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30/06/2017

Dorian Evergreen

08:41 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

29/06/2017

Les disparues de la Saint-Jean (Laurent Cabrol)

Les disparues de la Saint-Jean.jpgAu début des années soixante, à quelques années de distance, trois jeunes filles, Isabelle, Clémence et Adeline, disparaissent d’un petit village du Tarn au cours de la nuit de la Saint-Jean. Les gendarmes concluent à des fugues sans conséquence. Mais, Justin Gilles, journaliste localier, est certain que les trois filles ont été assassinées par un tueur en série qui sévirait sur le Causse. Ses articles obligent à relancer l’enquête. Les soupçons se portent alors sur un jeune berger, Christophe Solal, qui est rapidement incarcéré par un juge d’instruction. Est-il le véritable coupable ?

« Les disparues de la Saint-Jean » est un roman policier en milieu rural sans véritable enquêteur à la Maigret, Holmès ou Poirot mais sous la houlette d’un commandant de gendarmerie psychorigide et d’un juge d’instruction frustré. Avec pareils bras cassés, l’erreur judiciaire n’est pas très loin. Parfaitement écrit, ce roman se lit quasiment d’une traite tant l’ambiance campagnarde est bien rendue et le suspens magistralement maintenu. Laurent Cabrol, journaliste météo bien connu, se révèle également romancier de terroir de haut niveau. Ses personnages, excellemment décrits sont tous pétris d’humanité et cette histoire à la chute aussi réussie qu’inattendue est d’une noirceur et d’une réalité qui donne à réfléchir. Quand la justice s’emmêle les pinceaux, les dommages collatéraux s’accumulent.

4,5/5

 

09:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

28/06/2017

Poèmes pour petits et grands (9)

antonin artaud.jpgAmour

 

Et l’amour ? Il faut nous laver

De cette crasse héréditaire

Où notre vermine stellaire

Continue à se prélasser

 

L’orgue, l’orgue qui moud le vent

Le ressac de la mer furieuse

Sont comme la mélodie creuse

De ce rêve déconcertant

 

D’elle, de nous, ou de cette âme

Que nous assîmes au banquet

Dites-nous quel est le trompé

Ô inspirateur des infâmes

 

Celle qui couche dans mon lit

Et partage l’air de ma chambre

Peut jouer aux dés sur la table

Le ciel même de mon esprit

 

(Antonin Arthaud)

 

09:11 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

27/06/2017

Comprendre l'argent (Rémy Mathieu)

comprendre l'argent.pngSeul 5% de l’argent sur terre circule sous forme de pièces et de billets. 95% est informatique donc virtuel. Les banques peuvent prêter beaucoup plus d’argent qu’elles n’en possèdent réellement en dépôt (jusqu’à 98%). Elles créent « ex nihilo » de l’argent en accordant un crédit. Les banquiers prêtent donc de l’argent qu’ils n’ont pas et demandent des intérêts dessus ! Les Etats pourraient emprunter à leurs propres banques sans aucun intérêt, mais ils ont voté des lois (en 1973 en France) pour se l’interdire et s’obliger à passer par des banques privées pour se financer. Résultat : une augmentation exponentielle de la dette qui ne fera que croître et embellir tant que l’Etat signera des budgets en déficit et empruntera de cette manière…

« Comprendre l'argent » est un court essai économique clair et assez facile d’accès ce qui est plutôt rare dans ce genre d’ouvrage. L’auteur met l’accent sur un scandale encore mal perçu par le public et même par certains journalistes ou hommes politiques. Ce système qui enrichit moins de 1% de l’humanité est source de souffrances et de misères de toutes sortes (chômage, pauvreté, désordres de toute nature) pour les 99% restant. Il serait temps que l’opinion publique prenne conscience de cette réalité et que des gens courageux se lèvent pour siffler la fin des réjouissances pour les ploutocrates qui tirent les ficelles de cette sinistre comédie. Ce serait le seul moyen d’en finir avec les crises économiques à répétition, les krachs boursiers et d’arriver à une meilleure répartition des fruits du travail humain. Jusqu’à présent seuls les Islandais ont eu ce courage. Ils ont nationalisé les banques, mis les banquiers en prison et ne s’en portent que mieux. Leur économie est florissante ! Un petit livre à ne pas manquer pour bien comprendre la problématique de l'argent et de la dette, disponible gracieusement sur la plateforme éponyme, ce qui ne gâte rien.

4,5/5

 

08:27 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

26/06/2017

Le mammouth m'a tué

08:47 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

25/06/2017

Propos de ville et propos de théâtre (Henry Murger)

propos de ville.jpgUn journaliste n’ayant rien à proposer à son chef a l’idée de jeter dans la Seine un chapeau trouvé sur un banc et de hurler à la noyade. Les passants s’attroupent, croient à une noyade et alertent les autorités. Pour le plumitif en manque de matière, ce sera un de ses meilleurs « papiers »… Savez-vous ce que Montaigne disait des hommes qui épousent leur maîtresse ? « Ce sont des gens qui crachent dans leur verre avant que de boire »… Le Français sait le mieux faire l’amour ; l'Italien le fait mieux agir ; le Russe le fait agir et parler également bien ; l’Allemand l’endort ; le Polonais le ruine…

« Propos de ville et propos de théâtre » est un recueil de petits articles, d’anecdotes, d’historiettes, de traits d’esprit et de chroniques de pièces de théâtre. Une sorte de fourre-tout pétri d’humour et d’ironie plus ou moins grinçante. Une sorte de concentré de l’esprit français et même parisien. Bien que datant de 1853, cet ouvrage reste d’une lecture agréable. C’est pétillant, corrosif, parfois poétique, philosophique, même si certaines références sont perdues et même si l’auteur a des femmes une vision désenchantée et frôlant la misogynie. Certains textes ont plus d’intérêt que d’autres. Ainsi sort du lot celui sur le temps trop doux du mois de janvier qui permet toutes sortes d’extravagances et une incursion dans le fantastique désopilant très proche du surréalisme. Idem pour la série de portraits archétypaux de toutes sortes de piètres personnages gravitant autour du théâtre et de la littérature. Il y a du Saint-Simon chez Murger, auteur qui ne mérite le détour.

4,5/5

 

08:21 Publié dans Humour, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

24/06/2017

Pensées plus ou moins correctes (91)

 

tolkien.jpgJOYEUX

« Si nous étions plus nombreux à apprécier la bonne chère, la gaieté et les chansons plus que les pièces d’or, ce monde serait plus joyeux. »

(J.R.R. Tolkien)

JUGEMENT

« Il en est de nos jugements comme de nos montres. Aucune ne dit comme l’autre mais chacun se fie à la sienne. »

(A. Pope)

« Tout le monde se plaint de sa mémoire et personne ne se plaint de son jugement. »

« On est quelquefois sot avec de l’esprit, mais on ne l’est jamais avec son jugement. »

(La Rochefoucauld)

« Rien n’égale notre hâte à donner force de loi aux jugements que nous portons sur notre prochain, surtout s’ils sont défavorables. »

(Tristan Bernard)

 

23/06/2017

L'homme au stylo (Marcel Idiers)

L'homme au stylo.jpgLe commissaire Poupart est appelé dans un théâtre parisien suite à l’assassinat de la comédienne Mona Stella. En réalité, celle-ci n’était qu’évanouie. Un individu lui a fait livrer une corbeille de roses, a soudoyé son habilleuse et s’est présenté sous le nom de Maxime Fontani, imprésario voulant lui proposer un contrat mirifique. Il en a profité pour lui injecter un somnifère et lui dérober ses bijoux. Les méthodes employées amènent Poupart à penser qu’il a affaire à l’insaisissable « homme au stylo ». Peu après, un jeune journaliste et un détective privé nommé Furet se lancent à leur tour sur la piste du voleur…

« L’homme au stylo » se présente comme un roman populaire et feuilletonesque dans l’esprit du célébrissime Arsène Lupin. En effet, le héros vole aux riches pour donner aux pauvres, ridiculise ses poursuivants et, tel un véritable Frégoli, change en permanence d’aspect et de déguisement, se rendant ainsi quasiment impossible à capturer. La trentaine, joli garçon, grand, mince et élégant, il habite un appartement trois pièces dans une rue calme d’un quartier chic du vieux Passy. Insaisissable et mystérieux, ce voleur gentleman, ne tue jamais et choisit ses victimes parmi les individus qui ont acquis leur richesse de façon peu recommandable. Adepte du déguisement, mais uniquement lorsqu’il n’est pas sur un coup, il a l’habitude d’opérer avec un stylo dissimulant une seringue Pravas qui lui permet d’injecter un liquide opiacé capable de provoquer un sommeil immédiat chez la personne qu’il a choisie de neutraliser. Datant de 1945, ce roman, bien écrit et qui n’a pas pris une ride, reste un agréable divertissement sans autre prétention.

4/5

 

08:53 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/06/2017

La pierre de gratitude (Conte philosophique)

 

pierre.jpgLa pierre de la gratitude

 

 

Un jour, j’ai trouvé une jolie pierre, je l’ai mise dans ma poche et je me suis dit : « Chaque fois que je toucherai cette pierre, je vais penser à quelque chose dont je suis reconnaissant. »

Chaque matin quand je me lève, je prends ma pierre sur la commode, et je la mets à nouveau dans ma poche, et je pense aux choses pour lesquelles je ressens de la gratitude. Et le soir, je fais la même chose… Je vide mes poches et je remets la pierre sur la commode.

J’ai eu plusieurs expériences surprenantes avec cette pierre. Par exemple, un jour j’ai eu un visiteur d’Afrique du Sud, et j’ai laissé tomber ma pierre ; il l’a vue et m’a demandé : Qu’est- ce que c’est ? Je lui ai expliqué que c'était une « Pierre de la Gratitude ».

Deux semaines plus tard, j’ai reçu un e-mail d’Afrique du Sud : « Mon fils est en train de mourir d’une maladie rare, c’est un sorte d’hépatite. Pourrais-tu m’envoyer trois Pierres de la Gratitude ? »

C’étaient seulement des pierres que j’avais trouvées sur le sol. Alors je suis allé dans une rivière, j’ai choisi avec soin trois jolis cailloux, et les ai envoyés à mon ami. Quatre ou cinq mois plus tard, j’ai reçu un e-mail qui disait : « Mon fils va mieux, il se porte à merveille. Tu dois savoir quelque chose : nous avons vendu plus de mille Pierres de la Gratitude à 15 francs pièce et nous avons versé tout l’argent à une œuvre de charité. Merci beaucoup. »

 

21/06/2017

L'homme sans bras (Paul Féval)

l'homme sans bras.jpgVingt années plus tard, Tanneguy de Tréguern, fils de Filhol le revenant breton, débarque à Paris au Palais-Royal pour être introduit parmi les personnalités importantes de la capitale. Il prend toujours la douairière Le Brec pour sa grand-mère et ne sait que peu de choses sur ses origines hormis le fait qu’il soit orphelin. Il retrouve Stéphane, son ami et quasi frère de lait. Un étrange avocat se présente chez la marquise du Castellat, richissime veuve qui doit bientôt épouser Gabriel de Feuillans, autre parvenu de fortune aussi récente que peu méritée. L’homme dit s’appeler Privat, être breton et natif de la région de Tréguern. Depuis le début, il prétend avoir suivi l’affaire des revenants et avoir accumulé preuves et témoignages accablants. Sera-t-il en mesure de faire éclater la vérité et cesser la malédiction qui frappe cette famille ?

« L’homme sans bras » est le second et dernier tome d’une « Histoire de revenants », roman fantastique et social assez noir, bien dans le style des romans feuilletons populaires de l’époque. Les rebondissements ne manquent pas dans cette intrigue à la fois compliquée et un tantinet cousue de fil blanc. En effet, dès le début, le lecteur a un doute et il lui vient même une explication qui est confirmée par la fin en happy end, autre passage obligé du genre. Les personnages ne déçoivent pas. Le méchant l’est énormément, à la fois assassin, voleur, menteur, faussaire, prêtre défroqué et usurpateur. Les nobles dans la débine ne font que descendre un à un les échelons de la société. L’argent corrompt tout sur son passage et finit par ravager complètement l’ordre ancien. Les femmes se partagent entre les cupides et les victimes. Seul surnage le personnage d’Etienne, l’homme sans bras, qui ne vit que pour aider son maître et fait preuve d’un tel dévouement qu’il va jusqu’à se sacrifier totalement pour lui. Finalement, le lecteur se demande si le côté historique et ethnologique de ce livre parfaitement écrit et toujours agréable à lire même aujourd’hui n’est pas plus intéressant que son versant fantastique avec ses revenants, sa sorcière, ses esprits frappeurs et autres ectoplasmes.

3,5/5

 

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