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01/04/2020

Les quatre vérités (David Lodge)

Les 4 vérités.jpgAprès un premier roman réussi, Adrian n’a plus jamais connu le succès. Du coup, il a abandonné le roman, et s’est contenté de produire des anthologies. Avec son épouse Eleanor, il s’est retiré dans un petit cottage à la campagne non loin de l’aéroport de Gatwick. Arrive à l’improviste Sam, leur ami d’université, qui a mieux réussi dans la production de feuilletons télévisés. C’est à ce titre qu’il a été interviewé par Fanny Tarrant, jeune journaliste effrontée, qui a vite compris les failles du personnage. Particulièrement vexé par l'article que cela a donné dans un journal du dimanche, Sam veut tenter de se venger par l’entremise de son ami Adrian. Celui-ci devra se laisser interviewer à son tour. À cette occasion, il devra essayer de tirer les vers du nez de la journaliste pour avoir la matière d’un article féroce qu’il pourrait écrire ultérieurement. Mais rien ne va se passer comme prévu…

« Les quatre vérités » est un court roman ou une novella un peu longue (168 pages) tirée d’une pièce « The writing game » que l’auteur ne put produire que dans la région de Birmingham. Un procédé de recyclage plutôt inhabituel. L’inverse, l’adaptation au théâtre ou au cinéma, d’une œuvre littéraire étant nettement plus fréquente. Cette base scénique se sent tout au long de l’intrigue assez simplette mais avec une réelle unité de lieu, d’espace et de temps. Tout se passe dans le cottage d’Eleanor et Adrian. Les dialogues occupent la plus grande partie de la narration. David Lodge cesse dans cet ouvrage de fustiger le catholicisme pour s’intéresser au journalisme de scoop. Il en profite pour démonter cette nouvelle façon de procéder des interviewers faite d’insolence, de grossièreté, d’indiscrétions, d’agressivité pour ne pas dire de méchanceté pure. Pour gagner un brin de popularité, le pauvre auteur doit passer sous les fourches caudines d’une teigneuse par ailleurs assez fine mouche qui sait fort bien manipuler ses victimes. La fin, assez bien trouvée, un peu en forme de morale de fable, remet la balle au centre. Quant à l’humour dont l’auteur semblait si bien doté dans d’autres titres, il est assez peu présent dans celui-ci. Dommage.

3/5

08:34 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

30/03/2020

Queen Latifa

Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen" disponible

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/dorian-evergreen-p-16900...

version ebook

 

https://www.amazon.fr/DORIAN-EVERGREEN-Bernard-VIALLET-eb...

08:29 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

29/03/2020

Jeux de maux (David Lodge)

Jeux de maux.jpgÀ Londres à la fin des années 50, un groupe de jeunes étudiants tente de vivre sa foi en respectant les préceptes de l’Eglise Catholique. Des amours s’esquissent timidement voire douloureusement, Dorothy et Adrian, Tessa et Edward, Miriam et Michaël, Angela et Dennis alors que quelques autres s'avèrent un peu déséquilibrés comme Violet ou sont tentés par les ordres, la prêtrise ou l’homosexualité. Les filles ne se donnent pas facilement. Les garçons sont maladroits et souvent frustrés. La norme est d’arriver vierge au mariage pour fonder de bonnes familles chrétiennes. Mais au fil des années et surtout avec le concile Vatican II et la révolution de mai 68, tout se délite et s’effiloche peu à peu. Les virginités se perdent, des enfants naissent, la peur de l’enfer disparaît, le culte évolue. Certains s’évadent, se trompent, se séparent, changent de cap. Et les prêtres ne sont pas les derniers à jeter aux orties soutanes et rigidités…

« Jeux de maux » est un roman social très proche du thème de la « Chute du British Museum », mais en moins drôle. David Lodge ne s’intéresse plus à un seul couple mais à toute une cohorte de gens, tous jeunes catholiques, tous inhibés par les contraintes imposées par l’Eglise de l’époque. Il décrit très intelligemment et très finement comment le carcan s’est peu à peu desserré et comment toute une société a basculé dans un libéralisme libertaire au niveau des mœurs et comment tout un monde ancien a disparu progressivement. Cette fois, David Lodge, apparemment très concerné par la problématique catholique, en voulant faire œuvre de sociologue, a un peu perdu de son humour si charmant et si british. On ne peut que le regretter.

3/5

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27/03/2020

Poèmes pour petits et grands (107)

Louis Mercier.jpgL’horloge

Elle a l’air vaguement humaine

Avec sa face d’émail blanc,

Et sa robe couleur de chêne

Où bat son cœur rythmique et lent.

 

Elle habite un coin solitaire

Où l’araignée a son réduit,

Et fait son œuvre de mystère

Sans se hâter, le jour, la nuit :

 

Elle vit à l’écart, étrange

Et respectée ; on la défend

Du heurt des chaises qu’on dérange

Et des gambades des enfants.

 

L’horloge valétudinaire

Craint les caprices des saisons ;

Elle vibre aux coups de tonnerre,

Le vent lui donne le frisson.

 

Elle a peur du cahot des roues,

Des portes qu’on ferme trop fort ;

Les jours de pluie, elle s’enroue,

Et le gel des grands froids l’endort.

 

Un souffle, un rien la contrarie,

Souvent même, on ne sait pourquoi,

S’arrête la fragile vie

Dont palpite son cœur de bois.

(Louis Mercier)

09:03 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

26/03/2020

La chute du British Museum (David Lodge)

La chute du British Museum.jpgÀ Londres, au début des années 60, Adam Appleby passe ses journées au British Museum pour y préparer une thèse de troisième cycle de littérature anglaise. Avec son épouse Barbara, ils ont bien essayé de réduire leur fécondité en pratiquant la méthode des températures, mais ce fut un échec total. Leurs trois enfants, Clare, Dominic et Edward furent tous le résultat d’accidents de parcours ou de calculs donc de grossesses non désirées. Adam et Barbara, catholiques pratiquants, tenaient à respecter les préceptes de l’Eglise d’avant Vatican II. Mais ceux-ci leur pèsent d’autant plus que Barbara semble devoir être enceinte une quatrième fois alors que leur appartement est déjà trop petit pour quatre sans parler de difficultés financières insurmontables…

« La chute du Britih Museum » est un roman d’auto-fiction amusant construit sur le mode des pastiches et des parodies. Un lecteur averti pourra s’amuser à y retrouver les mânes d’auteurs prestigieux comme Franz Kafka, Graham Greene, Virginia Wolfe et de quelques autres. Tel fut le cahier de charges que s’imposa ou se permit David Lodge. C’est particulièrement bien réussi en ce qui concerne Kafka avec le renouvellement de la carte de bibliothèque de l’auteur qui bascule dans l'étrange et le fantastique. Quelques scènes cocasses, une certaine dose d’humour anglais et d’auto-dérision. Mais quand même pas le meilleur titre de ce charmant auteur.

4/5

09:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

25/03/2020

Pensées plus ou moins correctes (188)

Chamfort.jpgQUALITE

« Il y a peu de vices qui empêchent un homme d’avoir beaucoup d’amis, autant que peuvent le faire de trop grandes qualités. »

(Chamfort)

« Je ne sais si on se corrige de ses défauts, mais on se dégoûte de ses qualités, surtout quand on les retrouve chez les autres. »

(Jules Renard)

« J’ai connu des gens possédant de bonnes qualités qui, très utiles aux autres, ne leur servaient de rien à eux-mêmes : comme d’un cadran solaire qui, placé sur la façade d’une maison, est vu des voisins et des passants mais non du propriétaire qui est chez lui. »

(Jonathan Swift)

QUANTITE

« À partir d’un certain nombre, la quantité devient qualité. »

(Engels)

QUERELLE

« Les querelles ne dureraient pas longtemps si le tort n’était que d’un côté. »

(La Rochefoucauld)

QUINQUENNAT

« J’ai peur de mourir pendant son quinquennat. La pensée que Hollande puisse me rendre hommage me terrifie. »

(Jean d’Ormesson)

08:50 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

24/03/2020

La ferme des Combes (Jean-Paul Romain-Ringuier)

La ferme des Combes.jpgAu début de l’autre siècle, à Paris, le petit Jacques âgé de sept ans, est le souffre-douleur des enfants de son école. Il n’a pas de père et sa mère, pauvre ouvrière, vient de perdre sa place pour ne pas avoir voulu se soumettre aux propositions indécentes de son contremaître. Mais bien vite, elle tombe malade et décède. Sans famille, Jacques est placé comme commis, à la ferme des Combes, dans un Limousin profond où vivent encore quelques meutes de loups. Il assume le travail de gardien de brebis pour le compte de Marcel et Geneviève Dufour, couple d’agriculteurs sans enfants, qui semble cacher un lourd secret…

« La ferme des Combes » est un roman de terroir de facture tout à fait classique. Toutes les cases du registre sont cochées : la vie ouvrière, l’orphelin abandonné et malmené, la vie paysanne rude et monotone, le régisseur du hobereau méchant à souhait, le double apprentissage de meunier et de forgeron, un incendie dramatique, quelques vols, larcins et autres mauvais coups pour accaparer la terre, sans oublier une idylle romantique avec la charmante et fraiche Marie. De quoi ravir les aficionadas du genre, mais fort peu d’autres. D’autant plus que la fin controuvée et invraisemblable, que l’on croirait sortie d’un roman feuilleton du XIXème, met une touche finale à cette impression de déjà vu pour ne pas dire de ressassé. Si on y ajoute que le style et le rythme narratif sont également sans ampleur ni originalité, on en arrive à un résultat final plutôt décevant.

2,5/5

08:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/03/2020

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible version papier ou e-book ici :

09:11 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/03/2020

Les mots perdus du Kalahari (Alexander McCall Smith)

Les mots perdus du Kalahari.jpgÀ Gaborone (Botswana), Mma Precious Ramotswe assume la direction d’une modeste agence de « Dames Détectives » qui bat un tantinet de l’aile. Divorcée et mère de deux enfants adoptés, elle s’est récemment fiancée avec un garagiste calme et doux, nommé J.L.B.Maketoni. L’assistante de Precious, Mma Makutsi, mène une existence morne et sans amour et partage sa chambre avec son frère malade. Faute de clients, l’agence perd de plus en plus d’argent. Mma Makutsi songe à étendre l’activité à d’autres domaines comme le secrétariat ou l’apprentissage à la conduite. Et, pour ne rien arranger, une toute nouvelle agence vient concurrencer la leur. Elle est dirigée par un certain Cephas Buthelezi, un ancien de la PJ. Son slogan : « Confiez vos investigations à un homme » ressemble peu ou prou à une déclaration de guerre…

Bien que présenté au sein de la collection « Grands détectives » 10/18, cet ouvrage n’a pas grand-chose à voir avec le roman policier classique. Pas de meurtre, pas de cadavre, pas vraiment d’enquête pour trouver un hypothétique coupable. Ce n’est pas non plus un roman noir. Pas d’ambiance glauque, mais plutôt de la gentillesse, des bons sentiments, de la fraicheur, une sympathique naïveté. On serait plutôt dans le roman social ou sentimental. L’auteur s’attache en effet à décrire l’ambiance sans doute pas mal édulcorée d’une société apaisée, conviviale, pleine du charme suranné de vieilles traditions de respect mutuel. La petite histoire d’amour de Mma Makutsi et les remords d’un homme ayant abandonné sa petite amie enceinte forment la base d’une intrigue qui semble secondaire par rapport au propos général de l’auteur. Un moment de lecture agréable et dépaysant à apprécier comme tel.

3/5

09:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/03/2020

Castelgeffroy (Nouvelle)

08:26 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)