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24/01/2018

Questions de nature (Nicolas Hulot)

Questions de nature.jpgD’abord photographe, puis animateur de télévision (« Ushuaïa ») et maintenant ministre de l’écologie, Nicolas Hulot a de tous temps aimé la nature. Il a parcouru en tous sens notre planète, a pratiqué l’ULM, le parapente, l’avion, la plongée sous-marine, la spéléologie sur les plus beaux sites de la planète. Il a sillonné le désert en compagnie du professeur Théodore Monod, séjourné sur le motu de Paul-Emile Victor, face à l’île de Bora-Bora. Il a assisté à la ponte des tortues sur l'île inhabitée d’Aldabra, participé à une ancestrale chasse à l’aigle au Kazakhstan, écouté le brame du cerf en forêt de Fontainebleau et caressé des gorilles dans la réserve de la malheureuse Diane Fossey. Et de chacun de ces lieux et de quelques autres, il nous prodigue une réflexion, une pensée ou une recommandation écologique : la chasse n’est pas une bonne chose, la chasse à courre est pire encore. Les corridas et bastonnades d’ânes en Espagne sont des abominations. La pêche industrielle avec filets dérivants devrait être interdite. Il faut protéger et respecter les animaux sauvages, s’inspirer des peuples premiers qui ne prélèvent que le strict minimum sur la nature…

« Questions de nature » se présente comme un livre de courtes réflexions politico-philosophiques sur le thème de l’écologie et de la défense de l’environnement. Pour Hulot, l’homme moderne impacte beaucoup trop gravement la nature. Il met en péril les animaux, les plantes et les sites encore préservés. Ceux-ci d’ailleurs devraient même être sanctuarisés et interdits au tourisme de masse, en sous-entendant que lui et ses lourdes expéditions de type « Ushuaïa » avec énormes 4X4, camions de matériel, et armada volante ou roulante devraient seuls continuer à en jouir alors qu’il ne fait que donner envie à d’autres de le suivre et de l’imiter ! On ne peut qu’adhérer aux principes répétés à longueur de page dans ce livre au bout du compte plus ennuyeux qu’autre chose. L’auteur aligne les évidences, les truismes et autres idées reçues comme d’autres enfilent des perles. La plupart des paragraphes commencent par « je ». Plus narcissique que ça, on meurt ! Encore un bouquin édité sur une notoriété, une de ces savonnettes littéraires qui, même si elles lavent plus blanc, n’apporte pas grand-chose et sera aussi vite lue qu’oubliée !

2,5/5

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23/01/2018

Les prêtres déportés sur les pontons de Rochefort (Yves Lomme)

les prêtres.jpgEn 1794, la France est en pleine Terreur. Robespierre veut en arriver à l’éradication complète et définitive de la religion catholique. La Révolution a déjà confisqué tous les biens du clergé, aboli la dîme, établit la constitution civile du clergé et ordonné le bannissement de tout ecclésiastique soupçonné de sympathies pour la royauté. Mais il reste encore des curés dans les paroisses et des moines dans les abbayes qui n’ont pas voulu quitter leurs ouailles. Sur dénonciation rétribuée, il les fait arrêter dans les départements. Ceux du nord du pays se retrouvent déportés dans diverses prisons de Rochefort. Ne sachant que faire de ces 829 prisonniers, les révolutionnaires les enferment dans les entreponts de divers anciens navires négriers envasés ou incapables de prendre la mer. Pendant un an, ces malheureux vont subir des conditions de détention atroces. Ils seront entassés au-delà du raisonnable dans une chaleur, dans un froid de glace et une puanteur effroyable, enfumés chaque matin aux vapeurs de goudron et interdits de prière. Ils ne disposent que d’une nourriture avariée et infecte et sont soumis aux vols, aux moqueries et aux brutalités des matelots. Une épidémie de typhus se déclare bientôt. Au total, 480 moururent de maladie et de mauvais traitements en moins d’un an.

Cet ouvrage historique est basé sur un grand nombre de témoignages et de documents officiels ayant servis à la béatification de 64 de ces malheureux. Celle-ci fut finalement prononcée en 1994 par le pape Jean-Paul II. Cet épisode particulièrement cruel des persécutions religieuses de la Révolution Française est moins connu que les noyades de Carrier à Nantes, que le supplice des religieuses de Compiègne ou que le génocide des Vendéens. Il mérite cependant de ne pas être oublié. Il montre jusqu’où peut aller la cruauté des hommes quand ils sont égarés par une idéologie fanatique. Le lecteur remarquera que prêtres jureurs et réfractaires (et même mariés) se retrouvèrent à égalité sur ces pontons, les accommodements n’ayant servi de rien. Après Thermidor, le vent ayant tourné, les tortionnaires eurent même la vergogne de demander des certificats de bonne conduite à leurs victimes qui, par charité chrétienne, les leur accordèrent ! Un livre important, bien documenté, qui ne peut qu’intéresser le passionné d’Histoire qui veut se faire une opinion sur cette période troublée.

4,5/5

croix ile madame.jpg

(Humble mémorial sur leur lieu de sépulture sur l'Île Madame)

Citations :

« Une récompense de cent livres est accordée à celui qui aura dénoncé un émigré ou un prêtre compris dans la loi de déportation et qui les aura faits arrêter. Le décret du 23 avril confirme le précédent et inclut, parmi les déportables, tous ceux qui n’ont pas prêté le « petit serment », dit de Liberté-Egalité ou qui l’auraient prêté trop tard. »

« Le 19 juillet, un décret inclut dans la déportation les évêques qui s’opposeraient au mariage des prêtres. »

« Dans le fond de la barque gisent les malades, couchés avec leurs habits, pressés les uns contre les autres, obligés de s’entrelacer les jambes pour s’étendre plus à leur aise, ils étaient, comme nous, obligés de rester dans une immobilité parfaite pour ne pas tourmenter les moribonds contre lesquels ils reposaient et dont il fallait, pendant toute la nuit, respirer le souffle cadavéreux ou entendre le râle effrayant de la mort. Couverts de vermine, forcés de croupir dans leurs propres ordures, j’en vis plusieurs dont les membres et les habits étaient devenus la pâture de milliers de vers. »

« La nuit, dans une obscurité totale. Les malades attaqués de fièvres chaudes, ou tous autres malades qui croyaient encore pouvoir se trainer aux baquets, ayant plus de courage que de forces dans les jambes et d’usage de leur raison, ou tombaient sur leurs voisins à demi-morts, qu’ils achevaient d’écraser de leur chute, ou s’égaraient dans le trajet. »

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22/01/2018

G-Warriors (Roman)

Disponible version papier et ebook

08:48 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/01/2018

Une femme blessée (Susan Stanford)

Une femme blessée.jpgÀ Chicago, Susan, 26 ans, professeure de psychologie en faculté, voit son mariage avec Franck, brillant juriste, se déliter peu à peu. Quand elle lui pose la question cruciale de savoir si elle peut espérer agrandir un jour la famille, il refuse en se disant pas prêt à être père. Le couple finit par se séparer. Susan rencontre un autre homme dont elle tombe enceinte. Ne se sentant pas la force de garder cet enfant conçu hors mariage, elle se résigne à avorter. Le traumatisme est tel pour la malheureuse qu’il lui faudra de longues années avant de retrouver le goût de vivre et de regagner la surface grâce à l’amitié de ses proches et surtout à la découverte du pardon et de l’amour divin. Elle doit bientôt quitter un poste de doyenne de l’Université pour ouvrir un cabinet de consultations psychologiques à Detroit où elle s’efforce d’aider d’autres femmes traumatisées par l’épreuve de l’avortement. Elle pratique ainsi une totale reconstruction « psychique et spirituelle » qui porte souvent de très beaux fruits.

« Une femme blessée » se présente comme le très émouvant témoignage d’une femme honnête et intelligente. À la lumière d’une expérience aussi douloureuse que traumatisante, elle parvient à nous faire partager avec sensibilité et ferveur un message de foi et d’espoir en la vie et en la miséricorde divine laquelle permet aux femmes de se pardonner et de se faire pardonner. Ce chemin de résurrection peut être long et douloureux. Les séquelles psychiques de ce geste terrible pouvant être aussi nombreuses que la dépression nerveuse, le chagrin persistant, le remords chronique, les maladies psychosomatiques, les abus de drogues ou d’alcool et même les tentatives de suicide sans parler de celles purement physiques comme les possibles fausses couches ou grossesses extra-utérines. Un livre important sur une question aussi cruciale que vitale et nettement moins simple que voudraient le faire croire les tenantes de l’IVG fraîche et joyeuse.

4,5/5

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20/01/2018

Un enfant sage (Nouvelle)

08:10 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/01/2018

La fosse aux serpents (Mary Jane Ward)

la fosse aux serpents.jpgDans les années cinquante de l’autre siècle, à New-York, Virginia Cunningham, jeune journaliste souffrant de dépression nerveuse (aujourd’hui, on parlerait plutôt de « burn out »), accepte de se faire interner volontairement dans un hôpital psychiatrique qui se présente comme un établissement de cure ou de repos de premier ordre. À peine est-elle arrivée que le cauchemar commence. Rien n’est épargné à la pauvre Virginia, ni la tenue de bagnarde, ni la nourriture infecte, ni les douches collectives où il faut se savonner avant de se mouiller, ni la camisole chimique, ni surtout les monstrueuses séances d’électrochocs qui sont une inhumaine torture parfaitement inutile. Ce calvaire durera des mois. La malheureuse aura toutes les peines du monde pour arriver à échapper à cet enfer…

« La fosse aux serpents » est un témoignage bouleversant et totalement véridique sur la condition des patients traités en psychiatrie dans ces années-là. Le personnel soignant semble n’avoir qu’une obsession : exercer un pouvoir absolu, réduire à néant toute volonté, nier totalement la personnalité du malade. À la plus petite incartade, les sanctions tombent dru : enfermement, camisole de force, nuit dans des draps mouillés, douches glacées, etc. La lecture d’un tel document permet de mesurer l’évolution qu’a suivie la psychiatrie et de se poser bien des questions sur la nature humaine, sur la fragilité de son psychisme (Virginia en était arrivée à ne plus savoir depuis combien de temps elle était enfermée, ni à quel moment de la journée elle se trouvait, ni même à reconnaître son mari venu lui rendre visite). Et de toutes les questions que pose cet ouvrage, il en est une particulièrement irritante car insoluble : où se situe la frontière entre normalité et maladie mentale ?

4/5

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18/01/2018

Florence Nightingale (Cecil Woodham-Smith)

Florence Nightingale.jpgIssue d’une riche famille britannique, Florence Nightingale chercha dès son plus jeune âge à se dévouer pour les autres. Après des études d’infirmière, elle décida de se consacrer à ce métier. Elle y sacrifia même un amour de jeunesse. À cette époque (1845), les hôpitaux anglais étaient particulièrement sales et l'hygiène plus que déplorable. Florence visita des établissements en Allemagne et en France, ce qui lui donna des idées pour améliorer le sort des patients qui y rentraient plus souvent pour mourir que pour être soignés. Elle devint surintendante bénévole d’un hôpital londonien, y acquit une réputation d’organisatrice hors pair. Son dévouement était sans bornes. Les malades l’adoraient et elle pouvait disposer de nombreux appuis dans le monde politique. Mais là où elle put donner toute la mesure de son génie, ce fut au cours de la guerre de Crimée, dans une caserne-hôpital prêtée par les Turcs à Scutari. L’endroit était particulièrement insalubre. Les soldats blessés ou atteint de dysenterie ou de malaria tombaient comme des mouches. Pas de meubles, pas de nourriture, des soins discutables et pour couronner le tout, un égout bouché qui s’était répandu dans les caves ! Une tâche à la hauteur de cette femme exceptionnelle…

« Florence Nightingale » est une biographie particulièrement bien documentée sur la vie de celle qu’on pourrait appeler la sainte patronne des infirmières. Henri Dunant, le fondateur de la Croix Rouge l’admirait beaucoup. Il disait d’elle : « C’est l’exemple du travail accompli par Miss Nightingale en Crimée qui me donna l’idée d’aller en Italie pendant la guerre de 1859. » Il faut dire que le travail accompli était titanesque. Les infirmières de l’époque avaient la triste réputation d’être aussi peu farouches que portées sur la boisson. Elles ignoraient les règles d’hygiène les plus élémentaires. Florence Nightingale y mit le holà au point que des années plus tard, la réputation du métier était exactement l’inverse. Livre passionnant autant par le personnage hors norme que par sa vie qui se présente comme une suite d’aventures dépassant la fiction ou par le contexte historique troublé de l’époque. À la lecture de cet ouvrage très bien écrit et très agréable à lire, le lecteur pourra découvrir d’où est parti le service sanitaire des armées et apprécier le parcours accompli.

4/5

08:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/01/2018

Poèmes pour petits et grands (29)

85edmond-rocher.web.jpgLe beau navire

 

Je l’ai construit, le beau navire,

Pour voyager où je voudrai.

Il file, tangue, roule et vire,

Et vers l’horizon disparaît.

 

La coque, les mats, et les voiles,

Et les cordages bien serrés

Vont fièrement, sous les étoiles,

Vers les pays inexplorés.

 

Tangue, roule et vire,

Il est si beau mon fin navire !

Il est si beau voguant sur l’eau,

Oh ! Oh !

Mon fin navire de bouleau.

 

(Edmond Rocher)

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16/01/2018

Comment vivre 365 jours par an (John A. Schindler)

Comment vivre 365 jours.jpgUne très importante partie de nos maux et même de nos maladies occasionnelles ou chroniques sont psycho-somatiques. Elles proviennent de nos émotions négatives comme l’anxiété, la peur, l’angoisse, la propension à ruminer ou à tout voir en noir. En effet, il n’est d’émotion sans manifestation physiologique. À cet égard, l’hypophyse ou glande pituitaire joue un rôle primordial dans ce phénomène par la variété des hormones qu’elle produit. Conséquence de cette importante découverte médicale : chacun d’entre nous a la possibilité en gérant convenablement ses émotions de se maintenir en bonne santé. Tel est le sujet du livre du Docteur John Schindler lequel ne se contente pas d’exposer de nombreux cas étayant sa thèse, mais de proposer des pistes de gestion émotive pour y parvenir.

« Comment vivre 365 jours par an » se présente comme un livre de vulgarisation médicale tout à fait intéressant. L’auteur expose un grand nombre de cas montrant, par exemple, que le rythme cardiaque peut s’accélérer jusqu’à 180 et même 220 pulsations/minutes ou plus sous l’effet de la colère et de s’y maintenir tant qu’elle n’est pas retombée. Il cite même le cas d’un physiologiste anglais, John Hunter, qui annonçait que le premier paltoquet venu qui le mettrait vraiment en colère le tuerait sur le coup, ce qui arriva peu après lors d’un congrès médical ! Le livre serait d’un intérêt relatif s’il en restait au constat sans donner de remèdes. Fort heureusement, l’ouvrage se termine par ces sept conseils judicieux :

— Apprécier les joies de la vie

— Ne jamais donner dans l’hypocondrie

— Aimer son travail

— Aimer les gens

— Prendre l’habitude de la bonne humeur

— Prendre les problèmes à bras le corps et les résoudre sans attendre ni ruminer

— Vivre et réussir le moment présent. Positiver.

Tout un programme ! Un livre utile et qui peut être bénéfique.

4,5/5

08:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/01/2018

Pensées plus ou moins correctes (111)

furetière.jpgMEDECIN

« Un médecin est un homme que l’on paie pour conter des fariboles dans la chambre d’un malade jusqu’à ce que la nature l’ait guéri ou que les remèdes l’aient tué. »

(Furetière)

« Les médecins ne se contentent pas d’avoir la maladie en gouvernement, ils rendent la santé malade, pour garder qu’en aucune raison échapper à leur autorité. D’une santé constante et entière, n’en tirent-ils pas l’argument d’une grande maladie future. »

(Michel de Montaigne)

MEDECINE

« Que ta nourriture te soit médecine. »

(Hippocrate)

« La médecine, c’est un art qu’on exerce en attendant qu’on le découvre. »

(Emile Deschamps)

« La médecine a fait depuis un siècle des progrès sans répit, inventant des milliers de maladies nouvelles. »

(Scutenaire)

« La médecine n’est pas seulement une science, c’est aussi l’art de susciter une interaction entre notre propre individualité et celle du patient. »

(Albert Schweitzer)