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22/02/2020

Opération Baucent (Roman)

09:19 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/02/2020

Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre (Fabrice Midal)

Foutez-vous la paix.jpgCessez de méditer. Ne faites rien.

Cessez d’obéir. Vous êtes intelligent.

Cessez d’être sage. Soyez enthousiaste.

Cessez d’être calme. Soyez en paix.

Cessez de vous réfréner. Désirez.

Cessez d’être passif. Sachez attendre.

Cessez d’être conscient. Soyez présent.

Cessez de vouloir être parfait. Acceptez les intempéries.

Cessez de chercher à tout comprendre. Découvrez le pouvoir de l’ignorance.

Cessez de rationaliser. Laissez faire.

Cessez de vous comparer. Soyez vous-même.

Cessez d’avoir honte de vous. Soyez vulnérable.

Cessez de vous torturer. Devenez votre meilleur ami.

Cessez de vouloir aimer. Soyez bienveillant.

Cessez de discipliner vos enfants. La méditation n’est pas de la Ritaline.

« Foutez-vous la paix » est un agréable manuel rempli de judicieux conseils de bien-être. L’ouvrage se présente sous forme d’une quinzaine de principes simples succinctement développés et d’abord facile. Une sorte de vulgarisation sans prétention d’une forme de philosophie hédoniste, sans prise de tête, bien dans l’air du temps. Il est vrai que nous sommes tous formatés dès l’enfance, abrutis de pensée unique, bourrelés de complexes et de principes et craignant tous de déroger à une doxa de plus en plus prégnante et intrusive par le biais des médias, de la publicité et autres vecteurs de manipulation mentale. L’auteur ramène assez souvent la généralité à lui-même, à ses origines et aux persécutions subies par son peuple. Il n’en demeure pas moins que tous ces principes sont universels. La nuance est parfois évidente, parfois subtile voire paradoxale. Quant à la mise en œuvre dans le monde réel, si elle est souhaitable, n’est pas forcément aisée. Tout ceci tourne quand même beaucoup autour de la méditation que l’auteur enseigne depuis des années et qui, semble-t-il ne serait pas tout à fait ce que l’on s’imagine généralement. Au total, un ouvrage intéressant bien qu’un peu superficiel par certains aspects.

3,5/5

08:57 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/02/2020

Les animaux malades de la taxe (Fable)

08:35 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/02/2020

Les cousins Belloc (Jean Anglade)

Les cousins Belloc.jpgEn 1918, Vincent et Mauricet sont deux jeunes orphelins auvergnats de 11 et 12 ans, très proches et très complices. Leurs mères sont succombé à la grippe espagnole et leurs pères sont morts pour la France dans les combats de la guerre de 14. Ils ont trouvé refuge à Arlanc, chez leurs grands-mères respectives, Félistine, la fabricante artisanale de chapelets et Yolande, la dentellière. Très vite, ils sont placés d’abord comme apprentis tailleurs de pierre sur un chantier de restauration du château de Montboissier puis comme charcutiers et comme pâtissiers dans la bonne ville de Riom, haut lieu des dernières exécutions capitales. Leur entourage s’étonne qu’ils soient si inséparables et qu’ils s’intéressent si peu au beau sexe…

« Les cousins Belloc » est un roman de terroir d’un style assez particulier. L’intrigue tiendrait sur un timbre poste. Tous relativement stéréotypés, les personnages n’ont quasiment aucune épaisseur. Les digressions géographiques, historiques, biologiques, touristiques voire sémantiques sont innombrables. Il faut dire que le patriarche des lettres auvergnates, récemment disparu à l’âge canonique de 102 ans, véritable puits de science sur sa région, pouvait se montrer intarissable sur bien des particularités locales comme des paroles de chansons traditionnelles, la recette du vin aux noix ou les vingt façons d’accommoder les œufs, ce qui peut être intéressant dans un guide touristique ou une étude régionaliste, mais qui alourdit fortement une histoire manquant déjà singulièrement de rythme et de profondeur. En réalité, cette histoire de cousins n’est que le prétexte permettant d’introduire quelques thèmes d’une brûlante actualité comme ceux de la reconnaissance de l’homosexualité ou de l’adoption d’enfants par les paires, hors sujet à l’époque (années 50/60) et d’ailleurs parfaitement illégale même quand il s’agit de deux petites orphelines handicapées haïtiennes. En résumé, pas le meilleur opus de ce prolifique auteur tombé sur le tard dans l’anachronisme avec tous les poncifs du politiquement correct. Dommage.

2,5/5

08:42 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/02/2020

Poèmes pour petits et grands (103)

Dubost.jpgLibellule

 

Demoiselle légère

Au vol immobile

 

Demoiselle légère

Au vol supersonique

 

Demoiselle légère

Preste, effarouchée

 

Demoiselle court-vêtue

D’un lambeau de soleil

 

Demoiselle qui fuit

La bise de septembre

 

Quelle grâce inquiète

Te hante, libellule ?

 

 

(Louis Dubost)

09:07 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

16/02/2020

Sang froid (Alex Kava)

Sang-froid_612.jpegDans le couloir de la mort de la prison de Lincoln (Nebraska), le père Stephen Francis entend en confession Ronald Jeffreys, condamné en passe d’être exécuté. Celui-ci reconnaît avoir tué après l’avoir violé le petit Bobby Wilson, puis avoir découpé son cadavre en morceaux, mais rejette fermement la responsabilité des deux autres assassinats d’enfants qu’on lui a également collé sur le dos pour faire bonne mesure. Si ce monstre dit vrai, cela signifie qu’un autre psychopathe, peut-être encore pire que lui, est toujours en liberté avec tous les risques de récidive que cela représente. Et justement, voilà qu’à Platte City le cadavre d’une nouvelle petite victime est découvert dans la boue d’un champ marécageux par l’équipe du shérif Nick Morelli. Il pourra bientôt bénéficier du concours de Maggie O'Dell, profileuse du FBI…

« Sang froid » se présente comme un thriller de facture classique, bien mené et agréable à lire. Alex Kava coche toutes les cases du genre : intrigue glauque à souhait, accumulation de cadavres, tortures, sadisme en tous genres. Un suspect assez évident mais avec un doute quand même, histoire de maintenir suspens et intérêt et ultime rebondissement à la toute dernière page. L’ennui, c’est que passé une centaine de pages, le lecteur finit par se rendre compte que le sujet principal n’est en fait qu’un prétexte pour développer une historiette d’amour parfaitement formatée « Harlequin » avec ses bergères rencontrant des princes, ses aide-soignantes amoureuses de grands chirurgiens, ici le beau shérif à la carrure de cow-boy de cinéma soupirant pour l’enquêtrice sexy mais un brin traumatisée. C’est la marque de fabrique de la maison d’édition en question. Il y a un public qui en raffole dont votre serviteur ne fait pas vraiment partie.

3/5

08:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/02/2020

Pensées plus ou moins correctes (184)

Dostoievski.jpgPROSTERNER

« Un homme qui ne se prosterne devant rien ne peut supporter son propre poids. »

(Dostoïevski)

PROSTITUTION

« Il n’y a, pour les nobles, qu’un moyen de faire fortune, et de même pour tous ceux qui ne veulent rien faire : ce moyen, c’est la prostitution. La Cour l’appelle galanterie. »

(P.-L. Courier)

« Partout où le corps se livre avant que le cœur se donne, dans un palais comme dans un bouge, il y a prostitution et tout mariage sans amour est la prostitution consacrée. »

(Charles Lemesle)

« Pour la femme, il n’y a qu’un seul point d’honneur : elle doit croire aimer davantage qu’elle n'est aimée. Au-delà de ce point, commence sans transition la prostitution. »

(Franz Nietzsche)

« La prospérité montre les heureux, l’adversité révèle les grands. »

(Pline le Jeune)

08:52 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

14/02/2020

L'escalier du diable (Dean Koontz)

L'escalier du diable.jpgToujours à la recherche des responsables de l’étrange épidémie de suicides dont son mari a été victime, Jane Hawk sollicite l’aide de Sarah Holdsteck qui a fait fortune sur le marché immobilier avant de subir un divorce des plus cruels. Son ex, Simon Yegg s’est vengé de manière particulièrement déplaisante… Trois inconnus s’introduisent dans le pavillon du jeune Sanjay et s’apprêtent à lui injecter le fameux liquide contenant les funestes nano-particules quand sa jumelle, Tanuja, intervient à temps en les arrosant d’insecticide. Mais ce n’est que reculer pour mieux sauter… Les informations données par Sarah permettent à Jane de remonter jusqu’à un certain Hendrickson qui se placerait au plus haut niveau de la société secrète responsable de toute cette monstrueuse manipulation…

Suite de « Dark Web » et de « La chambre des murmures », « L’escalier du diable » est le troisième volet des aventures de Jane Hawk. On reste dans le registre du thriller, mais cette fois avec un côté nettement plus gore que dans les deux précédents. On franchit encore quelques degrés de plus dans l’horreur avec cet escalier grand guignolesque. L’affaire prend de l’ampleur à tous points de vue. Le lecteur subodore un complot d’envergure avec des retentissements insoupçonnés. Le suspens est toujours aussi présent, les rebondissements toujours aussi nombreux et le rythme de narration toujours aussi haletant. Le livre ne se lit pas, il se dévore ! Un authentique « page-turner » ! Ce diabolique Dean ne relâche jamais la pression. Et à mon avis, il doit encore en avoir sous la pédale car cet opus n’est pas du tout le dernier de la série. Il semble qu’il y en ait encore deux à venir : « The forbidden door » et « The night window », déjà parus aux Etats-Unis. À moins d’aller vite les lire dans la langue de Mark Twain, il va nous falloir attendre que « L’Archipel », l’éditeur français, veuille bien nous les traduire et nous les proposer, pour enfin découvrir le dénouement de cette saga hors norme.

4,5/5

08:51 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/02/2020

Lollyblog (Nouvelles)

Ouvrage disponible version papier et e-book

https://www.amazon.fr/Lollyblog-Nouvelles-Bernard-Viallet...

 

09:17 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

11/02/2020

Mes contes de chouannerie (Jean de la Varende)

Mes contes de chouannerie.jpgEn 1794, Hedwige Langlois, cavalière normande et commerçante allant de villages en villages pour placer les poteries produites par ses frères, prend fait et cause pour la révolte chouanne. Elle n’a alors plus qu’une peur, mourir guillotinée. Aussi quand elle est arrêtée et condamnée à mort, elle parvient à prévenir ses frères. Pendant son transfert, lors de la traversée d’une forêt, son plus jeune frère, qui se destinait à la prêtrise, l’abat d’un coup de feu pour lui épargner cette honte… À Rouen, Madame de Combray doit subir le châtiment moyenâgeux du pilori. Aussitôt, toutes les dames de la ville se mettent en grande toilette pour venir tenir compagnie à la pauvre vieille chouanne liée au poteau d’infamie… Pour aider un prêtre réfractaire, un Chouan doit cacher des hosties consacrées. Mais il est pris en chasse par les Bleus avant d’avoir pu accomplir sa mission. Il a juste le temps de les enterrer n’importe comment avant d’être capturé. Il va être relâché faute de preuves quand un chien les découvre. Alors les soldats se déchainent. Ils piétinent les hosties, crachent dessus. Mettent à nu le Chouan, lui collent les hosties sur tout le corps et lui tirent dessus avant d’abandonner aux loups son cadavre attaché à un arbre…

Contrairement à ce que pourrait faire croire son titre, cet ouvrage n’est pas du tout un recueil de contes. Toutes ces histoires sont véridiques et appartiennent à la triste histoire de la Chouannerie, laquelle eut lieu en Normandie et en Bretagne. À ne pas confondre avec la Vendée militaire, même si l’esprit de révolte du peuple contre une révolution qui, niant Dieu, le Roi et même la propriété, bouleversait définitivement l’ordre ancestral, les mœurs et les croyances du pays réel, était le même. Ces « jacqueries » ne furent pas uniquement l’apanage des territoires de l’Ouest. Il y en eut de semblables en Provence, dans le Languedoc, le Lyonnais et même dans le Nord de la France. Toutes finirent dans le sang. Il y a à boire et à manger dans ce recueil, articles de journaux, résumés de vie de grands chefs chouans tels Frotté ou Madame de Berry, aventures de personnages cocasses ou tragiques tels Joseph Culcu, anecdotes, descriptions diverses et variées. Le seul fil rouge reste la Chouannerie, mais vue par petites touches, de manière quasi-impressionniste. Que de belles et tristes histoires de fidélité, de grandeur, de sacrifice et de dévouement jusqu’à la mort. Un tel ouvrage peut servir d’introduction sur le sujet et donner envie au lecteur d’approfondir sa connaissance de la plus honteuse des pages de l’histoire de la République, celle où, après avoir tué le Roi, persécuté l’Eglise et guillotiné les nobles, les révolutionnaires faisaient tirer sur le peuple.

4/5

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