Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/09/2019

Vercingétorix (Georges Bordonove)

Vercingetorix.jpgVercingétorix, né vers 80 av J.C. et mort à Rome en 46 av. J.C., est un chef et roi arverne qui fédéra une partie des peuples gaulois dans le cadre de la plus importante révolte contre les forces romaines au cours de la dernière phase de la guerre des Gaules de Jules César. Fils de Celtillos, noble qui fut brûlé vif pour avoir voulu se proclamer roi, Vercingétorix arrive au pouvoir après sa désignation officielle comme chef des Arvernes en 52 av. J.C.. Il établit immédiatement une alliance avec d’autres tribus gauloises, prend le commandement des troupes et remporte la bataille de Gergovie dans laquelle de nombreux Romains et alliés gaulois, helvètes et teutons sont tués. Cependant, César parvient à exploiter les divisions internes des Gaulois, à regrouper ses forces et à s’offrir la participation d’un important détachement de cavalerie germaine. Enfermé dans la place-forte d’Alésia, Vercingétorix doit subir un long siège avant de voir arriver une armée de secours. Malgré cet important renfort, les Gaulois finissent par être défaits. Espérant sauver autant de ses hommes que possible, il se livre de lui-même aux Romains. Il est retenu prisonnier pendant six ans dans un cul de basse fosse. Puis, il est exhibé dans les rues de Rome au sein d’un défilé triomphal de César, puis immédiatement exécuté par étranglement.

« Vercingétorix » se présente comme un ouvrage historique légèrement romancé vu le peu de documents disponibles. Tout ce que l’on sait de ce personnage nous est parvenu par les écrits de César en personne, auteur qui savait fort bien se mettre en valeur. « Avec lui (Vercingétorix), commence véritablement l’histoire de France », lit-on en sous-titre. Le lecteur a même l’impression que cette Histoire n’est qu’une longue et sempiternelle suite de héros malheureux ne parvenant pas à délivrer leur pays des griffes des envahisseurs et finissant leur vie en martyr (comme Jeanne d’Arc et quelques autres). Dissensions, gabegie, trahisons, collaborations, traitrises, fanfaronnades et erreurs stratégiques majeures marquent cette histoire comme nombre des suivantes. Vercingétorix fut battu sottement alors qu’il disposait de forces armées supérieures en nombre, était sur son terrain, avait pratiqué avec succès la guérilla et la politique de la terre brûlée. Des quatre coins de la Gaule, la colère grondait, les tribus étaient en ébullition, César à bout de souffle et pourtant, il perdit. Sa cavalerie se débanda devant les Teutons dont César s’était offert les services à prix d’or. Et quelle idée saugrenue d’aller se laisser enfermer dans Alésia alors que l’on est maître du terrain et que l’on sait que les Romains sont les champions incontestés de la construction d’ouvrages de siège ! Très bien écrit, très agréable à lire, cet ouvrage n’apprend que peu de chose sur cette dramatique première page de notre Histoire.

3,5/5

09:02 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/09/2019

Le mammouth m'a tué (Témoignage)

08:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

01/09/2019

Au cœur du Kremlin (Vladimir Fédorovski)

Au coeur du Kremlin.jpgTout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les arcanes du pouvoir russe depuis la sanglante dictature de Staline jusqu’aux finesses de joueur d’échecs de Poutine se trouve dans ce livre. Au tsar rouge succéda le rondouillard et roublard Khrouchtchev. Les affaires d’espionnage (Vasall, Profumo, Dejean, Penkovski) se succédèrent avec des succès retentissants côté KGB, mais également côté occidental. L’ère Brejnev marqua la véritable fin du bolchévisme. Puis vint le tour d’Andropov, patron du KGB et le début du dégel avec l’arrivée du couple Boris & Raïssa Gorbatchev. S’ensuivit l’implosion de l’Empire avec la chute du mur de Berlin voulue ou plutôt acceptée par Gorbatchev. Une contre-offensive des crypto-communistes avec bref internement du couple présidentiel dans sa datcha de Foros et tentative de putsch à Moscou échoua lamentablement grâce à l’intervention d’Eltsine et à la passivité de l’armée rouge. La libéralisation sauvage du régime pilotée par des conseillers américains favorisa la montée en puissance de la corruption, de la mafia et des oligarques. Un certain Poutine, lieutenant colonel du FSB, sut mettre tous les plaideurs d’accord et reprendre la main sur la scène internationale en particulier pour mettre un terme à la guerre en Syrie. On connait la suite.

« Au cœur du Kremlin » est un essai historique et géopolitique fort bien mené et largement documenté. En effet, son auteur, Vladimir Fédorovski, de par ses fonctions de diplomate et de proche des principaux dirigeants, fut un témoin privilégié grâce à ses contacts avec le maire de Saint Petersbourg, Anatoli Sobtchak, et même avec Vladimir Poutine, encore peu connu à l'époque. Le lecteur apprendra bien des choses sur les coulisses du pouvoir, la paranoïa, les maladies ou l’alcoolisme des dirigeants. C’est très bien écrit, très agréable à lire. Un ouvrage que le passionné d’histoire et de politique internationale ne pourra pas lâcher une fois qu’il en aura entamé la lecture. Les complots, les trahisons, les coups d’état à froid, les destitutions y sont monnaies courantes. On réalise que là encore la réalité dépasse de loin la fiction. Passionnant. Sans doute le fusse beaucoup moins pour les victimes de la « Roue rouge », opposants assassinés, dissidents bannis, zeks du goulag et autres internés des hôpitaux psychiatriques !

4/5

08:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

30/08/2019

Le cours du blé est en hausse (Nouvelle)

09:06 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

29/08/2019

Grands Zhéros de l'Histoire de France (Clémentine-Portier-Kaltenbach)

Les grands zhéros.jpgSi l’Histoire de France eut son lot de héros militaires, de géants de la littérature et de grands esprits en tous genres, elle eut également et plus que son compte de nullités, d’incapables et autres gaffeurs que l’auteure a la gentillesse de qualifier de l’amusant néologisme de « zhéros ». Elle les classe en plusieurs catégories : les faux hommes providentiels tels le comte de Chambord ou le général Boulanger, les causeurs de catastrophes comme Kerguelen qui ne posa jamais le pied sur une seule de ses îles, Soubise ou Chaumareys, les boucs émissaires tels Grouchy, Bazaine, de Grasse ou Villeneuve, ceux qui s’ingénièrent à tenter de nuire à plus grands qu’eux comme Desfontaines, Fréron, Suard ou Lemercier, le menu fretin de la nullité tels Ollivier, Lebœuf, d'Arnouville ou Etienne, l’idiot criminel qui s’acharna à maintenir le pantalon rouge des poilus de 14 et, last but not least, la médaille d’or du nullissime des nullards, le premier bâtard de Napoléon, le « Comte » Léon, minable escroc et quémandeur perpétuel, mort à Pontoise dans une misère noire…

« Grands zhéros de l'Histoire de France » présente une agréable compilation d’erreurs, catastrophes et ratages en tous genres causés par toute une série de minables de plus ou moins grande envergure. Ils ont en commun d’avoir participé de près ou de loin à la grande Histoire de France à l’exception notable de Medina Sidonia, incapable amiral de l’Invincible Armada espagnole, placé là à titre de modèle du genre, et très souvent d’être tombés dans un oubli dont l’auteure les tire avec un malin plaisir et une certaine malice bien appréciable. En effet, le style est léger et facile à lire. On notera à ce sujet une conclusion amusante et une page de remerciements en forme d’auto-dérision plutôt réussie et tout à fait originale. Ouvrage à conseiller aux passionnés d’Histoire vue par le petit bout de la lorgnette.

4/5

09:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

27/08/2019

Poèmes pour petits et grands (86)

Kessel.jpgLe chant des partisans

 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines.

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne,

Ohé partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme !

Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

 

Montez de la mine, descendez des collines, camarades.

Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.

Ohé ! Les tueurs à la balle et au couteau tuez vite !

Ohé ! Saboteurs attention à ton fardeau, Dynamite !

 

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.

La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.

Il y a des pays où les gens aux creux des lits font des rêves.

Ici, nous vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève

 

Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait, quand il passe

Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place.

 

(Joseph Kessel)

08:31 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

26/08/2019

Tout va très bien, Madame la Comtesse (Francesco Muzzopappa)

Tout va très bien.jpgÀ Turin, dans son palais qui a connu des heures plus glorieuses, la comtesse Maria Vittoria dal Pozzo della Cisterna, 71 printemps, se désole : alors qu’elle est en pleine débâcle financière, son unique rejeton, le beau et fort limité intellectuellement Emmanuele, s’est entiché d’une bimbo à la cuisse légère, lui a offert une paire de seins siliconés qui a coûté un bras, et pour faire bonne mesure, rien moins que le Koh-i-Noor, le dernier joyau de la famille. Comment le récupérer et par la même occasion comment se débarrasser de la dispendieuse starlette ? Il lui vient une idée de génie quand elle se trouve mêlée malgré elle au hold-up de sa banque mené par le « gentleman braqueur », à ses heures perdues, sculpteur sur bois de voiliers plus ou moins hideux pilotés par de vilaines marionnettes borgnes…

« Tout va très bien, Madame la Comtesse » se présente comme un roman humoristique léger et pétillant. C’est amusant sans plus. Tous les personnages sont assez caricaturaux. Dans une post-face, l’auteur ose se réclamer de Tom Sharpe et de P.G. Woodehouse, deux géants de l’humour dont il n’arrive pas à la cheville ! Son style se rapproche d’ailleurs plus d’auteurs français comme Frédéric Dard ou Alphonse Boudard, mais avec nettement moins de truculence et de malice. Un ouvrage distrayant, assez drôle, mais sans grande envergure ni originalité. Il lui manque le décalage, le « non-sense » british ou l’ironie et la dérision française. Muzzopappa reste italien, qu’il l’assume.

3/5

08:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

25/08/2019

Pensées plus ou moins correctes (167)

montaigne.jpgPHILOSOPHER

« Philosopher, c’est apprendre à mourir. »

(Michel de Montaigne)

« Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher. »

(Blaise Pascal)

PHILOSOPHIE

« Philosophie (n) : itinéraire composé de plusieurs routes qui mènent de nulle part à rien. »

(Ambrose Bierce)

« La meilleure philosophie relativement au monde est d’allier à son égard le sarcasme de la gaité avec l’indulgence du mépris. »

(Chamfort)

« La philosophie a cela d’utile qu’elle sert à nous consoler de son inutilité. »

(Commerson)

« L’art de trouver de mauvaises raisons à ce que l’on croit en vertu d’autres mauvaises raisons, c’est cela la philosophie. »

(Aldous Huxley)

« Une nouvelle philosophie, une façon de vivre, n’est jamais donnée pour rien. Elle doit être chèrement payée et acquise à force de patience et d’efforts. »

(Fedor Dostoïevski)

« La vraie philosophie est d’être astronome en astronomie, chimiste en chimie, et politique en politique. »

(Rivarol)

09:18 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

24/08/2019

Neuro-esclaves (Della Luna & Cioni)

Neuro-esclaves.jpgDe nos jours, le principal de la communication écrite ou audiovisuelle ne vise pas vraiment à informer objectivement l’opinion, mais à influencer le psychisme, les goûts, les décisions des consommateurs, des épargnants et des électeurs. Pour y parvenir, elle agit ou tente d’agir surtout sur leur émotivité, leur sentiment de culpabilité, d’estime d’eux-mêmes, de peur ou autre. Mais peut-il en être autrement quand la quasi-totalité des personnes, éduquées par la télévision à la passivité, à la paresse mentale dès le plus jeune âge est incapable de fixer son attention au-delà de quelques minutes si elle ne se sent pas concernée du point de vue émotif. Toutes ces personnes sont incapables d’aller chercher des informations par elles-mêmes et surtout de les analyser. Le peuple a besoin d’être distrait. Il n’a pas envie d’être informé. D’où la réussite phénoménale de la manipulation mentale généralisée des foules, laquelle se retrouve partout, dans les élections qui ne sont que parodie de démocratie, dans les médias, dans la publicité, dans les sectes, les religions, les partis politiques, sans oublier la Légion Étrangère ou l’Opus Dei.

« Neuro-esclaves » est un essai de vaste ampleur écrit par un neuropsychiatre et un avocat psychologue. Les auteurs se sont attaqués à quasiment tous les aspects du problème. Ils ont traité avec brio de la manipulation mentale en interaction stratégique avec l’économie, la politique, les droits de l’homme, les guerres, etc. Ils ont analysé les fondements, principes et méthodes de la manipulation qui est de règle dans le monde d’aujourd’hui : elle est structurelle et pénètre tous les aspects de notre vie quotidienne. Ils nous font méditer sur la conviction que l’individu doit être conscient des décisions et des motivations qui orientent ses comportements, et sur le fait que la conscience « n’est pas nécessaire pour apprendre ; la suggestion hypnotique et le conditionnement en sont des exemples ». L’ouvrage se termine sur un chapitre essentiel traitant des moyens de se prémunir, comment détecter toutes les tentatives de mise sous domination. Dommage qu’un trop grand nombre de pages s’attardent sur la législation pénale italienne. Mis à part cette petite critique, un livre passionnant et facile à lire, malgré son épaisseur, qui fera découvrir bien des choses sur l’élection d’Obama, « personnage qui n’avait jamais donné de preuves de capacités réelles et appropriées à sa promesse d’un changement général, promesse d’autre part plutôt vague », sur celle de G.W.Bush qui sût agiter les peurs entre autres. On apprend ainsi que c’est toujours le candidat le plus grand par la taille qui est élu. S’il est le plus agréable physiquement, s’il est le mieux financé et le plus soutenu par les médias… on connait la suite !

4,5/5

08:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/08/2019

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible ici :

08:56 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)