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08/08/2020

Au cœur des ténèbres (Joseph Conrad)

Au-coeur-des-tenebres_1235.jpegAprès avoir bourlingué sur toutes les mers du monde, Charlie Marlow obtient, par l’entremise d’une vieille tante, un engagement comme capitaine d’un vieux vapeur sur un grand fleuve africain. Mais à son arrivée à l’embouchure du fleuve, il apprend que son navire a coulé. Il va lui falloir le renflouer et le réparer. Non sans peine, il finit par y parvenir. Sa première mission consistera en une remontée du fleuve jusqu’à atteindre un poste lointain fondé par un certain Kurz qui a obtenu de belles réussites dans le trafic de l’ivoire. Mais, encore à l’approche, Marlow et son équipage sont accueillis par des volées de flèches et de sagaies projetées par des autochtones déchainés. Le poste semble en fort piteux état. Qu’est devenu donc leur correspondant ? Est-il même encore en vie ?

« Au cœur des ténèbres », ouvrage publié en 1899, est à la fois un roman d’aventures et un roman noir, tant le propos est sombre et négatif. L’intrigue simple voire basique a sans doute été inspirée par l’expérience de Conrad qui fut lui-même capitaine d’un steamer et qui remonta le fleuve Congo. Sa description de la réalité des débuts de la colonisation peut fortement déplaire à certains. C’est du « Tintin au Congo » puissance dix ! Les Africains ne sont que de grands enfants apeurés par le timbre impérieux d’une voix d’européen. Lequel est arrivé quasiment seul à se tailler une place de potentat local aussi cruel que divinisé. Les personnages sont pour la plupart pleins de failles, de désenchantement, malades, au bout du rouleau, à la limite de la folie, voire de purs mégalomanes. Le style a pas mal vieilli. Il est très descriptif et un brin « filandreux ». Pas le meilleur ouvrage de Joseph Conrad !

3/5

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07/08/2020

Poèmes pour petits et grands (120)

Fombeure.jpgLe coquillage

 

Ronfle coquillage !

Où l’on entend tout le bruit de la mer

Vague par vague,

Où l’on entend marcher les petits crabes,

Où l’on entend mugir le vent amer.

 

Ronfle coquillage !

Ah ! je revois tous les bateaux de bois,

Les voiles blanches

Claires comme un matin de beau dimanche

Ailes de la joie.

 

Ronfle coquillage !

En toi je retrouve les beaux jours vivants,

Où les mouettes claquaient au vent

Dans un grand ciel bleu gonflé de nuages,

De nuages blancs, signe du beau temps.

Ronfle coquillage.

 

(Maurice Fombeure)

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06/08/2020

Les compagnons du silence (Paul Féval)

Les compagnons du silence.jpgDans l’Italie du sud, au tout début du XIXᵉ siècle, Ferdinand, roi de Naples, a été chassé de son trône par l’armée de Napoléon lequel a placé Murat sur le trône. Mais, en 1815, à la chute de l’Empire, retournement de situation, c’est Murat qui est chassé à son tour et dont la tête est mise à prix. Ne sachant où se réfugier, il demande accueil et protection au comte Mario de Monteleone, cousin et favori du roi. Comme c’est un homme de bien déjà frappé par le sort, (il a perdu son premier fils, ses deux autres enfants, Céleste et Julien, viennent d’être mystérieusement enlevés et son épouse en est devenue folle) il accepte de l’héberger et de lui prêter main-forte. Mal lui en prend. Un groupe de rebelles investit son château pour s’emparer de la personne de Murat. Une fusillade éclate. Le comte y perd la vie. Murat parvient à s’échapper. Il sera repris et pendu peu après. « Les compagnons du silence », société secrète dont les six grands maîtres sont tous issus de la noblesse sicilienne et calabraise, jurent de venger la mort de Monteleone, considéré comme un saint et un martyr de leur cause…

« Les compagnons du silence » est un roman historique, de cape et d’épée, d’abord publié sous forme de feuilleton dans un journal avant de l’être comme roman proprement dit. Le lecteur y retrouvera des chapitres assez brefs, correspondants aux épisodes, s’achevant tous sur un rebondissement, histoire de maintenir l’intérêt tout au long des 744 pages de ce pavé. Ce diable de Féval, qui en son temps, fut aisément l’égal de l’immense Dumas, n’avait pas son pareil pour imaginer des situations rocambolesques, des intrigues compliquées, labyrinthiques, avec autant d’amours contrariés voire impossibles que d’intrigues alambiquées. Sans oublier son lot de crapules, traitres et salopards en tous genres et son pendant de belles âmes pures et bafouées. Parmi celles-ci se détache celle du personnage principal, Fulvio Coriolani, alias d'Athol, alias Porporato. (nombre de personnages disposent ainsi de plusieurs noms), véritable héros christique tout à fait admirable. Roman encore bien agréable à lire, même de nos jours, aux antipodes de ce qui se produit aujourd’hui. Tout le charme de l’ancien.

4,5/5

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05/08/2020

Pensées plus ou moins correctes (201)

Bonald.jpgREVOLUTION

« Des sottises faites par des gens habiles, des extravagances dites par des gens d’esprit, des crimes commis par d’honnêtes gens… Voilà les révolutions. »

(Louis de Bonald)

« Sans 14 juillet, pas de Révolution, pas de Terreur, pas de Premier Empire, pas de Second Empire, pas de République. Il n’y aurait pas eu de guerre en 1870, 1914 et 1939, car les Bourbons, fidèles à l’esprit de Richelieu, n’auraient jamais inventé l’inepte politique des nationalités qui a donné toutes les Allemagnes à la Prusse. »

(Jean Dutourd)

« La Révolution a détruit le sens du sacré dans l’exercice du pouvoir en tranchant, par un vote funeste, le principe de continuité. »

(Maurice Druon)

« Ayant dit un nombre prodigieux de sottises, la Révolution en a fait dire encore plus. »

(Jacques Bainville)

« Dans les révolutions, il n’y a que deux sortes de gens : ceux qui les font et ceux qui en profitent. »

(Napoléon Bonaparte)

« Il faut plutôt, pour opérer une révolution, une certaine masse de bêtise d’une part qu’une certaine dose de lumière de l’autre. »

(Rivarol)

« L’idéal de la Révolution est la famille sans chef et l’Etat sans Dieu. Pour que la France soit sauvée, il faut que Dieu y rentre en Maître pour que je puisse régner en roi… 

(Comte de Chambord)

« Ce qui distingue la Révolution française et ce qui en fait un événement unique dans l’Histoire, c’est qu’elle est mauvaise radicalement ; aucun élément de bien ne soulage l’œil de l’observateur, c’est le plus haut degré de corruption connu, c’est la pure impureté. »

(Joseph de Maistre)

« Les révolutions qui apprennent aux hommes à conquérir leur indépendance leur apportent en même temps les moyens de la perdre. »

(Henri Laborit)

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03/08/2020

La ferme d'en haut (Michel Ragon)

La ferme d'en haut.jpgEn Vendée, au début de l’autre siècle, trois personnes vivent ou plutôt survivent dans une modeste ferme isolée : le vieux Gustave, 80 ans, Alfred, son fils qui assure la majorité des travaux et son épouse Emilie, malade de la poitrine. La première femme d’Alfred et celle de Gustave sont mortes de la tuberculose. Les enfants d’Alfred ont très tôt été placés dans des fermes alentour. Quant à Ernest le fils cadet, il est parti très tôt puis s’est engagé dans la Coloniale. Un jour, le voilà qui débarque à la ferme avec des galons de sergent, une petite pension et une compagne du plus bel ébène prénommée Aïcha… Quel accueil recevront-ils ?

« La ferme d’en haut » est un roman de terroir comme savait si bien en écrire le très regretté Michel Ragon. L’intrigue est intéressante et fait bien écho aux problématiques actuelles. Cette cohabitation tout à fait étrange pour l’époque est parfaitement et subtilement décrite. Elle pose le problème du racisme, de l’incompréhension d’une petite communauté surprise dans ses habitudes. Sans révéler la montée des tensions ni la réalité du drame final, le lecteur remarquera la légèreté et le doigté de l’auteur qui, de manière intelligente, se contente de décrire situations et sentiments sans prendre parti ni délivrer le moindre prêchi-prêcha politiquement correct. À chacun de tirer ses conclusions. Lecture agréable. Style minimaliste comme on les aime. Un bon Ragon, sans doute pas le meilleur.

3/5

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02/08/2020

Bienvenue sur Déliciosa (Roman)

09:16 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

01/08/2020

Des cons finis déconfinés (13)

Meme-Jesus-Christ-INTEGRITE-65a14-803bd.jpg

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30/07/2020

Mamie portable (Nouvelle)

Ouvrage disponible version papier et e-book

https://www.amazon.fr/Lollyblog-Nouvelles-Bernard-Viallet...

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29/07/2020

La Micheline de 18h 23 (Michel Fabre)

La Micheline.jpgUn petit garçon craintif et solitaire subit les moqueries de ses camarades de classe qui l’ont pris comme souffre-douleur et l’ont surnommé « Pétoche ». Pourtant, il cultive une véritable passion pour les trains qu’il voit sillonner sa campagne limousine. Et de tous ceux qu’il admire, c’est la Micheline rouge de 18 h 23 qu’il préfère. Un jour, il fait la connaissance de Monsieur Vayssettes, un vieux bonhomme boiteux au physique complètement difforme qui partage son amour et qui l’invite chez lui. L’enfant y découvre tout un circuit ferroviaire miniature. Vayssettes l’initie bientôt au maquettisme ferroviaire. Mais quel drame a dû subir cet ancien cheminot pour être ainsi contrefait et handicapé ?

« La Micheline de 18 h 23 » se présente comme un roman de terroir classique avec son environnement campagnard de la seconde moitié de l’autre siècle et son monde de cheminots, ou plutôt de « chevaliers du chaudron » comme dirait le très regretté Vincenot. (Vayssettes ayant connu la grande époque de la vapeur). Mais la comparaison s’arrête là, malheureusement. Avec Fabre, on est loin de la finesse et du charme du grand Bourguignon. Le style est agréable sans plus, plutôt quelconque et sans particularité. La faiblesse vient surtout du fond avec cette intrigue qui démarre sur une histoire de vieillard et enfant vite abandonnée pour des souvenirs de guerre, Résistance et déportation évoqués par quelques amis de Vayssettes lors de l'enterrement de ce dernier. On abandonne l’enfant au moment où on aimerait en savoir plus pour basculer dans l’horreur des « heures les plus sombres » de notre Histoire. Du déjà lu, relu et re-relu combien de fois… Un certain manque de souffle et d’originalité qui déçoit au bout du compte…

2,5/5

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27/07/2020

Poèmes pour petits et grands (119)

Maurice de guérin.jpgLe château

 

Sur le penchant d’une colline

S’élève un antique château.

Une haute tour le domine,

Comme le mât sur le vaisseau.

Oh ! Rêve à l’antique château !

Les soirs d’été, les soirs d’automne,

 

Un enfant y venait toujours,

À l’heure où l’Angélus sonne,

Pour voir comment meurent les jours…

À cet enfant rêve toujours !

 

Pour voir flotter un beau nuage,

Et suivre de l’œil les oiseaux

Qui vont par bandes au bois sauvage

Chercher la branche du repos…

Rêve aux nuages, aux vols d’oiseaux.

 

(Maurice de Guérin)

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