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14/07/2017

Sainte-Mère-Eglise, 5-6 juin 1944 (Alexandre Renaud)

sainte mère église.jpgDans la nuit du 5 au 6 juin 1944, l’avant-garde des forces alliées, en l’occurrence les parachutistes des 82ème, 101ème et 505ème US airborne sautent ou débarquent de planeurs sur le petit village de Sainte-Mère-Eglise (Cotentin) et ses environs pour sécuriser la zone de débarquement. Mais les Allemands les attendent de pied ferme. Ils ont fortifié la région et massé des troupes un peu partout. Les combats sont acharnés. Très vite les Américains se retrouvent à court de munitions et même prêts à se replier. Heureusement pour eux, la logistique arrive juste à temps et cette première petite parcelle de territoire français délivré au prix du sang (perte de la moitié des effectifs) sera l’amorce d’une solide tête de pont qui permettra la victoire finale.

« Sainte-Mère-Eglise » est un récit historique écrit par le maire de la ville, témoin oculaire de tous ces évènements. Avec beaucoup de sincérité et d’amour pour sa région martyrisée et pour ses habitants, il raconte sans pathos et même avec un certain détachement l’arrivée des « libérateurs » et même celle, quelques jours plus tard de la fameuse division Leclerc, cette armée de Français Libres qui furent les premiers à entrer dans Paris et qui sauvèrent l’honneur de la France. Le lecteur découvrira dans ce livre une quantité impressionnante de documents photographiques dont beaucoup d’inédits montrant l’état de destruction des villes et villages de la région. Malgré les « tapis de bombes » des Alliés qui transformèrent Carentan, Caen, Saint-Lô et tant de lieux en amas de ruines, les Français firent bon accueil aux Américains, les nourrirent, les aidèrent, les cachèrent et les guidèrent dans les marais et furent l’humble cheville ouvrière du succès de cette opération risquée. Une page d’histoire à ne pas oublier.

4,5/5

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13/07/2017

Le temps d'un voyage (Collectif)

Le temps d'un voyage.jpgArrivé de Marseille à Paris Gare de Lyon, un voyageur se voit demander par un clochard en quelle année ils se trouvent. Il prétend venir de l’année 1830… Dans un service de rééducation, un homme sort de son lit et, à l’aide d’un déambulateur, s’éloigne tout doucement de sa chambre d’hôpital… En gare Montparnasse, une violoniste observe avec soin les voyageurs masculins passant à sa portée. Quand elle en trouve un à sa convenance, elle achète un billet pour pouvoir être dans le même train que lui… Dans la ville assiégée et bombardée d’Alep, un médecin qui a déjà perdu sa femme et ses autres enfants, cherche Adam, son jeune fils caché dans les ruines… Au Maroc, Lina recherche l’homme que sa grand-mère a aimé dans les années 50…

« Le temps d’un voyage » est un recueil de cinq nouvelles proposées gracieusement par IDTGV et Librinova. Toutes tournent au tour du thème du voyage. D’après les indications des éditeurs, ces textes auraient été choisis lors d’un concours parmi cinquante autres. Tous sont de bonne qualité littéraire, sans grande originalité ni souffle particulier à l’exception de « Voyage en Fa Majeur » d’Elsa Gallahan qui sort vraiment du lot pour son inspiration glaçante et surtout pour sa fin particulièrement surprenante. Au total, un recueil divertissant qui peut faire passer un bon moment.

3/5

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12/07/2017

L'aéronaute embourbé (Disponible sur Amazon)

L'aéronaute embourbé by CCRIDER77280 on Scribd

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11/07/2017

Objectif : Pôle Nord de nuit (Mike Horn)

Objectif pôle nord.jpgEn compagnie du Norvégien Borge Ousland, grand spécialiste de la banquise, Mike Horn tente de relier le cap Arkticheskiy situé aux extrémités nord de la Russie au pôle Nord géographique, de janvier à mars, c’est-à-dire en plein hiver, donc sans jamais voir le jour. Cet exploit les obligera à parcourir environ 2000 km soit 62 jours de marche dans des conditions dantesques en tractant des traineaux de vivres et de matériel particulièrement lourds. Le tout dans un froid intense, souvent moins 35° ou moins 38°, avec des vents contraires et des glaces dérivantes les faisant reculer d’autant qu’ils avancent. Sans oublier le danger des crevasses plus ou moins importantes du pack les obligeant à nager avec des combinaisons étanches et surtout celui des ours polaires pas forcément amicaux avec lesquels ils se retrouvèrent plusieurs fois nez à nez.

« Objectif : Pôle Nord de nuit » est un récit de voyage écrit en collaboration comme c’est le cas la plupart du temps, que l’éditeur le revendique ou non. Le lecteur n’y cherchera pas de la grande littérature, mais de la sincérité, de l’émotion et de belles leçons de vie, de courage, de ténacité et de solidarité. Et là, il sera servi. Car il en a fallu à ces deux êtres hors normes pour réussir un tel exploit. Comme tous les défis « inutiles », ils l’ont fait parce que personne ne l’avait fait avant eux et parce que tout le monde le croyait impossible. Un magnifique témoignage qui ravira les amateurs d’aventures et de grands espaces tout en les faisant réfléchir à la relativité des choses : la nature n’a pas besoin de nous pour exister. Et sous ces latitudes, elle peut même se montrer si hostile qu’il faut être aussi fou que ces deux-là pour aller s’y frotter !

4,5/5

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10/07/2017

Diego Modena (Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström")

08:55 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/07/2017

Courir ou mourir (Kilian Jornet)

courir ou mourir.jpgFils d’un gardien de refuge en Cerdagne catalane, Kilian Jornet a gambadé dans les montagnes dès son plus jeune âge. À 7 ans, il réalisa son premier « 4000 » puis la traversée des Pyrénées en famille pendant 42 jours. Adulte, après une formation de ski-running à Font-Romeu, il refait le même itinéraire en courant pendant 8 jours seulement, au prix de souffrances incroyables. Son palmarès de coureur de l'extrême laisse pantois : l’ultra-trail du Mont-Blanc, le GR20, la Diagonale du Fou, la Western States au lac Tahoe, l’ascension du Kilimandjaro en un temps record et, plus récemment des sommets de 8000 m sans oxygène dans l’Himalaya.

« Courir ou mourir » est le témoignage franc et honnête d’un sportif de haut niveau accro à la compétition, à la performance mais qui sait rester humble et modeste. Il nous fait partager ses impressions lors de ses exploits. Mais que de souffrances, que de courage, que d’abnégation, que de tortures infligées à son pauvre corps pour atteindre ce niveau ! Il suffit de lire ce livre pour se rendre compte que même pour les plus grands, on n’a jamais rien sans rien. Plus incroyable est l’exploit, plus énorme est la souffrance. En course pourtant, Jornet met un point d’honneur à cacher ses difficultés. Tout le monde finit par croire qu’il obtient tout dans la facilité. Il n’en est rien. Livre intéressant pour toucher du doigt la réalité de ces performances au bout du compte aussi inutiles qu’époustouflantes. L’auteur le reconnaît lui-même vers la fin de l’ouvrage. Il se demande pourquoi il court, pourquoi il a toujours besoin de repousser ses limites.

3/5

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08/07/2017

Poèmes pour petits et grands (10)

lhéritier.pngClown

 

Le clown en maillot sous la lune

En maillot parti jaune et vert,

Sur son tapis de courant d’air,

Le clown aux yeux de somnambule

Sur son espoir de fil de fer

A lancé trois appels de clairon vers la lune.

 

Il a fait sauter son vieux chien

À travers les cerceaux en fer du crépuscule.

Puis il a marché sur les mains

Comme un plongeur noyé au fond

D’un clair de lune.

 

La nuit lui donnait un visage

De roi-mage.

Mais au matin sans branle-bas

Le cirque d’ombre et son bagage

S’en sont allés cahin-caha

Pour des voyages, des voyages.

 

(Antony Lhéritier)

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07/07/2017

Errances (Carole Bergh)

Errances.jpgUne femme fait une chute dans l’escalier de son immeuble. Arrivée dans la rue, elle ne reconnaît plus son environnement habituel… Sophie croit que Paul la trompe. Pour se venger, elle sabote les freins de sa voiture… Victime d’une agression, David, sonné, erre toute une nuit dans la forêt de Fontainebleau. Au matin, il est recueilli par un étrange homme des bois… Une chatte abandonnée est adoptée par une vieille dame bien gentille… Karine est jalouse de Yohann. Elle lui rend la vie si infernale qu’il en est réduit à se réfugier dans l’alcool… Victime d’un terrible accident de la route, Simon est éjecté de son véhicule. Il se retrouve dans un autre monde, sans avions, ni voitures…

« Errances » est recueil regroupant huit nouvelles sur le thème de l’étrange et du fantastique mais pas seulement car quelques-unes ne sont que de petits récits sur une tranche de quotidien très banal. Deux nouvelles traitent de jalousie maladive avec ses conséquences inattendues. Deux autres d’intrusion dans des univers parallèles. Ce sont à mon sens les meilleurs de cet ouvrage agréable à lire. Les personnages féminins ne sont pas particulièrement sympathiques mais bien pétris d’humanité. La plume de Carole Bergh est alerte, vive et de très belle qualité. Un bon moment de divertissement d’autant plus agréable que ce livre est en accès libre sur les plate-formes.

4/5

08:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

06/07/2017

La perle et la coquille (Nadia Hashimi)

la perle et la coquille.jpgDe nos jours, dans un petit village afghan, un ancien soldat des seigneurs de la guerre retrouve sa famille et se laisse aller à ses penchants pour la drogue. Il n’a que des filles qui sont harcelées sur le chemin de l’école. La solution sera de les confiner à la maison et de marier la très jeune Rahima à un homme de plus de soixante ans… Au tout début de l’autre siècle, Shekiba perd toute sa famille lors d’une épidémie de choléra. Elle tente de survivre seule sur la petite ferme familiale. Mais assez rapidement, ses oncles la placent comme garde du harem dans le palais du roi d’Afghanistan. Malheureusement, elle ne peut empêcher un homme de s’introduire à l’intérieur. Ce sera la suite de ses malheurs…

« La perle et la coquille » est le récit choral ou stéréophonique de la vie de deux femmes afghanes à un siècle de distance et en alternant les chapitres. Une longue suite d’épreuves, de drames et d’humiliations de toutes sortes pour ces femmes. Des vies d’esclaves consacrées aux travaux ménagers et vouées à la procréation si possible uniquement de garçons. Le lecteur découvre qu’au XXIème siècle rien n’a changé, Rahima a beau terminer adjointe parlementaire d’une députée de la « jirga » (assemblée nationale), elle est tout autant privée de liberté, exploitée et humiliée que son arrière-arrière-arrière grand-mère. Malgré quelques longueurs, ce gros pavé se lit assez rapidement tant ces mœurs d’un autre temps semblent exotiques et choquantes et donnent à réfléchir sur la condition de la femme dans ce pays. À conseiller pour nous aider à appréhender une réalité bien cruelle.

4/5

08:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/07/2017

Pensées plus ou moins correctes (92)

montesquieu.jpgJUSTICE

« Lorsque la politique entre dans la justice, la justice en sort. »

(Montesquieu)

« La justice n’a rien à voir avec la loi qui n’en est que la déformation, la charge, la parodie. »

(Georges Courteline)

« Paie le mal avec la justice et la bonté avec la bonté. »

(Lao Tseu)

« On fait toujours semblant de confondre les juges avec la justice, comme les prêtres avec Dieu. C’est ainsi qu’on habitue les hommes à se défier de la justice et de Dieu. »

(Alphonse Karr)

« La justice est une si belle chose qu’on ne saurait trop l’acheter. »

(Lesage)

La Justice, c’est six mille ans d’erreurs judiciaires. »

(Robert Brasillach)

« La justice est gratuite. Heureusement qu’elle n’est pas obligatoire. »

(Jules Renard)

« La justice, elle n’existe pas. Il y a rêve de justice dans l’esprit de certains hommes, c’est tout. »

(Reine Malouin)