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10/06/2017

Expresso Love

08:44 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/06/2017

Les moulins de glace (Janot Lamberton)

lamberton.jpgOriginaire du Vercors, Janot Lamberton passa une enfance aventureuse à explorer grottes et cavernes de son massif. Il retrouva toutes sortes de traces et de souvenirs (plus ou moins macabres) du Maquis. Il fut un temps ouvrier dans la chaussure à Romans (Isère), puis électricien avant de faire de la spéléologie son unique métier. Il s’illustra comme sauveteur d’expéditions en danger et comme découvreur de nouvelles grottes jusqu’au jour où Haroun Tazieff lui suggéra d’aller explorer sous l’Inlandsis, la calotte glaciaire du Groenland. Il y organisa une douzaine d’expéditions et battit le record du monde de descente sous la glace (plus de 200 mètres de profondeur).

« Les moulins de glace » est un témoignage de vie d’aventurier tout à fait intéressant. Le lecteur y découvre la réalité du monde souterrain, les dangers des fameux moulins de glace qui évoluent sans cesse et peuvent se transformer très vite en étaux ou en cercueils sous l’effet d’une bédière (rivière de glace). Le plus étonnant est peut-être le fait que l’exploit sportif débouche à la fois sur des découvertes scientifiques inattendues (étude des trous de cryoconite et des tartigrades, micro-organismes capables de résister aux froids extrêmes, de se mettre en hibernation et de « ressusciter » des années plus tard) et sur des applications commerciales étonnantes comme la récupération d’icebergs pour les transformer en glaçons pour émirs du désert ou en eau ultra-pure pour brassage de bières de luxe. Au total, un livre aussi vivifiant qu’émouvant (décès de la fille de l’auteur, accident mortel de Marc Boivin, son fidèle compagnon d’exploration, et disparition du grand Haroun Tazieff).

4,5/5

 

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08/06/2017

Diego Modena (Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström")

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07/06/2017

Madame la commissaire (Mireille Ballestrazzi)

Madame la commissaire.jpgEn février 1976, Mireille Ballestrazzi, étudiante, se présente au concours d’admission à l’école nationale de police de Saint Cyr au Mont d’or. Deux années plus tard, elle devient une des premières femmes commissaire de police. Elle exercera dans divers lieux : Roubaix, Bordeaux, Creil, Argenteuil, Ajaccio comme directrice du SRJP. Elle s’illustrera dans différentes affaires, hold-up, démantèlement des divers réseaux de trafic de drogue et même récupération au Japon d’œuvres d’art dérobées en France.

« Madame la commissaire » est un témoignage sur le métier de policier en général et sur celui de commissaire féminin en particulier. Mireille Ballestrazzi ne cherche pas à décrire par le menu les enquêtes menées par ses services ni à apporter de révélations particulières sur telle ou telle affaire. Elle en reste en permanence aux allusions et un peu trop à la surface des choses. Elle dévoile fort peu de détails sur sa vie personnelle sinon qu’elle est d’origine eurasienne, mariée et mère de deux enfants. Au fil de ses diverses affectations, son mari a dû plus ou moins sacrifier sa propre carrière professionnelle et ses fils s’adapter à tous leurs changements d’école et de camarades. Même si elle déplore que des voyous qu’il lui a été si difficile d’arrêter sont très vite relâchés par la justice, elle refuse de jeter la pierre à cette dernière, arguant que les juges sont des fonctionnaires intègres et qu’ils doivent avoir de bonnes raisons dont elle n’a pas à juger. Ces prises de position toujours très « correctes » relativisent un peu l’intérêt de cet ouvrage.

3/5

 

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06/06/2017

Pensées plus ou moins correctes (89)

spinoza.jpgJOIE

« La joie est le passage de l’homme d’une moindre perfection à une plus grande. La tristesse est le passage de l’homme d’une plus grande perfection à une moindre. »

(Spinoza)

« La joie, c’est ce qui se passe moins l’idée que l’on s’en fait. »

« La joie est en tout. Il faut savoir l’extraire. »

(Confucius)

« Il n’est pas d’hiver sans neige, de printemps sans soleil et de joie sans être partagée. »

JOUEUR

« Jeune joueur, vieux mendiant. »

JOUISSANCE

« La vie de ce monde n’est qu’une jouissance éphémère et trompeuse. »

(Coran III, 185)

 

05/06/2017

La saga des Bettencourt (Bruno Abescat)

la saga des bettencourt.jpgEugène Schueller, engagé volontaire pendant la guerre de 14, issu d’une modeste famille alsacienne, est un chimiste réputé pour avoir inventé une nouvelle teinture pour les cheveux. Grand travailleur, il multiplie les découvertes et les produits, rachète la société Monsavon et fonde l’Oréal, petite entreprise qui très vite deviendra grande au point de devenir une puissante multinationale et atteindre les sommets que l’on connait aujourd’hui. Un géant des cosmétiques au chiffre d’affaires de près de 14 milliards d’euros et au bénéfice net de 1229 millions d’euros en 2001. Sa fille et unique héritière, Liliane Bettencourt en est l’actionnaire majoritaire. Trois managers, François Dalle, Charles Zviak et Lindsay Owen-Jones se sont succédés à sa tête depuis le décès du fondateur. Depuis l’introduction en bourse des années 80, le géant Nestlé entré au capital, attend son heure pour pouvoir devenir actionnaire majoritaire…

« La saga des Bettencourt » est une enquête sérieuse, fouillée et menée dans la difficulté par un journaliste de l’Express qui ne fut même pas autorisé à interviewer Liliane Bettencourt. Paru en 2002, elle commence à dater un peu, car elle ne tient pas compte des récents développements : affaire Sarkozy, procès Banier, etc. L’auteur s’attarde sur les côtés sombres de Schueller, tout à la fois collaborateur à des journaux vichyssois et opposant ayant caché des Juifs et financé des réseaux de résistance. Ceux de Bettencourt, aussi à l’aise à gauche qu’à droite, tout autant ami de François Mitterrand que de Georges Pompidou. Le style littéraire de l’auteur est vif, fluide et enlevé, un brin journalistique. L’ensemble demeure passionnant car l’histoire de cette dynastie hors du commun ne manque pas d’intriguer.

4/5

 

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04/06/2017

Poèmes pour petits et grands (7)

laboureur.jpgChanson du grand vent

 

Le pauvre laboureur

Il a bien du malheur

Du jour de sa naissance

L’est déjà malheureux.

Qu’il pleuve, tonne, ou vente,

Qu’il fasse mauvais temps,

L’on voit toujours, sans cesse,

Le laboureur aux champs.

 

Le pauvre laboureur

Il n’est qu’un partisan ;

Il est vêtu de toile

Comme un moulin à vent ;

Il met des arselettes,

C’est l’état d’son métier

Pour empêcher la terre

D’entrer dans ses souliers.

 

Le pauvre laboureur

A de petits enfants ;

Les envoie à la charrue

À l’âge de quinze ans.

Il a perdu sa femme

À l’âge de trente ans ;

Elle le laisse tout seul

Avecque ses enfants.

 

Le pauvre laboureur,

Il est toujours content ;

Quand l’est à la charrue,

Il est toujours chantant.

Il n’est ni roi ni prince,

Ni duc, ni seigneur

Qui ne vive de la peine

Du pauvre laboureur.

 

(Anonyme – XVIᵉ siècle)

 

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03/06/2017

Arlette Arlington et autres nouvelles (Brigitte Lecuyer)

arlette l.jpgLe 6 juin 1944, naît à Arles, dans des conditions difficiles, une petite Arlette. Son jardinier de père aurait préféré avoir un fils… Sous le regard de sa mère, un enfant qui jouait sur la plage est emporté par une vague… Deux tribus se disputent la suprématie d’une île. Pour en finir, les deux chefs se lancent le défi de descendre le plus profondément possible dans le cratère d’un volcan. Le perdant devra quitter l’île avec tout son clan… Employées dans un ministère, Alice et Bertille se mettent à voler des vêtements dans un magasin, histoire de mettre un peu de piment dans leurs vies… Ouvrière dans une usine de Berlin-Est, Emma rentre chez elle complètement épuisée de sa journée de travail… Dimitri retrouve une photo d’autrefois qui l’amène à poser toutes sortes de questions et à découvrir un secret de famille. Une planche à repasser, vieux témoin de la vie d’un couple finit un jour par être remerciée de ses bons et loyaux services…

« Arlette Arlington » est un recueil de nouvelles de qualité relevant de plusieurs registres : naturalisme, intimisme, mais aussi étrange et fantastique. L’écriture de Brigitte Lecuyer est de belle facture. Elle sait se montrer poétique et impressionniste et ne manque ni d’humour ni d’ironie. Même si toutes ces nouvelles sont agréables à lire, certaines sortent particulièrement du lot. Ainsi, « Conte patriotique » ressemble-t-il à une fable allégorique empreint de charmante naïveté. « Une planche à repasser » reste un véritable régal d’originalité humoristique. « Un petit clic » est glaçante par son côté « vaudou ». Quant à « Fragments de mur », ce n’est rien moins qu’un roman complet qui tient sur six pages ! Une mention spéciale pour « Un départ à la neige », une histoire d’installation dans un village de montagne qui tourne au cauchemar pour son humour d’ailleurs inspiré d’une blague bien connue au Québec sur la beauté de la neige et sur un certain conducteur de chasse-neige qui finit par la faire détester ! Seul reproche à faire à cet ouvrage réussi, l’absence de rebondissement final, de chute surprenante et totalement inattendue.

4/5

 

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01/06/2017

Le sultan qui voulait être heureux (Conte de Somalie)

sultan.jpgIl était une fois un sultan riche et célèbre qui habitait à Mogadiscio dans un magnifique palais au bord de l’Océan Indien pour bénéficier de la fraîcheur de la brise de mer. Il possédait des chemises brodées de fil d’or, des tapis épais, des soieries d’Arabie et des bijoux précieux à foison. Dans chacune des cent pièces de sa demeure brûlait en permanence l’encens le plus rare. Pourtant, malgré son immense richesse, le sultan était malheureux et il n’arrivait pas à comprendre pourquoi. Il avait de nombreuses épouses toutes très belles, toujours en train de se chamailler, des fils, toujours en train de se disputer et des filles, toujours en train de bouder. Il pouvait s’acheter tout ce qu’il désirait et, malgré tout, il ne connaissait ni le bonheur ni la satisfaction. Un beau matin, après une nuit d’insomnie passée à se lamenter sur son triste sort, il appela ses domestiques et leur dit : « Partez immédiatement à la recherche d’un homme heureux et quand vous l’aurez trouvé, ramenez-le-moi. Je veux lui parler. »

Les serviteurs du puissant sultan parcoururent le pays de long en large jusqu’à ce qu’un jour ils remarquent un pauvre homme qui chantait en tirant de l’eau d’un puits minuscule. Cette eau était destinée à sa chamelle, une bête squelettique. Il se mit à la traire tout en continuant à chantonner et il partagea le peu de lait qu’il obtint avec les domestiques du sultan. Le ventre vide, cet homme trouvait encore le moyen de rire, de chanter et de plaisanter.

— Es-tu vraiment un homme heureux ? Lui demandèrent les domestiques.

— Pourquoi donc serais-je malheureux ? Leur répondit-il.

— Viens avec nous, fit le chef des serviteurs. Notre maître aimerait bien te rencontrer.

Le pauvre homme accepta et les suivit depuis le désert du Haud jusqu’à la grande ville de Mogadiscio. Jamais il n’avait vu autant de gens, de couleurs, jamais il n’avait senti autant de goûts et d’odeurs. Le sultan lui offrit des fruits superbes et des douceurs exquises, fit préparer un fabuleux banquet en son honneur et lui remit une magnifique djellaba richement brodée pour remplacer ses guenilles.

— Alors, brave homme, quel est le secret du bonheur ? Lui demanda-t-il enfin, allongé sur ses coussins moelleux, une tasse de thé à la main.

Le malheureux en eut la langue paralysée, car il ne savait quoi répondre à une pareille question. Il ignorait ce qui le rendait heureux quand il vivait dans le désert avec sa chamelle. Il était heureux, tout simplement, sans secret, sans recette, sans rien. Déçu, le sultan le renvoya dans son gourbi. Mais l’homme ne put oublier les splendeurs du palais du sultan et il ne fut plus jamais heureux.

 

30/05/2017

Opération Baucent

08:12 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)