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04/10/2018

Arca (Romain Benassaya)

Arca.jpgAu XXIIème siècle, Sorany découvre dans les déserts glacés de la planète Encelade une étrange substance, l’Artefact qui, quelques années plus tard, permettra aux humains de dépasser la vitesse de la lumière et de naviguer bien au-delà du système solaire. Il est grand temps, car les Terriens, ayant épuisé les ressources de leur planète d’origine, peinent à terraformer Mars transformée en colonie pénitentiaire. Troubles divers et révoltes des esclaves s’y produisent. Tous les espoirs de l'humanité reposent sur « L'Arca », immense vaisseau spatial sorte de moderne arche de Noé, qui devrait permettre à près de 4000 passagers d’atteindre une planète habitable située à vingt-quatre années-lumière de la Terre, la « Griffe du Lion ». Le voyage devrait durer huit années. Mais rien ne va se passer comme prévu. Parvenus à la hauteur de Saturne, 800 adeptes de la secte d'Enlil dirigée par la machiavélique Ireen Tsei veulent déclencher une mutinerie générale…

« Arca » se présente comme un roman de science-fiction version space-opera fantastique pour ne pas dire onirique tant l’intrigue se permet de licences poétiques frisant souvent l’invraisemblance scientifique. Partie sur le thème ultra-rebattu de la conquête d’une lointaine exoplanète, tout finit par tourner autour de la maîtrise d’une substance magique permettant des vitesses phénoménales. Les personnages sont assez stéréotypés, le plus intéressant restant celui de Sorany, le seul, avec celui de son compagnon Franck, à avoir une certaine épaisseur. L’intrigue qui part sur de bonnes bases, s’enlise malheureusement assez vite. Le rythme ralentit avec de trop nombreuses redites, répétitions et retours sur les chapitres précédents. Si on y ajoute une narration alternée sur deux périodes (2147 et 2157) puis sur trois (date indéterminée), un agacement et un certain ennui s’installent sur une bonne moitié du livre. La fin rachète un peu cette faiblesse dans la mesure où elle explique enfin certaines circonstances importantes pour la compréhension tout en laissant le lecteur sur sa faim. Le plus intéressant aurait pu être à venir, la colonisation de la « Griffe du Lion ». Mais c’est peut-être l’intention du jeune auteur pour un tome 2. En résumé, pour un coup d’essai, cet ouvrage est loin du coup de maître. Juste un honnête ouvrage de divertissement sans grande ampleur.

3/5

08:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/10/2018

Les Faux As (Roman)

23:22 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

01/10/2018

À chacun son dû (Leonardo Sciascia)

A chacun son dû.jpgDans une petite ville de Sicile, Manno, pharmacien de bonne réputation reçoit une lettre anonyme fort inquiétante. Ne se connaissant pas d’ennemis et pensant n’avoir rien à se reprocher, il croit à une plaisanterie de mauvais goût. Mais quelque temps plus tard, au cours d’une partie de chasse, il est assassiné ainsi que son partenaire, le bon docteur Roscio. Craignant que l’enquête ne mène à rien, Laurana, professeur de son état et grand ami du docteur, décide de rechercher le coupable. Il fait alors quelques découvertes étonnantes sur la vie privée des deux notables et n’est pas loin de confondre le coupable du double meurtre. Mais rien ne se passe comme prévu.

« À chacun son dû » est plus une parodie de roman policier qu’un authentique « whodonit » style Agatha Christie. Sciascia se sert du motif criminel pour nous dépeindre une société sicilienne d’après-guerre gangrénée par les diverses mafias et apparemment encore nostalgique de l’époque mussolinienne. Sa plume est acérée et son esprit sarcastique a quelque chose de Simenon bien que lui-même soit plus influencé par Pirandello, auteur auquel il semble vouer une grande admiration, au point d’en imiter le style et même de mettre en scène le maître par le biais d’un personnage secondaire, Don Luigi. Ce dernier a même le tout dernier mot : « C’était un crétin ! » en parlant du pauvre Laurana. Humour et désenchantement sont au rendez-vous. Un bon moment de divertissement.

3,5/5

08:56 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

30/09/2018

Chat perché (Nouvelle)

09:04 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

28/09/2018

Confession d'un porte-drapeau déchu (Andreï Makine)

Confessions.jpgDans une banlieue défavorisée de Leningrad, deux jeunes garçons, Kim et Arkadi, vivent une enfance et une adolescence de pionniers, pleine de rêves et d’illusions socialistes. Piotr et Iacha, leurs pères, sont d’anciens combattants de la seconde guerre mondiale. Piotr, ancien tireur d’élite de l’armée rouge a eu les deux jambes sectionnées, suite à un bombardement venu de son propre camp. N’ayant été doté ni de fauteuil roulant ni d’appareillage, il n’a que les épaules de son ami Iacha pour se déplacer. Malgré un dénuement certain, la vie reste insouciante, solidaire et communautaire dans ce petit monde un peu à part de la ville entre les parties de dominos des hommes, les bavardages des femmes et les parades guerrières des jeunes pionniers. Jusqu’au jour où Kim, devenu militaire doit partir risquer sa vie en Afghanistan…

« Confession d’un porte-drapeau déchu » est un roman autobiographique sur une jeunesse pauvre mais heureuse vivant en Union soviétique sur une période allant de Staline à Gorbatchev en passant par Kroutchev et Brejnev. D’une guerre l’autre, deux générations sacrifiées. Quelques épisodes comme celui des gamins déterrants des dépouilles de soldats allemands pour les écrabouiller sauvagement sont assez pénibles à lire. L’ambiance dans ce petit quartier un peu à l’écart est fort bien rendue. Mais la fin ouverte et se voulant poétique laisse une impression assez bizarre. Pas un mot sur les méfaits du communisme. Une sorte d’indulgence un brin suspecte. Oeuvre de jeunesse ? Texte ayant obtenu l’imprimatur du conseil des écrivains bolcheviques ? Le lecteur ne peut pas savoir. En conclusion, pas le meilleur des ouvrages de Makine qui nous a habitué à beaucoup mieux comme dans « Le testament français » par exemple.

2,5/5

08:54 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

27/09/2018

Poèmes pour petits et grands (53)

duhamel.jpgSoir

 

La nuit va tomber bientôt.

Toutes mes araignées dorment.

La chatte blanche, comme une pensée,

Traverse le crépuscule.

Qu’est-ce qui brille au lointain,

Dans la brume de la colline ?

Non, ce n’est pas une étoile :

C’est le soc d’une charrue,

Fourbie par les labours d’automne.

Qu’est-ce qui nous vient du moulin ?

C’est l’odeur de la farine.

On voudrait lui parler…

 

(Georges Duhamel)

08:29 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

25/09/2018

Pensées plus ou moins correctes (134)

ariane hébert.jpgNEGATIF

« Lorsque tu interprètes la vie de façon négative, tu sais ce que ça change au fond ? Absolument rien pour les autres ni pour l’Univers… mais beaucoup de choses pour toi. Quand, par exemple, tu penses tout bas que cette fille est mal vêtue, ou que ce garçon manque de jugement, la seule personne à qui cela nuit, c’est toi. Tes pensées entraînent des sentiments négatifs (antipathie, irritation, frustration, répulsion, etc.) que tu es seule à vivre. Les autres ne cesseront pas d’être comme ils sont pour toi ! Tu choisis donc de te mettre dans un état d’esprit désagréable. Si tu modifiais ta perception, en te disant par exemple que tous les goûts sont dans la nature, ou que tous ont le droit de s’exprimer librement et d’avoir leurs opinions, la seule chose qui changerait dans l’Univers serait la façon dont tu te sens. Et ce serait extraordinaire, pour toi. »

(Ariane Hébert)

NOBLESSE

« Souviens-toi de ta noblesse et dans la défection, mesure ta honte. Ne te fais pas ignorant de la beauté, si tu ne veux pas être confondu par la laideur. »

(Saint Bernard de Clairvaux)

NOE

« Si Noé avait eu le don de lire dans l’avenir, il n’est point douteux qu’il se fût sabordé. »

(Cioran)

22/09/2018

Le dernier des Spartians (roman)

disponible
 
version ebook

08:51 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/09/2018

Ma vie en van (Florent Conti)

ma vie en van.jpgFlorent Conti est un jeune canadien francophone très attiré par une vie hors normes. Déjà à 22 ans, au sortir de sa grande école, il refuse d’assister à la fête de remise des diplômes. Puis, après trois années de travail classique en open-space, il donne sa démission et décide de tout quitter et de partir découvrir le continent à bord d’un van. Etant cinéaste et musicien (il joue fort bien de la guitare et du banjo), il compte vivre de contrats épisodiques et de woofing. Il s’est constitué un petit pécule pour les coups durs. Et le voilà parti vivre à plein temps à bord d’un Dodge 1997 Roadtrek d’occasion. À lui les immensités du Canada, la liberté, en un mot la retraite à 25 ans ! Très vite, il se fait connaître par ses reportages postés sur Youtube où il est suivi par plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Bien que classable dans la catégorie « Voyages et aventures », « Ma vie en van » se présente un peu comme un livre hybride. En effet, la première partie qui représente environ la moitié du livre est consacrée à sa philosophie de la vie, aux raisons qui l’ont poussé à opter pour cette vie de bohème minimaliste. La seconde partie est constituée du journal de bord de sa première année de vie en van. On y découvre un Florent qui quitte une petite amie plus toxique qu’autre chose, qui se pose plein de questions et semble en perpétuelle recherche de lui-même. Dans l’ensemble un ouvrage bien écrit, très agréable à lire (il se dévore en deux petites après-midis) qui permet de mieux connaître le sympathique Youtuber même s’il n’entre que très peu dans les détails de ses périples ni dans les côtés techniques et pratiques de ce mode de vie nomade. Avec une grande franchise et une totale sincérité, Florent Conti met le doigt sur le malaise qui ronge plus ou moins tous les représentants de la jeunesse actuelle tiraillée entre l’être et l’avoir qui découvre que tout ce qu’on possède enchaine sans vraiment satisfaire et que pour vivre heureux, il vaut mieux vivre légers…

4,5/5

19:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/09/2018

Objet culturel (Nouvelle)

09:00 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)