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30/09/2017

SOS-Machos

Nouvelle extraite de mon recueil "Dorian Evergreen" disponible en version papier ou ebook :

08:26 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

28/09/2017

Ma mort et puis après (Lyne Léon)

ma mort.jpgVictime d’un très grave accident de la route, une jeune femme tombe dans un coma profond. Son esprit se détache de son corps et elle se retrouve dans une NDE (Near death expérience) assez longue. Quand elle reprend véritablement conscience, c’est pour découvrir qu’elle est défigurée, recousue de partout, incapable de se lever et qu’elle souffre le martyre. Un chirurgien classique et absolument pas spécialiste en esthétique rate son intervention sur ses paupières. Et ce n’est que le début du calvaire que doit endurer cette pauvre femme pour revenir vers la vie.

« Ma mort et puis après » est un témoignage qui malheureusement ne se cantonne pas au voyage aux confins de la mort. Celui-ci est d’ailleurs évoqué de façon totalement impressionniste, par petites touches qui ne donnent qu’une idée très vague de ce que doit être cette expérience. Très vite le livre tourne au drame et même au mélodrame. L’héroïne accumule les malheurs et les déboires. En plus de son calvaire personnel, autour d’elle c’est l’hécatombe : elle perd son mari suite à un cancer, puis sa mère et enfin la fille de son nouveau compagnon, elle aussi victime d’un accident de la route. Un livre assez intéressant malgré tout, bien écrit quoi qu’un peu confus, mais à déconseiller à celles et ceux qui n’ont déjà pas trop le moral !

3/5

08:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

27/09/2017

Poèmes pour petits et grands (18)

baudelaire.jpgL’invitation au voyage

 

Mon enfant, ma sœur,

Songe à la douceur

D’aller là-bas vivre ensemble !

Aimer à loisir,

Aimer et mourir

Au pays qui te ressemble !

Les soleils mouillés

De ces ciels brouillés

Pour mon esprit ont les charmes

Si mystérieux

De tes traîtres yeux,

Brillant à travers leurs larmes.

 

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

 

Des meubles luisants,

Polis par les ans,

Décoreraient notre chambre ;

Les plus rares fleurs

Mêlant leurs odeurs

Aux vagues senteurs de l’ambre,

Les riches plafonds,

Les miroirs profonds,

La splendeur orientale,

Tout y parlerait

À l’âme en secret

Sa douce langue natale.

 

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

 

Vois sur ces canaux

Dormir ces vaisseaux

Dont l’humeur est vagabonde ;

C’est pour assouvir

Ton moindre désir

Qu’ils viennent du bout du monde.

Les soleils couchants

Revêtent les champs,

Les canaux, la ville entière,

D’hyacinthe et d’or ;

Le monde s’endort

Dans une chaude lumière.

 

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

 

(Charles Baudelaire)

09:09 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

25/09/2017

Pensées plus ou moins correctes (100)

breton.jpgLITTERATURE

« Dîtes-vous bien que la littérature est un des plus tristes chemins qui mènent à tout. »

(André Breton)

« C’est avec les beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature. »

(André Gide)

« En littérature, le plus sûr moyen d’avoir raison, c’est d’être mort. »

(Victor Hugo)

« Seule la littérature ne puise en elle-même aucun secours, ne loge pas en elle-même, est à la fois jeu et désespoir. »

(Franz Kafka)

23/09/2017

Marianne et le pot au lait (Philippe Alexandre & Roger Priouret)

marianne et le pot au lait.jpgC’est la crise, le marasme. Et pas depuis hier. Il suffit de lire ce livre pour le réaliser. Le citoyen a l’impression de n’en plus jamais espérer voir la fin. Gouvernants et économistes devraient faire preuve de plus d’humilité dans leurs déclarations et dans leurs initiatives. Ils aiment bien nous faire prendre leurs hasardeux paris pour des certitudes. Quand ils annoncent que leur politique produira tel ou tel résultat, ils mentent effrontément. Aucun économiste ne peut vraiment dire comment les hommes, les collectivités, les peuples réagiront à telle ou telle mesure. C’est pour cette raison fondamentale que l’économie est une science inexacte, largement soumise aux caprices et aux aléas des évènements. Notre vieux pays est sclérosé, crispé sur ses vieux concepts, arcbouté sur ses acquis sociaux et depuis longtemps irréformable. Si on y ajoute des gouvernants peu portés sur l’économie ou tentés par toutes sortes de coquecigrues comme l’obsession de « faire payer les riches », comme la sottise du « c’est gratuit, c’est l’Etat » qui paie ou par les potions magiques du protectionnisme ou du colbertisme, on comprend que notre pays est fort mal barré et depuis fort longtemps…

« Marianne et le pot au lait » est un essai économique axé sur les années Mitterrand qui commencèrent par une relance ruineuse et des nationalisations idiotes pour déboucher, une année plus tard, sur une rigueur digne de Raymond Barre. Il est très instructif de lire aujourd’hui cet ouvrage bien écrit et bien documenté. L’analyse de la situation économique hexagonale est fine, intelligente et bien documentée. Il en ressort que depuis presque un demi siècle rien n’a vraiment changé. Les mêmes causes ont créé les mêmes effets. Les politiques continuent à patauger dans les mêmes marigots, proférer les mêmes calembredaines. Ce qui fut écrit à l’époque est malheureusement toujours valable aujourd’hui. Chômage, délocalisation, désindustrialisation, endettement, déficit de la balance commerciale, tous ces maux n’ont fait que croître et empirer. Un livre essentiel qui ne tombe pas dans les excès du pamphlet mais fait œuvre didactique, même à long terme.

4/5

08:25 Publié dans Economie, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/09/2017

G-Warriors

Roman disponible sur Amazon.fr version papier et ebook (cliquez sur le lien ci-dessous)

08:34 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/09/2017

Dorian Evergreen

08:21 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/09/2017

L'audace d'une étoile (Corine Valade)

l'audace d'une étoile.jpgAu début de l’autre siècle, Anaïs-Mauricia Bétant, jeune Thiernoise des plus casse-cous, se taille une belle réputation dans le monde du cirque et du music-hall. Elle se distingue particulièrement dans des numéros de haute voltige comme l’Auto-bolide, le saut à cheval ou le « Bilboquet humain ». Très vite, le public français puis étranger (Etats-Unis, Portugal, Russie et Allemagne) s’enthousiasme pour ses exploits. Elle connait la gloire et la fortune tout en restant une femme libérée, généreuse et très en avance sur son temps. Sa vie hors norme est jalonnée de hauts et de bas, de triomphes et d’accidents ainsi que de nombreux compagnons et soupirants…

« L'audace d'une étoile » est un roman historique et sentimental bâti autour d’un personnage extraordinaire ayant réellement existé. L’auteure, Corine Valade, après de jolis succès dans un registre plus terroir et artisanat traditionnel (« Le printemps d’Aurélien »), s’était déjà spécialisée dans les récits de vies de femmes libres comme « Victoire » ou « Léopoldine ». Elle franchit maintenant un nouveau cap avec le récit d’une partie de la vie de ce personnage des plus extraordinaires et des plus attachants. Une fois de plus, se vérifie l’adage selon lequel la réalité dépasse la fiction. Les évènements et péripéties se succédant à un rythme rapide, ce livre, agréablement écrit, ne se lit pas, il se dévore à toute vitesse ! On ne souhaite qu’une chose à l’auteure : qu’elle poursuive avec d’autres figures du féminisme comme Olympe de Gouges, Louise Michel, Ella Maillart ou Alexandra David-Neel. Les sujets ne lui manqueront pas.

08:08 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

18/09/2017

Le cap des 2000…

rat.jpgNavigateur au long cours de la littérature, je me retrouve aujourd’hui à poster avec un certain plaisir ma 2000ème critique sur Babélio. J’y suis coté comme expert en Histoire et Témoignages et comme chevronné en Essais, Voyages, Religion et Humour, ce qui représente plutôt bien les sujets les plus fréquemment abordés mais pas seulement. En fait, je lis de tout un peu au gré de ma fantaisie, de mes trouvailles, de mes rencontres. Beaucoup d’enquêtes, de récits d’aventures et de voyages, pas mal de littérature de l’imaginaire (fantastique, science-fiction, anticipation), pas mal de classique, assez peu de thrillers et polars et très très peu de romans sentimentaux.

Deux mille critiques écrites à ce jour en douze années à m’esquinter la vue sur des pages imprimées ou des écrans (oui, je lis presque autant d’e-books que de livres papier). C’est énorme, mais pas tant que cela pour le lecteur boulimique que je suis et que j’ai toujours été. Sur une année, 166 bouquins, 12 à 16 par mois, 3 à 4 par semaine soit, tous les deux ou trois jours, un ouvrage dévoré ou péniblement ingurgité (tout n’est pas bon, loin de là ! En gros, moins d’un sur dix soulève mon enthousiasme. J’ai même l’impression que plus les années passent et plus la qualité et l’intérêt baissent…)

Un dernier chiffre : 10 000, c’est approximativement le nombre de livres que j’ai dû lire dans mon existence. Suis-je plus savant, plus sage, plus raisonnable, moins impulsif pour autant ? J’en doute fort. Malgré toute cette masse de connaissances, ces kilos de pâte à papier, d’encre et de jus de cerveaux, il y a encore tant de choses que je ne connais pas, tant de trucs à découvrir encore. Une vie d’humain n’y suffirait pas. En fait, je ne sais qu’une chose c’est que je ne sais rien, comme dirait l’autre. Je me demande même si ça valait la peine d’abattre autant d’arbres pour que je sois toujours aussi crétin !

Comment en suis-je venu à ça ? Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours été un grand lecteur. D’autres sont footballeurs, pêcheurs à la ligne, joueurs de boules ou de poker. On a les vices qu’on peut (ou qu’on veut après tout). Lire est addictif, mais c’est une bonne addiction et surtout une addiction de paresseux. Sans quitter son fauteuil, quel plaisir de partir à l’aventure, d’explorer de nouveaux territoires, de partager de nouvelles conceptions juste par la magie de petits caractères sur une page imprimée ! Jusqu’au jour où je me suis dit : « Tu lis, tu lis du matin au soir et du soir au matin, mais que reste-t-il de tes lectures ? Pas grand-chose en général… » La preuve, il m’est arrivé de reprendre à la bibliothèque municipale le même bouquin à quelques mois d’intervalle. À ma grande confusion, le bibliothécaire, mémoire d’ordinateur aidant, me demanda si je désirais vraiment le relire. Là, j'ai réalisé que quelque chose ne tournait pas rond. J’ai alors pris l’habitude de rédiger une courte fiche avec résumé du propos et un petit avis personnel, histoire qu’il reste quelque chose de mes lectures. À cette époque, Internet entrait en force dans nos vies par le biais des blogs et des plate-formes de partage et d’échange de lecture. C’est ainsi que je me suis retrouvé à diffuser mes modestes chroniques sur Babélio, Critiques Libres et autres sites du même acabit.

Presque sans le vouloir, une carrière de critique littéraire bénévole s’ouvrait à moi. Je n’ai eu qu’à m’en féliciter. Cela m’a permis d’entrer en contact avec de très nombreux auteurs connus ou pas. Ils m’écrivent pour me remercier (souvent) ou pour récriminer (heureusement beaucoup plus rarement). Je me suis donné pour principe de toujours donner un point de vue honnête et sincère sur une œuvre, quoi qu’il en coûte. Pas question de servir la soupe, de repasser les plats ou de renvoyer l’ascenseur, même s’il m’arrive de m’exprimer sur des livres d’auteurs amis ou connus personnellement. Comme chacun sait, la critique ne peut être que subjective. Des goûts et des couleurs on ne saurait discuter. Ce qui me plait, ne plait pas forcément aux autres et inversement. Certaines de mes fiches ont déjà été lues plusieurs milliers de fois, presque plus que mes romans ou nouvelles, au point que l’auteur est parfois jaloux du critique littéraire. Voilà ce que c’est que d’avoir plusieurs casquettes. Allez, assez célébré ! En route pour la 3000ème ! On devrait fêter ça dans cinq ou six ans !

17/09/2017

Poèmes pour petits et grands (17)

périn.jpgFemmes de tous les pays

 

Les femmes de tous les pays

À quoi songent-elles, muettes

Celles à qui la guerre a pris

Le bonheur ? Les femmes qui guettent.

 

Les femmes de tous les pays,

O complices inconscientes,

Vous étouffez encore vos cris,

Vous êtes là, comme en attente.

 

Les femmes de tous les pays,

La voix meurt donc dans votre gorge

Quand ce sont vos hommes, vos fils,

Que l’on mutile ou qui s’égorgent.

 

(Cécile Périn)



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