platonique… On notera également la belle qualité éditoriale (papier, graphisme, etc).

3/5

09:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

24/09/2019

L'enfance des dictateurs (Véronique Chalmet)

l'enfance des dictateurs.jpgSaviez-vous que les jeunes Hitler et Staline furent des enfants battus ? Tous deux eurent des pères infidèles et ivrognes. Amin Dada a vu sa sorcière de mère concocter des élixirs à base de fœtus et a assisté à des scènes horribles de cannibalisme. Pol Pot adolescent a vécu des expériences sexuelles traumatisantes dans le harem du roi du Cambodge avant de se radicaliser à Paris au sein d'un syndicat étudiant très à gauche. Franco eut également un père absent et coureur de jupons. Tous eurent des mères aimantes et protectrices à l’exception de Saddam Hussein, enfant non désiré dont sa mère en dépit de tous ses efforts ne parvint pas à avorter. Tous ces dictateurs sans exception eurent des enfances douloureuses, malheureuses et traumatisantes, mais tous les enfants pauvres, mal aimés, violés ou battus ne deviennent pas des dictateurs aux mains couvertes de sang !

« L’enfance des dictateurs » est un essai historique portant sur les récits d’enfance d'une dizaine de dictateurs célèbres : Pol Pot, Amin Dada, Staline, Kadhafi, Hitler, Franco, Mao, Mussolini, Saddam Hussein et Bokassa. Certains y verront peut-être une Histoire vue par le petit bout de la lorgnette. En réalité, Véronique Chalmet rassemble dans son ouvrage une riche matière pour le philosophe ou le pédopsychiatre qui souhaiterait comprendre comment on devient dictateur, sur quel terreau s’épanouit ce besoin maladif de tyranniser les autres, de les faire souffrir et même de les tuer. Il ne faut pas oublier que toute cette tyrannie s’est faite sur des flots de larmes et de sang. Cet ouvrage bien écrit et documenté permettra au lecteur lambda de s’interroger sur les causes d'un tel phénomène. Ces dix « cas » étayent le principe bien connu que tout dans la vie d’un homme se joue avant six ans. Que trop de mauvais traitements peuvent déséquilibrer gravement le mental de tout individu. Que tout enfant battu a tendance à devenir un adulte reproduisant ce schéma. Et sans doute que qui a pris goût à faire souffrir et à tuer ne peut plus arrêter. À cela s’ajoute pour presque tous un passage par l’armée et bien sûr des circonstances historiques particulières permettant la mise en place d’une dictature, sans oublier, la sottise des masses, leur soumission à l’autorité et leur besoin d’un homme providentiel. Livre intéressant, mais qui fait froid dans le dos…

4,5/5

08:27 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

21/09/2019

Meurtre à Billom (Pierre Mazet)

Meurtre à Billom.jpgEn 1784, à Billom, le jeune Guillaume Trinquard, fils de Robert, marchand-drapier récemment enrichi, s’apprête à partir pour les Amériques. Il a beaucoup entendu parler des Insurgents et d’un certain La Fayette, célèbre gentilhomme du voisinage. Il compte s’installer en Louisiane, y acquérir un domaine avec le pécule que lui a confié son père et y cultiver dans un premier temps du tabac et de la canne à sucre et ensuite du coton, plante promise à un bel avenir. Mais en chemin, dans une auberge, il rencontre un certain Jean auquel il a la sottise de parler de son projet et des lettres de créance qu’il a sur lui. Il n’en faut pas plus pour que Jean ait la diabolique idée de se débarrasser du pauvre Guillaume et d’usurper son identité. Mais pourra-t-il longtemps se faire impunément passer pour sa victime ?

« Meurtre à Billom » se présente comme un roman policier à contexte historique. L’intrigue est plutôt simple et classique. La chute, attendue dès le début de l’affaire, n’est guère surprenante. Plus agaçant est sans doute la manipulation opérée par l’auteur sur les tractations supposées au moment de la mise en accusation et de la chute de Robespierre. Il est difficile d’avaler que le vote reposa sur la seule voix d’un obscur député, de plus simple personnage de roman. Si le style est correct et agréable à lire, il n’en est pas de même de l’édition qui pêche par un grand nombre de coquilles, de mots oubliés et d’erreurs typographiques si nombreuses qu’elles rendent presque désagréable la lecture de ce livre divertissant mais sans grande ambition ni envergure.

2,5/5

09:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

19/09/2019

Les dons précieux de la Nature (Jean-Marie Pelt)

Les dons précieux de la nature.jpgLa Nature est généreuse, elle donne sans compter. On peut avoir l’impression que ses ressources sont inépuisables. Mais la rapacité de l’humanité, son inconscience, son exploitation effrénée de ses biens, ont changé la donne. Il est impossible d’exploiter de manière illimitée une planète limitée. Cela tombe sous le simple bon sens, lequel devrait être unanimement partagé. Jean-Marie Pelt constate que les sols s’épuisent, se stérilisent de plus en plus en raison du labourage lourd et profond, de l’abus de pesticides et de produits chimiques, que les abeilles meurent de plus en plus, que les ressources des mers et océans s’épuisent à cause de la surpêche industrielle. Si tous les humains vivaient comme les Américains ou les Qataris, il nous faudrait quatre planètes pour répondre à leurs besoins…

« Les dons précieux de la nature » est un livre de vulgarisation écologique fort bien mené et argumenté. Le lecteur y apprend par exemple que le grand hamster de Lorraine ne compte plus que 648 individus et que ce nombre continue de baisser. Les intrants en azote sont passés de 20 à 30 kg à l’hectare à plus de 200 de nos jours pour faire évoluer les rendements dans les mêmes proportions et atteindre les 100 quintaux de blé à l’hectare. Agriculteurs, horticulteurs et maraîchers en arrivent à payer au prix fort des apiculteurs pour qu’ils installent des ruches sur leurs terres tant les pollinisateurs manquent déjà. Le coût de la location de ruches est passé de 40 à 120 dollars par colonie aux Etats-Unis. Il faut 15 500 litres d’eau pour obtenir un seul kilo de viande bovine dont la production représente le quart de l’eau consommée dans l’agriculture, soit 70% de la consommation mondiale. Il est plus que temps de réfléchir à ces questions et surtout d’agir. Un livre qui donne à réfléchir !

4/5

08:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

16/09/2019

Ungern, l'héritier blanc de Gengis Khan (Jean Mabire)

 

Ungern, l'héritier blanc de Gengis Khan.jpgNé en 1885, le jeune baron von Ungern-Steinberg, noble estonien d’origine germanique, est un enfant difficile, plus intéressé par les bagarres que par les études. Au début de la première guerre mondiale, il déserte de l’école navale où il est élève officier pour s’engager dans les armées du Tsar comme simple soldat. Il combat en Galicie et acquiert une réputation de bravoure. Étant cinq fois blessé, il obtient l’ordre de Saint-Vladimir, de Saint-Stanislas et est décoré de l’ordre de Saint-Georges. En 1917, il combat les armées rouges et remporte quelques victoires avec la division de cavalerie asiatique qu’il a créée de toutes pièces, avant d’être investi d’une fonction officielle par le Bogdo Khan, ce qui l’amène à tenter de créer un empire mongol indépendant à l’est du lac Baïkal. Mais sans base arrière, ni alliés, ni secours possible, son échec est programmé. Ses propres officiers l’abandonnent quand ils comprennent que l’aventure touche à sa fin. Capturé par les Rouges, il est jugé le 15 septembre 1921, à Novonikolaïevsk. Les chefs d’accusation retenus contre lui sont de s’être battu contre la révolution, d’avoir été un agent des Japonais et d’avoir commis des crimes. Il est reconnu coupable sur tous les points, condamné à mort et immédiatement exécuté.

« Ungern, l’héritier blanc de Gengis Khan » se présente comme la courte biographie d’un des contre-révolutionnaires les plus flamboyants et les plus sauvages de l’histoire russe. Il fut surnommé le « Baron fou » et demeura une sorte de mystère pour les historiens. Il se proclamait bouddhiste mais semblait avoir fait partie de sociétés secrètes ésotériques satanistes comme la « Golden Dawn » et avoir eu un rôle d'espion. Il détestait les Russes mais s’était vaillamment et loyalement battu à leurs côtés dans les armées du Tsar. Il était brutal et impitoyable comme seul un ascète et un sectaire peut l’être, mais comme on ne prête qu’aux riches, on lui attribua plus de massacres qu’il n’en commit réellement. Il était capable de galvaniser les foules tout comme de perdre leur confiance. On le disait supérieurement intelligent et pourtant, il commit de grossières erreurs de tactique en se lançant à l’assaut des immensités russes avec un petit millier d’hommes et en voulant se mesurer à un ennemi plus de dix fois supérieur en nombre ! Petit ouvrage intéressant et bien écrit qui donne envie de se documenter un peu plus sur ce personnage hors du commun.

4/5

09:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

14/09/2019

Les pirates de la Mer Rouge (Karl May)

Les pirates de la mer rouge.jpgDans le désert tunisien, le narrateur, avatar de Karl May, voyage en compagnie d'Halef, serviteur musulman particulièrement fervent qui veut lui témoigner son affection en essayant de le convertir à l’Islam. En chemin, les deux hommes découvrent le cadavre d’un Français dévoré par les vautours… Sur les bords du Nil, une réputation de médecin exceptionnel est attribuée à l’auteur qui a pu soigner certains malades à l’aide de quelques granules d’homéopathie. Un notable lui demande de sauver son épouse atteinte de neurasthénie. Mais celle-ci n’est pas ce qu’elle paraît être… Parvenu aux bords de la Mer Rouge, Karl May est capturé par une bande de pirates avant d’être libéré par Halef et de faire la connaissance d’un autre voyageur un Autrichien rentrant de Bombay et se dirigeant vers Trieste. May veut à tout prix visiter La Mecque et Médine où il risque de trouver la mort s’il est découvert, car les deux villes saintes sont interdites aux « infidèles ».

« Les pirates de la Mer Rouge » est un roman d’aventures et de voyages en quatre parties comme on n’en écrit plus depuis bien longtemps. Le héros est une sorte de chevalier sans peur et sans reproche qui arrive toujours à se sortir des situations les plus inextricables. Presque un super-héros, il est capable de mettre au défi toute une bande de fines gâchettes de réussir à l’atteindre en usant de dons de cavalier hors pair ou de combattre et de venir à bout d’un lion qui terrorisait toute une région. On n’est pas loin de la bande dessinée. L’ouvrage, fort plaisant à lire néanmoins, reste intéressant moins par les rebondissements nombreux que par la description de tribus de bédouins passant leur temps à guerroyer les unes contre les autres, à piller, razzier, rançonner les voyageurs, mais toujours avec courage et panache. Karl May ne cache pas son admiration pour ces gens. Les rôles de méchants sont d’ailleurs toujours tenus par des non-musulmans et en particulier par un Arménien vicieux et retors et par un Grec tout aussi fourbe. Tous se déguisent en bédouins, font illusion aux Arabes, mais pas à Karl May. Si l’on en croit la biographie de Wikipédia, l’auteur n’aurait pas accompli le dixième des voyages qu’il décrit dans ses ouvrages. Si c’est le cas, il s’est bien documenté tant les détails véridiques sont nombreux !

3/5

08:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/09/2019

Le dernier des Spartians (roman)

08:49 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)