Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/01/2018

En avant, calme et fou (Sylvain Tesson et Thomas Goisque)

En-avant-calme-et-fou_3398.jpgAvec quelques amis et l’aide de divers mécaniciens autochtones, Sylvain Tesson a parcouru la Chine, la Mongolie, le Népal, l’Inde, l’Asie du Sud-Est, les steppes et déserts africains ou d’Amérique du Sud sans oublier la Sibérie, le lac Baïkal gelé et bien d’autres lieux exotiques aussi sauvages qu’improbables. Ne pouvant être ni lansquenet, ni Robin des Bois, ni grognard de Napoléon et encore moins cavalier de Gengis Khan, il retrouve un peu de cet esprit de liberté en chevauchant des motocyclettes de diverses marques, comme des Moto-Guzzi, des Oural, des Royal-Enfield, des BMW et même des side-cars bricolés. Il en tire toute une esthétique de la bécane qu’il illustre de citations diverses et de réflexions plus ou moins philosophiques ou poétiques.

« En avant, calme et fou » est plus un album-photo à la gloire de l’aventure en deux ou trois roues qu’un véritable récit d’expéditions en forme de carnet de bord ou de compte-rendu. Sylvain Tesson, qui fut un de mes aventuriers préféré avec son comparse Alexandre Poussin, a un peu vieilli. Plus d’escalade, plus de trekking à pied, plus de VTT, mais des engins à moteur pétaradant et tombant plus d’une fois en panne et des caisses de vin de Bordeaux à l'étape. La part du lion est attribuée aux photos, fort belles et insolites d’ailleurs, de Thomas Goisque. On regrette que les commentaires soient si squelettiques et si peu précis. Tesson en reste à des notes prises à l’étape sans souci du contexte. Pour s’y retrouver ne reste au lecteur que la table des illustrations en fin de volume qui seule précise le lieu, la date et l’engin piloté. On regrette un peu les vrais récits de voyages et d’aventures des débuts !

3/5

08:53 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

03/01/2018

The song remains the same (Alain Gouvrion)

the song.jpgLed Zeppelin, formation de rock britannique, originaire de Londres, formée en 1968 par Jimmy Page (guitare), Robert Plant (chant), John Paul Jones (basse, claviers) et John Bonham (batterie), et dissous à la suite de la mort de ce dernier en 1980, reste un groupe mythique autant pour ses prestations scéniques que pour la qualité et l’originalité de sa musique. Celle-ci est particulièrement bien décryptée dans ce livre fort intéressant et magnifiquement illustré. Aux frontières entre la simple pop, la hard rock, le blues, le heavy metal et le psychédélique, Led Zeppelin fut un inspirateur pour bien d’autres groupes et pour de nombreux courants musicaux. Ce livre commence par dix bonnes raisons de s’intéresser au phénomène avant de présenter la carrière, le film et même son making of qui fut des plus laborieux…

« The song remains the same » se présente donc comme un livre accompagné d’un DVD éponyme de 137 minutes qui propose des extraits de concerts donnés au Madison Square Garden (dont certaines parties ont d’ailleurs dû être re-filmées en studio), entrecoupées de séquences plus ou moins oniriques et bien dans le style de l’époque. Il s’agissait à la fois de concurrencer le célèbre « Gimme shelter » de leurs concurrents, les Rolling Stones, et d’innover, là encore, en mettant en scène les quatre musiciens et leur producteur dans des saynètes bucoliques ou chevaleresques pour Plant, parodiant Al Capone pour Peter Grant, le manager, ou même carrément ésotériques voire fantastiques pour les autres personnages. L’ensemble du livre et du film qui rencontra d'ailleurs un grand succès en son temps peut être intéressant pour les fans du groupe qui sont encore nombreux aujourd’hui.

4/5

08:45 Publié dans Film, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/01/2018

Sara Dane (Catherine Gaskin)

Sara Dane.jpgEn juin 1792, Sara Dane, 18 ans, se retrouve dans un groupe de déportées au fond de la cale du « Georgette », en route pour Botany Bay sur la côte sud de l’Australie qui n’est alors qu’une colonie pénitentiaire aussi pauvre que désolée. Un riche passager du bateau nommé Ryder perd sa domestique victime des fièvres. Comme son épouse ne peut se passer des services de celle-ci, Ryder demande au capitaine de pouvoir disposer de Sara Dane qui a déjà exercé cette charge en Angleterre dans la famille d’un pasteur. Les charges retenues contre la jeune fille, le simple vol de trois guinées et d’une bague, étant des plus réduites, le capitaine accepte…

« Sara Dane » se présente comme un roman d’aventures avec arrière-fond historique. L’auteure a su faire en sorte que la romance et les péripéties sentimentales de l’héroïne n’occupent pas tout l’espace. Ainsi évite-t-elle l’écueil « Harlequin ». Sara est un personnage de femme aussi exceptionnelle qu’admirable. Partie du plus bas de l’échelle sociale, trainant un lourd passé et une condamnation injuste, elle saura, avec un courage immense, remonter la pente et arriver au plus haut niveau de la société. L’auteur nous raconte une vie extraordinaire faite de magnifiques réussites matérielles et de tragédies terribles comme la mort tragique de ses deux maris et de l’un de ses fils. Les péripéties ne manquent pas : révolte des bagnards, incendies, inondations, etc. Livre très bien écrit, particulièrement intéressant pour son volet historique (la colonisation de l’Australie fut loin d’être une partie de plaisir) et pour son intrigue bien ficelée. Cocktail réussi. À conseiller.

4/5

08:27 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

29/12/2017

L'appel du loup (Ronald Douglas Lawrence)

l'appel du loup.jpgDans le grand Nord, une meute de loups poussée par la faim se rapproche d’une ferme et tue quelques animaux domestiques. La riposte des humains ne se fait pas attendre. Elle tourne au carnage. Seule survivante, une louve repart vers le Nord, finit par rencontrer un autre loup et mettre bas trois louveteaux dont l’un, plus faible, meurt très vite. Les deux survivants sont une louvette et un louveteau nommé Patte d’Argent. Jeune et vigoureux, il aime à vagabonder et finit par tomber dans un piège tendu par Morgan, un trappeur des plus frustres. Prisonnier dans une cage de fer, le jeune loup découvre la captivité, la rage et le désespoir. Il profitera d’un moment d’inattention de son geôlier pour se venger de l’affront subi avant de reprendre sa liberté.

« L’appel du loup » est un roman animalier dans lequel les loups ont le tout premier rôle. Grand spécialiste de ceux-ci, Ronald D. Lawrence décrit minutieusement leurs habitudes, leurs comportements, leurs modes de vie et les rapports hiérarchiques à l’intérieur du groupe. Pas une chasse, pas une attaque de daim, élan, mouffette et même de porc-épic n’est épargnée au lecteur qui peut ressentir une certaine lassitude due à la répétition de scènes de prédation toutes semblables. La rencontre avec l’homme est plus intéressante, plus dramatique et vire même à la tragédie. Le maître de la création n’a pas le beau rôle. C’est lui aussi un prédateur, mais sans foi ni loi, qui ne pense qu’au profit immédiat et n’a pas le moindre souci de la souffrance animale. Un livre passionnant et documenté quoique de lecture un peu laborieuse pour les amateurs de nature sauvage et de vie animale. La fin sous forme de « happy end » est un peu décevante quand même.

3/5

08:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

28/12/2017

L'enfant des sept mers (Paul-Loup Sulitzer)

L'enfant des sept mers.jpgKaï O'Hara est un jeune métis sino-irlandais d’une quinzaine d’années, hyper athlétique et de caractère bien trempé. Il représente la douzième génération d’une longue lignée d’écumeurs des mers du sud. Il quitte son père adoptif pour aller vivre la vie de corsaire de son père et de son grand-père. Pourchassé par divers pirates - dont le terrible Archibald - qui veulent tous lui dérober les sept sapèques d’or de son petit héritage, il se réfugie chez les Dayaks de la mer, terribles coupeurs de têtes et éternels alliés de sa famille. Ceux-ci vont l'aider à récupérer le Nan Shan, goélette ultra-rapide sur laquelle s’illustra son célèbre grand-père Cerpelaï Gilo, et constituer son équipage…

« L’enfant des sept mers » est un roman d’aventures maritimes qui se voudrait dans l’esprit de ceux de Jules Verne voire de Stevenson. Les innombrables péripéties sont un peu rocambolesques et assez peu vraisemblables. Le héros principal, sorte de cocktail entre Tarzan et Mowgli (les références au livre de la jungle abondent), est si plein de qualités morales et guerrières qu’il confine au personnage de bande dessinée. C’est encore plus flagrant pour les personnages secondaires tels l’oncle Ka, la grand-mère ou la grande bringue qui deviendra son épouse. Clichés et poncifs sont si nombreux que l’intrigue en arrive à une caricature du genre. Les amateurs apprécieront peut-être. Les lecteurs plus exigeants considéreront que cet ouvrage n’est pas le meilleur du prolixe auteur et soupçonneront même d’être en présence d’une simple production « alimentaire ».

2,5/5

08:56 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

26/12/2017

Le capitaine (Jan de Hartog)

le capitaine.jpgLe jeune capitaine hollandais Martinus Harinxma se voit attribuer le commandement de l'« Isabel Kwel » le plus gros remorqueur, le vaisseau-amiral de la flotte de la société Kwel. Il a d’abord pour mission de remorquer des péniches en Mer du Nord pour les mettre en sécurité en Grande-Bretagne au tout début de la Seconde Guerre Mondiale. Sa mission est des plus délicates. Les sous-marins allemands qui pullulent dans ces eaux prennent un malin plaisir à envoyer par le fond tous les vaisseaux qu’ils rencontrent. Au début, Martinus est plutôt chanceux. Mais les ennuis commencent quand son chef mécanicien se suicide en se tirant une balle dans la tête dans sa cabine et quand son remorqueur est réquisitionné pour escorter des convois de vivres et de munitions à destination du port de Mourmansk.

« Le capitaine » est un roman maritime de fort belle facture rempli de combats inégaux et meurtriers minutieusement décrits. Les convois que Martinus escorte servent même d’appât pour essayer de tendre un piège au fameux cuirassé « Tirpitz ». Tout bascule très vite dans le drame, la tragédie et le carnage. Le lecteur réalise avec cette histoire désabusée qu’entre l’héroïsme et la pleutrerie la frontière est des plus ténues. Cet ouvrage pétri d’humanité et proche du témoignage vécu révèle des hommes attachants, courageux ou lâches et même tantôt lâches et tantôt courageux. Sans oublier un tout dernier rebondissement très bienvenu à la fin. À conseiller aux amateurs du genre. Jan de Hartog est de la lignée des Melville, Vercel et autres Conrad.

4/5

08:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

23/12/2017

Compte à rebours (Audrey Erskine Lindop)

compte à rebours.jpgDans une petite ville de Grande-Bretagne, la jeune Wynne Kinch a été recueillie par sa tante Lucy Meakham laquelle vit avec Tom, le grand-papa, son fils George et les deux jumeaux Hélène et Len. Pour impressionner son amie Corinne, elle s’invente des aventures sentimentales à défaut de les vivre et finit par tomber dans la mythomanie. Et voilà que dans le quartier sévit un tueur en série qui s’en prend à de très jeunes filles que l’on retrouve étranglées à main nue dans les squares. Wynne commence à soupçonner George pour lequel elle a un véritable faible. Elle trouve intelligent d’essayer d’éloigner de lui les soupçons en faisant disparaître des indices et en s’embrouillant dans une longue chaîne de mensonges qui ne font que compliquer les choses et attirer sur elle l’attention de la police…

« Compte à rebours » aurait pu être un thriller haletant si l’auteure s’était focalisée sur le criminel. Mais ce n’est qu’un roman à suspens assez bien ficelé, assez psychologique, dans lequel seul le point de vue de la jeune héroïne importe. Comme dans toute intrigue policière classique, le lecteur, auquel on ne fournit les indices qu’au compte-gouttes, se perd en conjectures et s’égare sur de fausses pistes avant de se voir révéler la clé de l’énigme en toute fin d’ouvrage. Mme Lindop respecte complètement ce procédé et va même jusqu’à ne quasiment rien dire du véritable coupable. Bien écrit et agréable à lire, ce livre, qui obtint le Grand Prix de la littérature policière en 1967, a quand même un peu vieilli même s’il peut encore intéresser certains amateurs du genre.

3/5

08:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

21/12/2017

Toute vérité est bonne à dire (Claude Allègre)

toute vérité.jpgLe « Mammouth », que Claude Allègre préférerait qualifier de « Dinosaure » est en plein marasme depuis bien des décennies. Effectifs d’enseignants en constante augmentation alors que le nombre d’élève est en baisse. Eternelle revendication de « plus de moyens », c’est-à-dire de plus de postes alors que l’enseignement ne fait que se dégrader. Co-gestion avec des syndicats corporatistes et ne représentant qu’eux-mêmes. Haute administration arque-boutée sur ses privilèges. Manque d’ouverture sur le monde et sur l’entreprise. Et, entre autres, utilisation d’un jargon abscons digne du pire volapük avec ces fameux « apprenants en situation de maîtrise d’un référentiel bondissant » pour parler d’élèves jouant au ballon… Autant de chantiers titanesques, de travaux d'Hercule auquel le ministre tenta de s’atteler avec les maigres résultats que l’on connait.

« Toute vérité est bonne à dire » est un livre d’entretiens menés par le journaliste Laurent Joffrin. Claude Allègre profite de l'exercice pour expliquer sa démarche. Il aurait pu se contenter d’être un bon gros ministre sympa qui n’aurait rien fait du tout. Il s’est retroussé les manches, a affronté vaillamment le terrible SNES et a récolté une réputation détestable dans le milieu enseignant. Son bilan n’est qu’à moitié convaincant même si lui est persuadé d’avoir pleinement réussi dans sa tâche réformatrice. Il n’en demeure pas moins que le recul du temps démontre que malgré tous ces beaux efforts, les problèmes n’ont fait que croître et embellir. Le livre demeure néanmoins intéressant, car le diagnostic est assez exact. Allègre ne pratique pas la langue de bois. Le tableau qu’il dresse des coulisses du ministère n’a rien de rassurant quant aux pratiques des éléphants du parti socialistes avec leurs tendances, leurs courants, leurs motions et leurs intrigues, elles sont carrément dignes du panier de crabes. Le lecteur comprendra mieux comment tous ces politicards purent tomber de Jospin en Hollande pour en arriver au catastrophique Hamon. Ouvrage à lire à titre de document historique sans grande tenue. Les niaiseries sur la démocratie et sur la construction européenne marquant les limites de l’exercice de vérité.

2,5/5

08:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

18/12/2017

L'arrière-mémoire (Micheline Presle)

l'arrière-mémoire.jpgMicheline Presle, de son vrai nom Micheline Chassagne, est née le 22 août 1922 à Paris dans une famille relativement aisée. Elle commence une très belle et très longue carrière d’actrice de cinéma dès 1937. En 1939, elle obtient l’un des rôles principaux du film « Jeunes filles en détresse » de G.W.Pabst. Puis elle triomphe dans « Le diable au corps », aux côtés de Gérard Philipe. À la fin des années 40, elle part aux Etats-Unis pour suivre son mari William Marshall. Sa carrière américaine étant décevante et son union périclitante, elle rentre en France où elle peine un moment à rebondir, mais finit quand même par s’imposer à nouveau. Puis arrive l’immense succès de la série des « Saintes chéries » à la télévision, suivi de nombreux films de jeunes réalisateurs…

« L’arrière-mémoire » se présente comme une longue interview ou comme une conversation de salon ou de café à bâtons rompus. Le journaliste, Serge Toubiana, pose des questions, la star répond avec honnêteté et pudeur. « J’ai découvert une femme très libre, d’une vraie jeunesse d’esprit, étonnante d’énergie et de vitalité. Une personne gaie et sensible, que le public depuis longtemps aime et respecte », dit-il. Sans doute, mais le compte n’y est quand même pas. Le lecteur friand d’anecdotes inédites voire de situations croustillantes en sera pour ses frais. Le passionné d’histoire du cinéma également. Avoir eu pour partenaires Fernand Gravey, Louis Jourdan, Claude Dauphin, Erroll Flynn, Tyrone Power, avoir travaillé sous la direction de Gance, Becker, Autant-Lara, Grémillon, Losey et raconter si peu tient presque de l’exploit. L’amateur de littérature pourra passer son chemin lui aussi. Cet ouvrage n’est que la simple transposition sur papier d’un langage parlé sans la moindre prétention. Livre vite lu, vite oublié, jeté en pâture aux fans, juste pour renflouer les caisses de l’éditeur !

2/5

08:16 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

16/12/2017

La rage de survivre (Antonio Fonseca)

la rage de survivre.jpgLe 18 novembre 1965, Antonio Fonseca, jeune immigré portugais récemment arrivé en France, travaille de nuit dans un tunnel mal éclairé de la SNCF quand il est happé par un train de voyageurs qu’il n’a pas entendu arriver. Traîné sur plus de cent mètres, il se retrouve amputé d’un bras et de ses deux jambes. Il reste plus d’un an à l’hôpital, dans des souffrances intolérables, aux limites entre la vie et la mort. Mais la rage de survivre l’emporte. Le courageux Antonio supporte tout et commence à entrevoir un début d’embellie quand un médecin spécialisé lui annonce qu’il y a une possibilité de l’appareiller. Et c’est le début d’une très longue série d’efforts pour se remettre debout et commencer à remarcher et à revenir peu à peu sur le chemin de la vie.

« La rage de survivre » est un témoignage aussi émouvant que roboratif. L’auteur nous communique son enthousiasme et sa passion pour la vie. Il reconnaît que c’est surtout grâce à sa foi vivante, solide, indestructible, qu’il est parvenu à se reconstruire peu à peu, qu’il n’en a jamais voulu ni à Dieu ni aux hommes du malheur qui l’a frappé. Une magnifique leçon de courage, et d’optimisme doublée d’un très beau message de réconciliation et de fraternité. Un livre qui fait du bien, qui laisse admiratif devant tant de confiance en la Providence et de ténacité et qui ne se lit pas, qui se dévore. À découvrir pour oublier son blues, ses petites misères et autres ridicules contrariétés…

4,5/5

08:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)