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20/06/2018

Les godasses (Sketch)

08:50 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

17/06/2018

Poèmes pour petits et grands (44)

coppée.jpgEtoiles filantes

 

Dans les nuits d’automne, errant par la ville,

Je regarde au ciel avec mon désir,

Car si, dans le temps qu’une étoile file,

On forme un souhait, il doit s’accomplir.

 

Enfant, mes souhaits sont toujours les mêmes :

Quand un astre tombe, alors, plein d’émoi,

Je fais de grands vœux afin que tu m’aimes

Et qu’en ton exil tu penses à moi.

 

À cette chimère, hélas ! je veux croire,

N’ayant que cela pour me consoler.

Mais voici l’hiver, la nuit devient noire,

Et je ne vois plus d’étoiles filer.

 

(François Coppée)

08:34 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

16/06/2018

Oxygène (Andrew Miller)

oxygène.jpgEnseignante anglaise en retraite, Alice souffre d’un cancer assez avancé. Elle a déjà dû subir une lourde chimiothérapie. Elle y a perdu ses cheveux, mais ils ont fini par repousser complètement blancs. Son fils Alec lui rend visite, s’occupe de la maison, du jardin. Son autre fils, Larry, acteur de série B intermittent et ancien joueur de tennis classé, ne va pas tarder à prendre l’avion avec sa fille depuis la Californie pour le rejoindre. Arrivé de Hongrie suite aux dramatiques évènements de Budapest, Laszlo est un auteur dramatique qui commence à rencontrer un certain succès. Sa dernière pièce, intitulée « Oxygène » relate un accident dans une mine quelque part en Europe de l’Est. Un jour, il fait une étrange rencontre et se retrouve chargé d’une mission tout à fait particulière.

« Oxygène » est un roman intimiste qui fait la part belle à la psychologie de toute une galerie de personnages. Le style d’Andrew Miller est quasi pointilliste. L’auteur s’attache aux mille détails de la vie quotidienne et parvient à donner de l’intérêt à une banalité qui devrait ne pas faire rêver, mais qui finit par intéresser quand même. Les développements sur la triste réalité du cancer en phase terminale tout comme le récit de la normalisation de Budapest par l’armée rouge en 1956 sont particulièrement émouvants voire instructifs. Les personnages sont des messieurs ou mesdames tout le monde, de parfaits anti héros. Sans doute est-ce la raison pour laquelle ils nous semblent si proches et finalement bien attachants en dépit de leur médiocrité. Un seul regret : rien ne parvient à un achèvement. Tout reste ouvert. Au lecteur de se substituer à l’auteur volontairement défaillant…

3/5

08:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/06/2018

Pensées plus ou moins correctes (125)

hemingway.jpgMORAL

« Est moral ce qui fait qu’on se sent bien et immoral ce qui fait qu’on se sent mal. »

(Ernst Hemingway)

MORALE

« Sans la morale, les empires, royaumes et principautés ne sont qu’entreprises de brigandage. »

(Saint Augustin)

« La morale est comme les régimes : elle interdit tout ce qui est bon. »

(Fernand Vanderem)

MORALITE

« Celui qui ne porte sa moralité que comme son meilleur vêtement ferait mieux d’être nu. »

(Kahlil Gibran)

« La moralité est l’attitude que nous adoptons vis-à-vis des personnes que nous ne pouvons pas sentir. »

(Oscar Wilde)

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14/06/2018

Pour l'amour de l'Inde (Catherine Clément)

pour l'amour de l'inde.jpgLe 4 février 1922, à Chauri-Chaura (Inde), un rassemblement pacifique et non-violent inspiré par Gandhi s’achève dans le calme. Mais des policiers, croyant entendre quelques moqueries, commencent à taper sur les trainards. La foule se rebiffe. Les flics commencent par tirer en l'air puis sur les gens. Arrivés à court de munition, ils finissent lynchés. Gandhi est désespéré. L’indépendance de l’Inde qu’il appelle de ses vœux ne suivra jamais le cours d’un long fleuve tranquille… 1947 : Lord Louis Mountbatten, petit-fils de la reine Victoria, est intronisé dernier vice-roi des Indes. Son épouse, la frivole lady Edwina, va devoir l’épauler dans la lourde tâche de négociation qui lui échoit. Comment satisfaire les ambitions des musulmans de Jinnah, les désirs des Hindous de Nehru et Gandhi sans parler des prétentions des Sikhs ? Comment éviter l’atomisation du sous-continent et réduire le bain de sang qui s’annonce ?

« Pour l’amour de l'Inde » est avec « Cette nuit la liberté » le meilleur texte sur cette période troublée. Ce gros pavé parfaitement documenté (567 pages) se dévore comme un roman tant les faits sont parfaitement décrits et tant les principaux personnages, les Mountbatten, Nehru, Jinnah et surtout Gandhi sont rendus vivants. Tous les évènements étant authentiques, on ne peut pas parler de roman historique, mais plutôt de fresque, voire d’épopée véridique. L’idylle, sans doute platonique, entre Edwina et Nehru n’est même pas romancée et, heureusement, ne représente pas l’essentiel de l’intérêt du livre. L’Histoire se taille la plus belle part. En fin d’ouvrage, le lecteur trouvera tout un chapitre sur les sources et commentaires, ce qui est assez rare et montre l’honnêteté de l’auteure ainsi que son désir de coller au plus près de la réalité historique. La réalité dépassant souvent la fiction, il n’est nul besoin d’inventions ou de travestissements de la vérité pour produire une belle œuvre de référence.

4,5/5

08:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/06/2018

Le dernier des Spartians (roman)

09:04 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

11/06/2018

Un siècle de témoins (Didier Rance)

Un siècle de témoins.jpgÀ cause du nazisme, du communisme, des conflits ethniques ou tribaux sans oublier l’intégrisme islamique, notre époque a connu un nombre incroyable de martyrs ou de confesseurs de la foi. Un martyr chrétien est une personne persécutée, emprisonnée, souvent torturée et assassinée en raison de ses idées religieuses. Un confesseur de la foi subit les mêmes persécutions mais sans finir exécuté. Des camps nazis au goulag soviétique, du lao-gaï chinois au Sud Soudan, du Liban à la Turquie sans oublier l’Afrique du Nord (moines de Tibhirine), l’Afrique noire, l’Inde ou l’Amérique du Sud, les territoires sont innombrables où le sang des martyrs a coulé, coule et coulera. Un martyr est un témoin du Christ. On pourrait également l’appeler un « soldat du Christ ». Son sang est réputé semence de chrétien. En effet, chaque tuerie n’a fait que rendre plus vigoureuse et dynamique l’église visée…

« Un siècle de témoins » est un essai consacré aux « Martyrs du XXème siècle » comme l’indique son sous-titre. L’auteur a voulu présenter un panorama exhaustif du phénomène. Mais celui-ci est d’une telle ampleur et les exemples sont si nombreux qu’il ne peut présenter chaque fait qu’en quelques très courtes lignes voire au maximum en un paragraphe. La lecture de cet ouvrage qui cherche également à élaborer une théologie particulière sur cette réalité est un tantinet laborieuse, toujours émouvante et peut arriver à vous mettre les larmes aux yeux et même vous donner la nausée. Il faut dire que le mal est partout, que l’abjection des tortionnaires n’a pas de limites. Un seul exemple : dans l’Albanie du monstrueux Enver Hodja, ses nervis étaient capables après avoir copieusement battus et torturés de malheureux prêtres, de les achever en les noyant dans une fosse remplie de matières fécales. Dur, dur !

4/5

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10/06/2018

Le cours du blé est en hausse (Nouvelle)

08:40 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

08/06/2018

Famille parfaite (Lisa Gardner)

Famille parfaite.jpgAncien marine, Justin Denbe a fait fructifier la puissante entreprise de BTP dont il a hérité à la mort de son père. Avec sa compagne Libby, ils ont eu Ashlyn, fille âgée aujourd’hui de 15 ans. Leur couple tient la route depuis 18 années et à première vue, à eux trois, ils donnent l’impression d’une famille exemplaire, bien que Justin ait donné quelques coups de canif dans le contrat. Un soir, de retour d’un repas au restaurant devant sceller leur réconciliation, le couple trouve ouverte la porte de sa riche demeure. Un colosse qui les attend à l’intérieur les neutralise à coups de taser pendant que deux complices maîtrisent Ashlyn. La disparition des trois membres de cette famille surprend tout le monde. Mais la détective privée Tessa Leoni est persuadée qu’il s’agit d’un enlèvement et non d’une fuite volontaire. Pourtant, on ne trouve ni effraction, ni vol, ni demande de rançon. Et pas le moindre témoin. L’affaire s’annonce compliquée : vengeance, extorsion de fonds, acte gratuit ?

« Famille parfaite » est un roman présenté comme un thriller alors qu’il ne respecte pas vraiment les critères du genre, à savoir présence d’un serial killer psychopathe, accumulation de cadavres et autres scènes de sadisme ou de tortures. Cousue de fil blanc, toute l’intrigue repose sur une histoire d’infidélité conjugale. Très vite le lecteur devine quelle sera la chute et perd ainsi la majeure partie de l’intérêt pour ce long pavé de 571 pages qui auraient largement pu tenir dans un volume trois fois moindre et même dans une nouvelle resserrée d’une quarantaine de pages. Trop de redites, trop de pages inutiles, en particulier tous les chapitres délayant à plaisir les états d’âme de Libby, la femme trompée partie à la dérive. On a même l’impression que l’auteur tire un tantinet à la ligne. Trop peu de péripéties, trop peu de rebondissements. Des personnages convenus : le patron ripoux, les mâles machos et violents et les femmes, pauvres victimes innocentes. On se demande comment pareil navet a pu figurer comme numéro un sur la liste des best-sellers du « New York times ». Toujours se méfier de la pub, même déguisée.

2,5/5

08:51 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

07/06/2018

Poèmes pour petits et grands (43)

yard.jpgLe chemin

 

Plein de silence, embaumé

Du chaud parfum de la terre,

C’est un chemin solitaire

Du village bien-aimé.

 

Il quitte les vieilles rues

Pour s’en aller dans les bois ;

C’est le chemin des charrois,

Des troupeaux et des charrues.

 

Un bonhomme de chemin

Qui passe entre les chaumières,

Lentement, à la manière

Des trop vieux sans lendemain.

 

Il s’attarde sous les branches,

Entre les fossés des cours,

Et fait de jolis détours

Vers le seuil des maisons blanches.

 

(Francis Yard)

08:27 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)