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20/12/2019

La petite Maria (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "LOLLYBLOG"

Ouvrage disponible version papier et e-book

https://www.amazon.fr/Lollyblog-Nouvelles-Bernard-Viallet...

09:20 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/12/2019

Franz (Christian Combaz)

franz-363954.jpgD’ascendance britannique, autrichienne et italienne, Franz Channing fait partie d’une famille tout à fait atypique. Son père, alcoolique, tire le diable par la queue, exerce mille métiers, tente des transactions risquées qui finissent mal le plus souvent. Sa mère devient fanatique d’une secte américaine. Sa sœur Annette se retrouve retenue en otage par la famille italienne pour obtenir le remboursement d’une somme détournée par son père. Et lui-même est une sorte de surdoué qui parle six langues, peint, sculpte, tire le portrait de nombre de gens mais surtout de Yoli, orpheline recueillie par un couple de Hongrois, qu’il connait depuis l’enfance et dont il est secrètement amoureux. Fan de deltaplane, Franz passe également son temps à prendre des photos de mains et à en tirer des prémonitions qui s’avèrent souvent exactes. Ses flashs lui permettant de prédire l’avenir intéressent de plus en plus de monde et même de beau monde, Franz en vient rapidement à sortir de la gêne et à voyager un peu partout dans le monde.

« Franz » se présente comme un roman classique où l’élément sentimental avec la romance sans issue vécue avec Yoli le dispute au volet social avec la dislocation progressive d’une famille partant à vau l’eau. Les personnages sont originaux mais pas tous sympathiques ou attachants. L’intrigue repose sur une suite de petits faits du quotidien, finement et même malicieusement observés. La narration classique mais très particulière de Combaz réussit le tour de force d’être à la fois minimale et allusive (des faits importants décrits en une phrase ou deux) et lente et sans rythme dans les descriptions des ressentis et autres états d’âme des uns et des autres. L’ensemble procure une lecture plutôt laborieuse. Le lecteur parvient péniblement au bout des 492 pages, bien triste que tout s’achève de cette façon pour Yoli et Franz, mais en se disant qu’une telle histoire aurait pu avantageusement être réduite à 180 voire 200 pages.

3/5

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17/12/2019

Poèmes pour petits et grands (97)

Fargue.jpgPaysage

 

Le pays

A trois lignes… (Ce n’est rien !)

Il est triste…

 

Trois brins d’herbe dans ce vide

Paraissent très grands.

 

Trois oiseaux s’en vont

Comme à coups de faux

Là où l’horizon

Lève ses coins bleus.

 

Un passant chagrin,

Là-bas, tout petit,

Chemine,

Et trois écoliers,

Sont dans le sentier.

Le soir est doux.

 

Une croisée brille

Meurt et revient

Au loin.

(La lampe allumée

C’est bientôt la nuit.)

 

(Léon-Paul Fargue)

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15/12/2019

Pensées plus ou moins correctes (178)

orwell.jpgPRESSER

« Nous allons vous presser jusqu’à ce que vous soyez vides, puis nous vous emplirons de nous-mêmes. »

(George Orwell)

PRESSION

« La pression, il vaut mieux la boire que la subir ! »

PRETENDU

« Les prétendues vérités historiques n’ont pas plus de réalité que les prétendues vérités religieuses. »

(Sieyès)

PRETENTIEUX

« Je n’aime pas qu’on me rapporte ce que les gens disent de moi derrière mon dos… ça me rend prétentieux. »

(Oscar Wilde)

09:02 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

14/12/2019

Le livre de la jungle politique (Morchoisne et Festjens)

Le livre de la jungle.jpgDans une jungle qui doit beaucoup à Rudyard et quelque peu à Walt, le lecteur a l’opportunité de rencontrer Mowgli (Macron), le « mou qui glisse sur les peaux de banane », Raksha (Brigitte), la mère louve sans qui « l’enfant sauvage n’aurait été qu’un singe savant », Bagheera (Philippe), la panthère noire à longues pattes qui passe son temps à avaler des couleuvres, Chiiiz (Lemaire), le ouistiti argenté toujours content, Rikiki-Ravi (Darmanin), la mangouste toujours satisfaite, Casta-Rama (Castaner), le buffle qui ne charge pas à la vue du chiffon rouge mais à celle du gilet jaune, sans oublier Shere Khonn (M. Le Pen), la tigresse blonde qui n’est « bonne qu’à rugir et à distribuer des coups de griffes », les trois vautours déplumés (Collomb, Juppé, Giscard), le hurleur roux (Mélenchon), si partageur qu’il « tient à ce que tous les fruits de la jungle soient répartis équitablement » à l’exception des siens… et quelques autres de plus ou moins grande importance ou dangerosité…

Recevoir ce « Livre de la jungle politique » fut pour moi comme un cadeau de Noël avant l’heure, comme un moment de récréation, comme un antidote décapant pour remédier aux tristes effets d’une époque aussi frileuse que morose. Quel plaisir, quel régal de lire ce bestiaire rassemblant rien moins que 48 caricatures d’hommes et femmes politiques de France et d’ailleurs (Merkel, Poutine et Trump ont aussi leurs pages), d’aujourd’hui et d’hier (De Gaulle, Chirac et Sarkozy n’échappent pas non plus traits de Morchoisne ). Le coup de crayon de ce dernier, sans doute le meilleur caricaturiste de sa génération, le Daumier du XXIème siècle, est incisif, ravageur et criant de réalisme. Il faut dire que l’animal n’en est pas à son premier coup de griffe. Combien d’albums d’anthologie n’a-t-il pas déjà signés ? « Portraits crachés », « Les gueules du siècle », « L’homme descend du singe », « Ces cabots qui nous dirigent » ou « Ces grosses bêtes qui nous gouvernent », pour n’en citer que quelques-uns. La plupart du temps avec les commentaires d’humoristes aux langues bien pendues comme le regretté Pierre Desproges ou Didier Porte. Son nouveau binôme pour les textes, Jean-Louis Festjens, réussit très bien à rester à la hauteur de ses prédécesseurs, avec un humour corrosif, toujours bon enfant, jamais méchant, usant et abusant de bons mots, calembours, jeux de mots et traits d’esprit de toutes sortes. Le lecteur éclate de rire quasiment à chaque ligne. Une totale réussite relevée par une édition de qualité, à tous points de vue, couleurs, typo, mise en page, papier, couverture. Ne ratez pas cette version désopilante du « Livre de la Jungle ». Elle est si drôle qu’elle devrait être prescrite par tous les médecins et même remboursée par la Sécurité sociale !

4,5/5

17:49 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/12/2019

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible en version ebook ou papier ici :

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10/12/2019

Objet culturel (Nouvelle)

08:28 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/12/2019

La muse dans le grenier (Didier Cornaille)

La muse dans le grenier.jpgLe temps d’un week-end, Marc, cadre parisien, retourne dans sa région d’origine pour y retrouver sa vieille mère, sa sœur et son beau-frère. Il a laissé derrière lui, à Paris, son épouse Florence ainsi que ses deux enfants. Pris dans les trombes d’eau d’un violent orage, il perd le contrôle de son véhicule qui se retrouve enlisé sur le bord de la route à moins d’un kilomètre de sa destination. Et c’est là qu’apparait Odile, une amie d’enfance qui a elle aussi mené sa vie dans la capitale, s’est mariée et a eu deux enfants. Devenue veuve, les gosses élevés, elle a laissé son boulot sans intérêt à la RATP pour revenir dans son village natal où elle pratique l’aide à la personne. Le mariage de Marc bat-il suffisamment de l’aile pour que quelque chose sorte de cette rencontre des plus inattendues ?

« La muse dans le grenier » est plus un roman sentimental qu’un véritable roman de terroir bien que l’exode rural, le retour à la terre et la désertification des campagnes restent des thèmes importants en toile de fond. L’auteur a cru bon d’épicer son intrigue, assez mince au demeurant, de vieilles rancœurs villageoises datant de la seconde guerre mondiale avec une histoire d’enfant juive cachée par les paysans et de dénonciation aussi crapuleuse qu’injuste datant de l’Epuration de 1945. Les personnages restent néanmoins passablement stéréotypés. Le style assez quelconque et parfois même un peu lourd ne rachète guère le manque d’intérêt de cette historiette décevante. En un mot, cet ouvrage qui est loin d’être le meilleur de Cornaille ne mérite guère le détour !

2,5/5

08:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

07/12/2019

Poèmes pour petits et grands (96)

Martynov.jpgLe peintre

 

Le peintre

Peignit sa fille.

Mais elle,

Comme un rayon de lune,

S’enfuit de la toile.

Il voulut peindre ses fils

Mais ce fut des jardins qu’il peignit.

Et dedans

Un rossignol

Et ses amis de s’écrier en chœur :

« Nous n’entendons rien à cette manière ! »

Alors, comme ils ne l’avaient pas reconnu,

Il décida de faire

Son propre portrait.

Et des ténèbres surgit la lumière

Et tous crièrent :

« Mais c’est nous ! »

 

(Léonid Martynov)

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05/12/2019

Pensées plus ou moins correctes (177)

PRESENT

« Ce qui est passé a fui. Ce que tu espères est absent mais le présent est à toi. »

(Proverbe arabe)

Pascal.jpgPRESOMPTUEUX

« Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre. (…) Et nous sommes si vains que l’estime de cinq ou six personnes qui nous environnent nous amuse et nous contente. »

(Blaise Pascal)

PRESSE

« La presse, comme la femme, est admirable et sublime quand elle avance un mensonge, elle ne vous lâche pas qu’elle ne vous ait forcé à y croire et elle déploie les plus grandes qualités dans cette lutte où le public, aussi bête que le mari, succombe toujours. »

(Honoré de Balzac)

« La presse est une bouche forcée d’être toujours ouverte et de parler toujours. De là vient qu’elle dit mille fois plus qu’elle n’a à dire et qu’elle divague souvent et extravague. »

(Alfred de Vigny)

« Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »

(John Swinton)

08:56 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)