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07/03/2019

Poèmes pour petits et grands (69)

charpentreau.jpgL’ECOLE



Dans notre ville, il y a

Des tours, des maisons par milliers,

Du béton, des blocs, des quartiers,

Et puis mon cœur, mon cœur qui bat

Tout bas

 

Dans mon quartier, il y a

Des boulevards, des avenues,

Des places, des ronds-points, des rues,

Et puis mon cœur, mon cœur qui bat

Tout bas

 

Dans notre rue, il y a

Des autos, des gens qui s’affolent,

Un grand magasin, une école,

Et puis mon cœur, mon cœur qui bat

Tout bas

 

Dans cette école, il y a

Des oiseaux chantant tout le jour

Dans les marronniers de la cour.

Mon cœur, mon cœur, mon cœur qui bat

Est là.

 

(Jacques Charpentreau)

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05/03/2019

Pensées plus ou moins correctes (150)

« Qui sait ne parle pas,

Qui parle ne sait pas. »

(Tao Te King)

« Etre sans parler vaut mieux que parler sans être. »

(Ignace d’Antioche)

« Parle comme s’il n’y avait pas de lendemain pour rattraper tes paroles. »

(Proverbe arménien)

« Parler sans penser, c’est tirer sans viser. »

Pierre Dac.jpg« Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir. »

(Pierre Dac)

PARLEUR

« Ces insupportables parleurs qui vous entretiennent toujours de ce qu’ils savent et ne vous entretiennent jamais de ce qu’ils pensent. »

(Joseph Joubert)

PAROLE

« Les paroles vraies ne sont pas belles.

Les belles paroles ne sont pas vraies. »

(Lao Tseu)

« Chez beaucoup d’hommes, la parole précède la pensée. Ils savent seulement ce qu’ils pensent après avoir entendu ce qu’ils disent. »

(Gustave Le Bon)

« En France, la parole est trop souvent prise, et par ceux qui parlent, et par ceux qui écoutent, pour la forme supérieure de l’action. »

(Louis Barthou)

09:15 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

04/03/2019

De Mao à Jésus (Pierre-Alban Delannoy)

De-Mao-a-Jesus_8227.jpgAyant bénéficié d’une éducation catholique, Pierre-Alban Delannoy trouve un premier accomplissement en s’engageant vers 20 ans dans un mouvement extrémiste et violent, la Gauche Prolétarienne, inspirée de la pensée du président Mao, revue et corrigée par Benny Levy. Son mot d’ordre principal, « Servir le peuple », peut donner une impression d’altruisme ou de philanthropie, mais quand on sait qu’il se réfère au grand bond en avant, aux « mille fleurs » et autres envois des intellectuels aux champs ou dans les camps de concentration du tristement célèbre « Lao-Gaï », le slogan paraît soudain nettement moins bienveillant. Ce groupuscule gauchiste s’étant finalement auto-dissout, ses membres ont intégré des « ateliers », soit en usine pour être au plus près des prolétaires, soit dans l’enseignement. Delannoy a donc été un temps instituteur en ZUP, puis agrégé de lettres. Il a appris l’hébreu, étudié le Talmud auprès d’un rabbin et a eu sa révélation, tel Paul sur le chemin de Damas, en découvrant l’horreur de la Shoah. Aujourd’hui, il vit à plein temps à la Grange de Saint Bernard de Clairvaux à 500 mètres du monastère éponyme. Membre d’une petite communauté de laïcs, il suit les préceptes de la règle de Saint Benoît, partageant son temps entre le travail manuel, la prière et la « lectio divinis ». D’agitateur maoïste, il est devenu une sorte de moine laïc…

Le sous-titre de l’ouvrage « Itinéraire spirituel d’un ancien gauchiste » en dit plus long que son titre sur la teneur de cet ouvrage qui n’est en aucun cas une autobiographie même partielle, mais plutôt une réflexion spirituelle, une vulgarisation théologale, basée principalement sur les écrits de Benny Lévy et les textes de Saint Bernard. Etrange cocktail, paradoxal en apparence seulement… Le lecteur reste sur sa faim en ce qui concerne le récit même de la vie de l’auteur, lequel aurait sans doute mieux aidé à comprendre cet itinéraire hors du commun, allant d’un extrême à l’autre, encore que chacun sait que le gauchisme peut mener à tout à condition d’en sortir bien sûr. Au détour d’une page ou d’une ligne, on apprend sans bien comprendre, qu’une jeune fille s’est suicidée par amour pour lui, qu’il a un fils et que lui-même a tâté deux fois de la prison. Cela ne l’a pas empêché d’intégrer l’enseignement privé dans un premier temps, puis public dans un second alors qu’un casier judiciaire vierge est exigé dans les textes (!) Autant de questions qui restent sans réponse et c’est bien dommage. L’auteur, sans doute par modestie, a préféré taire beaucoup de choses pour mieux s’étendre sur la spiritualité cistercienne dans une intellectualité assez accessible, avec, de-ci, de-là quelques fulgurances fort intéressantes.

3/5

09:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

03/03/2019

Le mammouth m'a tué

18:25 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

01/03/2019

Suffren ou les caprices de la gloire (Jean Figarella)

Suffren.jpgIssu de la petite noblesse provençale, Pierre André de Suffren, dit « le bailli de Suffren », est un vice-amiral français, commandeur de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, né le 17 juillet 1729 au château de Saint-Cannat près d’Aix-en-Provence et mort le 8 décembre 1788 à Paris. Ce grand marin a traversé trois guerres navales franco-anglaises au milieu de la « Seconde guerre de Cent Ans ». Les deux premières lui permettent de mener une double carrière en gravissant peu à peu tous les échelons de la Marine royale et ceux de l’Ordre des chevaliers de Malte. La troisième en Inde lui apporte définitivement la gloire. Son nom a depuis été donné à sept navires de la marine française. À l’étranger, Suffren est le plus connu des grands marins français. De son vivant déjà, il était si redouté par les officiers et les marins anglais qu’ils le surnommèrent « l’amiral Satan ».

« Suffren ou les caprices de la gloire » est la biographie classique et fort bien documenté d’un personnage complètement hors du commun, une figure légendaire de l’Histoire de France. Son comportement exceptionnel face aux Anglais lui permit de se couvrir de gloire et de remporter de nombreuses victoires malgré des moyens financiers et techniques inférieurs. Il parvint même à mettre à genoux la puissance maritime de sa gracieuse majesté. Il était à un doigt de s’emparer d’une grande partie de l’Inde quand le roi Louis XVI signa un traité de paix, providentiel pour les Britanniques, privant Suffren des fruits de ses victoires. Il rentra en France couvert de gloire et d’honneur. Il mourut à 59 ans dans des circonstances mystérieuses. Certains parlèrent d’apoplexie, d’autres de suites d’un duel. Livre intéressant, illustré de nombreux documents qui fait la part belle aux descriptions de batailles navales, ce qui, vu le nombre, peut sembler un peu lassant à la longue.

4/5

09:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

28/02/2019

SOS Machos (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen" disponible

09:25 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

27/02/2019

Poèmes pour petits et grands (68)

brel.jpgLe moribond

 

Adieu l’Emile je t’aimais bien

Adieu l’Emile je t’aimais bien tu sais

On a chanté les mêmes vins

On a chanté les même filles

On a chanté les même chagrins

Adieu l’Emile je vais mourir

C’est dur de mourir au printemps tu sais

Mais je pars aux fleurs la paix dans l’âme

Car vu que tu es bon comme du pain blanc

Je sais qu’tu prendras soin de ma femme

refrain:

Et je veux qu’on rie

Je veux qu’on danse

Je veux qu’on s’amuse comme des fous

Je veux qu’on rie

Je veux qu’on danse

Quand c’est qu’on me mettra dans le trou

 

Adieu Curé je t’aimais bien

Adieu Curé je t’aimais bien tu sais

On n’était pas du même bord

On n’était pas du même chemin

Mais on cherchait le même port

Adieu Curé je vais mourir

C’est dur de mourir au printemps tu sais

Mais je pars aux fleurs la paix dans l’âme

Car vu que tu étais son confident

Je sais qu’tu prendras soin de ma femme

refrain

 

Adieu l’Antoine je t’aimais pas bien

Adieu l’Antoine je t’aimais pas bien tu sais

J’en crève de crever aujourd’hui

Alors que toi tu es bien vivant

Et même plus solide que l’ennui

Adieu l’Antoine je vais mourir

C’est dur de mourir au printemps tu sais

Mais je pars aux fleurs la paix dans l’âme

Car vu que tu étais son amant

Je sais qu’tu prendras soin de ma femme

Adieu ma femme je t’aimais bien

Adieu ma femme je t’aimais bien tu sais

Mais je prends le train pour le Bon Dieu

Je prends le train qui est avant le tien

Mais on prend tous le train qu’on peut

Adieu ma femme je vais mourir

C’est dur de mourir au printemps tu sais

Mais je pars aux fleurs les yeux fermés ma femme

Car vu que j'les laissais fermés souvent

Je sais qu’tu prendras soin mon âme

 

(Jacques Brel)

08:35 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

26/02/2019

Le professeur Mortimer (Pierre Boulle)

Le professeur Mortimer.jpgSommité du milieu médical britannique, cancérologue de renommée internationale, Sir Richard Mortimer a décidé de quitter son service dans un des plus prestigieux hôpitaux de Londres pour aller s’installer à son compte sur une île perdue. Il y fait construire une clinique ultra-moderne, un laboratoire d’analyses muni des appareillages les plus performants et toutes sortes de bâtiments pour accueillir ses patients et les animaux qui lui servent de cobayes pour ses recherches. Apprenant cela, Miss Bridget, vieille fille passionnée par la défense des animaux, soupçonne le professeur de s’être ainsi retiré loin des regards pour mieux torturer souris, guenons, chiennes et même louves. Elle décide d’envoyer sur l’île sa secrétaire, Monique Sorel, comme cuisinière des Mortimer. Elle pourra ainsi s’introduire dans les services et espionner le professeur. Tout se complique quand Mortimer, très attaché à sa chienne Rosetta, découvre que celle-ci souffre d’un cancer de la mamelle.

« Le professeur Mortimer » est un roman relevant du registre étrange et fantastique. Dès le début, le lecteur se demande ce qui peut bien pousser un grand ponte à s’exiler ainsi sur une île soi-disant pour être plus libre de mener des recherches. Il sent bien qu’il doit y avoir anguille sous roche et il ne sera pas déçu de l’intrigue très psychologique faisant dériver le personnage principal aux confins de la maladie mentale. Le suspens monte progressivement jusqu’à atteindre un paroxysme surprenant et assez monstrueux. Un très bon livre de Pierre Boulle qui se révèle ici digne des plus grands de ce genre littéraire. On pense à Edgar Poe, à Stevenson ou même à Lovecraft. Le style est bon, un peu daté et descriptif peut-être, mais toujours agréable à lire de nos jours tant le drame est finement observé et distillé.

4,5/5

08:11 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

25/02/2019

Pensées plus ou moins correctes (149)

rivarol.jpgPARDONNER

« Je pardonne aux gens de ne pas être de mon avis ; je ne leur pardonne de ne pas être du leur. »

(Rivarol)

« Si tu te trouves toujours de bonnes excuses pour te pardonner, essaie de les trouver pour les autres. Tu bâtiras alors un paradis autour de toi. »

(Guy Gilbert)

PARLER

« On parle toujours mal quand on n’a rien à dire. »

(Voltaire)

« Parler beaucoup et parler à propos ne sont pas la même chose. »

(Sophocle)

« C’est une grande misère que de n’avoir pas assez d’esprit pour bien parler ni assez de jugement pour se taire. »

(La Bruyère)

« Qu’on parle de vous, c’est affreux. Mais il y a une chose pire, c’est qu’on en parle pas. »

(Oscar Wilde)

« Parler pour ne rien dire, c’est pour les trois quarts et demi des gens exprimer tout ce qu’ils pensent. »

(Oscar Commettant)

« Qui parle, sème ; qui écoute, récolte. »

« C’est une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble. »

(Montaigne)

« Le bavardage est l’écume de l’eau, l’action est la goutte d’or. »

(Proverbe chinois)

« Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence, alors tais-toi ! »

(Proverbe arabe)

24/02/2019

La baleine des Malouines (Pierre Boulle)

La baleine des malouines.jpgEn avril 1982, la flotte britannique fait route vers les îles Falkland qu’il s'agit de reprendre aux Argentins, quand un fax du duc d’Edimbourg arrive. Le prince, féru d’écologie, recommande de bien veiller à ne pas confondre l’écho radar d’un cétacé avec celui d’un sous-marin. Sur le destroyer « Daring », le lieutenant commander Clark se retrouve vite face au dilemme qu’il redoute : a-t-il affaire à un sous-marin ennemi ou à une baleine et même bientôt à deux. Il peut heureusement compter sur l’aide de Bjorg, ancien baleinier, qui lui évite de faire tirer sur un couple de paisibles baleines bleues. Mais quand le mâle se fait attaquer et dépecer par une centaine d’orques épaulards sous les yeux de l’armada, matelots et soldats supplient leur chef de donner l’ordre de faire sur les tueurs pour sauver la femelle. Faisant fi de toute déontologie militaire, Clark accède à cette demande, ce qui ne manquera pas d’entrainer toutes sortes de conséquences…

« La baleine des Malouines » se présente comme un roman d’aventures animalières tout à fait charmant et même dans la ligne de certains titres de Jack London. La malheureuse baleine bleue, vite baptisée « tante Margot » par tous les équipages, devient bientôt un personnage à part entière, dotée d’une intelligence remarquable et de sentiments incroyables. La Navy lui ayant sauvé la vie, elle va multiplier les marques de sa reconnaissance et, au fur et à mesure du développement de l’intrigue, faire preuve d’un courage exemplaire, réussir plusieurs actes de bravoure, le tout s’achevant en apothéose qu’il ne faut pas dévoiler pour ne pas gâcher le plaisir d’éventuels lecteurs. Une belle histoire pleine de bons et beaux sentiments, un hymne à l’intelligence animale ainsi qu’à la fidélité et au dévouement. Pas de science-fiction, pas d’anticipation ni de conte philosophique sarcastique, juste la belle histoire d’une charmante baleine hors norme.

4/5

08:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)