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22/01/2020

L'aéronaute embourbé

L'aéronaute embourbé by CCRIDER77280 on Scribd

Ouvrage disponible

https://www.amazon.fr/Laeronaute-embourbe-Bernard-Viallet/dp/1534781234/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=l%27a%C3%A9ronaute+embourb%C3%A9&qid=1577447195&s=books&sr=1-1

08:40 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/01/2020

L'hôpital (Alphonse Boudard)

L'hôpital.jpgC’est l’été. Atteint de tuberculose, Alphonse, 26 ans, est admis à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre. À peine arrivé, il doit abandonner ses chaussures, quitter ses vêtements civils qui prennent la direction de l’étuve. En échange, il reçoit des savates de taulard, une chemise rêche, sans col et sans bouton, un « froc de toile grise trop court ou trop long et une capote luisante d’usure. » Il pense avoir attrapé son bacille de Koch au mitard. Il partageait la cellule avec un Sénégalais prénommé Aboudou, sans doute contagieux qui n’arrêtait pas de tousser, cracher et postillonner. Ajouté à la maigre pitance, le froid et l’humidité, cela avait suffi à lui créer une volumineuse géode côté droit de son poumon et un voile opaque inquiétant côté gauche. Que faire pour passer le temps ? Alphonse bouquine, il dévore tous les livres qui lui tombent sous la main. Il attend une place dans le service de phtisiologie de Cochin…

« L’hôpital », sous-titré « Une hostobiographie », est une description résolument comique de la triste réalité de la condition des patients dans les hôpitaux, les sanatoriums et les centres de post-cures des années cinquante. Nul doute que ce livre pourra servir de référence pour les historiens de ce siècle et des prochains. La pénicilline et les antibiotiques venaient tout juste d’être découverts et l’on soignait encore les patients de façon aussi barbare qu’inefficace (ponctions, thoracoplastie, insufflation d’air sous la plèvre, etc.) Résultat : les patients croupissaient des mois et des années sans grande amélioration. Nombreux étaient ceux qui passaient l’arme à gauche. Boudard aurait pu livrer un témoignage sinistre et déprimant. En choisissant le rire rabelaisien, l’humour grinçant, la dérision, il réussit le tour de force d’amuser le lecteur avec un aussi piètre sujet. Ses descriptions de personnages allumés, hauts en couleurs (obsédés sexuels, poètes incompris, clochards azimutés et autres alcooliques invétérés) sont remarquables. Un peu moins drôle et un peu plus grinçant que « Cinoche », cet ouvrage procure un indéniable plaisir de lecture. Il faut impérativement lire ou relire la prose de ce brave Alphonse ne serait-ce que pour savourer son style et sa langue verte.

4/5

08:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/01/2020

Ulla Sundström (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström" disponible

version ebook

https://www.amazon.fr/ULLA-SUNDSTR%C3%96M-Bernard-VIALLET...

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/ulla-sundstrom-p-4562.html

09:12 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/01/2020

Cinoche (Alphonse Boudard)

Cinoche.jpgMilo, un vieux truand sur le retour propose à Alphonse de participer à un film du metteur en scène Luc Galano qui n’a d’autre qualification que celle d’être le fils d’un peintre aussi célèbre que richissime. Il s’agirait d’adapter au cinéma l’histoire de sa vie en l’édulcorant un tantinet. Alphonse serait en charge du scénario et des dialogues. Il officierait dans la magnifique villa que Galano possède à Saint-Tropez. Un peu beaucoup en période de vaches maigres, Alphonse accepte sans trop se faire d’illusions sur le résultat. Gloria, la compagne de Galano, pressentie pour le rôle féminin principal, est une « has been » qui n’a eu son heure de gloire que dans des péplums ou des séries Z. Et pour ne rien arranger, leurs deux enfants élevés « à l’américaine », c’est-à-dire sans la moindre contrainte, mènent une telle sarabande que ça ne facilite pas la tâche du pauvre scénariste. Sans parler de toute la ménagerie de Gloria, le boa constrictor, le mainate qui répète des grossièretés à longueur de journée, la mangouste qui fait ses besoins un peu partout et bientôt une jeune lionne pas très compréhensive. Quand un producteur allemand homosexuel pas très fiable y ajoute ses propres caprices et lubies comme une adaptation de la vie de Debussy dans l’esprit de 68 ou un projet de trio amoureux complètement bidon, on atteint des sommets dans la loufoquerie…

« Cinoche » se présente comme un récit parodique totalement déjanté, une charge au vitriol comme le petit monde faisandé du cinéma. Le regretté Alphonse Boudard, en ayant eu une expérience personnelle plutôt douloureuse, se permet une charge caricaturale particulièrement savoureuse avec cette histoire loufoque qui n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’il a réellement vécu. Tout est réinventé, retravaillé et réinterprété. Le lecteur a beau essayer de retrouver sous les pseudos des personnages ayant réellement existé, c’est un peu peine perdue tant l’auteur a embrouillé la situation, mélangé les sujets et refabriqué les personnages. Prépare-t-il « Le gang des otages » ou « Flic Story » ? On ne sait trop. Luc Galano représente-t-il Edouard Molinaro ou Jacques Deray ou un mix des deux plus des traits de quelques autres ? Difficile à dire. Milo est certainement Emile Buisson, tout comme Anceny de la Glapaudière, Denys de la Patellière, Loulou Musardin, Audiard, ou Tartemplon, Plon. Plus difficile à identifier sont l’actrice Gloria Sylvène, l’éditeur Rubicond ou le producteur Slimane Chilbik. Mais ce ne sont que détails accessoires. L’essentiel reste un plaisir de lecture énorme encore aujourd’hui dû à la verve, à l’humour ravageur et à la langue verte aussi savoureuse que remarquablement maîtrisée de l'auteur.

4,5/5

08:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/01/2020

Poèmes pour petits et grands (100)

aragon.jpgIl n’y a pas d’amour heureux

 

Rien n’est jamais acquis à l’homme ni sa force,

Ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit

Ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix.

Et quand il croit serrer son bonheur, il le broie.

Sa vie est un étrange et douloureux divorce.

Il n’y a pas d’amour heureux.

 

Sa vie, elle ressemble à ces soldats sans armes

Qu’on avait habillés pour un autre destin

À quoi peut leur servir de se lever matin

Eux qu’on retrouve au soir désœuvrés incertains

Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes.

Il n’y a pas d’amour heureux.

 

Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure

Je te porte dans moi comme un oiseau blessé

Et ceux-là sans savoir nous regardent passer,

Répétant après moi les mots que j'ai tressés

Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent.

Il n’y a pas d’amour heureux.

 

Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard.

Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l’unisson,

Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson,

Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson,

Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare.

Il n’y a pas d’amour heureux.

 

(Louis Aragon)

09:08 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

15/01/2020

Pensées plus ou moins correctes (181)

einstein.jpg« On ne règle pas un problème en utilisant un système qui l’a engendré. »

(Albert Einstein)

« Laisse tomber les gens qui ne partagent que problèmes, histoires désastreuses, peurs et jugements. S’ils cherchent une poubelle où jeter leurs ordures, fais en sorte que ce ne soit pas dans ton esprit. »

(Dalai Lama)

PRODUIT

« Plus se développe l’intelligence fabricatrice, plus en découle d’étranges produits. »

(Lao Tseu)

PROGRES

« Les progrès de l’humanité se mesurent aux concessions que la folie des sages fait à la sagesse des fous. »

(Jean Jaurès)

« L’homme raisonnable s’adapte lui-même au monde. Celui qui est déraisonnable persiste à vouloir adapter le monde à lui-même. Aussi tout progrès dépend de l’homme déraisonnable. »

(George-Bernard Shaw)

« Le Progrès se réduit finalement à voler à l’homme ce qui l’ennoblit, pour pouvoir lui vendre au rabais ce qui l’avilit. »

(Nicolás Gómez Dávila)

« Il est à la pointe du progrès, comme tous les ignorants. »

(Jean Dutourd)

« Le progrès social ne suscitera l’unanimité que le jour où il remplira les poches vides sans dégonfler les poches pleines. »

(Philippe Bouvard)

08:42 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

14/01/2020

Alphonse Boudard, une vie à crédit (Dominique Chabrol)

Boudard.jpgSaviez-vous qu’Alphonse Boudard s’appelait en réalité Michel (ou Pierre) Boudon ? Saviez-vous qu’il partit un été en stop de Paris avec sa compagne pour rencontrer Jean Giono à Manosque et que ce dernier lui offrit l’hospitalité dans sa bergerie du Contadour ? Saviez-vous que c’est à la prison de Fresnes qu’il découvrit la littérature (Céline, Balzac, Stendhal, Maupassant, Saint-Exupéry, etc.) et qu’il en poursuivit l’exploration dans tous les hôpitaux et sanas qu’il fréquenta ? Saviez-vous qu’il rencontra Aragon de passage dans la librairie de Saint-Germain où il travaillait ? Débarqué d’une rutilante limousine et vêtu comme un grand bourgeois, son image ne lui sembla pas vraiment correspondre à sa réputation d’écrivain du prolétariat. Saviez-vous que c’est Albert Paraz qui fut le premier à l’encourager à se lancer dans l’écriture ? Saviez-vous aussi qu’il a rencontré à maintes reprises Louis-Ferdinand Céline et qu’il fut également très ami avec le peintre Gen Paul, un des complices du maître de Meudon ? Saviez-vous enfin que le 18 mai 2019, une rue à son nom  a été inaugurée dans son quartier d’origine, le XIIIème arrondissement de Paris ?

Vous trouverez toutes ces découvertes et des dizaines d’autres dans « Alphonse Boudard, une vie à crédit », remarquable biographie de l’auteur regretté de « La métamorphose des cloportes », des « Combattants du petit bonheur », de « La cerise » et de « L’hôpital », entre autres ouvrages marqués au coin de la truculence et d’un argot charmant et maîtrisé qu’il partageait avec Simonin, Dard ou Audiard, d’une langue verte aujourd’hui en voie de disparition tout comme le Paris qu’il connut. Cet ouvrage très bien écrit et parfaitement documenté permet de faire la part entre le réel et le romancé. Ce cher Boudard ayant passé son temps à raconter sa vie de résistant, de taulard, de tubard ou de scénariste, d’aucuns auraient pu croire que tout avait été dévoilé. Que nenni ! Le lecteur découvrira par exemple qu’il ne fut pas vraiment une pointure dans l’ouverture des coffres forts, qu’il ne braqua pas la maison Borgniol, mais une modeste pâtisserie le triste jour où il se fit alpaguer et qu’il écopa d’une peine inférieure à celle racontée. Dominique Chabrol, très respectueux de l’esprit de modestie de son sujet, reste très discret sur sa vie privée. Il ne dit pas quelle profession exerçait vraiment la mère d’Alphonse qui venait le voir chez sa nourrice dans une rutilante Panhard-Levassor décapotable. C’est tout juste si l’on apprend au détour d’un paragraphe qu’il eut une maîtresse. Les amateurs de potins style « Voici-Gala » en seront pour leurs frais. Les autres verront dans cet ouvrage un livre de référence qui leur en apprendra énormément et qui leur donnera sans nul doute envie de lire ou de relire ce sympathique auteur. À noter également la présence d’un très intéressant cahier central regroupant photos et documents d’époque.

4,5/5

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12/01/2020

Bienvenue sur Déliciosa (Roman)

08:35 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

11/01/2020

L'âge des étoiles (Robert Heinlein)

 

L'âge des étoiles.jpgTom et Pat Bartlett sont deux frères jumeaux dotés d’une caractéristique assez rare : ils peuvent communiquer par télépathie. Cherchant à recruter des « communicateurs de l'espace », un institut contacte leur père pour leur faire subir une batterie de tests. Ils sont jugés aptes à participer au projet « Lebenraum » (espace vital). La terre étant surpeuplée, il faut trouver de nouvelles planètes habitables. L’un des jumeaux partira dans l’espace pendant que l’autre restera sur Terre. Ainsi, grâce à leur don, l’expédition pourra toujours donner des informations, même à des années-lumière, là où des moyens traditionnels comme la radio ne fonctionnent plus. D’abord volontaire pour partir, Pat, victime d’un accident, doit céder sa place à Tom qui embarque sur le « Lewis et Clarck », un vaisseau-torche capable de filer à la vitesse de la lumière. L’ennui, c’est que le temps ne s’écoule pas à la même vitesse sur terre et aux confins de la galaxie. Quand Tom ne vieillit que de quelques jours, Pat prend des années.

« L’âge des étoiles » est un roman de science-fiction de belle qualité du regretté Robert Heinlein qui fut avec Isaac Asimov et Arthur C.Clark un des trois « grands » de la SF américaine de l’autre siècle. Bien que ce ne soit pas le plus remarquable des ouvrages du maître, il se lit encore avec beaucoup de plaisir. Le style est agréable, l’intrigue solide et bien menée avec quelques rebondissements allant crescendo pour parvenir à une fin bien trouvée mais qu’il ne faut pas dévoiler. Au total, un livre divertissant mais donnant aussi à réfléchir sur la relativité, le temps qui passe, celui qui reste, l’incommensurable difficulté que pourrait représenter la colonisation de planètes lointaines. Avec cependant un côté naïf et optimiste bien dans l’esprit de l’époque : le « Lewis et Clark », merveille de technologie au début est surpassé à la fin par des fusées beaucoup plus rapides, capables de quasiment annihiler l’espace et le temps. C’est dire !

3,5/5

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10/01/2020

Le dernier des Spartians (roman)

08:31 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)