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28/02/2017

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitres 1 à 3)

08:57 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

27/02/2017

Les perles et les cochons (Jean Dutourd)

index.jpgAu temps d’Henri II, un aristocrate qui a accumulé une jolie fortune en récupérant les dots de ses épouses successives mortes prématurément, rencontre une belle courtisane au charme de laquelle il ne peut résister… Un âne « bibliophore », c’est-à-dire porteur de centaines de livres, rencontre un singe écrivain qui lui déclare s’appeler François Arouet… Suite à un naufrage en Méditerranée, un dauphin recueille un singe, unique survivant d’un équipage anglais… Socrate et Dupont discutent doctement de l’abolition de la peine de mort et ne sont d’accord sur rien… Le président d’un petit état des rives du Danube vient plaider la cause de son pays devant une commission qui ne comprend pas bien ce que peut bien signifier un « socialisme à visage humain »…

« Les perles et les cochons » est un recueil de 39 courts textes de styles divers et variés, tous marqués de l’humour particulier de Jean Dutourd. On y trouve des fables de Jean de La Fontaine remises au goût du jour, c’est-à-dire nettement plus noires et plus pessimistes que les originales (le chêne et le roseau, le lion et le rat et bien d’autres encore comme cette version du loup et l’agneau qui est un petit chef-d’œuvre à elle toute seule), quelques contes bien sombres comme celui de Barbe-bleue ou celui de la Belle et la Bête, et des mythes comme celui de Sisyphe ou de Promethée. L’ensemble est un vrai régal de lecture qui donne à réfléchir, car en plus d’une plume aussi élégante que flamboyante, le lecteur y trouve une grande finesse d’analyse et une intelligence remarquable. Lisez Dutourd.

4,5/5

 

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25/02/2017

De la maison autonome à l'économie solidaire (Patrick Baronnet)

de la maison autonome.jpgEn mai 1968, la famille Baronnet souhaite quitter Paris pour aller revivre à la campagne, construire une maison en empruntant le moins possible, pour ne pas perdre sa vie à la gagner. Ne pas se contenter de brasser des concepts, de rêver sur des utopies de lendemains qui chantent, mais passer à l’acte. Construire une micro-économie limitée, mais surtout en voir le bout, la réalisation concrète. D’où le concept de la « maison autonome » en énergie et en eau avec recyclage maximal des déchets et empreinte carbone minimale. Au départ, juste une petite maison bretonne en ruines, achetée 40 000 F (soit 6000 €), autant dire pour une bouchée de pain qu’il fallut retaper puis agrandir et doter de serres, panneaux photovoltaïques, chauffe-eau solaire, éoliennes, toilettes sèches, lagunage de traitement des eaux grises et maintenant un grand « zome » qui sert de salle commune…

« De la maison autonome à l’économie solidaire » n’est pas seulement un livre technique permettant de faire partager une expérience de plus de quarante années de recherche appliquée sur les énergies douces et sur une vie moins polluante, c’est aussi un petit manuel de vie inspirée des préceptes de Lanza del Vasto ou de Pierre Rabhi, sans oublier un très utile carnet d’adresses et une bibliographie conséquente. Un livre à conseiller à toutes celles et tous ceux qui voudraient se lancer sur les traces de ces pionniers qui ont déjà reçu plus de 100 000 personnes (visiteurs ou stagiaires) dans leur maison autonome et sont en passe de créer maintenant un véritable éco-village.

4/5

 

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23/02/2017

Le siècle des lumières éteintes (Jean Dutourd)

le siècle des lumières éteintes.jpgC’est une étrange manie que celle de vouloir changer le mode de scrutin à chaque fois que ça arrange ! « La proportionnelle est la planche de salut des incapables, des nullots, des gens qui, pendant les années qu’ils étaient au pouvoir n’ont fait que des stupidités, sans parler de ceux qui se sont mis un peu d’argent dans les poches », note l’auteur, assez peu satisfait des grandes avancées des années Mitterand… Sans parler de la manie de distribuer à tout-va des décorations à des étrangers, et particulièrement à des Américains que cela laisse relativement indifférent… Manie également de s’incruster au pouvoir, même après que le peuple vous a infligé un démenti sanglant… Paradoxe des commémorations du bicentenaire de la Révolution française, qui fait que Louis XVI et Marie-Antoinette, par leur martyr, en deviennent les figures dominantes…

« Le siècle des lumières éteintes » est un recueil de chroniques éditoriales parues dans France-Soir entre 1992 et 1999. L’académicien Dutourd y disposait en première page d’une tribune qui lui permettait, chaque semaine, de donner son avis sur un fait de société, une tendance ou n’importe quel événement politique du moment. Il y faisait preuve d’une telle intelligence, d’une telle clairvoyance, d’un tel esprit et d’un tel humour, que le jour de sa parution, le samedi, le journal enregistrait ses meilleures ventes. Il en fut pourtant éjecté fort inélégamment, après plus de trente années de bons et loyaux services et en fut très chagriné comme il le raconte en introduction et en conclusion. Relire ces articles peut sembler paradoxal et sans grand intérêt. Même si ces vieilles « actualités » sont devenues du passé et presque de l’histoire, le style est tellement bon, l’esprit tellement affuté et la plume tellement élégante que cela reste encore un plaisir de fin gourmet.

4/5

 

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21/02/2017

Phantasmopolis (Bernard Bouillon)

phantasmopolis.jpgDans un futur aussi lointain qu’indéterminé, Kobal et Malorel, deux astronautes embarqués dans un voyage commercial interstellaire de 500 années relatives, décident de faire étape sur Luxuria, planète de loisirs un peu particulière. La réalisation de tous les fantasmes, même les plus improbables y est possible. Fort peu vêtus, les habitants pratiquent l’amour libre sans le moindre complexe. Et pourtant, Kobal peine un peu à faire les rencontres qui lui permettraient d’enfin assouvir tous ses désirs…

« Phantamopolis » est un roman de science-fiction d’une belle originalité. L’intrigue en est très surprenante. Elle part sur un thème genre « île des plaisirs », avec une certaine malice et pas mal d’érotisme élégant mais sans la moindre vulgarité. Et elle s’achève en un space-opéra plein de turbulences galactiques avec empires décadents et androïdes fidèles pour des millénaires. Les personnages surprennent aussi, car ils ne sont jamais exactement ce qu’on imagine et prennent de l’épaisseur au fil de la narration. Si l’on y ajoute que la plume de Bernard Bouillon est de très belle facture, l’ensemble donne un ouvrage très agréable à lire, plein d’humour, d’onirisme et même de poésie. Une jolie découverte. C’est suffisamment rare pour ne pas le noter.

4/5

 

08:44 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

19/02/2017

Dutouriana (Jean Dutourd)

Dutouriana.pngToute sa vie, Jean Dutourd a cherché à noter le trait fulgurant ou l’idée originale apparue au moment le plus saugrenu. Aussi a-t-il fini par se munir d’un petit carnet de moleskine et d’un crayon pour ne rien manquer de ce qui lui traversait l’esprit. Et les bons mots, les traits d’humour et autres maximes n’ont pas manqué de s’y inscrire au fil du temps et de l’inspiration. « On ne brûle plus les sorcières, ni même les livres, mais on brûle toujours les idées »… « Voir le mal partout rend aussi crédule que de ne le voir nulle part »… « Les prêtres dégoûtent les enfants de la religion comme les professeurs les dégoûtent des classiques »… « Le crétin se reconnaît à son goût pour les exactitudes inutiles »… « Le public n’a le droit de savoir que ce qu’on lui raconte », entre autres…

« Dutouriana » est un court (123 pages) recueil de maximes, pensées, aphorismes, petites notes, remarques ou mini-chroniques compilées au fil du temps, sans thème ni ordre particulier, ce qui permet de lire l'ouvrage dans n’importe quel sens, en diagonale, au fil des pages ou en picorant de-ci de-là. Le lecteur ne pourra qu’éprouver le plaisir rare et délicat de fréquenter un grand esprit, toujours plein de sagesse et de philosophie un peu désabusée et ne manquant jamais d’humour. Plus qu’intéressant : passionnant.

4/5

 

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17/02/2017

Comment augmenter le chômage (Bruno Jarrosson)

 

comment augmenter le chômage.jpgDe 1974 à 2016, la France est passée de 200 000 à 3 550 000 demandeurs d’emploi. Autant dire que, droite gauche confondues, tous nos gouvernants n’ont fait qu’aggraver la situation même aux (rares) moments où une véritable croissance permettait à d’autres de résorber le leur ! De coups de pouce en coups de pouce au SMIC, ils n’ont fait que renchérir le coût du travail et mieux affûter cette arme de destruction massive de l’emploi. Quant aux 35 heures, elles n’ont pas créé d’emplois supplémentaires, elles en ont détruit ! Les charges sociales sur le travail ont rien moins que doublé en 40 ans. Quant au déficit de la balance commerciale, il est passé de 2,6 milliards d’euros en 1974 à 58,4 milliards en 2014. Sans parler du RSA, qui bien utilisé peut devenir plus avantageux que le SMIC, des syndicats les plus archaïques du monde et d’un Code du travail de 3700 pages, sans doute le plus foisonnant du monde. Celui de la Suisse n’en comporte que 117 ! Eh oui, tout semble avoir été fait pour augmenter le chômage, arriver au chômage de masse, à l’oisiveté généralisée. Et pourtant, il semble que l’on puisse faire encore mieux…

« Comment augmenter le chômage », sous-titré « Non, ils n’ont pas tout essayé ! » se présente comme un essai dont le ton ironique et très second degré pourrait faire penser à un pamphlet pas très sérieux. Mais il n’en est rien. La documentation est solide et l’argumentation tient bien la route. Les solutions existent. On les a rencontrées. Ailleurs. Mais en France, on ne veut pas en entendre parler. Il va sans dire que l’auteur prône le libéralisme, tente d’innocenter la mondialisation, la technocratie bruxelloise et même certaines formes de capitalisme sauvage comme l'ubérisation de la société. Il semble un peu plus léger sur le dumping social et écologique des pays à bas coût de main d’œuvre et autre importation massive de travailleurs non qualifiés. On aurait aimé qu’il développe et étaie plus certains arguments et ne se contente pas d’asséner comme vérité première qu’une taxation aux frontières de produits réimportés ne ferait qu’appauvrir le pays et créer encore plus de chômage. Un essai fort intéressant qui a le mérite de poser le problème avec un humour certain. Une intelligente démonstration par l’absurde.

4/5

 

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15/02/2017

La porte (J.B.Leblanc)

la porte.jpgAlors qu’au Vatican, l’ambassadeur tchèque tente d’en savoir plus auprès des autorités pontificales au sujet de la scandaleuse affaire du pont Charles, en Bourgogne, un certain Charles Ravière, sorcier wiccan autoproclamé, s’installe dans un petit village pour y créer sa secte. Patrick Sullen, flic des Renseignements Généraux, en voulant enquêter sur le phénomène, tombe à sa merci et se retrouve nu et enchainé au pilier en béton d’une cave sordide… Au cours d’une messe noire particulièrement glauque, Ravier le transforme en disciple de Lucifer…

« La porte » est le troisième et dernier tome d’une série tout ce qu’il y a de gore et de plus en plus axée sur le « hard » satanisme. Rien n’est épargné au lecteur, outre les meurtres habituels des thrillers, tortures en tous genres, cannibalisme, messes noires et apparitions de monstres sortis des enfers. Attention, ces livres ne sont pas à mettre entre toutes les mains. Il est fortement conseillé aux âmes sensibles de s’abstenir. Cauchemars garantis pour les amateurs. En effet, ce dernier opus termine en crescendo et s’achemine vers une fin aussi terrible que laborieuse. Le héros, Nataniel Dresde, a une peine folle à rouvrir la porte des enfers qu’il a malencontreusement fermée. Et le rythme en souffre nettement. Dans l’ensemble, un ouvrage glaçant d’épouvante proche de l’univers de Dean Koontz, lequel aurait d’ailleurs su raconter la même histoire en trois fois moins de pages…

4/5

 

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14/02/2017

Diego Modena (Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström")

08:29 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

13/02/2017

L'ère du diable (J.B. Leblanc)

L'ère du diable.jpgAu Brésil, Cesare, prêtre exorciste est assassiné à l’intérieur d’une église. En France, Coraline, prostituée, s’intéresse à un client un peu étrange qui n’est autre que Nathaniel Dresde. En Italie, quatre hauts responsables du Vatican se réunissent en secret pour faire le point : le père Cesare est le troisième exorciste assassiné en très peu de temps. C’est très inquiétant et ne peut pas être une simple coïncidence. D’autant plus que le père Fantino, autre exorciste, a disparu de façon mystérieuse. Quant au commandant Marchegiani, il ne se remet pas de son échec dans l’affaire Kolber. Il est persuadé de la culpabilité de Dresde mais, sans preuve indiscutable, il ne peut rien faire…

« L’ère du Diable » est le deuxième tome de la trilogie paranormale proposée par J.B.Leblanc. Cette histoire relève du thriller ésotérique et fantastique avec un nouveau palier franchi dans l’horreur et l’épouvante. Contrairement au premier tome où l’on revenait souvent en arrière, cette fois, cela se produit beaucoup moins souvent, ce qui permet un bien meilleur rythme de narration. Les évènements s’enchainent à toute allure, l’horreur s’amplifie, le complot luciférien prend de l’ampleur. Le diable ne s’attaque plus seulement à l’Église catholique mais aussi à l’islam et même au judaïsme ! Il se permet une véritable hécatombe d’exorcistes et toutes sortes de destructions improbables comme dans la scène du pont Charles. Les personnages, et particulièrement celui de Nataniel Dresde, prennent de l’épaisseur, de l’ampleur et de l’intérêt. L’intrigue est haletante et menée avec brio. Seul petit reproche : encore des approximations lexicales et des coquilles qui agacent un peu le lecteur attaché à la précision de la langue. Au bout du compte, un très bon et très effrayant ouvrage à déconseiller aux cartésiens et aux âmes sensibles quand même !

3,5/5

 

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