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21/03/2019

La guerre du peuple du froid (George-Jean Arnaud)

La-guerre-du-peuple-du-froid.jpgLe Bulb, mi-animal, mi-intelligence artificielle géante sur orbite géostationnaire, se meurt lentement dans d’atroces souffrances. Gus tente désespérément de transférer toutes ses données sur un très jeune cerveau en usant d’une sorte de télépathie… Le caudillo Herandez détient en otage Jdrien, le fils aîné de Lien Rag, celui qu’on appelait « le Messie des Roux ». Ce qui a entrainé ces derniers dans un conflit qui tend à se généraliser. Ils creusent toutes sortes de souterrains en partant de très loin, ainsi arrivent-ils à saper les fondations d’édifices ou de voies de communication ce qui a pour conséquence d’engloutir trains, ponts et immeubles… Le Consortium des Bonzes se permet de ravitailler les troupes de la Guilde, provocation que la Présidente Yeuse Semper considère comme un acte hostile, un casus belli. Résultat : un navire est attaqué par ses hydravions…

« La guerre des peuples du froid » est un nouvel épisode de l’immense et improbable saga « La compagnie des glaces », œuvre assez difficilement classable. Disons aux limites de la science-fiction, de l'archéo-futurisme et du steampunk. Une fois encore les dirigeables, les hydravions, les trains et autres prototypes vont décider de l’issue d’une guerre qui n’en finit pas. Ann Suba et ses équipes n’arrivent pas à mettre au point leur dernier prototype, un dirigeavion, sorte de compromis géant entre l’avion et le dirigeable. Comme aucun des évènements n’arrive à sa conclusion, il ne reste au lecteur d’autre issue que de se précipiter sur le tome suivant pour en savoir un peu plus. Plus de 60 tomes, ça demande de la constance !

4/5

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20/03/2019

Maurice et Malvina (Nouvelle)

09:01 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/03/2019

Les millénaires perdus (George-Jean Arnaud)

Les-millenaires-perdus.jpgEn Patagonie, la Guilde a débarqué entre 20 et 30 000 hommes ainsi qu’un formidable matériel militaire. Pour éviter de se retrouver capturée, la Présidente Yeuse Semper, à bord de son train a fui en direction des sommets enneigés de la Cordillière des Andes. Elle finit par se retrouver encerclée à Isabel, petite station de l’ouest, au pied des montagnes, sur la ligne 1917. Elle avait tenté d’organiser un guet-apens qui a lamentablement échoué. Parviendra-t-elle à échapper à ses poursuivants ? Pendant ce temps, les Harponneurs détruisent systématiquement toutes les stations qui tentent d’opposer la moindre résistance à leur progression. Autant dire que la situation n’est pas loin d’être désespérée, les forces loyalistes étant en infériorité numérique et technique…

« Les millénaires perdus » fait partie de la saga fleuve « La compagnie des glaces ». On peut classer ce tome dans une forme de science-fiction uchronique, fantastique et avec des touches de steampunk. En effet, ce seront les hydravions, les dirigeables et autres monstres aériens qui permettront d’éviter la catastrophe annoncée. Une fois encore, les problèmes de logistique, de ravitaillement des populations et autres impédimenta purement matériels se retrouvent au premier rang des préoccupations. Si on y ajoute quelques épisodes assez crus et un certain nombre de scènes de batailles, on obtient un cocktail plutôt sympathique d’aventures pleines de suspens et de rebondissements. Le lecteur n’avance qu’un peu dans l’intrigue. Ainsi apprend-il que le fameux héritage du Bulb sur lequel il se posait des questions au tome précédent n’est après tout que désastre, misère, dégoût de l’humanité, haine et mort. Tome intéressant surtout pour l’imagination et la qualité du style du grand G.J.Arnaud.

4/5

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17/03/2019

Poèmes pour petits et grands (70)

prévert.jpgIl faut passer le temps

 

On croit que c’est facile de ne rien faire du tout

Au fond c’est difficile c’est difficile comme tout

Il faut passer le temps c’est tout un travail

Il faut passer le temps c’est un travail de titan.

Ah ! Du matin au soir

je ne faisais rien

Ah ! quelle drôle de chose

Du matin au soir

Du soir au matin

Je faisais la même chose

Rien !

Je ne faisais rien

J’avais les moyens

Ah ! quelle triste histoire

J’aurais pu tout avoir

Oui, ce que j’aurais voulu

Si je l’avais voulu

Je l’aurais eu

Mais je n’avais envie de rien.

Un jour pourtant je vis un chien

Ce chien qui me plut je l’eus

C’était un grand chien

Un chien de berger

Mais la pauvre bête

Comme elle s’ennuyait

S’ennuyait d’son maître

Un vieil Ecossais

J’ai acheté son maître

J’avais les moyens

Ah ! quel drôle d’écho !

Oh ! Quel drôle d’Écossais c’était

Que le berger de mon chien

Toute la journée il pleurait

Toute la nuit il sanglotait

Ah ! C’était tout à fait insensé

L’Ecossais dépérissait

Il ne voulait rien entendre

Il parlait même de se pendre

J’aime mieux mes moutons

Chantait-il en écossais

Et le chien aboyait

En l’entendant chanter

J’avais les moyens

J’achetai les moutons

Je les mis dans mon salon

Alors ils broutèrent mes tapis

Et puis ils crevèrent d’ennui

Et dans la tombe

L’Écossais les suivit

Ah ! Et le chien aussi

C’est alors que je partis en croisière

Pour-me-calmer-mes-petits-nerfs.

 

(Jacques Prévert)

08:39 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

16/03/2019

J'apprends à tailler mes arbres (Alain Pontoppidan)

j'apprends à tailler.jpgLe vigneron taille ses vignes, l'arboriculteur ses fruitiers, le paysagiste les haies et massifs de ses clients. Ces professionnels ont certainement de bonnes raisons de pratiquer ainsi. Seul le jardinier amateur craint de porter le fer sur son pommier, son poirier ou son kiwi en se demandant toujours s’il coupe au bon endroit, s’il ne va faire plus de mal que de bien. Tout juste accepte-t-il de couper thuyas, lauriers ou troène au cordeau quand il s’aperçoit que, s’il ne le fait pas, ses haies vont finir par avoir triste mine et plus de bois que de feuillage ! D’où la nécessité d’un livre comme celui d’Alain Pontopiddan qui propose d’apprendre cet art aux néophytes. Mais pour lui, il faut pratiquer en douceur, cesser de martyriser les arbres. Pas question de se précipiter sur la cisaille ou le sécateur. Il faut savoir poser les outils, bien observer l’arbre et bien réfléchir à ce qu’on fait…

Cet ouvrage de vulgarisation technique ne se présente pas vraiment comme un simple guide d’apprentissage de la taille de tous les arbres. Il se propose surtout d’apprendre au lecteur ce qu’est un arbre, comment il se développe, ce que sont liber, cambium ou abscission foliaire. Les explications sont claires et agréables à lire, illustrées de nombreux dessins, croquis et photos couleur. La taille de chaque arbre fruitier ou d’ornement est étudiée et présentée après les généralités. Ensemble intéressant et de qualité avec un seul bémol : il est annoncé sur la couverture « Facile et bio ». Bio sans doute. Facile, on a des doutes. La lecture achevée, il est peu évident que l’amateur lambda ose aller plus loin que le nettoyage des bois morts et des gourmands tant l’auteur insiste sur la non-taille pour le respect de l’arbre. Paradoxal pour un « petit manuel de taille douce » !

3/5

08:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/03/2019

Pensées plus ou moins correctes (151)

Talleyrand.jpg« Dieu a donné la parole à l’homme pour dissimuler sa pensée. »

(Talleyrand)

« La parole est la pensée extérieure, et la pensée est la parole intérieure. »

(Rivarol)

« La parole sert surtout pour s’opposer aux autres. »

« La parole est d’argent mais le silence est d’or. »

« Les paroles s’envolent, les écrits restent. »

PARTAGER

« Je ne partage pas toutes vos idées, mais je me battrai pour que puissiez les exprimer. »

(Voltaire)

PARTI

« Le régime des partis, c’est la pagaille. »

(Charles de Gaulle)

« Le parti est la folie de beaucoup au bénéfice de quelques-uns. »

(A. Pope)

« Tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique. »

(Charles Péguy)

PARTICIPER

« Je ne veux pas participer à ce modèle de société qui a donné à l’argent plus d’importance qu'à la vie. Je suis ici-bas pour vivre, je ne suis pas ici pour augmenter le produit national brut. »

(Pierre Rabhi)

14/03/2019

L'héritage du Bulb (George-Jean Arnaud)

Lheritage-du-bulb.jpgÀ la manufacture Kurts, six mois à peine après la mort dramatique de Kurts le pirate, Ann Suba fait mettre à l’eau un premier prototype d’hydravion géant doté de puissants moteurs à turbo propulsion. Pour y parvenir, elle utilise comme grue le dirigeable « Asia ». Pendant ce temps, Liensun fait débiter d’énormes quantités de bois destinées à être installés sur la plate-forme géante de Lacustra City qui, en moins de deux années devrait atteindre une surface de rien moins qu’un million de mètres carrés. En Antarctique, Jdrien lui, se retrouve à vivre dans un igloo au milieu des Roux, peuplade primitive qui n’a de cesse de se partager femmes, jeunes filles et même gamines de cinq ou six ans. Comme Jdrien refuse de se livrer à ce genre de fornication, les Roux ne comprennent pas…

« L’héritage du Bulb » est un des très nombreux épisodes de la saga fleuve de G.J. Arnaud « La compagnie des glaces ». Avec cette histoire étrange, le lecteur se retrouve dans un cadre que l’on pourrait qualifier d'archéo futurisme, d’anticipation rétroactive voire de steampunk. En effet, cette intrigue fait la part belle aux dirigeables, aux hydravions et aux vaisseaux géants capturés par des pirates. Le monde n’a pas subi un réchauffement climatique, mais un refroidissement avec expansion des glaces, inondations et autres cataclysmes. L’humanité n’a de cesse de tenter de survivre fort difficilement. Les besoins en ravitaillement en énergie (huile de baleine ou de phoque) et en nourriture (viande de mouton) sont un souci perpétuel et le principal ressort dramatique de cet épisode. Ce style est très en vogue aujourd’hui dans le milieu de la SF. Notre prolifique et fort imaginatif auteur fut donc un précurseur vu que l’œuvre date des années 90 de l'autre siècle. Style de qualité, narration vive et dynamique et nombreux rebondissements (nous sommes à un moment clé de la saga) permettent d’offrir un agréable moment de lecture et donnent surtout envie de poursuivre la découverte d’une saga hors-norme qui mériterait sans doute une adaptation cinématographique.

4/5

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12/03/2019

Le dernier des Spartians (roman)

08:26 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

10/03/2019

Régimes, régimes (Sketch)

08:19 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

09/03/2019

Le diamant noir (Peter Mayle)

Le diamant noir.jpgLuciano Bennett, jeune ressortissant britannique implanté depuis quelques années en Provence, habite dans le petit village de Saint Martin-le-Vieux. Georgette, brave femme obsédée par la propreté, s’occupe de son ménage avec une grande conscience professionnelle. À court de perspectives dans l’immobilier, il envoie une petite annonce dans le Herald Tribune comme certains lancent une bouteille à la mer. Il se dit prêt à accepter « tout poste intéressant même si inhabituel, de préférence entre Aix et Avignon ». Un richissime homme d’affaire anglais, Julian Poe, le convie dans son immense propriété et lui propose l’étrange mission de le remplacer pendant quelques mois à Monaco, histoire de tromper le fisc français. Mais une histoire de mallette volée contenant des documents de valeur considérable dans le domaine de la culture de la truffe noire transforme cette incroyable sinécure en véritable cauchemar…

« Le diamant noir » se présente comme un roman d’aventures plus ou moins policières rempli de personnages truculents et plutôt improbables comme une brute napolitaine, un lord plutôt louche, un inquiétant mafieux corse proche des milieux indépendantistes, un moine rubicond, fondateur d’une confrérie bachique, une jeune femme issu des corps d’élite de Tsahal, un garde du corps japonais karatéka d’exception et quelques autres, pas piqués des hannetons. Lire ce livre revient à passer un excellent moment de détente. De nombreuses scènes sont agrémentés de petits traits d’humour british comme autant d’épices relevant une sauce aventureuse rondement menée. Jusqu’à présent, nous avions apprécié le talent de l’auteur pour ses charmants ouvrages sur la Provence (« Le bonheur en Provence », « Une année en Provence », « Provence toujours » et sur la bonne table (« Aventures dans la France gourmande »). Avec cet ouvrage très réussi, nous découvrons une autre facette de son talent, celle d’auteur de fictions picaresques à suspens.

4/5

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