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11/03/2020

Chasse à Tours (Philippe-Michel Dilliès)

Chasse à Tours.jpgDe nuit, une jeune femme reprend conscience dans un parc. Elle n’a plus aucun habit sur elle et ne se souvient de rien. Au cimetière de Tours, Charles Wenz vient rendre un dernier hommage à son ami, Bernard Wooz, détective franc-maçon décédé apparemment de crise cardiaque. Oscar Kerlok, commandant de police grand admirateur de Sherlock Holmes est nommé au SRPJ de la ville. Il s’y présente chevauchant une énorme Harley-Davidson et investit les lieux avec tout un mobilier personnel de style victorien. Dans une remorque abandonnée, un cadavre est retrouvé. C’est celui d’une jeune femme sans le moindre sous-vêtement, le corps criblé de piqûres d’insectes. Un peu plus tard, c’est au tour d’un clochard d’en découvrir un second en semblable état.

« Chasse à Tours » est un thriller de facture classique, bien mené et fort agréable à lire même si le lecteur se doute dès le début de la manière dont toute l’histoire va se terminer. La singularité de cet ouvrage tient sans doute aux descriptions de la ville de Tours et de quelques autres sites de la région. Les personnages sont classiques et sans grande originalité si ce n’est une propension à se délecter des whiskies les plus rares. Tout ça est un peu insuffisant pour sortir du lot. Mais ça reste néanmoins distrayant comme un roman de gare, vite lu, vite oublié.

3/5

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10/03/2020

L'accordéoniste (Nouvelle)

09:22 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/03/2020

Psychologie du socialisme (Gustave Le Bon)

Psychologie du socialisme.jpgQu’est-ce que le socialisme ? Le communisme ? Le collectivisme ? L’étatisme ? Autant d’idéologies en « isme » qui s’illustrèrent au XXème siècle dans l’URSS de Lénine et Staline, dans la Chine de Mao Tsé Toung jusqu’à nos jours, au Viet-Nam, au Cambodge avec ses monstrueux Khmers Rouges, dans l’île de Cuba et nombre d’autres lieux de par le vaste monde. Bien avant l’apparition de ces sinistres régimes, Gustave Le Bon, pressentant les funestes développements du socialisme, en tente une analyse par le biais de la psychologie des masses et imagine ses futurs développements. Comme définition, il propose « une croyance à forme religieuse plus qu’une simple doctrine. » Relevant de ce domaine, son absurdité peut alors disparaître. Elle ne relève plus ni de la raison ni du bon sens. On peut entrer allègrement dans tous les dénis de réalité. Le seul ennui, c’est que cette religion ne promet plus le bonheur après la mort, mais bien ici et maintenant sur cette terre, dans cette vie, ce qui est bien plus difficile à réaliser. D’où les inévitables dérives dans la barbarie (la Terreur de 1793) puis dans la dictature (Napoléon Bonaparte, Staline, Mao, Pol Pot et autres Ceausescu ou Enver Hodja), sans grand avantage pour le pauvre peuple manipulé et berné du début à la fin.

« Psychologie du socialisme » est un essai de référence publié en 1898. Avec une remarquable intelligence et une admirable perspicacité, Gustave Le Bon décortique le phénomène et imagine ses possibles répercussions. Pour en vacciner ses contemporains, il imagine même que ce socialisme s’instaure durablement dans un pays, si possible pas le sien, qu’il y échoue lamentablement et qu’ainsi soit démontrée par l’absurde l’aberration qu’il représente. Nous avons été témoins de tout cela. L’ennui, c’est que la bête est toujours vivante, qu’elle a su renaître de ses cendres, muter sous différentes formes de gauchismes, capitalo-communisme à la chinoise, ou libéral-libertarisme à l’anglo-saxonne. L’ouvrage est daté, la démonstration repose sur les données de l’époque encore marquée par la Commune de Paris. Les citations de Proudhon sur le sujet sont sans appel tant elles font froid dans le dos. Un document géo-politique de premier ordre qui peut encore servir de référence et de base d’argumentation tant on y apprend de choses. Un exemple entre autres : les colonies coutaient à la France 110 millions par an et ne rapportaient qu’environ 7 millions alors que la Grande-Bretagne qui gérait des territoires autrement plus vastes le faisait avec beaucoup moins de fonctionnaires et une bien meilleure rentabilité !

4/5

08:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

07/03/2020

Poèmes pour petits et grands (105)

Louis foucher.jpgAnna de Hore

 

Anna Piccola de Hore

La femme du consul de Xante

Habite un château de verre

Nageant au fil des savanes.

 

— Monsieur le Consul de Xante

Votre femme dans la savane

Au jour dormant j’ai pris sa main de verre

Et sur mon cœur je l’ai posée et dans un songe

Depuis lors je vais errant.

 

Anna Piccola de Hore

La femme du consul de Xante

A dans son parc deux chevreuils

Tout cousus de perles rouges.

 

— Monsieur le Consul de Xante

Votre femme au cou de chevreuil

Pleurant criant de vives perles rouges

Brillaient dans l’herbe je les portai à mes lèvres

Et j’eus la mort sur la bouche.

 

Anna Piccola de Hore

La femme du consul de Xante

A dans une coupe d’eau morte

Trois iris noirs et trois pies.

 

— Monsieur le Consul de Xante

Votre femme entre les iris

Nue et riant j’ai roulé dans l’eau morte

De mes désirs ses grands soupirs de jonc tranquille

Les pies n’ont pas soufflé mot.

 

Anna Piccola de Hore

La femme du consul de Xante

A treize gants de faïence

Sertis de cils et d’or vert.

 

— Monsieur le Consul de Xante

Votre femme aux yeux de faïence

Sifflant ses chiens j’ai coupé dans l’or vert

Un doigt de sang d’un coup de dents nous nous battîmes

Sur le lit défait vint l’aube.

 

Anna Piccola de Hore

La femme du consul de Xante

A de beaux miroirs couchants

De grands chiens bleus de Suède.

 

— Monsieur le Consul de Xante

Votre femme dans un miroir

S’effaça toute et les chiens de Suède

Grondant montrant les crocs lui léchaient le visage

J’ouvris une porte blanche

 

Non, tu ne m’auras pas, Anna de Hore…

 

(Louis Foucher)

08:53 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

06/03/2020

Histoire de la conquête de l'Espagne par les Arabes (Jules Lacroix de Marles)

Histoire de la conquête de l'Espagne.jpgAu VIIIème siècle, l’Espagne, précédemment conquise par les Goths, n’est plus la prospère province romaine qu’elle fut au temps de l’Empire. Divisés entre tribus rivales, ces conquérants sont perpétuellement en lutte les uns contre les autres. Fiers de leur race, ils ne se mélangent pas avec les autochtones. Ils les réduisent même souvent en esclavage et ne leur reconnaissent aucun droit. Sentant le contexte favorable, Tarik organise une première expédition sur ce territoire bon à prendre. Il débarque près d'Algésiras et remonte jusqu’à la hauteur de Calpe sans rencontrer la moindre résistance, ce qui l’encourage à rassembler un plus important corps expéditionnaire pour démarrer la conquête. Le roi Roderick tente de barrer la route à cette invasion arabe, mais, sans le moindre soutien populaire, il n’y parvient pas. Tarik s’empare de Séville. Roderick rassemble une armée de 90 000 hommes. La bataille de Guadalete représente trois longs jours de combats acharnés. Les Arabes ne sont plus très loin de perdre pied quand Tarik les exhorte à reprendre courage et à repartir à l'assaut. Montrant l’exemple, il s’élance en avant de ses troupes, se précipite sur Roderick et lui transperce la poitrine d’un coup de lance. La mort du roi est le signal d’un horrible massacre. Le champ de bataille est bientôt couvert de milliers de cadavres de Goths…

« Histoire de la conquête de l’Espagne par les Arabes » est un essai historique de référence basé sur un travail de recherche remarquable. Pas de fantaisie, rien de romancé, rien de fantasmé. Les faits, rien que les faits. La réalité d’une conquête, d’une occupation, d’une colonisation qui fut loin d’être une longue période de bonheur, luxe, calme et volupté dans les délices d’un idyllique « vivre ensemble » sous la houlette bienveillante du croissant et de l’étoile. Ce ne fut qu’une longue suite de combats, de tueries, de sièges de villes, de barbaries en tous genres. Fiefs, provinces, et petits royaumes passant d’une faction à une autre, d’une tribu à une autre. En effet, si les Goths et plus tard les Chrétiens mirent très longtemps à s’unir et à faire front commun contre l’envahisseur, du côté opposé, de par les ambitions des uns et des autres et surtout des origines ethniques (Egyptiens, Syriens, Berbères, Arabes, Turcs, etc.), les colonisateurs n’étaient pas en reste. De telle sorte qu’une période de paix de deux ou trois ans après des années de guerre était aussi rare que bienvenue. On comprend que le peuple espagnol, éternel sacrifié de cette affaire, ait fini par soutenir ses princes et enclencher une « Reconquista » qui fut aussi longue que douloureuse. Un livre un peu aride d’abord, mais fort utile, ne serait-ce que pour remettre les pendules à l’heure sur cette période particulière de l’histoire de l’Espagne.

3/5

18:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2020

Pensées plus ou moins correctes (186)

baudelaire.jpgPUBLIC

« Le public est, relativement au génie, une horloge qui retarde. »

(Charles Baudelaire)

« Le public ne croit point à la pureté de certaines vertus et de certains sentiments : en général, le public ne peut guère s’élever qu’à des idées basses. »

(Chamfort)

« Le public est prodigieusement tolérant, il pardonne tout sauf le génie. »

(Oscar Wilde)

« Le public n’a le droit de savoir que ce qu’on lui raconte »

(Jean Dutourd)

PUBLICITE

« La publicité, c’est l’art de proposer des mensonges intégraux à partir de demi-vérités. »

(E.A. Shoaf)

PUBLIER

« Publier un livre, c’est parler à table devant les domestiques. »

(Henry de Montherlant)

PUISSANTS

« Autrefois les puissants s’efforçaient de tromper l'ennemi. Aujourd’hui, ils trompent leur propre population. »

(Pierre Scholl-Latour)

« Il est de l’intérêt des puissants que de faire croire au peuple qu’il est en démocratie. »

(Hervé Kempf)

08:33 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

04/03/2020

Les Templiers et l'agriculture (Laurent Dailliez)

Les templiers.jpgÀ l’entrée du village de Montmeyan, se trouve un panneau indiquant que la mairie, la poste et l’école sont chauffées selon les méthodes de Jean Pin, lequel se déclara dans les années soixante de l’autre siècle inventeur d’une méthode révolutionnaire de compostage et de chauffage à l’aide de branchages et d’aiguilles de pin. En réalité, ce procédé est presque vieux comme le monde. L’auteur a découvert des documents prouvant qu’en leur temps, les Templiers l’utilisaient déjà pour améliorer les terres souvent très pauvres dont ils héritaient. Ils disposaient même d’une dizaine de méthodes différentes de compostage…

« Les Templiers » et l’agriculture est un court essai historique parfaitement technique et sourcé qui fera découvrir bien des choses au lecteur. Ainsi apprendra-t-il que les Bill Mollison et autres permaculteurs, grands novateurs en agriculture, ne font que remettre au goût du jour des techniques pluri-centenaires. Un simple retour aux sources. Les paillages, les amendements par fumier animal uniquement, le respect de la terre, des cycles lunaires, le refus des labours profonds et même le non travail du sol sur un rythme tri-annuel, tout cela et bien d’autres choses encore était déjà théorisé et pratiqué à cette époque. Ouvrage intéressant pour qui s’intéresse aux pauvres chevaliers du Temple et à la permaculture…

3/5

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02/03/2020

Les Faux As (Roman)

09:04 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

01/03/2020

Qu'est devenu l'homme coincé dans l'ascenseur ? (Kim Young-ha)

Qu'est devenu l'homme.jpgUn matin, Jeong Sugwan se lève en ayant la pénible impression que toute sa journée ne va être qu’une suite de galères. Et ça ne manque pas d’arriver ! En pleine séance de rasage, son beau rasoir Gillette tout neuf tombe en panne, lui laissant la moitié du visage non rasé. Quand il veut prendre l’ascenseur, celui-ci est en dérangement avec un homme bloqué à l’intérieur. Au moment de monter dans le bus, il s’aperçoit qu’il a oublié sa carte chez lui. Pendant qu’il parlemente avec le chauffeur, le conducteur d’un poids lourd perd le contrôle de son véhicule qui finit sa course en percutant le bus. Et quand enfin Jeong arrive fort en retard à son bureau, voilà qu’il se retrouve bloqué à son tour dans un ascenseur en compagnie d’une jeune collègue… Une jeune femme se marie avec un drôle de prétendant. Il n’a que peu d’intérêt pour les choses du sexe. Il ne la pénètre jamais. D’ailleurs, il déclare ne pas vouloir d’enfant. Sa jeune épouse le soupçonne d’être un immortel ou un vampire qui aurait renoncé à se sustenter de sang frais…

Cet ouvrage venu de Corée est un recueil de quatre nouvelles bien écrites et agréables à lire, toutes dans un registre étrange et fantastique, mâtiné d’une certaine dose d’humour. La première, celle de l’homme dans l’ascenseur est sans conteste, la plus réussie et la plus drôle. La deuxième, « Vampires » est la plus fantastique, mais d’un intérêt moindre. La troisième, « L’amour à haute tension » avec cette histoire d’homme devenant de plus en plus invisible à mesure qu’il tombe de plus en plus amoureux, est tout aussi réussie que la première et atteint même le niveau du conte philosophique. La dernière « L’homme qui n’avait pas d’ombre » présente pas mal de similitudes avec la précédente. L’ensemble est divertissant sans plus. N’en déplaise au commentaire dithyrambique de la quatrième de couverture, (« Entre Kafka et Buster Keaton, des nouvelles scintillantes d’humour noir. Un régal !), le lecteur restera plus réservé. Non, Kim Young-ha, charmant tâcheron du fantastique, n’est en aucun cas à placer au niveau de Kafka, Poe, Ionesco ou Marcel Aymé, mais plusieurs étages en dessous !

3/5

08:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

29/02/2020

Un nouveau départ (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Lollyblog" Ouvrage disponible version papier et e-book

https://www.amazon.fr/Lollyblog-Nouvelles-Bernard-Viallet...

08:39 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)