08.11.2009

Charters, vous avez dit charters ?

 

charter.jpgLe premier « charter » fut affrété en 1986 par Charles Pasqua, Mitterand étant Président et Chirac Premier Ministre, pour renvoyer au pays 101 Maliens. Aujourd'hui, les Maliens sont environ 1 million dans l'Hexagone...

Le 22 Mars 1995, Balladur étant Premier Ministre, 13 Zaïrois furent réexpédiés vers Kinshasa. Puis plus rien jusqu'à 2003 qui verra 6 vols affétés conjointement avec d'autres pays européens.

En 2004, 75 'Roumains' furent expulsés de cette manière.

En 2005, 25 Afghans.

En 2006, trois vols de 'Roumains'.

Et le 21 octobre 2009, expulsion par charter de 3 Afghans pendant que dans le même temps 4 autres étaient régularisés discrètement.

Y a-t-il vraiment de quoi hurler au charron ?

 

07.11.2009

C'était notre terre (Mathieu Belezi)

Une longue lignée de colons, les de Saint-André a transformé une étendue de sable et de caillasses stériles du Dahra algérien en une vaste et opulente propriété de centaines d'hectares où poussent le blé, l'orge, la vigne, les orangers et les citronniers. Les descendants de Jules, le colon fondateur, vivent sans souci d'argent mais avec de nombreux problèmes familiaux : la mère, Hortense, est l'épouse bafouée d'un certain Ernest, ex-petit blanc de Bab El Oued, qui passe ses journées à boire du whisky et ses nuits dans les bras de prostituées. Elle a eu trois enfants, Antoine qui ne veut pas reprendre le domaine et déteste sa condition, Claudia qui a fait un mariage raté et Marie-Claire qui souffre de ses penchants homosexuels et finira au couvent. De plus, l'époque est difficile, le règne des pieds-noirs n'en a plus pour bien longtemps, la guerre d'Algérie arrive avec son cortège d'horreurs. La famille de Saint-André échappera-t-elle à la tourmente ? La propriété redeviendra-t-elle un désert ?

Plus qu'un roman historique, « C'était notre terre » est surtout un roman familial, la saga d'une famille attachante, broyée par les meules impitoyables de l'Histoire. Le style de Belezi est très particulier et demande quelques efforts au lecteur. En effet, il ne s'embarrasse d'aucun détail descriptif ou circonstanciel, proscrit le point et privilégie le témoignage alterné de chacun des six personnages majeurs du drame sans se soucier non plus d'ordre ou de chronologie. Tous les récits étant à la première personne du singulier et apparemment sans autre logique que l'afflux des souvenirs du locuteur, le lecteur se retrouve face à une sorte de récit « choral », un peu incantatoire (avec redîtes des points importants) proche du registre du théâtre antique. La phase d'adaptation passée, on peut apprécier ce texte magnifique, plein de sensibilité, d'honnêteté (rare sur un tel sujet, la bassesse et l'horreur étant équitablement répartie entre les deux camps) et d'humanité. On ne ressort pas indemne de la lecture de ce long pavé (475 pages) qui illustre parfaitement le drame de la colonisation en général, « fardeau de l'homme blanc » (Kipling dixit) et celui de l'Algérie en particulier.

4/5

Citations : « ... la terre sur laquelle il était assis n'était plus la terre qu'il avait connue, qu'en y plongeant la main, il y découvrirait les nappes de sang coagulé d'un bon million de morts. »

« C'est dans le sang de ta grand-mère et celui de ses assassins que Montaigne s'est construit, et c'est dans le sang des colons et celui des Arabes que l'Algérie est devenue française, pas autrement, alors c'est dans ce sang toujours prêt à couler qu'il fallait vous tenir pour garder le pays

mais le sang a coulé, Jules

- Pas suffisamment

06.11.2009

Vivre autrement

 

Canada.jpgAh, il faudrait pouvoir vivre autrement pour retrouver ou plutôt « trouver » enfin sa liberté… Revenir à l’authentique, tourner le dos au monde moderne avec ses machines, ses techniques et ses gadgets. Cela semble compliqué à mettre en œuvre alors qu’en fait, c’est tout simple. Nos bonnes âmes en ricanent car c’est tout bêtement ce qu’ils appellent « le retour à la bougie » avec une pincée de mépris dans la voix… Pour cela, il faudrait dénicher un hameau abandonné en haut d’une colline ou dans une clairière discrète et assez loin d’une ville. Peut-être abandonné depuis un demi-siècle ou plus. Les pierres des murs écroulés pourraient servir à remonter les murs d’une première maison. Les arbres de la forêt fourniraient les poutres de la charpente. Tuiles ou lauzes pourraient être récupérées alentour. Portes et fenêtres bricolées et mises en place, on pourrait disposer pour un coût réduit d’une tanière un peu rustique. Il faudrait impérativement disposer d’une source ou d’un puits et de quelques ares ou hectares de terre à défricher. En s’armant de courage, on aurait tous les atouts en main pour réussir le fameux retour à la terre. Et si l’on voulait vraiment être tranquille, on pourrait aller jusqu’à ne pas déclarer son installation aux autorités. Mais là, on entrerait dans la clandestinité, dans l’illégalité... Tolérée pour certains et strictement interdite pour d’autres….

Mais sera-t-on capable de supporter de vivre sans voiture, ni électricité, ni gaz, ni téléphone ? Se chauffer au bois, s’éclairer à la bougie ou à la lampe à pétrole et faire ses besoins dans « la cabane au fond du jardin » ? On pourrait faire quelques concessions à une modernité intelligente comme se doter de panneaux et de chauffe-eau solaires pour un semblant de confort, d’une éolienne pour s’épargner les corvées d’eau, d’un motoculteur et d’un tracteur pour les travaux agricoles. A moins que l’on tienne à revenir au cheval et à la charrette pour se libérer des contraintes du pétrole. Il serait indispensable de pratiquer de petits élevages, poules, lapins, moutons, chèvres et pourquoi pas une ou deux petites vaches de race jersiaise. Ah, ce serait l’autarcie… J’y pense souvent… Et puis j’oublie…

En effet, les facilités procurées par le confort moderne se paient au prix de l’esclavage, des taxes et de la sujétion intellectuelle alors que la liberté totale ramène à la sauvagerie et à des conditions de vie précaire. Un vrai dilemme. Quand on a été habitué dès le plus jeune âge à semblable cocon protecteur, peut-on vraiment supporter une vie sans radio, sans télé, sans salle de bains… J’en doute, d’autant plus qu’on serait en butte à l’hostilité des voisins qui ne comprendraient pas forcément la démarche. Et puis, tout élevage signifie soins permanents aux animaux et fin des sacro-saintes « vacances ». Alors, comme tout le monde, on en reste au rêve, à la simple nostalgie de la vie d’autrefois qui ne devait pas être si facile. Avec quatre générations d’ancêtres citadins derrière moi, je ferais certainement un bien piètre paysan n’ayant aucune connaissance dans ce domaine.

Mais il y a d’autres moyens pour tenter de passer entre les mailles du filet… La vie dans un mobile-home par exemple. En fait, c’est le plus mauvais exemple. L’utilisation de ces grosses caravanes mal isolées est terriblement réglementée en France. Interdiction d’y séjourner toute l’année (certains chômeurs ou marginaux se passent d’autorisation) et de l’implanter n’importe où. En bordure de mer, les municipalités leur font de plus en plus la chasse. Ils sont encore tolérés sur certains terrains de loisirs, mais à condition de les déplacer l’hiver. Quand on sait le prix de l’opération, on comprend que les propriétaires, gens presque toujours de revenus modestes, se retrouvent en infraction. Il ne reste que la possibilité de louer une parcelle, généralement minuscule, dans un terrain de camping spécialisé. Solution bâtarde et sans grand intérêt. Occupation à temps partiel, promiscuité dans un lieu concentrationnaire qui ne me semble en rien synonyme de liberté. Sans oublier que le propriétaire des lieux a le droit de vous obliger à déplacer ou à renouveler votre matériel quand bon lui semble. Fausse bonne idée.

Reste la vie vraiment nomade, à bord d’un camping-car, d’un bateau ou d’un house-boat. A première vue, cela paraît plein de charme. Certains retraités passent ainsi 6 à 8 mois par an au Sud du Maroc ou même sur la côte sénégalaise. D’autres écument les Antilles ou la Polynésie. On peut même sérieusement envisager de rompre totalement les amarres et de faire ainsi la nique au percepteur et aux taxmen en tous genres. Mais c’est un genre de vie très particulier qui ne plaira sans doute pas forcément à tout le monde. Avec les maisons sur roues, on est tributaire des campings ou des aires de stationnement rarement bien placées et avec les bateaux, des escales dans les ports fluviaux ou maritimes avec risques de vol ou de vandalisme, sans oublier le racket des droits à payer et les accueils plus ou moins hospitaliers… Rien n’est simple…

Dans son livre « Les yeux en face des trous » le regretté Vincenot ose écrire ceci : « Imaginez que tous les ouvriers s’aperçoivent de la sottise de leur condition et de la cruauté des méthodes modernes de travail, tous feraient comme vous (…), refus de se plier aux normes égalitaires, discussion des ordres donnés, refus de cohabiter dans les grandes agglomérations, retour aux conceptions libérales et au rythme artisanal, au régime de la bonne volonté, au libre choix de l’emploi du temps, au dilettantisme, bref à l’anarchie, il n’y aurait plus moyen de les mobiliser dans nos grandes machines (…) »

Et cela : « Vous avez déjà vu un homme échapper à une femme qui l’aime ? (Les femmes modernes) ne savent plus servir leur homme, elles ne savent que le commander. On leur a dit qu’elles étaient les égales de l’homme. Dès lors, pourquoi se taire quand l’homme parle ? (…) Elle se sera pas ici depuis trois jours qu’elle se plaindra de ne point avoir la TSF, l’électricité, l’eau sur l’évier, la machine à laver, le tout à l’égout, la fosse septique, les chiottes en porcelaine… »

Il savait bien de quoi il parlait, le brave Henri, car il avait retapé un hameau abandonné appelé « La Peury » au fin fond de sa chère Bourgogne chevelue. Un visionnaire que sa fille présentait dans son livre non pas comme un « réactionnaire », mais comme un « réagissant », non pas comme un « collaborateur » du dieu Progrès, mais comme un « résistant » à la destruction de l’âme humaine. Après tout, c’est bien de cela qu’il s’agit quand on veut vivre autrement.

 

05.11.2009

Marie des Vignes (Jean-Pierre Védrines)

 

Marie des Vignes.jpgEn ce tout début de XXème siècle, une famille de vignerons du Midi s'échine à faire prospérer quelques arpents de vigne dans des circonstances difficiles: rien ne leur est épargné ni le choléra, ni les inondations dues aux caprice de la Vidourle, ni le phylloxéra et autres maladies de la vigne, ni la surproduction avec l'arrivée des vins du Maghreb et la baisse des cours, ni les révoltes insurrectionnelles, ni les grèves générales et les répressions sanglantes décidées par Clémenceau. Et comme si tout cela n'était pas encore assez, voilà que Pierre, le fils aîné et successeur désigné, parti à la guerre, meurt dans les tranchées. L'avenir de la petite exploitation familiale repose sur Marie, la cadette, qui est courtisée par un riche manadier mais qui lui préfère Jean, un simple journalier, ce qui n'arrange pas les affaires de la famille...

Un joli roman de terroir particulièrement bien documenté autant sur le plan historique, que géographique ou technique. On apprend énormément de choses sur la culture de la vigne et la vie du peuple dans ce petit coin de Languedoc entre 1900 et 1919. Livre bien écrit, truffé d'expressions locales et de mots occitans sans doute pour faire couleur locale et très agréable à lire. On peut juste reprocher à l'auteur d'avoir accumulé une quantité invraisemblable de catastrophes au-dessus de la tête de personnages peu nuancés et de s'être un peu trop laissé griser par quelques effluves d'eau de rose. Agréable pour les habitué(e)s du genre sentimentalo-agricole...

3/5

 

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04.11.2009

Des lendemains qui déchantent...

 

dragon chinois.jpgLes constats de la Chambre Européenne de commerce en Chine relatifs au comportement des autorités locales en matière de fermeture de l'économie domestique à la concurrence mondiale, à son agressivité commerciale sur les marchés à l'export, rendent parfaitement plausibles les pronostics de Robert Fogel, professeur américain d'économie, selon lequel, à l'horizon 2040, un Chinois devrait disposer d'un revenu deux fois plus élevé qu'un Européen. Il affirme même que le PIB de la Chine représentera 123 000 milliards de dollars en 2040, celui de l'Inde, 36 528 milliards, celui des Etats-Unis, 41 944 milliards et celui de l'Europe des quinze états de 2000, seulement 14 040 milliards de dollars...

(Source Rivarol N°2924, p 5)

Si l'on passe sur l'étonnante précision de ces prévisions à long terme, il semble que la tendance soit lourde et pas en notre faveur. On savait que la perte de nos emplois, le démantèlement de tous nos secteurs de production, de services et même de créations n'apporterait que chômage de masse et appauvrissement généralisé. On se doutait qu'on allait se retrouver à un niveau de pouvoir d'achat se rapprochant de ceux du Tiers Monde, mais pas à ce que, dans trente ans, la Chine et l'Inde nous dépassent à ce point et se retrouvent parmi les pays les plus riches du monde. Un scénario terrifiant, mais pas si invraisemblable que cela. Pauvre Euroland !

 

03.11.2009

TAU ZERO

planetes.2219.jpgPour les amateurs de science-fiction en général et les fans de Poul Anderson en particulier, je publie, à partir d'aujourd'hui, ma traduction de "Tau Zéro", toujours inédit en version française, chapitre par chapitre sur la version wordpress du blog.

http://www.etpourquoidonc.fr/

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09:08 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sf

Micmacs à tire-larigot

 

micmacs à tire larigot.jpgTout gamin, Bazil (Dany Boon) perd son père alors que celui-ci procédait au désamorçage d'une mine anti-personnel dans le désert sud marocain. Trente ans plus tard, une balle perdue lors d'un règlement de comptes vient se loger dans son cerveau... Décidément, le malheureux n'a guère de chance avec les armes. A sa sortie de l'hôpital, n'ayant plus logis ni emploi, il est recueilli par une bande de truculents chiffonniers artistes, bricoleurs et créatifs. Cette communauté improbable comprend entre autre une contorsionniste, un homme canon, un écrivain et même un inventeur d'automates. Mais un jour, Bazil reconnaît, sur deux bâtiments imposants, le logo des deux fabricants d'armes responsables de ses malheurs. Il décide de se venger...

Plus proche du mythique « Amélie Poulain » que d'un « Long dimanche de fiançailles », le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet nous offre une nouvelle galerie de personnages aussi déjantés que pittoresques et nous emmène dans un monde poétique et au charme suranné du vieux pays d'autrefois, sublimé dans une nostalgie aux couleurs sépia. Jeunet a un style inimitable, une manière de filmer d'une grande beauté plastique. La musique est agréable, les acteurs excellents. Même Jean-Pierre Marielle (Placard, le taulard qui a échappé à la guillotine) n'en fait pas trop, c'est dire ! Tout est fait avec finesse, délicatesse et intelligence. Le spectateur ne peut qu'être charmé par cette bande de bras cassés roublards, inventifs, sympathiques, solidaires et un tantinet anars. Ce film est une fable, une BD et un conte tout autant qu'un hommage à l'esprit français en général et parisien (celui des titis d'autrefois) en particulier. Bien sûr, avec Jeunet, on est dans le rêve, l'onirisme et dans un univers charmant quoiqu'un peu simpliste où les méchants le sont terriblement et les gentils absolument, mais on ne boude pas son plaisir car dans ce registre jamais la grosse usine hollywoodienne ne pourra rivaliser avec nous. Si vous avez aimez Amélie, vous aimerez forcément Bazil et ses copains...

5/5


 

02.11.2009

Les tables de la loi scandinave

 

Canada.jpg1- Ne crois pas que tu es quelqu'un !

2- Ne crois pas que tu es aussi bon que nous !

3- Ne crois pas que tu es plus sage que nous !

4- Ne crois pas que tu es meilleur que nous !

5- Ne crois pas que tu sais mieux que nous !

6- Ne crois pas que tu es mieux que nous !

7- Ne crois pas que tu es capable de quoi que ce soit !

8- Ne crois pas que tu puisses te moquer de nous !

9- Ne crois pas que quelqu'un s'intéresse à toi !

10- Ne crois pas que tu peux nous expliquer quelque chose !


(Loi de Jante)

 

01.11.2009

Le pays d'octobre (Ray Bradbury)

Une personne de petite taille qui vient chaque jour s'admirer dans le miroir grandissant d'un stand de parc d'attraction. Un couple qui découvre qu'au Mexique des morts dont la famille n'a pas pu payer la redevance sont exhumés et transformés en momies par la sécheresse du climat. Un américain moyen ennuyeux comme un bonnet de nuit qui devient la coqueluche d'une bande de snobs avant-gardistes et branchés. Un hypochondriaque qui souffre de ses os et que son médecin ne prend pas au sérieux en arrive à s'adresser à un étrange charlatan. Un paysan qui achète à un forain un bocal contenant une « chose » ressemblant à une méduse ou à un cerveau conservé dans le formol se retrouve le centre d'intérêt de tout son village. Un petit malade qui se sert de son chien pour rester en contact avec le monde. Deux vieillards qui tentent de venir en aide à une femme particulièrement agressive. Une jeune mère qui s'imagine que son nouveau-né cherche à la tuer. Des badauds qui s'agglutinent sur le lieu d'un accident à une vitesse stupéfiante. Une vieille dame qui refuse de mourir et va jusqu'à récupérer son enveloppe corporelle à la morgue. Une réunion de vampires, sorciers et autres zombies. Un locataire qui a tout d'un tueur en série mais qui va se retrouver à la merci d'un enfant.

Toute une galerie de personnages étranges, fantastiques ou dangereux se retrouvent dans ce recueil de nouvelles de l'immense Ray Bradbury. Inutile de rappeler la qualité de l'écriture, du style et du récit. La plupart des textes relèvent du registre de l'étrange (on ne peut qu'y voir l'influence de Poe, Hawthorne ou Lovecraft). Ici, point de science-fiction. Nous ne sommes pas dans « Les chroniques martiennes », mais de l'étrange au quotidien, du fantastique et même de l'horreur comme dans « Le petit assassin », la meilleure nouvelle de ce recueil qui en comporte 19 presque toutes aussi bonnes les unes que les autres.

4/5

 

31.10.2009

Qui veut la peau des artistes ?