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26/08/2017

Récits de Kolyma (Varlam Chalamov)

Kolyma.jpgÀ l’époque de Staline, un détenu des camps de concentration du Goulag, à l’extrême-nord de la Sibérie, se retrouve interné dans un centre de quarantaine. Pour un temps, il échappe au travail exténuant, aux coups pour un oui ou pour un non, aux vols et humiliations des droits communs. Quand son nom est appelé pour faire partie de ceux qui doivent retourner au camp de la Kolyma, il se fait tout petit et reste dans les rangs pour pouvoir faire durer plus longtemps son séjour dans cet abri relatif. Et ça marche… Un autre qui a énormément travaillé et qui n’est plus bon à grand-chose suite aux mauvais traitements est convoqué par un responsable qui lui assigne une nouvelle affectation. Quand il se retrouve avec des gardes armés dans un camion qui s’enfonce profondément dans la forêt, il réalise soudain que sa dernière heure est venue et qu’on va le liquider d’une balle dans la nuque…

« Kolyma » n’est ni un témoignage chronologique complet ni un recueil de nouvelles, mais plutôt une série de récits, d’anecdotes de portraits de pauvres bougres internés la plupart du temps sans rime ni raison dans cet effroyable enfer concentrationnaire bolchévique. Etudiant à l’Université de Moscou, l’auteur y fut condamné en 1929 et y fit deux séjours avant d’être libéré en 1953, à la mort de Staline. Ce qu’il raconte est d’autant plus glaçant et choquant que tout est fait pour détruire l’homme : travail épuisant dans les mines d’or ou au débardage de bois, nourriture insuffisante, promiscuité, parasites, maladies et persécutions par les droits communs. La plume est précise, les descriptions parfois impressionnistes, l’ambiance glauque à souhait, une impression de dernier cercle de l’enfer. Le summum de l’horreur est d’ailleurs atteint lorsque la montagne rasée et dévastée fair remonter à la surface les milliers de cadavres congelés qui se sont accumulés au fil du temps. Un témoignage accablant pour l’Histoire du communisme.

3,5/5

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25/08/2017

Pensées plus ou moins correctes (97)

franklin.jpgLIBERTE

« Quiconque veut ravir la liberté d’une nation doit commencer par lui retirer le droit de s’exprimer librement. »

(Benjamin Franklin)

« Bien analysée, la liberté politique est une fable convenue, imaginée par les gouvernants pour endormir les gouvernés. »

(Napoléon Bonaparte)

« Tous les hommes naissent libres et égaux en doigts. »

(Alain Sanders)

« Il faut refaire des hommes libres. »

(Georges Bernanos)

« Je sais mal ce qu’est la liberté, mais je sais bien ce qu’est la Libération. »

(André Malraux)

« Le but de l’organisation en société, c’est la liberté. »

(Spinoza)

« L’habileté des républicains est de promettre au peuple la liberté, leur crime est de ne la lui donner jamais si bien que, parfois, ce bon peuple se fâche. »

(Michel Ragon)

« Où est la liberté se trouve ma maison. »

(Benjamin Franklin)

« Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui écrase et la loi qui protège. »

« Les libertés ne s’octroient pas. Elles se prennent. Elles ne viennent pas d’en haut mais d’en bas. »

(Charles Maurras)

« À mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s’accroître en compensation. »

(Aldous Huxley)

« La liberté signifie la responsabilité. C’est pourquoi la plupart des hommes la craignent. »

(George-Bernard Shaw)

« Bien analysée, la liberté politique est une fable convenue, imaginée par les gouvernants pour endormir les gouvernés. »

(Napoléon Bonaparte)

« Seul celui qui reste libre envers et contre tout et tous peut propager et maintenir la liberté sur terre. »

(Stephan Zweig)

« Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. »

(Périclès)

« Nous pouvons faire de la liberté un idéal tout en demeurant totalement esclaves de nos habitudes. »

(Sogyal Rinpoché)

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »

(Benjamin Franklin)

« La liberté à laquelle aspire l'homme moderne n'est pas celle de l'homme libre, mais celle de l'esclave un jour de fête. »

(Nicolas Gomez Davila)

23/08/2017

Être jeune à tout âge (Dr Nadia Volf)

jeune.jpgCe guide pratique illustré propose une méthode pour vivre bien et en forme le plus longtemps possible. La médecine chinoise, l’acupuncture et son dérivé, la digitopuncture, seraient-ils en mesure de tous nous maintenir dans l’éternelle jeunesse, à tout le moins, de nous permettre de vieillir à peu près confortablement et sans trop importants problèmes de santé ? Pour ce faire, il vaut mieux prévenir que guérir, renforcer les défenses, mener une vie riche et active, faire de l’exercice, manger de bons produits, exercer sa mémoire et maintenir une vie sociale épanouissante. « Dans la Chine ancienne, l’usage voulait que l’on paie son médecin quand… on allait bien. Aussitôt la maladie déclenchée, les soins devenaient gratuits. Pourquoi ? Parce qu’un bon médecin devait être capable de prévenir les maladies. »

« Etre jeune à tout âge » se présente comme un traité de vulgarisation de maintien en bonne santé surtout destiné aux femmes. Chaque grande étape de la vie, 20/30 ans, l’âge des débuts, 30/40 ans, l’âge de l’accomplissement, 40/50 ans, l’âge de l’essentiel, 50/60, la ménopause pas de panique, et 60/70, la joie de vivre, est étudié dans un chapitre particulier avec un état des lieux (difficultés particulières de chaque tranche de vie) puis avec une série de conseils pratiques de toutes sortes : points d’acupuncture, compléments alimentaires, exercices physiques, conseils diététiques, etc. Un grand nombre de dessins et croquis illustre le propos qui complète un peu les exposés des précédents ouvrages mais en reste quand même à toutes sortes de généralités que l’on peut retrouver un peu partout dans la presse féminine. Utile, mais pas génial !

3/5

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22/08/2017

G-Warriors

 G-WARRIORS.jpg

08:10 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/08/2017

Vos mains sont votre premier médecin (Dr Nadia Volf)

Vos mains sont.jpgCet ouvrage basé sur la digitopuncture (acupuncture sans aiguille, c’est-à-dire par la simple pression des doigts) propose de soulager les douleurs, d’atténuer les souffrances de cette étonnante manière en utilisant certains points précis du corps humain. Reste bien évidemment à connaître leurs emplacements et à quels organes ils correspondent. Il indique également comment faire un « check-up » en palpant certains emplacements au niveau des pieds, des oreilles ou du tronc, ce qui ne correspond pas forcément à une affection précise, mais représente une action de prévention en vue d’une meilleure hygiène de vie. Dans une première partie intitulée « Ma longue marche », l’auteure relate également sa découverte de la médecine chinoise et son arrivée en France suite aux persécutions subies en URSS, rappel de son autre livre « J’ai choisi la liberté », précédemment chroniqué.

« Vos mains sont votre premier médecin » se présente comme une ouvrage de vulgarisation simple et de lecture aisée. De très nombreuses photos ainsi que des croquis illustrent le propos et devraient permettre une mise en œuvre aisée d’une technique qui semble un peu exotique pour ne pas dire ésotérique au premier abord. La liste des maux traités qui va des convulsions aux troubles spécifiques de la femme en passant par les crises d’asthme ou de colite néphrétique sans oublier lumbago ou sciatique laisse un peu rêveur. Une méthode très intéressante qui semble facile à pratiquer par tout un chacun. Sans garantie du chroniqueur quant aux résultats bien sûr !

4/5

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20/08/2017

Diego Modena (Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström")

09:04 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

18/08/2017

Irène Joliot-Curie (Noëlle Loriot)

Joliot-Curie.jpgFille des célèbres Pierre et Marie Curie, découvreurs de la radio-activité du radium, deux fois prix Nobel, Irène Joliot-Curie se lance très jeune sur leurs traces après de très brillantes études. À 17 ans, elle part sur le front pour organiser les premiers fourgons radiographiques qui seront d’une grande aide pour les soins aux blessés. Décorée de la médaille militaire, elle rencontre le jeune Frédéric Joliot, son collègue à l’Institut du Radium qu’elle épouse quelque temps plus tard et dont elle aura deux enfants. En 1935, le couple découvre la radio-activité artificielle ce qui lui vaut un prix Nobel commun. Irène est à l’origine de la découverte de la fission nucléaire, avancée qui permettra la mise au point par les Américains de la bombe atomique quelques années plus tard dans les conditions que l’on sait. Fondateur du CEA (commissariat à l’énergie atomique), Frédéric Joliot-Curie s’en verra écarté en raison de son appartenance au Parti Communiste et ne cessera de militer pour la paix quand il découvrira que cette nouvelle énergie pouvait avoir des développements terribles pour l’humanité. Irène mourra de leucémie en 1956 sans doute suite à des irradiations lors de manipulations mal protégées…

« Irène Joliot-Curie » est la biographie un tantinet hagiographique d’une femme hors norme qui consacrera tout son temps et toute son énergie à ses recherches, qui sera la première femme à être nommée secrétaire d’Etat à la recherche scientifique en 1936 et qui participera à tous les combats contre le fascisme, les injustices sociales, la lâcheté et la bêtise et surtout pour l’émancipation des femmes. Cet ouvrage bien écrit et bien documenté apporte un éclairage intéressant sur l’histoire de la découverte de l’énergie nucléaire. Les passages sur la course entre les savants nazis, européens et américains pour la suprématie atomique (avec la fameuse bataille de l’eau lourde gagnée par les Alliés et la non-coopération des Joliot-Curie protégés par un de leurs anciens élèves, allemand mais anti-nazi, est particulièrement passionnant). Un destin exceptionnel qui croisa la route des plus grands comme Albert Einstein, Fermi, De Gaulle, Paul Langevin, Eugénie Cotton et tant d’autres. À lire si on s’intéresse à l’Histoire.

4/5

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17/08/2017

Poèmes pour petits et grands (14)

cendrars.jpgFAR-WEST



Quand on a franchi la porte vermoulue faite de planches

arrachées à des caisses d’emballage et à laquelle des

morceaux de cuir servent de gonds

On se trouve dans une salle basse

Enfumée

Odeur de poisson pourri

Relents de graisse rance avec affectation

 

Panoplies barbares

Couronnes de plumes d’aigle colliers de dents de puma ou de griffes d’ours

Arcs flèches tomahawks

Mocassins

Bracelets de graines et verroteries

On voit encore

Des couteaux à scalper, une ou deux carabines d’ancien modèle un pistolet à pierre des bois d’élan et de renne et toute une collection de petits sacs brodés pour mettre le tabac

Plus trois calumets très anciens formés d’une pierre tendre emmanchée d’un roseau.

 

(Blaise Cendrars)

08:36 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

16/08/2017

Une huître (Denis Willems/LeSio)

une huitre.jpg« Une fois morts, les vrais abrutis sont-ils réincarnés en faux cons ? »

« L’homme est accro à l’argent et, pour soigner son addiction, a pris la mauvaise habitude de travailler. »

« Quand l’homme part à la guerre, sa femme rentre alarmée. »

« À l’heure de pointe, l’autoroute est un vrai bal musette ; les voitures jouent de l’accordéon, le trafic dense et la police fait sauter les bouchons… »

« Le monde moderne est si peu sûr que même le béton est armé… »

« L’école est une prison… D’ailleurs on y étudie déjà la cellule… »

« La cigarette tue et le bar-tabac… »

Juste pour vous mettre l'eau à la bouche, quelques exemples des 500 perles que renferme cette huître si bien nommée et si bien ciselée par Denis Willems, alias LeSio, parolier et humoriste aussi talentueux que belge !

« Une huître » est un recueil d’anagrammes, de jeux de mots et autres contrepèteries souvent écrite pour le plaisir du paradoxe ou de l’étrangeté et qui atteignent parfois la sagesse de l’aphorisme et le plus souvent l’humour aussi farfelu que décalé qui est souvent une spécialité de nos amis d’outre-Quiévrain. Le lecteur rira beaucoup à la lecture de ces brèves de comptoir et de ces maximes toujours amusantes, parfois poétiques bien que quelquefois un peu faciles si ce n’est même (rarement) « capillotractées ». Le lecteur ne boudera pas son plaisir. Bonne lecture garantie. C’est vif, net, pétillant, moqueur, taquin, paradoxal. Presque du Bobby Lapointe ! Autant dire un régal pour connaisseurs ! Profitez-en vite…

4,5/5

08:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/08/2017

Pensées plus ou moins correctes (96)

cueni.jpgLE GRAND JEU

« Car tout bonheur ou malheur dans le destin des hommes dépend de ta présence ou de ton absence. De quoi l’homme n’est-il pas capable pour accéder à toi ? Quels dangers n’est-il pas prêt à affronter, quelles turpitudes le font reculer quand il s’agit de te posséder ? C’est pour toi que les rois se font tyrans, que les sujets sont opprimés, les peuples exterminés, les pères assassinés, les enfants rejetés, les amis trahis. Pour toi, la jeune fille pure perd sa vertu, l’homme d’honneur se déshonore, le sage commet des folies, le juste des infamies, pour toi, l’ami trahit son ami, le frère devient un ennemi pour le frère, pour toi, les chrétiens retombent dans l’idolâtrie, les hommes se vendent au diable. Tu es le grand gouvernail qui oriente la course du monde, le grand axe autour duquel tourne notre planète. »

(Claude Cueni)

LEVRE

« Pour avoir des lèvres attirantes, prononcez des paroles de bonté. »

(Audrey Hepburn)

 

LEZARD

« À la différence de l’homme, le lézard est prêt à sacrifier sa queue pour sauver sa vie. »

LIBERALISME

« Le libéralisme de 1789, 1814, 1830 et 1848 n’a profité qu’aux étrangers. Qu’importe aux étrangers le despotisme gouvernemental ? Ils ne sont pas du pays ; ils n’y entrent que pour l’exploiter ; ainsi le gouvernement a intérêt à favoriser les étrangers, dont la race chasse insensiblement la nôtre. »

(Proudhon)