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09/02/2019

L'outarde et la palombe (Tome 1)

L'outarde et la palombe.jpgEn septembre 1939, Henri Ramier, après un séjour au Canada pendant lequel il a fait la connaissance et est tombé amoureux de la belle Mathilde Bélanger, jeune Québécoise nettement plus jeune que lui, décide de rentrer en France en sa compagnie. Tous deux s’installent dans la ferme que possède sa famille dans le Gers, au Guibourg. La défaite de 1940, l’armistice, puis l’invasion de la zone libre précipitent les évènements. Irène, la fille d’Henri réapparait. Elle est communiste et s’engage très vite dans un maquis de même coloration politique. Mathilde ne comprend pas qu’Henri ne semble s’intéresser qu’à sa peinture et ne songe pas, lui aussi, à entrer dans la Résistance. Mais les apparences peuvent être trompeuses…

« L’outarde et la palombe » est un roman à la fois historique et de terroir qui traite des heures les plus sombres de notre histoire. L’occupation est particulièrement bien décrite avec la vie difficile des Français de l’époque, l’exode, les persécutions des Juifs, les tickets de rationnement et la difficile mise en place de réseaux de Résistance. Les personnages sont attachants car tous bien pétris d’humanité. Au village, tout le monde n’accueille pas l’étrangère à bras ouvert, loin de là. L’intrigue est intéressante et bien menée. Le style est vif, agréable et dynamique. L’ensemble est aussi agréable qu’intéressant. Le lecteur a hâte de prendre connaissance du second tome de cette histoire.

4/5

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07/02/2019

Poèmes pour petits et grands (66)

montherlant.jpgLes sauteurs de haies

 

Ils abordent la haie à toute allure,

Ils la franchissent dans la foulée.

Elle n’est pas sautée mais annulée :

Elle s’est trouvée sous l’enfourchure…

 

Il n’y a pas de temps d’arrêt,

On fait trois pas entre les haies.

 

Droite est la jambe pour attaquer.

Le corps effleure le bois à peine.

L’autre jambe se laisse emporter.

Nonchalante, elle a effacé

Sous elle la hauteur vaine…

Douceur parfaite ! O volupté

De voir comme elle est molle et traîne

Au haut de sa rapidité !

 

Ils passent ! La ligne est passée !

Aux doigts, l’azur du fil de laine.

 

Elle expire, la vague humaine.

 

Ils coulent sur leur lancée.

 

(Henry de Montherlant)

17:27 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

06/02/2019

Calvaire des chiens (François Bon)

calvaire des chiens.pngÀ B. (Berlin ?) dans une Allemagne coupée en deux par le rideau de fer, Jacques Barbin, scénariste et son ami Andréas, metteur en scène, ont en vue un projet de film avec dans le rôle principal une célèbre actrice blonde venue de l'Est dont la participation devrait contribuer à son succès. Ils partent faire des repérages dans un village abandonné des Cévennes. Ils y rencontrent un homme qui y a autrefois implanté un refuge un peu particulier pour chiens abandonnés. Le lieu obtint un tel succès que l’homme ne sachant plus que faire de tous les animaux qu’on lui apportait commença à en trucider quelques-uns et à les donner en pâture aux autres. Et quand il abandonna les lieux, tous les chiens restants s’organisèrent en meute et commencèrent à attaquer les troupeaux de moutons et même quelques touristes égarés…

« Calvaire des chiens » se présente comme un roman difficilement classable. Ni thriller, ni roman noir, ni roman social, mais quelque chose un peu entre tout ça et encore. Même chose pour l’intrigue : pas vraiment d’histoire construite et qui se tienne, mais plutôt une suite de descriptions verbeuses, disparates, sans suite, sans logique et sans chronologie. Difficile de se retrouver dans ce fatras littéraire. Et guère de plaisir de lecture non plus en raison d’un style filandreux, de phrases à rallonge, agglutinantes et (volontairement ?) mal construites. Dans le style particulier de François Bon, le lecteur averti sentira fortement les désagréables relents du soi-disant « nouveau roman », genre narratif qui a fort mal vieilli et n’a été à la mode qu’un temps relativement court. N’est pas Robbe-Grillet qui veut…

2/5

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05/02/2019

Pensées plus ou moins correctes (147)

La Roche foucauld.jpgPARAÎTRE

« Nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes que d’essayer de paraître ce que nous ne sommes pas. »

(La Rochefoucauld)

PARDONNER

« Pardonne aux autres, non pas parce qu’ils méritent le pardon mais parce que tu mérites la paix. »

(Bouddha)

« Je pardonne quelquefois aux autres de ne pas être de mon avis… Je leur pardonne rarement d’être du leur. »

(Talleyrand)

PARENT

« Les parents, ce sont deux personnes qui t’apprennent à marcher et à parler pour te dire ensuite de t’asseoir et de te taire. »

PARESSE

« Je n’ai pas une minute à moi… Je me surmène de paresse. »

(Rivarol)

« Ainsi la paresse est mère. Elle a un fils, le vol, et une fille, la faim. »

(Victor Hugo)

02/02/2019

Les Faux As (Roman)

Maintenant en e-book libre et gratuit ! Bonne lecture !

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01/02/2019

Un crime très ordinaire (Max Gallo)

Un crime très ordinaire.jpgEn juin 1980, rue des Carmes, à Paris, Michel Farges, écrivain issu de milieu modeste mais ayant atteint une notoriété certaine, est retrouvé mort, dans le caniveau, entre deux voitures. Il a été abattu de deux balles en pleine tête. Qui pouvait bien en vouloir à un homme respectable et si bien introduit dans le milieu littéraire germano-pratin ? A-t-on affaire à un crime crapuleux, à un acte gratuit ou à quelque chose de plus grave impliquant plus sérieusement les hautes sphères politico-médiatiques ? C’est ce que se demande Sylvie Mertens, jeune enseignante provençale, qui fut le temps d’un été l’amante de Farges. La malheureuse tente de mener une enquête avec le peu d’éléments dont elle dispose. Et tout va se compliquer quand une des maîtresses de Farges sera renversée et tuée par un chauffard et qu’elle-même sera agressée et échappera de peu à la mort…

« Un crime très ordinaire » se présente comme un roman policier ou un thriller sur fond socio-politique. Il semble vouloir traiter de tous ces crimes inexpliqués, de ces suicidés se tirant deux balles dans la tête. Le lecteur pensera à l’affaire Boulin, à l’assassinat de Goldman, à la disparition étrange de Jean Edern-Hallier et de tant d’autres. L’ennui, c’est que la fameuse enquête piétine dès le début, qu’il ne se passe strictement rien à part des broutilles de vie quotidienne sans le moindre intérêt et que très vite l’ennui s’installe. Il faut pas mal de constance et de persévérance au lecteur pour arriver à découvrir une fin fort attendue mais aussi déplaisante que décevante. Rien ne sera révélé. Si on y ajoute un style assez lourd et une narration manquant particulièrement de rythme, on en arrive à la conclusion que cet ouvrage est loin d’être le meilleur de Max Gallo et que le regretté auteur aurait sans doute mieux fait de rester cantonné dans le registre des ouvrages historiques, domaine où il excellait.

2,5/5

11:29 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

30/01/2019

L'accordéoniste (Nouvelle)

08:36 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

27/01/2019

Poèmes pour petits et grands (65)

Brès.jpgLe ver luisant

 

Déjà vient la brume ;

Gentil ver luisant,

Vite, vite allume

Ton flambeau d’argent.

 

Luis pour l’araignée

Qui tisse la nuit

Et, dans sa veillée,

Travaille sans bruit.

 

Eclaire la route

Du brun hanneton

Qui vole et qui broute

Dans l’ombre à tâtons.

 

Enfin, au passage,

Luis au paysan

Qui, las de l’ouvrage,

Rentre lentement.

 

Déjà vient la brume ;

Gentil ver luisant

Vite, vite allume

Ton flambeau d’argent.

 

(Henriette-Suzanne Brès)

08:34 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2019

Pensées plus ou moins correctes (146)

PAIX

« Si tu veux la paix, prépare la guerre. » (Si vis pacem para bellum)

(Proverbe latin)

« Nous sommes une civilisation qui sait faire la guerre, mais qui ne sait plus faire la paix. »

(G. Ferrero)

Montesquieu.jpg« La paix ne peut point s’acheter parce que celui qui l’a vendue n’est que plus en état de la faire acheter encore. »

(Montesquieu)

PALACE

« Les palaces consolent de ne pas avoir connu les palais. »

(Philippe Bouvard)

PANIER

« Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans un même panier. »

PANTHERE

« Avoir pitié de la panthère, c'est être injuste envers les agneaux. »

(Saadi)

PAPE

« Le pape est une idole à qui on lie les mains et dont on baise les pieds. »

(Voltaire)

PARADIS

« Quand l’homme essaie d’imaginer le paradis sur terre, ça fait tout de suite un enfer très convenable. »

(Paul Claudel)

« Le chercheur de tares en trouvera même au paradis. »

(Henry David Thoreau)

« C’est avec raison qu’à chaque époque on croit assister à la disparition des dernières traces du Paradis terrestre. »

(Cioran)

24/01/2019

Douceurs provinciales (Charles Exbrayat)

Douceurs provinciales.jpgGuillaume Norrey, agent des services secrets français, est convoqué par son patron, M. Dumolard, dans son appartement discret du quatorzième arrondissement de Paris. Dans son laboratoire de Poitiers, le professeur Montanay est en passe de découvrir une formule révolutionnaire de carburant pour fusées spatiales. Le problème c’est que des fuites se sont produites. Une puissance étrangère risque de s’emparer du fruit de recherches aussi secrètes que prometteuses. Mais qui trahit ? Quelqu’un de l’entourage ou de l’équipe du professeur, composée d’un Yougoslave bourru, d’un Anglais mutique et amateur de chats et de son futur beau-frère ? Tout va encore se compliquer quand Guillaume va découvrir que Madeleine, l’épouse du professeur n’est autre qu’une ancienne amante très regrettée puis que le concierge est retrouvé poignardé après s’être vanté dans un café d’avoir gagné beaucoup d’argent…

« Douceurs provinciales » est un roman policier et d’espionnage de facture tout à fait classique. C’est bien écrit, bien mené, bien bâti. En son temps, le prolifique et regretté Exbrayat fut un maître dans ce registre particulier. Le lecteur erre de fausses pistes en fausses pistes et ne découvrira le pot aux roses qu’en toute fin d’ouvrage, juste à l’avant-dernière page. Vite lu, vite oublié, cet ouvrage de simple divertissement, pour ne pas parler de « roman de gare », ne se classe pas dans les meilleurs du maître, car il lui manque la petite étincelle d’humour qui caractérisait souvent la narration, en particulier dans les « Imogène ».

4,5/5

08:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)