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29/09/2016

Dorian Evergreen

 
 
Le recueil complet est disponible sur Amazon.fr (e-book) et TheBookEdition (version papier)

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27/09/2016

Abécédaire mal pensant (Jean François Kahn)

 

abécédaire.jpgPrésenté sous forme d’articles courts ou longs selon les sujets, ce livre un peu à part présente l’opinion de l’auteur sur des sujets aussi variés que la politique, l’économie, la religion ou la philosophie. Même si l’on n’est pas toujours d’accord avec les positions prises, on ne peut que célébrer l’intelligence, la finesse ou le bon sens de l’un de nos plus brillants éditorialistes actuels, rédacteur en chef de l’hebdomadaire « Marianne ».

Reste la question placée en sous-titre : « A-t-on encore le droit d’écrire ça ? » qui sous-entendrait que l’auteur serait un terrible dissident, un révolutionnaire enragé ou un combattant engagé contre la pensée unique… Et là, grosse déception. L’auteur ne risquera ni le bûcher ni le lynchage médiatique pour ces quelques articles, car il n’est que taquin, impertinent voire très légèrement insolent avec un système dont il fait partie d’ailleurs d'une certaine manière et même d'une manière certaine. À côté de mini-biographies de philosophes ou de grands hommes d’hier ou d’aujourd’hui, après de grandes envolées vers les hautes sphères de la philosophie ou de la politique, le voilà qui ne peut s’empêcher le calembour à deux sous ou le jeu de mots facile… Mais on lui pardonne. Personne n’est parfait et une petite blague de temps en temps peut détendre l’atmosphère.

Souvent, ça sent la poudre, ça tire, ça défouraille dans tous les azimuts. Rares sont ceux qui ne ressortent pas rhabillés pour l’hiver après être passé entre les griffes de l’auteur. Un en particulier en prend pour son grade : Nicolas Sarkozy décrit comme nombriliste, narcissique, agité, instable et surtout tenté par le césarisme bonapartiste…

On passe de bons moments au détour de ces pages.

Morceaux choisis :

Frimer : s’affirmer capable, dans le même élan, de redresser les comptes de la Sécu, les voyous des cités et la tour de Pise.

Frite : valeur autour de laquelle, en cas d’éclatement de la Belgique, peut se faire l’union de la Wallonie et de la France.

Distributeur automatique : notre interlocuteur principal, désormais, dans la vie de tous les jours.

Apéritif : sorte de vin doux que l’on boit en prélude à un repas ou banquet consistant : en apéritif donc. Par extension : vous faîtes voter des douceurs fiscales en apéritif et vous avez droit, ensuite, à un déficit budgétaire très consistant.

Omelette : le problème du centre mou, c’est sa propension à vouloir faire une omelette sans casser des œufs. Mais celle de la droite et de la gauche dure, c’est qu’elles ont tendance à casser des œufs sans réussir à faire l’omelette.

Camping : ressemble à un camp de réfugiés, sauf que l’accès y est volontaire et même payant.

Aubry, Martine : Absinthe femme. Partagea le travail, ce qui appauvrit évidemment les travailleurs, mais pour la bonne cause. Martine Aubry pense toujours bien, mais méchamment.

Argent sale : Paradoxalement, il s’agit d’argent qui a été blanchi et, en plus, quand on a découvert son origine louche, on s’exclame : « C’est du propre ! » De toute façon, comme la guerre enrichit infiniment plus que l’humanitaire et la spéculation immobilière beaucoup plus que la création poétique, on ne voit pas comment l’argent pourrait être immaculé.

4/5

 

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25/09/2016

Pensées plus ou moins correctes (74)

dutourd.jpgHONNEUR

« C'est facile de se moquer des honneurs quand on est jeune : on a l'amour. »

(Jean Dutourd)

« L'honneur c'est comme les allumettes, ça ne sert qu'une fois. »

(Marcel Pagnol)

« Certaines gens échangent l'honneur contre les honneurs. »

HUMAIN

« Il est humain de se tromper, mais persévérer est diabolique. » (Errare humanum est, perseverare diabolicum)

(Proverbe latin)

« Etre humain, c'est aimer les hommes. Etre sage, c'est les connaître. »

(Confucius)

« L'être humain est incroyable. C'est la seule créature qui va couper un arbre, en faire du papier et écrire dessus : « Sauvez les arbres ! »

HUMOUR

« L'humour est la réponse polie au désespoir »

 

23/09/2016

American Gods (Neil Gaiman)

american gods.jpgÀ peine sorti de prison, Ombre rencontre un étrange personnage, Voyageur, aussi sarcastique que malhonnête. Il s’agirait de Wotan, le roi des anciens dieux germaniques qui en serait réduit à de petites truanderies et à profiter de son statut pour séduire de pauvres gamines. Voyageur charge Ombre d’une mission un peu particulière, lui servir de garde du corps, de factotum et d’envoyé spécial. Mais en l’acceptant, il se retrouve au cœur d’un conflit qui le dépasse et qui oppose les anciens dieux de l’ancien monde (Odin, Thor, pour les nordiques, mais également les dieux de la mythologie grecque, hindoue ou égyptienne) à ceux du nouveau : la télévision, l’informatique, l’argent, la carte de crédit etc… Qui va l’emporter ? Et qui tire vraiment les ficelles de cette improbable histoire ?

American Gods est un roman-fleuve (604 pages) où l’on ne s’ennuie pas une seconde à la condition absolue de laisser cartésianisme et rationalisme au vestiaire. On nage dans la fantaisie et la loufoquerie la plus complète. En véritable disciple de Pratchett, Gaiman nous entraine dans un délire sans queue ni tête. Sa théologie est assez étrange. L’homme crée ses propres dieux et ne peut pas vivre sans eux. Au fur et à mesure que ceux-ci sont négligés, ils ne disparaissent pas, mais continuent à errer à la surface de la terre en ne réalisant pas grand-chose de bon d’ailleurs… En Amérique, les dieux « classiques » sont très malheureux, car les habitants leur préfèrent d’autres dieux plus techniques ou plus pragmatiques. Œuvre complètement inclassable, pris au second degré, ce livre peut se lire comme une sorte de conte ou de fable philosophique. Gaiman a cru bon d’introduire des « interludes » qui n’apportent pas grand-chose à l’intrigue et alourdissent l’ensemble. Le style est agréable, mais le livre m’a semblé légèrement inférieur à celui qu’il a écrit après, « Anansi Boys », plus réussi, moins brouillon, car plus détaché de l’influence de Pratchett.

4/5

 

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21/09/2016

Allez-y, Jeeves (P.G.Wodehouse)

 

Jeeves.jpgBertie Wooster n’a qu’à se féliciter d’avoir engagé le meilleur valet de chambre possible, une perle rare nommée Jeeves qui, non content d’être aux petits soins pour son maître et de lui choisir ses tenues, le tire de situations difficiles voire inextricables. Il lui évite des unions catastrophiques et jusqu’à la prison. Il faut dire que Bertie est d’une grande naïveté, qu’il n’a pas son pareil pour attirer sur sa tête moult ennuis et qu’il est entouré d’amis et de connaissances assez particuliers.

Enormément d’humour, de légèreté et de situations cocasses dans ce tome des aventures impayables du maître et du valet. Un vrai régal d’esprit et de férocité bâti sur un principe bien rôdé : une saynète par chapitre autour d’un personnage, généralement un fâcheux qui se met dans une mauvaise affaire (cette fois Wodehouse pousse l’audace jusqu’à faire rosser un flic un soir d’ébriété pour redonner le moral à un ami !), un Bertie qui, en voulant arranger les choses, ne fait qu’aggraver la situation et un Jeeves qui, agissant en coulisses, tire les ficelles et arrange tout. Aux limites de la comédie, de la farce et de la commedia del arte… Du Wodehouse. Unique, amusant, indémodable. Un pur régal !

4,5/5

 

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19/09/2016

Le retour du petit homme (Chapitres 1 à 14)

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17/09/2016

Absurdistan (Gary Shteyngart)

index.jpgMicha Vainberg est un jeune juif, fils d’un grand ponte milliardaire de la mafia russe. Alors qu’il sortait à peine de l’Université américaine de Hasard, il doit rejoindre son père à Saint Petersbourg et quitter son amie Rouenna, une prostituée new-yorkaise qu’il continue d’entretenir alors qu’elle le trompe avec un prof pédant. Totalement oisif, son occupation principale consiste à s’enivrer en compagnie de son ami Aliocha-Bob au cours de soirées branchées. Pour pouvoir repasser à l’Ouest qui lui est interdit en raison de l’assassinat d’un américain par son père, il décide de partir pour l’Absurdistan où il espère récupérer un passeport belge et où il se retrouve embarqué dans une guerre civile totalement imbécile.
Livre aussi désenchanté que déjanté. Beaucoup d’humour grinçant dans cette histoire aussi improbable que fortement caricaturale. Le jeune héros n’est pas particulièrement sympathique. Obèse, faible, lâche, jouisseur et profiteur, il attire toutes les catastrophes sur lui. Au début, le lecteur trouve cela fort amusant. Mais petit à petit, il rit de plus en plus jaune car ce roman picaresque, cette fable ou ce conte politico-philosophique cache sous ses dehors loufoques la monstrueuse réalité d’un monde cruel, cynique et totalement inféodé aux puissances de l’économie et de l’argent.

4/5

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14/09/2016

Poupounette (Maryse Kiss)

cover225x225.jpegA Marseille, Madame Naudary, surnommée « Poupounette », est une personne haute en couleurs avec un grand cœur et pas mal de naïveté. Pour preuve, elle a acheté avec l’argent de sa fille Pauline une horrible croute à trois anciens détenus des Baumettes récemment repentis. Elle a pioché dans la cagnotte de son mari pour s’entendre raconter des prévisions d’hypothétiques gains par une diseuse de bonne aventure plus ou moins honnête. Quant au mari, conducteur de bus irréprochable, pour la première fois de sa carrière, il vient d’être responsable d’un accident de la circulation qui le désole.

« Poupounette » est le livret d’une comédie en deux actes se voulant le reflet bienveillant de deux scènes de famille marseillaise avec son franc parler, ses outrances méditerranéennes et ses odeurs d’aïolis. L’ennui c’est que cette bouillabaisse littéraire ne passe pas trop bien la rampe. On est plus dans le cliché et la parodie sans grande finesse que dans le véritable style Pagnol ou Giono. L’intrigue est maigrelette et les personnages un peu caricaturaux avec deux adultes moins adultes que leurs deux enfants. Problème pour une comédie, on rit un peu mais pas suffisamment à notre goût. Seul point positif, ce texte est proposé en accès gratuit sur toutes les plateformes par l’éditeur Bookélis.

2,5/5

 

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10/09/2016

Manzoni Strip (Nouvelle)

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05/09/2016

Pensées plus ou moins correctes (73)

sénèque.jpgHOMME

« L'homme est une chose abjecte et vile s'il ne s'élève au-dessus de l'humanité. »

(Sénèque)

« Il n'y a pour l'homme que trois évènements : naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourir et il oublie de vivre. »

(La Bruyère)

« Dans tout homme, il y a un peu de tous les hommes. »

(G.C. Lichtenberg)

« L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. »

(Pascal)

« Chaque homme est une histoire qui n'est identique à aucune autre. »

(Alexis Carrel)

« L'épouse est une maîtresse pour l'homme jeune, une compagne pour l'âge mûr, une infirmière pour la vieillesse. L'homme a donc à tout âge prétexte pour se marier. »

(Francis Bacon)

« La plupart des hommes emploient la première partie de leur vie à rendre l'autre moitié misérable. »

(La Bruyère)

« L'homme est un enfant né à minuit. Quand il voit le soleil, il croit qu'hier n'a jamais existé. »

(Proverbe chinois)

« Le corail croît, le palmier pousse mais l'homme s'en va. »

(Proverbe tahitien)

« L'homme est le seul mâle qui batte sa femelle. On doit donc en déduire que l'homme est le plus brutal des mâles... à moins que la femme ne soit, de toutes les femelles, la plus insupportable. »

(Georges Courteline)

« L'homme sage apprend de ses erreurs. L'homme plus sage apprend des erreurs des autres. »

(Confucius)

« L'homme raisonnable s'adapte au monde. Celui qui est déraisonnable persiste à vouloir adapter le monde à lui-même. Ainsi tout progrès dépend de l'homme déraisonnable. »

(George Bernard Shaw)

« Les hommes mentiraient moins si les femmes posaient moins de questions. »

(Coluche)

« Les hommes possèdent le corps des femmes ; les femmes possèdent l'esprit des hommes. De quoi se plaint-on ? »

(Alain de Benoist)

« Les hommes sont comme les pommes. Quand on les entasse, ils pourrissent. »

(Mirabeau)

« L'homme n'est ni ange ni bête et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête. »

(Blaise Pascal)

« L'homme absurde est celui qui ne change jamais. »

(A-M. Barthélemy)

« Il y a trois sortes d'hommes avec lesquels il est utile de se lier d'amitié : les hommes droits, les hommes sincères et les hommes qui ont beaucoup appris. »

(Confucius)

« Il n'est de richesse que d'hommes. »

« Il ne suffit pas à un homme d'arriver pour être heureux, il faut aussi que ses amis n'arrivent pas. »

« Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ un respect profond du passé. »

(E. Renan)

« Aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander aux autres. »

(Montesquieu)

« L'Homme est un loup pour l'Homme. » (Homo homini lupus)

(Plaute)

« L'homme a besoin de croire en soi. »

(Rivière)

« L'homme de bien exige tout de lui-même, l'homme de peu attend tout des autres. »

(Confucius)

« La racine de l'univers est la nation, la racine de la nation est la famille, la racine de la famille est l'homme lui-même. »

(Mencius)

« Je vis partout le développement de son grand principe que la nature a fait l'homme heureux et bon, mais que la société le déprave et le rend misérable. »

(Jean-Jacques Rousseau)

« Un homme est riche en proportion du nombre de choses dont il peut se passer. »

(Henry David Thoreau)