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23/12/2017

Compte à rebours (Audrey Erskine Lindop)

compte à rebours.jpgDans une petite ville de Grande-Bretagne, la jeune Wynne Kinch a été recueillie par sa tante Lucy Meakham laquelle vit avec Tom, le grand-papa, son fils George et les deux jumeaux Hélène et Len. Pour impressionner son amie Corinne, elle s’invente des aventures sentimentales à défaut de les vivre et finit par tomber dans la mythomanie. Et voilà que dans le quartier sévit un tueur en série qui s’en prend à de très jeunes filles que l’on retrouve étranglées à main nue dans les squares. Wynne commence à soupçonner George pour lequel elle a un véritable faible. Elle trouve intelligent d’essayer d’éloigner de lui les soupçons en faisant disparaître des indices et en s’embrouillant dans une longue chaîne de mensonges qui ne font que compliquer les choses et attirer sur elle l’attention de la police…

« Compte à rebours » aurait pu être un thriller haletant si l’auteure s’était focalisée sur le criminel. Mais ce n’est qu’un roman à suspens assez bien ficelé, assez psychologique, dans lequel seul le point de vue de la jeune héroïne importe. Comme dans toute intrigue policière classique, le lecteur, auquel on ne fournit les indices qu’au compte-gouttes, se perd en conjectures et s’égare sur de fausses pistes avant de se voir révéler la clé de l’énigme en toute fin d’ouvrage. Mme Lindop respecte complètement ce procédé et va même jusqu’à ne quasiment rien dire du véritable coupable. Bien écrit et agréable à lire, ce livre, qui obtint le Grand Prix de la littérature policière en 1967, a quand même un peu vieilli même s’il peut encore intéresser certains amateurs du genre.

3/5

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21/12/2017

Toute vérité est bonne à dire (Claude Allègre)

toute vérité.jpgLe « Mammouth », que Claude Allègre préférerait qualifier de « Dinosaure » est en plein marasme depuis bien des décennies. Effectifs d’enseignants en constante augmentation alors que le nombre d’élève est en baisse. Eternelle revendication de « plus de moyens », c’est-à-dire de plus de postes alors que l’enseignement ne fait que se dégrader. Co-gestion avec des syndicats corporatistes et ne représentant qu’eux-mêmes. Haute administration arque-boutée sur ses privilèges. Manque d’ouverture sur le monde et sur l’entreprise. Et, entre autres, utilisation d’un jargon abscons digne du pire volapük avec ces fameux « apprenants en situation de maîtrise d’un référentiel bondissant » pour parler d’élèves jouant au ballon… Autant de chantiers titanesques, de travaux d'Hercule auquel le ministre tenta de s’atteler avec les maigres résultats que l’on connait.

« Toute vérité est bonne à dire » est un livre d’entretiens menés par le journaliste Laurent Joffrin. Claude Allègre profite de l'exercice pour expliquer sa démarche. Il aurait pu se contenter d’être un bon gros ministre sympa qui n’aurait rien fait du tout. Il s’est retroussé les manches, a affronté vaillamment le terrible SNES et a récolté une réputation détestable dans le milieu enseignant. Son bilan n’est qu’à moitié convaincant même si lui est persuadé d’avoir pleinement réussi dans sa tâche réformatrice. Il n’en demeure pas moins que le recul du temps démontre que malgré tous ces beaux efforts, les problèmes n’ont fait que croître et embellir. Le livre demeure néanmoins intéressant, car le diagnostic est assez exact. Allègre ne pratique pas la langue de bois. Le tableau qu’il dresse des coulisses du ministère n’a rien de rassurant quant aux pratiques des éléphants du parti socialistes avec leurs tendances, leurs courants, leurs motions et leurs intrigues, elles sont carrément dignes du panier de crabes. Le lecteur comprendra mieux comment tous ces politicards purent tomber de Jospin en Hollande pour en arriver au catastrophique Hamon. Ouvrage à lire à titre de document historique sans grande tenue. Les niaiseries sur la démocratie et sur la construction européenne marquant les limites de l’exercice de vérité.

2,5/5

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20/12/2017

La dernière tournée du Père Noël (Nouvelle)

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19/12/2017

La mort du lion (Fable)

08:41 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

18/12/2017

L'arrière-mémoire (Micheline Presle)

l'arrière-mémoire.jpgMicheline Presle, de son vrai nom Micheline Chassagne, est née le 22 août 1922 à Paris dans une famille relativement aisée. Elle commence une très belle et très longue carrière d’actrice de cinéma dès 1937. En 1939, elle obtient l’un des rôles principaux du film « Jeunes filles en détresse » de G.W.Pabst. Puis elle triomphe dans « Le diable au corps », aux côtés de Gérard Philipe. À la fin des années 40, elle part aux Etats-Unis pour suivre son mari William Marshall. Sa carrière américaine étant décevante et son union périclitante, elle rentre en France où elle peine un moment à rebondir, mais finit quand même par s’imposer à nouveau. Puis arrive l’immense succès de la série des « Saintes chéries » à la télévision, suivi de nombreux films de jeunes réalisateurs…

« L’arrière-mémoire » se présente comme une longue interview ou comme une conversation de salon ou de café à bâtons rompus. Le journaliste, Serge Toubiana, pose des questions, la star répond avec honnêteté et pudeur. « J’ai découvert une femme très libre, d’une vraie jeunesse d’esprit, étonnante d’énergie et de vitalité. Une personne gaie et sensible, que le public depuis longtemps aime et respecte », dit-il. Sans doute, mais le compte n’y est quand même pas. Le lecteur friand d’anecdotes inédites voire de situations croustillantes en sera pour ses frais. Le passionné d’histoire du cinéma également. Avoir eu pour partenaires Fernand Gravey, Louis Jourdan, Claude Dauphin, Erroll Flynn, Tyrone Power, avoir travaillé sous la direction de Gance, Becker, Autant-Lara, Grémillon, Losey et raconter si peu tient presque de l’exploit. L’amateur de littérature pourra passer son chemin lui aussi. Cet ouvrage n’est que la simple transposition sur papier d’un langage parlé sans la moindre prétention. Livre vite lu, vite oublié, jeté en pâture aux fans, juste pour renflouer les caisses de l’éditeur !

2/5

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17/12/2017

Poèmes pour petits et grands (26)

rossetti.jpgQuand je serai morte…

 

Quand je serai morte mon amour

Ne chante pas pour moi de chansons tristes

Ne plante pas de roses sur ma tombe

Ne la mets pas à l’ombre d’un cyprès

Ne laisse au-dessus de moi que l’herbe verte

Mouillée de pluie et de rosée.

Et si tu veux, souviens-toi…

Et si tu veux, oublie…

Je ne verrai point les ombres,

Je ne sentirai point la pluie,

Je n’entendrai point le rossignol

Continuer de chanter, comme s’il était douloureux :

Et rêvant à travers le crépuscule

Qui ni ne se lève, ni ne se couche,

Heureuse, je pourrai me souvenir,

Heureuse, je pourrai oublier.

 

(Christina Rossetti)

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16/12/2017

La rage de survivre (Antonio Fonseca)

la rage de survivre.jpgLe 18 novembre 1965, Antonio Fonseca, jeune immigré portugais récemment arrivé en France, travaille de nuit dans un tunnel mal éclairé de la SNCF quand il est happé par un train de voyageurs qu’il n’a pas entendu arriver. Traîné sur plus de cent mètres, il se retrouve amputé d’un bras et de ses deux jambes. Il reste plus d’un an à l’hôpital, dans des souffrances intolérables, aux limites entre la vie et la mort. Mais la rage de survivre l’emporte. Le courageux Antonio supporte tout et commence à entrevoir un début d’embellie quand un médecin spécialisé lui annonce qu’il y a une possibilité de l’appareiller. Et c’est le début d’une très longue série d’efforts pour se remettre debout et commencer à remarcher et à revenir peu à peu sur le chemin de la vie.

« La rage de survivre » est un témoignage aussi émouvant que roboratif. L’auteur nous communique son enthousiasme et sa passion pour la vie. Il reconnaît que c’est surtout grâce à sa foi vivante, solide, indestructible, qu’il est parvenu à se reconstruire peu à peu, qu’il n’en a jamais voulu ni à Dieu ni aux hommes du malheur qui l’a frappé. Une magnifique leçon de courage, et d’optimisme doublée d’un très beau message de réconciliation et de fraternité. Un livre qui fait du bien, qui laisse admiratif devant tant de confiance en la Providence et de ténacité et qui ne se lit pas, qui se dévore. À découvrir pour oublier son blues, ses petites misères et autres ridicules contrariétés…

4,5/5

08:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/12/2017

Pensées plus ou moins correctes (108)

Brillat.jpgMANGER

« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es. »

(Brillat-Savarin)

MANTE-RELIGIEUSE

« On s’étonne que la mante-religieuse dévore son mâle après l’amour. Il ne manque pourtant pas de femmes qui en font autant. »

(Etienne Rey)

MANUSCRIT

« Votre manuscrit est à la fois bon et original ; mais la partie qui est bonne n’est pas originale et la partie qui est originale n’est pas bonne. »

(Samuel Johnson)

MARCHER

« À quoi te sert de marcher aussi vite ? Ton derrière arrivera toujours après ta tête ! »

(Proverbe africain)

« C’est en marchant qu’on trouve les solutions. »

« On ne sait jamais si on marche sur une semence ou sur un débris. »

(Alfred de Musset)

« Un idiot qui marche vaut deux intellectuels assis. »

(J. Merleau-Ponty)

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14/12/2017

Marche nordique

09:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

13/12/2017

Extraterrestres, secret d'Etat (Jean-Gabriel Greslé)

extraterrestres.jpgAu début du mois de juillet 1947, se produisit un événement tout à fait exceptionnel. Un objet volant ne procédant pas d’une technologie humaine connue s’écrasa dans le désert du Nouveau-Mexique à une cinquantaine de kilomètres au nord de la ville de Roswell. Dès le lendemain matin, une caravane de secours de l’armée de l'Air arrivée sur les lieux découvre l’épave d’un engin aérien d’origine indéterminée, dont l’avant était enfoncé à la base d’une falaise. Des corps humanoïdes furent également découverts. Les témoignages permettent de penser que quatre ou cinq cadavres de petite taille furent retrouvés. Il est même possible qu’il y ait eu un survivant…

« Extraterrestres, secret d’État » est une étude rigoureuse, sourcée et particulièrement bien documentée sur le phénomène des objets volants non identifiés en général et sur l’affaire de Roswell en particulier. Avec le recul du temps, il devient de plus en plus évident que la thèse du ballon météorologique, servie pour faire pare-feu, ne tient pas la route. Comment expliquer qu’il fallut un bombardier « Superfortress » pour emmener tous les débris de l’appareil au GQG ou que les matières retrouvées ne purent ni être rayées ni être brûlées et que certaines, même pliées de nombreuses fois retrouvaient toujours leur forme initiale ? Une enquête passionnante et méthodique basée sur des documents déclassifiés de la CIA et du FBI qui démontre que ces incursions étranges (Roswell ne fut pas la seule, loin de là) se produisaient au-dessus des bases atomiques les plus secrètes des Etats-Unis ce qui laisse à penser que ces « visiteurs » s’y intéressaient particulièrement. La trentaine de pages d’annexe en fin de volume offre de nombreux fac-similés de documents qui étayent solidement la thèse.

4/5

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