04.07.2009
La nuit des morts-vivants (John Russo)
Venus fleurir la tombe de leur père, Barbara et Johnny se font surprendre par un mort-vivant qu’ils prennent tout d’abord pour le gardien du cimetière. Johnny est tué et immédiatement dévoré par la créature revenue d’outre-tombe. Barbara, complètement traumatisée, s’échappe et se réfugie dans une maison où se cache déjà Ben, un jeune noir qui va essayer de la protéger en abattant plusieurs morts-vivants à l’aide de la carabine Winchester qu’il a découverte sur place. Malgré les mesures de protection mises en place par Ben, les zombies, de plus en plus nombreux ; se regroupent avant de se lancer à l’assaut de cette demeure où d’autres personnes ont également trouvé refuge. Pendant ce temps, le shériff du comté et ses hommes, lancés dans une chasse aux morts-vivants de grande envergure, se rapprochent des lieux. Arriveront-ils à temps ?
Ecrit d’après le scénario du film-culte des seventies qui fut un succès mondial (114 000 dollars d’investissement pour 4 à 5 millions de bénéfice, un record dans l’histoire du cinéma) ce livre en a les défauts: personnages peu fouillés, description du milieu environnant plus que schématique et également les qualités du genre : suspens, effets cinéma, scènes gore. Pourquoi un tel film et par la suite un tel livre ? George Romero, le coscénariste, l’explique très bien dans sa postface. Face à la concurrence et au succès du nouveau média que représentait à l’époque la télévision, il fallait frapper fort, très fort pour ramener le public dans les salles obscures. Quoi de mieux que le monstrueux, l’horreur ? Mais il faut aussi rendre à César ce qui lui revient. Nos deux compères n’ont pas honte d’avouer qu’ils se sont inspirés de « Je suis une légende », le fameux bouquin de Richard Matheson. Max Brooks devrait dire qu’il a puisé son inspiration chez les trois précédents. Pour les amateurs.
3/5
08:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : horreur
02.07.2009
Un gros rire qui tache !
Subi l’autre jour le dernier « spectacle » de Paul Marie Tricard. Trois grands thèmes de rigolade: le cul, le cul et encore le cul. L’affiche représente une moule en gros plan. Quelle nouveauté, la précédente montrait un slip kangourou bien rempli ! Cette thématique si peu variée commence à devenir franchement lassante. Ce mec donne l’impression d’être une sorte d’obsédé sexuel et comme tous ceux qui en parlent le plus sont toujours ceux qui en font le moins, un frustré de première grandeur. Le plus étonnant c’est qu’il rassemble des foules immenses, remplit des stades entiers avec des spectateurs hilares sans doute d’un niveau intellectuel limité et peut-être aussi névrosés que leur idole. C’est de l’humour, me dira-t-on, il faut le prendre pour ce qu’il est ! Ca vole si bas qu’on en reste au niveau des blagues de carabins ou de corps de garde.
En fait, nous avons affaire à une tendance générale dans le monde des amuseurs car Tricard, se revendiquant comme le plus vulgaire de tous, se pose en véritable chef de file d’une cohorte d’humoristes qui ne savent plus faire rire qu’avec leurs parties sexuelles. On a tant régressé intellectuellement qu’on en est revenu au pipi-caca de l’enfance. Ah ! Il est loin le temps où les chansonniers s’attaquaient aux travers des hommes politiques. Il en fallait du courage pour brocarder un vieux général idolâtré par l’immense majorité d’un pays ! Il y avait même des risques à courir, des coups à prendre…
Puis est venue l’époque des imitateurs avec les Sébastien, Le Luron, Lecoq et autres qui arrivaient à reproduire les voix tout en égratignant l’homme au passage. Mais en allant déjà beaucoup moins loin. Pour garder sa place de vedette dans les médias, pas question d’indisposer les puissants. Et comme le courage est le fond qui semble leur manquer le plus, nos humoristes se sont ensuite surtout fait remarquer en se moquant des travers de leurs contemporains. Le pékin lambda en a pris pour son grade. Joly, Robin, Roumanoff et quelques autres s’en sont fait une spécialité. Se moquer de son voisin beauf, crétin, macho, radin et facho, ça ne mange pas de pain…
Avec Tricard et ses suiveurs, on est descendu encore plus bas dans la veulerie et la vulgarité. A un point tel que le spectateur a l’impression de ressortir de la salle dégoûté de l’humaine engeance et comme sali, éclaboussé de tant de bassesse. Les rires sont gras, gluants et souvent jaunes. L’homme frappe au plus bas, bien au-dessous de la ceinture. Et en prime, il nous assène sa théorie pseudo-scientifique sur l’origine de l’espèce humaine, histoire de se dédouaner et de se faire pardonner ses petites saletés en s’oignant du saint Chrême politiquement correct.
Chaque époque a eu les hommes politiques, les artistes et les savants qu’elle méritait. Il en est de même des humoristes, amuseurs et bateleurs. Pour se donner une idée de l’importance de notre décadence intellectuelle et morale, il suffit de relire leurs textes. Comparez Allais, Guitry ou Courteline avec du Tricard, cela vous donnera une idée de ce qu’a put produire la première moitié du XXème siècle et ce que donna la seconde. Et surtout ce que devient ce XXIème qui débute en se vautrant dans toute cette fange… « Ah, ça sent le fion ! » s’exclame Tricard qui aime tant à se présenter comme « bien couillu, bien membru ! ». Triste époque…
08:44 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : coup de gueule
01.07.2009
Kurt Vonnegut a dit...
Pour écrire une nouvelle
1.
1. Fais en sorte, par ta nouvelle, d'utiliser le temps de celui qui te lit et t'est totalement étranger de telle sorte qu'il ou elle n'ait pas le sentiment de le perdre.
2. Donne au lecteur au moins un personnage dans lequel il ou elle peut s'incarner.
3. Chaque personnage de ton histoire doit avoir envie de quelque chose, et même si ça doit être seulement envie d'un verre d'eau.
4. Chaque phrase doit ou faire avancer l'histoire ou révéler de nouveaux éléments sur le personnage.
5. Démarre le plus près possible de la fin.
6. Sois sadique. Peu importe si tu as des personnages sympas et innocents, fais en sorte que des trucs horribles et affreux leur arrivent et te permettent d'illustrer qui ils sont.
7. N'écris qu'à une seule personne. Si tu ouvres une fenêtre et fais l'amour au monde, ton histoire va attraper une pneumonie.
8. Donne à tes lecteurs un maximum d'info le plus vite possible. Envoie chier le suspense. Le lecteur doit avoir une compréhension complète de ce qui se passe, où ça se passe et quand, et ce afin qu'ils terminent l'histoire eux-mêmes quand bien même tu n'y arriverais pas ou si le livre était bouffé dans les dernières pages par des cafards.
(Kurt Vonnegut)
08:35 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ecrire
30.06.2009
What I'd say (Ray Charles)
09:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : old time
29.06.2009
Vendredi (Robert Heinlein)
Un cerveau régulé par ordinateur, un corps surpuissant et la beauté en plus, telle est Vendredi. L'agent idéal du monde futur, le courrier capable de se rendre dans les pires endroits de la galaxie et de mener à bien les enquêtes les plus périlleuses. De retour de sa dernière mission sur la planète Ell-Cinq, elle a droit aux félicitations du Grand Patron et à quelques jours de vacances. Pourtant Vendredi n'est pas heureuse. Sa conception (« mère éprouvette et père scalpel ») et son origine la tracassent tout autant que le viol atroce suivi de tortures qu'elle a subi et les meurtres qu'elle ne peut s'empêcher de commettre. Pour ne rien arranger, sa « famille » la rejette lorsqu'elle apprend qu'elle est un être artificiel et une étrange révolution se met à désorganiser le monde...
Encore un nouveau registre pour le génial Heinlein. Ce livre de SF est nettement plus psychologique, sociologique et politique que les autres. L'intrigue est foisonnante pour ne pas dire voisine de l'imbroglio d'autant plus qu'aux aventures picaresques d'une héroïne très libérée sexuellement s'ajoute une énigme policière qui ne simplifie pas l'histoire. Mais le style de l'auteur est toujours là, agréable à lire, ménageant ses effets et menant le lecteur dans les méandres de sa pensée à la condition qu'il soit coopératif.
4/5
Extraits: « Vous n'avez plus qu'à choisir. Une théocratie avec ses chasseurs de sorcières. Un socialisme fascisant d'écoliers demeurés. Ou bien une légion de pragmatistes purs et durs qui abattent tous les chevaux qui ne sautent pas l'obstacle. »
« C'est un mauvais signe que les citoyens d'un pays cessent de s'identifier à ce pays pour se porter vers un groupe, un groupe ethnique. Ou une religion. »
« Tout le monde sait qu'un pays est sur la mauvaise pente dès que la balance de ses paiements est déséquilibrée... »
« Les sociétés malades montrent tous les symptômes que vous m'avez cités... Mais une société mourante, invariablement, devient rude et grossière. Les usages se perdent. Le manque de considération pour autrui se manifeste dans tous les cas. La courtoisie s'estompe... Tout cela a plus de sens encore que les émeutes. »
09:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : science - fiction
28.06.2009
Il ne faut pas ennuyer les anciens !
Il ne faut jamais embêter les anciens...
Comment appeler la police quand vous êtes vieux et que vous n' êtes plus
très mobile...
Georges PHILLIPS, un homme d' un certain âge vivant à VANCOUVER au Canada
allait se coucher quand sa femme lui dit qu' il avait laissé la lumière dans
l' abri de jardin qu' elle pouvait voir depuis la fenêtre de la chambre.
Georges ouvrit la porte arrière pour éteindre, mais il vit qu' il y avait
des personnes dans l' abri en train de voler du matériel.
Il appela la police qui lui demanda : "quelqu'un s' est-il introduit chez
vous ?" il répondit "non, mais des gens sont en train de me voler après s'
être introduits dans ma cabane de jardin "
La police répondit: "toutes nos patrouilles sont occupées il faut vous
enfermer , et un officier passera dès qu' il sera libre.
Georges dit " O.K " puis il raccrocha, et attendit 30 secondes et rappela la
police.
"Bonjour, je viens de vous appeler pour des voleurs dans mon abri de
jardin... Ne vous inquiétez plus à ce propos... je les ai tués " Puis il
raccrocha.
Dans les cinq minutes 6 voitures de police une équipe de tireurs un
hélicoptère deux camions de pompiers une ambulance et le samu local se
présentèrent devant son domicile, et les voleurs furent pris en flagrant
délit.
Un policier lui dit " je croyais que vous les aviez tués..."
Georges répondit " Je croyais que vous m' aviez dit que vous n' aviez
personne de disponible ."
Histoire vraie...
Moralité : il ne faut pas Emmerder les Vieux
> >
08:56 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité
27.06.2009
Les années-fléaux (Norman Spinrad)
Livre composé de trois nouvelles, en réalité trois courts romans, présentant trois aspects d’une Amérique à venir mais déjà en germe bien levé.
« Chair à pavé » nous fait plonger dans le chaos économique d’un pays ruiné par la crise et en proie à des inégalités sociales exacerbées de façon monstrueuse. Le métro de New York est devenu une vaste Cour des Miracles où l’on survit en s’entretuant et en dévorant des rats quand ce n’est pas de la chair humaine. Un voyage hallucinant et un futur très possible…
« Chroniques de l’Age du Fléau » raconte les années sida. Les malades sont parqués dans des Zones de Quarantaine et le sexe virtuel remplace de plus en plus l’amour physique jusqu’au jour où un savant découvre l’antidote absolue : un autre rétrovirus mutant qui peut sauver l’humanité. Mais il se transmet gratuitement par le biais des rapports sexuels. Le conglomérat pharmaceutique ne l’entend pas de cette oreille. Le toubib doit se cacher dans les Zones pour pouvoir répandre son virus sauveur. Le pouvoir en est alors réduit à envisager de lancer une bombe thermonucléaire pour l’en empêcher.
« La vie continue » illustre la situation d’écrivains américains en exil car mal pensants, censurés et rejetés par un pays devenu aussi puritain que fasciste. Spinrad se met en scène lui-même. Il se retrouve exilé à Paris et aux prises avec les envoyés de la CIA et du KGB qui se disputent ses faveurs pour lui faire signer un gros contrat pour l’adaptation cinématographique de l’une de ses œuvres. Beaucoup d’argent à la clé, mais également l’obligation de renier ses idées « libérales », ses engagements et ses amis.
Inutile de cacher que ces trois textes sont de qualité inégale. Le premier est de loin le plus fort et le plus intéressant par la violence de la situation et la qualité du style très « rap » utilisé. Le second n’est qu’une projection dramatisée d’une situation connue et maîtrisée par les moyens que l’on connaît. Spinrad imagine que la pandémie prend une tournure beaucoup plus importante et qu’elle est traitée de façon totalitaire par un régime qui a perdu toute notion du respect humain. Malades et bien portants se comportent de façon quasi animale et les dirigeants se révèlent de parfaites crapules. Le dernier est de loin le plus faible et le moins intéressant. Outre le fait que se mettre en scène soit même a un côté un peu prétentieux, l’intrigue elle-même faite de tractations et marchandages dignes de vendeurs de tapis est d’un intérêt restreint. Spinrad confond un peu dissidents soviétiques de l’époque stalinienne et opposants bobos au régime bushiste. Comparaison n’étant pas forcément raison, les évènements politiques récents l’ayant contredit. Cet auteur considère l’humanité au travers d’un prisme d’un pessimisme noir !
3/5
08:59 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anticipation
26.06.2009
Michael Jackson est mort

Le King of Pop est mort cette nuit à Los Angeles, à 50 ans, suite à un arrêt cardiaque.
Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer ce drame.
Un personnage fragile
Son avocat raconte sur RTL que quand il l'a rencontré pour la première fois, il s'est dit: "j'étais sûr qu'il ne vivrait pas vieux". Toujours maigre, ravagé par la chirurgie esthétique, le personnage était fragile et jouait de cette fragilité.
Trop de médicaments?
Son ancien manager, Tarek Ben Amar, avec qui Jackson a collaboré dans les années 90, se souvient d'un personnage bien mal entouré. Sur Europe 1, il raconte: "Il est certain que le criminel dans cette affaire, ce sont les médicaments. Il n'arrivait pas à dormir, il disait qu'il avait mal. Je crois surtout que c'était un hypocondriaque. Il vivait entouré de médecins charlatans qui lui facturaient des milliers de dollars pour prendre tel ou tel médicament. Je ne l'ai jamais vu se droguer en revanche." Le chef de la police de Los Angeles a exclu toute possibilité d'acte criminel. Une autopsie aura lieu dans la journée, et on aura les premiers résultats dans la soirée en France.
La pression du retour?
Son décès survient à 3 semaines de son grand retour sur scène, à l'O2 Arena de Londres. Un come-back très attendu: les 900.000 billets disponibles se sont envolés en 2 heures. D'après son sosie officiel français, Lilian, joint par RTL, les rumeurs allaient bon train sur un entraînement sportif démesuré et une consommation toujours plus importante de cachets: "Il y avait des rumeurs qu'il n'était pas en grande forme... mais là..."
Une enfance sacrifiée
Le journaliste Olivier Cachin, qui venait de mettre la dernière main à une biographie attendue en septembre, avance une hypothèse, sur France Info: "Les enfants stars vieillissent mal en général. Rendez-vous compte, il a chanté à l'âge de 5 ans et a eu son propre dessin animé à 11! Mais il a su s'élever encore,et devenir une légende."
Un enfant qui ne voulait pas grandir
Pour le spécialiste du rock Yves Bigot, joint par RMC: "il a essayé de dépasser la mort en devenant un personnage pharaonique. Il a échoué, mais sa légende, elle, demeurera immortelle."
(Sources: France Info, RMC, Europe 1, RTL)
09:04 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : pop music
25.06.2009
DORIAN EVERGREEN
Dorian Evergreen de Bernard Viallet est un nouveau recueil de nouvelles de l’auteur et le titre éponyme du premier texte de l’ouvrage.
Neuf autres nouvelles le suivent. On y retrouve à chaque fois l’humour de Bernard Viallet et son esprit malicieux qui ne se laisse pas faire par le monde moderne et le critique efficacement dans une dérision jubilatoire.
L’anticipation et le fantastique sont souvent représentés dans ces textes, aussi bien dans Dorian Evergreen dont le nom, on le devine, dévoile un clin d’œil au célèbre portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde, que dans les Thanatophores ou SOS MACHOS, qui évoquent respectivement le contrôle des naissances et l’euthanasie.
Bernard Viallet se moque allègrement des contradictions de notre époque et nous entraîne à rire avec lui de celles-ci.
Ces nouvelles, toujours très bien écrites, se dévorent copieusement. Elles se révèlent également éclectiques, lorsque l’auteur nous compte les aventures d’une vieille péripatéticienne en fin de carrière enlevée par un ancien client amoureux sous les yeux de son antique proxénète, où lorsqu’il dépeint l’univers glauque de deux « pointeurs » violeurs et assassins d’enfants pas du tout pénitents.
Certains de ces écrits sont consultables sur le site de l’auteur.
On ne peut que recommander la lecture de ces nouvelles très fraîches, à l’humour bien placé, qui affirment encore un peu plus le talent de leur auteur.
08:41 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : critique
24.06.2009
Le portrait de Madame Charbuque (Jeffrey Ford)
A New York, à la fin du XIXème siècle, le peintre Piambo accepte de relever un défi un peu bizarre : peindre le portrait d’une femme qu’il ne pourra jamais voir mais qui lui racontera sa vie, cachée derrière un paravent. Au fil des séances, il découvre qu’elle eut une enfance assez difficile en compagnie d’un père, savant un peu dérangé, qui passait son temps à étudier les cristaux de neige, puis une jeunesse à exercer des dons de voyance en public. Inexorablement, l’artiste se retrouve peu à peu envoûté par son modèle invisible qui lui fait perdre talent et inspiration et l’éloigne même de la femme qu’il aime. Quel but poursuit cette créature malfaisante ? Parviendra-t-elle à détruire Piambo comme elle est venue à bout de plusieurs de ses amis peintres ?
Un roman étrange, fantastique, dans un décor différent de la trilogie « Physiognomy, Mémoranda, l’Au-delà », plus réaliste et plus historique. Cette fois, Ford s’inspire ouvertement du « Dr Jekill et Mr Hyde » de Stevenson et l’on sent également l’influence des grands maîtres de l’étrange et du fantastique tels Poe, Wilde ou même Doyle. Le milieu des peintres de l’époque et le décor sombre de ces années-là est parfaitement rendu. On sent un gros travail de recherche et de documentation qui ajoute encore à l’atmosphère particulière de ce roman magnifiquement réussi dans un style fluide et agréable avec des effets de suspens astucieusement distillé. Moins de folie et moins d’onirisme que dans la trilogie. Mais le rêve, la poésie et le mystère sont toujours là dans une sorte de quintessence troublante. Jeffrey Ford au sommet de son art ?
4/5
08:41 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : etrange, fantastique



















