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29/10/2018

Nouvelles vagabondes (Julien Leblay)

Nouvelles vagabondes.jpgDe juillet 2010 à mars 2012, Julien, 29 ans, et sa compagne Marion, 24 ans, ont parcouru 22 000 kilomètres sur leurs vélos prénommés Teresa et Maïdo soit plus de la moitié d’un tour du monde. Ils ont traversé trois continents, l’Europe, l’Asie et l’Océanie et visité pas moins de vingt-deux pays. Partis de l’Auvergne, ils ont inauguré leur voyage par une ascension du Mont-Blanc. Il leur a fallu 700 jours pour atteindre leur destination, la Nouvelle-Zélande pour y assister à la coupe du monde de rugby. Un peu partout, ils en profitèrent pour faire la promotion du don de sang. Une transfusion de sang lui ayant sauvé la vie, Julien est particulièrement attaché à cette noble cause…

« Nouvelles vagabondes et autres petites histoires cyclopédiques » n’est pas, comme son modeste titre pourrait le laisser penser, un simple recueil de nouvelles ou d’anecdotes, mais un véritable journal de bord détaillé relatant une expédition hors norme menée par deux jeunes gens courageux. Le texte est vivant et bien écrit et la description de leurs aventures précise et minutieuse. Le lecteur passe allègrement de la pluie suisse, aux roses italiennes puis à l’accueil yougoslave marqué de pauses raki obligatoires alors que celui des Turcs se fait tout aussi chaleureusement, mais avec du thé. La curiosité indiscrète des masses indiennes leur rend la vie particulièrement pénible puis ils goûtent la gentillesse et la tranquillité thaïlandaise, subissent l’ennui laotien, la pauvreté cambodgienne, la déforestation malaisienne, la surpopulation indonésienne, l’immensité australienne et la beauté sauvage de la nature néo-zélandaise. Cet ouvrage permet de revenir sur certaines idées reçues comme celle de la spiritualité indienne ou du « 100% pure New Zealand » respectant l'environnement. Pour rêver au grand vent de l’aventure tout en restant assis dans son fauteuil !

3,5/5

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27/10/2018

Poèmes pour petits et grands (56)

nerval.jpgEl Desdichado



Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,

Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :

Ma seule Étoile est morte, – et mon luth constellé

Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

 

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé,

Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,

La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,

Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie.

 

Suis-je Amour ou Phoebus ?… Lusignan ou Biron ?

Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;

J’ai rêvé dans la Grotte où nage la Sirène…

 

Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron :

Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée

Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

 

(Gérard de Nerval)

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25/10/2018

Pensées plus ou moins correctes (137)

Edmond-Jaloux.jpgNOTORIETE

« La notoriété est à la gloire ce que le moineau de Paris est à l’oiseau de paradis. »

(Edmond Jaloux)

NOURRIR

« Un quart de ce que l’on mange nourrit le corps, le reste nourrit le médecin. »

(Inscription égyptienne, 3800 av. J.C.)

NOVICE

« L’homme arrive novice à chaque âge de la vie. »

(Nicolas de Chamfort)

NUIRE

« Voulez-vous nuire à quelqu’un ? N’en dîtes pas de mal, dîtes-en trop de bien. »

(André Siegfried)

NUIT

« C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. »

(Victor Hugo)

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24/10/2018

Pleure, Geronimo (Forrest Carter)

Pleure, Géronimo.jpgGeronimo, chaman de guerre des Apaches, commença par s’appeler Gokhlayeh jusqu’au jour de la San Geronimo 1859 où les tribus Apaches Chiricahuas ravagèrent le village mexicain d'Arispe pour se venger du massacre que les Mexicains avaient précédemment perpétré sur un de leurs villages. Cet acte marqua la fin des accords de paix acceptés par les chefs Cochise et Mangas Coloradas. Il faut dire que les guerres indiennes allaient vers leur fin. Beaucoup de tribus et même de peuples entiers s’étaient soumis et avaient accepté d’être parqués dans des réserves. Humiliation, famine et esclavage en avaient été pour eux les terribles conséquences. Seul Geronimo brandissait encore l’étendard de la révolte. Douze années d’expéditions punitives, de représailles et de désolation s’ensuivirent. Les Tuniques Bleues enférocés par l’audace des coups de main réussis par Geronimo et ses poignées de guerriers n’hésitèrent pas à pratiquer la guerre totale, pour ne pas dire le génocide, tuant hommes, femmes, enfants et vieillards sans la moindre pitié…

Ecrit par un Indien cherokee, « Pleure Geronimo » peut aussi bien se classer dans les romans historiques, les biographies comme dans les ouvrages ethnographiques voire poétiques. La langue est fleurie, les concepts pas uniquement rationnels. Quelques plongées dans la mystique indienne permettent d’ailleurs de mieux comprendre la façon de raisonner et de se comporter d’hommes que l'on qualifiait de « sauvages ». Dès le début, le lecteur comprend que cette révolte est désespérée, sans issue, un baroud d’honneur en quelque sorte. À quoi sert-il de sauver son corps si on perd son esprit et son âme ? Cette très belle œuvre, à la fois lyrique et écologique, repose malheureusement sur une narration non chronologique. Bonds en avant et retours en arrière se succèdent allègrement, ce qui n’aide pas à la mise en ordre et à la compréhension de cette tragédie qui tourne vite au drame monstrueux. Autre surprise : la fin assez inattendue et plutôt éloignée de l’image du pauvre Peau-rouge croupissant dans sa réserve, sorte de camp de concentration à la mode yankee, et se laissant mourir dans l’oisiveté et l’alcoolisme. À lire pour qui s’intéresse aux peuples dépossédés, pillés et remplacés sur leur propre terre par de nouveaux venus sans scrupules…

3/5

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22/10/2018

Opération Baucent (Roman)

08:29 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

20/10/2018

Copyright (Nouvelle)

08:54 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/10/2018

Bad / Amour interdit (Jay Crownover)

Bad   Amour interdit.jpgÀ The Point, Shane Baxter, 23 ans, est ce qu’on appelle un « bad boy », un voyou. Un type pas facile à aimer et avec lequel il n’est pas simple non plus de sympathiser. Il vient de se taper cinq longues années de cabane et voudrait retrouver Race, le seul et unique pote sur lequel il puisse encore compter. Mais qu’est-il devenu ? Novak, l’affreux parrain de la zone l’a-t-il fait disparaître ? Et que s’est-il passé la fameuse nuit où tout a mal tourné pour Baxter ? De son côté, Dovie, étudiante, barmaid et assistante sociale stagiaire, sait ce que c’est que d’arriver à survivre en milieu hostile. Elle s’habille en homme, se fait discrète, évite de sortir avec les tocards du coin et surtout ne veut rien devoir à personne… Jusqu’au jour où sa route croise celle du « bad boy »…

Premier tome d’une série, « Bad, amour interdit » se veut roman noir tout en restant quand même bluette et romance. La vie n’est pas facile dans les bas-fonds. Jay Crownover rend très bien l’ambiance glauque de ce milieu. Elle use d’un langage parlé assez proche de celui des voyous et sait donner un certain rythme à sa narration toujours présentée en deux temps. Un chapitre vu du point de vue de Baxter, un de celui de Dovie et alternativement. Le tout bien mené et sans trop de redites. L’intrigue n’est pas des plus travaillées ni des plus originales avec cette affaire de truand faisant deux fois de la taule pour quelqu’un d’autre. À noter et peut-être à déplorer une certaine tendance à trop privilégier les scènes torrides (un peu répétitives) et surtout le côté sentimental de l’affaire. Le thème du gangster amoureux d’une oie blanche, thème usé jusqu’à la corde, ne sera pas renouvelé cette fois encore.

2,5/5

08:24 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/10/2018

Poèmes pour petits et grands (55)

georges riguet.jpgChanson de la Saint-Jean d’été

Voici la Saint-Jean d’été

Où le ciel est sans écaille.

Voici la Saint-Jean d’été

Qui met son feu sur les prés.

 

Porte le vin frais tiré

Au moissonneur qui bataille

Porte le vin frais tiré

Au moissonneur fatigué.

 

Le soleil a nettoyé

Sa couronne et sa médaille

Le soleil a nettoyé

Sa lance et son bouclier.

 

Tout l’azur est déployé

Comme un grand filet sans maille

Tout l’azur est déployé

Sur les pâtis calcinés.

 

La chanterelle a chanté

L’orvet dort sous la muraille,

La chanterelle a chanté,

La sauterelle a sauté.

 

À la nuit vont crépiter

Les hauts bûchers de broussailles,

À la nuit vont crépiter

Les feux de Saint-Jean d’été.

(Georges Riguet)

08:54 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

15/10/2018

Pensées plus ou moins correctes (136)

gandhi.jpgNON-VIOLENCE

« La plus grande force dont puisse disposer l’humanité est la non-violence. Elle est plus puissante que la plus puissante des armes de destruction élaborées par l’intelligence de l’homme. »

(Mahatma Gandhi)

« La non-violence est le but ultime de toutes les religions. »

(Mahatma Gandhi)

« La non-violence qui n’embrasse que le corps et dans laquelle l’esprit ne collabore pas est celle du faible et du lâche ; il ne peut en sortir aucune puissance. »

(Mahatma Gandhi)

« Marcher sur le tranchant effilé de la non-violence n’est pas chose facile dans ce monde plein de violence. La richesse ne nous y aide pas ; la colère est une ennemie de la non-violence et l’orgueil est un monstre qui la dévore. »

(Mahatma Gandhi)

NON-VIOLENT

« C’est pour tout non-violent un article de foi qu’il n’y a dans le monde aucun homme tombé si bas qu’il ne puisse être relevé par l’Amour. »

(Mahatma Gandhi)

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14/10/2018

Le dragon de Cracovie (San Antonio)

le dragon.jpgA Berchtesgaden, en novembre 1937, Adolf Hitler sympathise avec une jeune infirmière blonde qui, bizarrement porte le même nom que lui. Il finit par se jeter sur elle et par la trousser comme l'eût fait un feldwebel. De cette étreinte furtive, neuf mois plus tard, naîtra un gros bébé qu'on prénommera Richard et qui n'aura aucune ressemblance avec son géniteur. Il devint boucher, se maria et eut lui-même en 1970 un fils qu’on prénomma Adolf et qui se retrouva doté de nombreux points communs avec son tristement célèbre grand-père. Tout jeune, il commença une carrière de tueur sadique et sans le moindre état d'âme en trucidant le riche homosexuel qui l’avait recueilli chez lui avant de le mettre dans son lit. La suite de l’histoire se résume à une accumulation de cadavres jalonnant le parcours de ce psychopathe qui finira par intéresser la redoutable Camorra sicilienne…

« Le dragon de Cracovie » se présente comme une sorte de thriller parodique doublé d’uchronie, car il va sans dire que Frédéric Dard se permet bien des fantaisies avec l’Histoire tout au long d’une intrigue alternant lourdement copulations et liquidations pour finir sur une fin en apothéose abracadabrante. Le lecteur cherchera en vain l’humour et le picaresque présents dans de nombreux autres titres. Ils ont totalement disparu et c’est bien dommage car seuls le sadisme, la paillardise et une sorte de désenchantement généralisé subsistent. Aussi répétitifs et lassants les uns que les autres. Au total, pas le meilleur titre du grand Frédéric Dard, et de très loin.

2,5/5

08:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)