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08/08/2019

White (Bret Easton Ellis)

White.jpgNostalgique du cinéma des années 70, Bret se souvient avec délices et nostalgie de tous les films d’horreur dont il se délectait pendant son adolescence, tels « La maison des damnés », « Théâtre de sang » ou « Pantom of the paradise » de Brian de Palma. Alors qu’il n’est encore qu’un étudiant d’une vingtaine d'années, Bret est contacté par « Vanity Fair » pour qu’il écrive son premier article. Contre toute attente, son premier roman (« Moins que zéro ») paru alors qu’il n’a que 23 ans est tout de suite un énorme succès. Et pourtant cet opus ne comporte pas vraiment d’intrigue et ses personnages ne sont ni positifs ni sympathiques, mais parfaitement dans l’air du temps, c’est-à-dire nihilistes, cyniques et désenchantés. Un film en est tiré. Mais peu fidèle à l’esprit du livre, il est loin de rencontrer le succès escompté. Bret aura moins de réussite avec son deuxième opus « Les lois de l’abstraction » mais retrouvera à nouveau la réussite avec le troisième, le fameux « American Psycho » dont on tira un film qu’il trouve assez médiocre et même une comédie musicale…

Il est bien difficile de classer « White » dans une catégorie particulière. Ce n’est pas vraiment un roman, pas vraiment une biographie (encore que Bret Easton Ellis parle énormément de lui-même de son homosexualité qui semble l’alpha et l’oméga de son existence, de sa carrière et de ses fréquentations hollywoodiennes) et pas tout à fait un témoignage sur le monde de l’édition et du cinéma (quoi que les potins, ragots et historiettes sur toutes sortes de stars ne manquent pas). Certains passages raviront le lecteur curieux : par exemple tous ceux consacrés à l’élection de Donald Trump avec la stupeur et l’effroi des milieux bobos américains, choqués au point de le rejeter pour un tweet dans lequel il s’étonne de leurs réactions aussi idiotes que sectaires. Et également les portraits de Charlie Sheen, alcoolique et drogué, de Tom Cruise, dépressif avant de basculer dans la scientologie, et de Kanye West, ostracisé et considéré comme dément pour avoir déclaré que Trump pouvait être considéré comme un président acceptable. Dans l’ensemble, un bouquin agréable à lire pour qui n’est pas révulsé par les potins type Voici-Gala et le nombrilisme homo, mais pas vraiment du niveau de ses deux meilleurs, « Glamorama » et surtout « American psycho ».

3/5

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07/08/2019

Poèmes pour petits et grands (84)

Du Bellay.jpgD’un vanneur de blé aux vents

 

À vous, troupe légère,

Qui d’aile passagère

Par le monde volez,

Et d’un sifflant murmure

L’ombrageuse verdure

Doucement ébranlez,

 

J’offre ces violettes,

Ces lis et ces fleurettes,

Et ces roses ici,

Ces vermeillettes roses,

Tout fraîchement écloses,

Et ces œillets aussi.

 

De votre douce haleine

Éventez cette plaine,

Éventez ce séjour,

Cependant que j’ahane

À mon blé que je vanne

À la chaleur du jour.

 

(Joachim du Bellay)

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05/08/2019

Pensées plus ou moins correctes (165)

Beaumarchais.jpgPEUR

« Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur. »

(Beaumarchais)

« Toutes les passions aiment ce qui les nourrit : la peur aime l’idée du danger. »

(Joseph Joubert)

« La peur n’est qu’une paresse de la volonté. Les périls n’épouvantent que les natures avortées. »

(Hermès Trismégiste)

« La peur est la plus terrible des passions parce qu'elle fait ses premiers effets contre la raison ; elle paralyse le cœur et l'esprit. »

(Antoine de Rivarol)

« On ne mesure son pouvoir sur autrui que sur la peur qu’on lui inspire. »

« Avoir peur, c’est ne pas être libre. »

(Nina Simone)

PEUT-ÊTRE

« Monsieur Peut-être a épousé Madame Doucement et leur fils s’appelle Ça Ira. »

(Proverbe Chinois)

09:10 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

04/08/2019

Au gré de la tourmente (Karl May)

Au gré de la tourmente.jpgPris dans une terrible tempête du Pacifique, le « Poséidon », trois-mâts américain commandé par le capitaine Roberts, est venu s’écraser sur la barrière de corail de l’île Pomatau. L’équipage a pu sauver la cargaison, mais n’a guère de moyen de reprendre la mer. Un peu plus tard, les naufragés voient une quinzaine de pirogues se diriger vers leur île. La première arrivée est celle de Patomba, un prince polynésien qui s’avère être pourchassé par les autres. Les marins se mettent à son côté et repoussent les assaillants. Le narrateur, Charley repart avec Patomba pour chercher du secours à Papeete. Sur place, il est pris en charge par le capitaine Turnestick, ami de longue date de Charley. Le beau-père de Patomba veut lui reprendre sa fille pour la remarier avec un Polynésien animiste. Avec l’aide de Charley et de Turnestick, Patomba arrive à récupérer son épouse après s'être débarrassé du père, du rival et de quelques acolytes…

« Au gré de la tourmente » est un roman d’aventures maritimes datant du début de l’autre siècle. Personne n’écrit plus ce genre d’histoire pleine de rebondissements et de bons sentiments. Les héros sont positifs et ne s’encombrent pas de fausse culpabilité pour sanctionner les coupables ou se débarrasser des méchants. Le style est vif et enlevé. L’ensemble est très agréable à lire, même aujourd’hui. C’est revigorant et même particulièrement dépaysant. Les descriptions des mondes polynésien et chinois sont tout à fait surprenantes. Le lecteur pourra se rendre compte à quel point le monde a changé en un siècle ! (Plus de costumes traditionnels, plus de nattes obligatoires, plus de femmes aux pieds bandés). La plongée dans l’univers de la mafia chinoise mérite à elle seule le détour Auteur oublié aujourd’hui, Karl May, qui fut une sorte de Jules Verne allemand, rencontra un immense succès de son vivant surtout avec ses romans sur le Far-West qu’il décrivit sans y être allé. Et pourtant, sans doute grâce à un travail de recherche et de documentation soigné, l’ensemble est tout ce qu’il y a d’intéressant à bien des points de vue. À noter : de belles illustrations sous forme de dessins en noir et blanc.

4/5

08:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/08/2019

Les Faux As (Roman)

08:43 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

01/08/2019

Vies de chat / Prélude à l'élu de Milnor (Sophie Moulay)

Vies de chat.jpgDans les rues d’Hoggu, capitale de l’Empire, Calus et Linea, sept ans, sont pourchassés par une patrouille de soldats. Calus réussit à lui échapper mais juste pour se retrouver capturé par des sbires travaillant pour le compte du mage Cruzac. Placés dans une geôle humide et sombre, il est rejoint par une autre captive, Maëlia, une petite fille des rues. Quelque temps plus tard, Malus est installé dans une étrange machine qui lui fait subir une transformation surprenante : ses yeux changent de forme et de couleur et du poil commence à lui pousser sur tout le corps. Même chose pour Maëlia. Les deux enfants sont transformés en chats ou plutôt en hybrides félins, mi-humains, mi-animaux. Des animains. Ils apprécient finalement beaucoup leurs nouvelles caractéristiques et en particulier leur meilleure vision nocturne et leur plus grande souplesse et agilité. Calus s’apprête à chasser un oiseau quand un autre animain de type panthère, Deri ot Sertius, l'arrête dans son élan, histoire de l’empêcher de se rompre les os. Après un assez long entrainement aux arts martiaux, les deux enfants se voient confier une toute première mission auprès du gouverneur Kiho, menacé par un complot inquiétant.

« Vies de chat » est un roman de fantaisie plutôt destiné aux adolescents. La narration est de bonne qualité, rythmée, sans temps mort. Le lecteur se laisse facilement emporter par cette histoire basée sur une idée amusante et pleine d’action et de rebondissements. Il semble que ce titre annonce une suite sous forme de saga, car il s’achève sur une fin ouverte. Sa mission réussie de main de maître, Calus s’en voit attribuer une autre qui sera sans doute racontée par la suite. L’ensemble est agréable à lire, sans prétention. Rien que du plaisir et du divertissement. Inutile de chercher autre chose !

4/5

08:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

30/07/2019

Le voyage promotionnel (sketch inédit)

08:53 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

28/07/2019

La terre invisible (Hubert Mingarelli)

La terre invisible.jpgÀ Dinslaken, dans l’Allemagne vaincue de juillet 1945, un photographe de guerre n’arrive pas à se décider à rembarquer et à retourner chez lui. Quelque chose le retient sur place. Le hasard de ses promenades lui fait rencontrer de pauvres gens partis sur les routes à la recherche d’un abri. Quand il reçoit l’ordre de pendre un procureur, son supérieur, le colonel Collins, refuse d’obtempérer en prenant le prétexte que son unité ne dispose d’aucun charpentier. Le photographe est obsédé par un rêve récurrent : il voit des bâches recouvrant des morts se soulever toutes seules. Un jour, profitant de la voiture réquisitionnée du procureur, il part en voyage vers le Nord en compagnie du seconde classe O'Leary qui lui servira de chauffeur. Dans les fermes et dans les villages, il prend en photo les gens qu’il rencontre, souvent des femmes, des enfants et des vieillards mutiques. Il leur demande parfois de l’eau et des œufs pour améliorer l’ordinaire…

« La terre invisible » est un roman intimiste comme sait si bien en écrire Hubert Mingarelli avec son style minimaliste inimitable. L’auteur ne semble s’attacher qu’aux détails insignifiants de la vie de tous les jours. Ses personnages ressemblent un peu à des ombres, tant il leur donne peu de consistance. Ce voyage quasi inutile et peut-être sans retour donne surtout une impression de poésie mélancolique. Pas de théories, peu de descriptions, pas de grandes déclarations ou explications psychologique, juste l’essentiel pour que le lecteur puisse se faire son film tout seul dans sa tête. De livres en livres, Mingarelli continue donc imperturbablement sur ce même sillon. Ça finit par faire un peu procédé « breveté », d’autant qu’on retrouve presque les mêmes personnages, les mêmes situations et les mêmes décors (ou de similaires comme dans « Quatre soldats »). Le lecteur pourrait finir par se lasser, mais il n’en est rien. La petite musique si particulière de l’auteur garde encore pas mal de sa magie…

3,5/5

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27/07/2019

Poèmes pour petits et grands (83)

morrison.jpgQuand la musique est finie

 

Quand la musique est finie, éteignez les lumières.

Car la musique est votre amie très spéciale.

Dansez sur le feu comme elle vous y appelle,

La musique est votre seule amie jusqu’à la fin.

Annulez mon abonnement à la résurrection,

Envoyez mes références aux maisons de détention,

J’y ai quelques amis.

Le visage dans le miroir ne s’effaça pas,

La fille à la fenêtre ne s’effondra pas.

Un festin d’amis cria-t-elle vivante

M’attend dehors.

Avant de sombrer dans le grand sommeil

Je veux entendre le cri du papillon.

Reviens, baby, reviens dans mes bras.

Nous en avons assez de traîner,

D’attendre avec nos têtes collées au sol.

J’entends un bruit très doux,

Si proche et pourtant si lointain, si léger, si clair,

Viens aujourd’hui.

Qu’ont-ils fait à la terre ?

Qu’ont-ils fait à notre sœur si pure ?

Ils l’ont dévastée, pillée, éventrée, déchirée,

Percée de couteaux au flanc de l’aube,

Entravée de clôtures et traînée de force.

J’entends un bruit très doux

Avec votre oreille collée au sol.

Nous voulons le monde et nous le voulons maintenant !

 

(Jim Morrison)

08:47 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

25/07/2019

Pensées plus ou moins correctes (164)

Orwell.jpg« Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime, il est complice. »

(George Orwell)

« S’il existait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes. »

(Jean-Jacques Rousseau)

« Un peuple libre ne doit pas seulement être armé et discipliné, mais il doit posséder suffisamment d’armes et de munitions pour maintenir un statut d’indépendance envers quiconque tenterait d’abuser de lui. Y compris son propre gouvernement. »

(George Washington)

« Je veux bien mourir pour le peuple à condition qu’on ne me force pas à vivre avec. »

(Rosa Luxembourg)

« Plus les peuples sont devenus dégénérés et lâches plus ils sont cruels. »

(Céline)

« Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de Musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »

(Charles de Gaulle)

« Ce que les peuples du Moyen Âge haïssaient d’instinct, je le hais avec réflexion et irrévocablement. »

(Proudhon)

08:32 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)