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25/06/2017

Propos de ville et propos de théâtre (Henry Murger)

propos de ville.jpgUn journaliste n’ayant rien à proposer à son chef a l’idée de jeter dans la Seine un chapeau trouvé sur un banc et de hurler à la noyade. Les passants s’attroupent, croient à une noyade et alertent les autorités. Pour le plumitif en manque de matière, ce sera un de ses meilleurs « papiers »… Savez-vous ce que Montaigne disait des hommes qui épousent leur maîtresse ? « Ce sont des gens qui crachent dans leur verre avant que de boire »… Le Français sait le mieux faire l’amour ; l'Italien le fait mieux agir ; le Russe le fait agir et parler également bien ; l’Allemand l’endort ; le Polonais le ruine…

« Propos de ville et propos de théâtre » est un recueil de petits articles, d’anecdotes, d’historiettes, de traits d’esprit et de chroniques de pièces de théâtre. Une sorte de fourre-tout pétri d’humour et d’ironie plus ou moins grinçante. Une sorte de concentré de l’esprit français et même parisien. Bien que datant de 1853, cet ouvrage reste d’une lecture agréable. C’est pétillant, corrosif, parfois poétique, philosophique, même si certaines références sont perdues et même si l’auteur a des femmes une vision désenchantée et frôlant la misogynie. Certains textes ont plus d’intérêt que d’autres. Ainsi sort du lot celui sur le temps trop doux du mois de janvier qui permet toutes sortes d’extravagances et une incursion dans le fantastique désopilant très proche du surréalisme. Idem pour la série de portraits archétypaux de toutes sortes de piètres personnages gravitant autour du théâtre et de la littérature. Il y a du Saint-Simon chez Murger, auteur qui ne mérite le détour.

4,5/5

 

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05/05/2017

Le coq, la mangouste et le serpent (Conte)

15:46 Publié dans Concept, Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

10/02/2017

Le voyage promotionnel (Sketch)

08:45 Publié dans Concept, Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

24/01/2017

Vous n'êtes pas obligés de me croire (Jean Amadou)

Vous n'êtes pas obligés.jpgLe charabia européen est le jargon employé par les technocrates de tous poils pour assurer solidement leur pouvoir sur le brave pékin de contribuable-citoyen qui n’y comprend goutte… Noyé sous les productions anglo-saxonnes, le cinéma X français peine à remplir l’obligation du quota de 30% d’œuvres françaises sur les chaînes de télévision du pays… Les « publicités distribuées par courrier » (mailings) envahissent nos boîtes aux lettres au point que certains assurés ont balancé à la poubelle leur carnet de santé de la Sécurité Sociale, croyant avoir encore affaire à de la réclame… La France est le pays où l’on trouve le plus d’animaux domestiques en pourcentage de sa population…

« Vous n’êtes pas obligés de me croire » est un recueil de 180 chroniques sur mille et un sujets. Celles qui relèvent de l’actualité immédiate (faits divers, politiques) sont, bien entendu, devenues un peu obsolètes, mais ce sont les moins nombreuses. Toutes les autres, plus sociétales, plus anecdotiques, plus historiques voire philosophiques n’ont pas pris une ride et représentent un véritable régal pour l’esprit. Le chansonnier et humoriste bien connu, sous son air de ne pas vouloir y toucher, porte des jugements amusés, acidulés et bienveillants sur ses contemporains et sur tous les travers de notre société de consommation. Tout y passe, de la taille des préservatifs décidée par un comité de normalisation européenne aux amnésies sélectives des hommes politiques en passant par les baisses d’impôts toujours promises et jamais tenues, par les plaisirs de la bande dessinée ou par un sondage sur le temps de prière chez les Français. Même si parfois l’observation peut sembler être pratiquée par le petit bout de la lorgnette, le résultat est toujours amusant et roboratif. Quel plaisir de lire un auteur aussi intelligent et facétieux que le regretté Jean Amadou !

4,5/5

 

08:19 Publié dans Humour, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

21/01/2017

La basse-cour en folie (Fable)

08:43 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

04/01/2017

Sens dessus dessous (Raymond Devos)

Sens dessus dessous.jpgUn percepteur particulièrement traumatisant hante les nuits d’un malheureux contribuable… Un chien se prend pour son maître lequel se demande s’il n’est pas lui-même en train de devenir chien quand il se surprend à aboyer… Les mécanismes du rire ont une base bassement physiologique… Certains sont tellement bavards qu’ils parlent pour ne rien dire… L’homme sans tête la retrouve en se regardant dans un miroir… Le répugnant personnage est toujours celui qui a les mêmes pensées que vous quand vous matez une jolie fille…

Au total, les textes de 75 sketches du grand humoriste disparu sont rassemblés dans ce recueil pour notre plus grand plaisir. Tous très agréables, même à lire simplement, ne serait-ce que pour admirer la qualité du langage paradoxal de l’artiste, sa maîtrise de l’absurde, de l’étrange, du non-sens et de la folie. Certains tiennent en quelques lignes, d’autres prennent trois ou quatre pages. Le lecteur trouvera des monologues, des dialogues et même des saynètes pour trois ou quatre acteurs. Un petit bijou d’écriture à lire et relire pour se remémorer un grand auteur dont le comique s’alliait à plus de contenu qu’il n’y paraît. L’art subtil de Devos allait bien souvent au-delà des jeux de mots cocasses et des effets faciles.

4,5/5

 

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07/12/2016

Colocs et rien d'autre, l'intégrale des bonus (Emily Blaine)

index.jpgSur le coup de trois heures du matin, Ashley tambourine à la porte de l’appartement qu’elle partage avec son colocataire profondément endormi. Mademoiselle a encore une fois oublié ses clés. Il lui ouvre la porte en maugréant. Pour se faire pardonner, elle lui propose de partager un verre de téquila. Au fur et à mesure d’une discussion qui s’éternise en s’alcoolisant peu à peu, il lui propose d’établir quelques règles de bonne conduite pour tenter d’améliorer la qualité de leur « vivre ensemble »…

« Colocs et rien autre », intégralité des bonus, se compose de trois courts récits en accès libre permettant d’apprécier le style fluide et efficace d’Emily Blaine ainsi que son humour particulièrement pétillant dans le premier texte dans lequel le lecteur découvre que la colocation avec une partenaire aussi fantasque qu’Ashley, loin d’être une partie de plaisir tourne vite au cauchemar. Bien sûr, il ne s’agit que de chick-lit, de littérature sentimentale, un tantinet fleur bleue et eau de rose, le narrateur étant en train de tomber tout doucement amoureux de sa pétulante colocataire. On passe néanmoins avec ce court ouvrage un agréable moment de lecture-détente. Ne rien vouloir chercher d’autre bien sûr.

4/5

 

09:01 Publié dans Humour, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/12/2016

Le retour du petit homme (Chapitres 1 à 15)

08:45 Publié dans Concept, Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

24/11/2016

Pensées plus ou moins correctes (77)

IDIOT

« L'ennui dans ce monde, c'est que les idiots sont sûrs d'eux et les sensés pleins de doutes. »

(Bertrand Russell)

courteline.jpg« C'est un délice de fin gourmet que de se faire traiter d'idiot par un imbécile. »

(Georges Courteline)

IGNORANCE

« Etre ignorant de son ignorance est la maladie de l'ignorant. »

(A-B. Alcott)

« L'ignorance toujours est prête à s'admirer. »

(Boileau)

« Le peu que je sais, c'est à mon ignorance que je le dois. »

(Sacha Guitry)

IGNORER

« Ne regrette pas d'être ignoré, mais d'être ignorant. »

(Dicton)

ILLUSION

« L'imagination qui fait naître les illusions est comme le rosier qui produit des roses en toute saison. »

(Chamfort)

« Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre surtout lorsqu'il n'y est pas. »

(Proverbe chinois)

 

18/11/2016

Comment échapper à sa femme et à ses quadruplées en épousant une théorie marxiste (Tom Sharpe)

comment échapper.jpgPour Wilt, les prochaines vacances s’annoncent difficiles. Eva, sa gargantuesque épouse, vient de les faire inviter avec leurs quadruplées à passer l’été en Amérique, dans la propriété du richissime oncle Wally et de la tante Joan. Wilt, en bon prof libéral, ne supporte pas les remarques racistes du vieil homme, ses souvenirs des horreurs de la guerre contre les Japonais, les Coréens et les Vietnamiens et encore moins son anticommunisme primaire, secondaire et tertiaire. Pour sortir de ce piège, il s’invente un cours de théorie marxiste qui le dispense du voyage. Pendant qu’il part en randonnée pédestre, droit devant lui, à la découverte de l’Angleterre profonde, c’est le choc des civilisations outre atlantique. Eva et ses quadruplées teigneuses sèment involontairement ou non une pagaille monstrueuse chez leurs hôtes. Quant à Wilt, il a toujours le don pour toujours se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Ce quatrième épisode des aventures de Wilt (ce sont des histoires complètes qui peuvent se lire séparément) est un petit bijou d’humour british, de loufoquerie, de cocasserie et de « non-sense » (qui n’est pas exactement notre absurde). On se surprend bien souvent à éclater de rire devant les situations abracadabrantes qui se sont créées suite à un enchaînement de circonstances et de faits d’importance minime qui finissent par amener petit à petit à de véritables catastrophes. Tout aussi génial que « Panique à Porterhouse », il faut conseiller ce livre à tous ceux qui ont envie de passer un bon moment en oubliant tous les tracas de la vie quotidienne. Seule critique : le plaisir ne dure pas assez longtemps, car le livre peut se dévorer en une journée tellement il est passionnant et bien écrit. Un régal à ne pas manquer !

5/5

 

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