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04/12/2019

Révolte contre le monde moderne (Julius Evola)

révolte.jpgAlors que pour la plupart des historiens ou des politologues, la fracture entre l’ancien monde et le nouveau se situe à la Révolution Française, pour Julius Evola il faut remonter beaucoup plus loin, quasiment à la nuit des temps, quand le monde de la Tradition céda peu à peu la place à la modernité. Il faut aller jusqu’aux temps lointains de l’Egypte des Pharaons, de la Rome antique voire de l’Empire Inca pour retrouver trace de cette tradition primordiale. Dans ces mondes ignorant la modernité, toute la société était organisée autour du surnaturel, de la spiritualité dans une harmonie confondante. Le monarque, de quelque nature qu’il fût, se devait d’être un être supérieur, d’essence divine ou quasi divine. Sans discussion possible, il était le centre, l’âme agissante de son Etat et le père aimant et aimé de son peuple. Quiconque aurait voulu s’opposer à sa volonté se se serait retrouvé à aller contre la volonté de Dieu lui-même. Il se serait mis lui-même au ban de la société. Ainsi, à l’origine ou à la disparition de toute civilisation se trouve la présence ou l’absence du fait divin…

« Révolte contre le monde moderne » est un essai de philosophie politique basé à la fois sur l’Histoire telle que nous l’entendons et sur les mythes, légendes et autres hypothèses archéologiques ou non (Atlantide, règne des Titans, traditions nordiques, iraniennes, hindoues, etc.) Evola base sa théorie sur les quatre cycles de l’Humanité (or, argent, bronze et fer). Le premier serait celui de la divinité, celui du grand Monarque. Il aurait dégénéré en âge d’argent avec la prépondérance des guerriers avant de tomber dans celui du bronze le pouvoir passant entre les mains des bourgeois et des marchands. Depuis 1789 et surtout depuis la révolution russe de 1917, le fait spirituel aurait totalement disparu et le pouvoir serait tombé aux mains de la plèbe, de la caste la plus basse et la moins intelligente. Nous en serions au stade le plus bas de la décadence, à l’âge du fer, du Kali-Yuga. Pour aussi troublante qu’elle soit, cette théorie n’en demeure pas moins basée sur des prémisses discutables vu le peu de documents disponibles sur certaines époques. D’une lecture assez laborieuse, cet ouvrage important donne cependant énormément à réfléchir sur le fait que tout a sans doute toujours pas très bien fonctionné et que notre état de décadence semble déjà bien avancé !

3/5

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02/12/2019

Lollyblog

LOLLYBLOG

Ouvrage disponible version papier et e-book

https://www.amazon.fr/Lollyblog-Nouvelles-Bernard-Viallet...

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30/11/2019

Copyright (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström" disponible version ebook

https://www.amazon.fr/ULLA-SUNDSTR%C3%96M-Bernard-VIALLET...

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/ulla-sundstrom-p-4562.html

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28/11/2019

Sur l'épaule d'un géant (Neil Christopher & Jim Nelson)

Sur l'épaule d'un géant.jpgIl y a très très longtemps, dans le grand Nord canadien, vivait un géant qui s’appelait Inukpak. Il était si grand qu’il pouvait franchir des distances considérables en quelques pas. Il pouvait traverser à pied les lacs les plus profonds. Il était capable de chasser des ours blancs géants ou des baleines sans aucune difficulté car jamais l’eau ne dépassait la hauteur de ses genoux, même quand il s’aventurait loin du rivage. Un jour, il rencontra un chasseur quelque part dans la toundra. Il le prit pour un enfant et le plaça sur son épaule. Terrifié, l’homme se laissa faire. L’ennui c’est qu’en un rien de temps, il se retrouva au bord de la mer bien loin de chez lui. Comme le géant voulait pêcher un chabot, petit poisson d’eau douce d’une dizaine de centimètres, il déposa le chasseur sur le rivage avant de s’avancer dans la mer et de ramener… une baleine !

« Sur l’épaule d’un géant » est une courte histoire inspirée d’un conte inuit qui s’adresse plutôt à un public de très jeunes enfants (3 à 6 ans) vu l’extrême simplicité de son intrigue. De tous temps et dans toutes les civilisations, les géants, les ogres ou les titans ont donné lieu à bien des contes et légendes. Celui-ci, bien que frais et charmant, est sans doute le moins sophistiqué de tous. Le travail d’édition reste de très belle qualité (reliure solide, papier glacé, jolies couleurs). L’un de ses principaux attraits vient sans doute aussi du graphisme précis et élégant de Jim Nelson qui apporte beaucoup dans la mesure où il permet à l’enfant de se faire une meilleure idée de l’échelle et des proportions du héros. Cette petite histoire est complétée en fin d’ouvrage par un à propos plus général sur les géants de l’Arctique qui ne manque ni d’humour ni de poésie.

3/5

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27/11/2019

Poèmes pour petits et grands (95)

Cohen.jpgLe partisan

 

Quand ils ont déferlé à travers la frontière

J’aurais dû me rendre

Mais ça je ne pouvais pas le faire :

J’ai pris mon fusil et j’ai disparu.

J’ai changé mon nom si souvent,

J’ai perdu femme et enfants

Mais j’ai tant d’amis,

Et certains sont avec moi.

Une vieille femme nous a donné un abri,

Elle nous a cachés dans le grenier

Puis les soldats sont arrivés;

Elle est morte sans un murmure.

Nous étions trois ce matin

Je suis le seul ce soir

Mais je dois continuer

Les frontières sont ma prison.

Oh, le vent, le vent souffle,

À travers les tombes le vent souffle,

La liberté va bientôt arriver

Et alors nous sortirons de l’ombre.

Les Allemands étaient chez moi,

Ils m’ont dit, « Résigne-toi, »

Mais je n’ai pas peur ;

J’ai repris mon arme.

J’ai changé cent fois de nom,

J’ai perdu femme et enfants

Mais j’ai tant d’amis;

J’ai la France entière.

Un vieil homme dans un grenier

Pour la nuit nous a cachés

Les Allemands l’ont pris;

Il est mort sans surprise.

Oh, le vent, le vent souffle,

À travers les tombes le vent souffle,

La liberté va bientôt arriver

Et alors nous sortirons de l’ombre.

 

(Léonard Cohen - texte : Anna Marly)

08:46 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

25/11/2019

Pensées plus ou moins correctes (176)

Rivarol.jpgPRÉCAIRE

« Le mot précaire signifie aujourd’hui une chose ou un état mal assuré et prouve le peu qu’on obtient par la prière, puisque ce mot vient de là. »

(Rivarol)

PRÉCAUTION

« Deux précautions valent mieux qu’une. »

PRÉFÉRER

« Plus je me regarde, plus je me dégoûte. Mais plus je me compare, plus je me préfère. »

(Proverbe bourguignon)

PRÉJUGÉ

« La liberté, dit Lénine, est un préjugé de bourgeois. L’égalité est un préjugé de prolétaire. »

(Maurice Sachs)

« Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu’un atome. »

(Albert Einstein)

« Le préjugé est enfant de l'ignorance. »

(William Hazlitt)

PRENOM

« Ikéa est le meilleur prénom pour une femme : suédoise, bon marché, à emmener aussitôt chez soi et facile à monter. »

PREPARER

« Les êtres humains passent leur vie entière à se préparer, se préparer et encore se préparer… pour se retrouver non préparés lorsque arrive la prochaine vie. »

(Drakpa Gyaltsen)

08:30 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

24/11/2019

Histoire de Skanderbeg (Camille Paganel)

Skanderbeg.jpgGeorge Castriote (1405-1468), surnommé par les Turcs « Scanderbeg » c’est-à-dire « Prince Alexandre » en référence à Alexandre le Grand, est le fils de Jean Castriote, notable albanais qui, au moment de la conquête de son pays par les Ottomans dut livrer en otage ses quatre fils qui furent aussitôt circoncis et élevés dans la religion musulmane. Le sultan Murad II, ayant remarqué les qualités guerrières de George lui confia bientôt une armée de 5000 cavaliers qui se couvrit de gloire. À la mort de son père et de ses trois frères, George ne pouvait espérer hériter de ses terres qui revenaient au Sultan. Alors il profita de la mobilisation des Hongrois, Polonais, Italiens, Allemands et Autrichiens contre la Sublime Porte pour changer de camp et se mettre au service de sa patrie, ce qui déclencha immédiatement un immense élan d’enthousiasme en Albanie. Enfin le pays occupé allait pouvoir tenter de se libérer du terrible joug ottoman. Scanderbeg récupère son fief et libère les principales places fortes turques. Aussitôt Murad organise la riposte. Il envoie un premier corps expéditionnaire pour reprendre l’Albanie et laver dans le sang l’affront subi. Ainsi débute une lutte interminable entre Turcs et Albanais qui se poursuivra avec encore plus de fureur sous le règne du fils de Murad, le cruel Muhammad.

« Histoire de Scanderbeg » est la biographie précise minutieuse et documentée du plus grand héros de la nation albanaise. Ce personnage extraordinaire de ténacité et de courage lutta pendant 24 années contre les invasions musulmanes répétées, toujours en infériorité numérique et même technique mais avec une fougue et une furie qui emportait tout sur son passage. Scanderbeg consacra toute sa vie à défendre son petit pays et à assumer quasiment seul le rôle de rempart de la Chrétienté contre la submersion ottomane. Le récit de la prise de Constantinople est un des moments forts de ce livre riche en description de batailles, embuscades et combats de toutes sortes. Hormis une aide limitée des Vénitiens et du roi de Navarre, Grecs et Albanais ne reçurent aucune aide des puissances occidentales. Bien que datant de 1855, cet ouvrage historique de belle qualité se lit facilement mais pas forcément agréablement. Les âmes sensibles devront s’abstenir, car les horreurs des guerres ne manquent pas. La barbarie turque exacerbée par ses échecs à répétition atteignit des sommets : empalement, dépeçage, décapitation systématique des prisonniers, sciage en deux de Chrétiens, à vif bien sûr. Terrible époque…

4/5

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22/11/2019

Expresso Love (Roman)

09:01 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/11/2019

Considérations sur la nature de la Révolution (Jacques Mallet du Pan)

Considérations sur la nature de la révolution.jpgQuelques années après le début de la Révolution française, Jacques Mallet du Pan s’interroge sur ses tenants et aboutissants. Il ne lui est guère favorable. En effet, celle-ci s’est débarrassée de la royauté, s’est organisée en République, s’est emparée des biens du clergé et a commencé à exécuter tous ses opposants. La délation bat son plein. Pour un oui ou pour un non, tout le monde peut devenir suspect. La Terreur s’annonce déjà. Bientôt la Révolution dévorera ses propres enfants. Au niveau économique, rien ne va plus non plus. La Convention dépense sans compter. Elle répand une monnaie de singe appelée « assignats » qui achève de ruiner le pays. Et pour ne rien arranger, elle s’est mis en tête d’exporter la Révolution dans l’Europe entière…

« Considérations sur la nature de la révolution » est un essai de géopolitique qui, malgré sa langue datée (1793) mais toujours lisible, reste un document fort intéressant pour les historiens et pour les amateurs d’Histoire dans la mesure où il présente une analyse précise et assez objective de la réalité révolutionnaire. L’auteur reconnaît que malgré des oppositions populaires virulentes à Lyon, à Marseille, dans le Midi, en Bretagne et en Vendée, la Révolution se maintient solidement. Les armées coalisées qui se maintiennent aux frontières semblent incapables de l’emporter en dépit de leur supériorité numérique. Mallet du Plan termine d’ailleurs son ouvrage en listant les effectifs des différents corps d’armées en présence. Même à 400 000 contre 300 000, l’auteur reconnaît avec sagesse qu’on extirpe pas une idéologie uniquement par la force. À méditer.

3/5

08:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/11/2019

La voiture intelligente (Nouvelle)

09:11 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)