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04/02/2018

Les Francs-Maçons (Serge Hutin)

Francs-maçons.jpgTout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Franc-Maçonnerie se trouve dans cet ouvrage. Son origine qui remonterait à la nuit des temps et à la construction du Temple de Salomon par Maître Hiram. Son évolution de maçonnerie opérative (réservée aux sculpteurs et tailleurs de pierre du Moyen Âge) en maçonnerie spéculative (c’est-à-dire affranchie de toute appartenance corporative). Ses origines sociales : longtemps chasse gardée des aristocrates sous la houlette de membres de la famille royale comme Philippe d’Orléans dit « Philippe Egalité » ou Frédéric II de Prusse, elle s’est lentement démocratisée par l’adjonction de strates bourgeoises. Ses orientations religieuses et philosophiques : se référant au départ au catholicisme (pays latins) ou au protestantisme (pays anglo-saxons), elle s’en est éloignée de plus en plus en France jusqu’à devenir farouchement anti-religieuse et anti-cléricale (séparation de l’Eglise et de l’Etat, affaire des fiches, nationalisation des biens du clergé, bannissement des congrégations, etc.). Sans oublier les rites d’initiation, les symboles, les grades, les obédiences…

Traité particulièrement bien documenté, « Les Francs-Maçons » se présente comme un ouvrage de vulgarisation éclairé et se voulant objectif. Pour l’auteur, franc-maçon lui-même, conférencier officiel des Rose-Croix Amorc et expert en alchimie et ésotérisme, les Franc-maçons ne mériteraient ni les excès d’honneurs ni les tombereaux d’opprobre dont les uns et les autres les gratifient. Ils ne seraient que d’importance secondaire ou partielle dans le déclenchement de la Révolution Française (alors que pratiquement tous ses dirigeants et inspirants en étaient), ni dans le soutien à Bonaparte (alors que tous ses frères en étaient et que l’intéressé n’en était pas), ni dans l’avènement et les réalisations de la IIIème République (alors qu’une écrasante majorité de députés et de ministres en étaient). Il balaie d’un revers de manche les travaux nettement moins favorables de Barruel sans grandes preuves ni arguments. Au total, un ouvrage intéressant ne serait-ce que par les illustrations souvent macabres voire inquiétantes, les notes très précises et surtout la chronologie indispensable pour le côté historique de l’affaire. Utile pour une première approche mais insuffisamment critique pour porter un jugement.

3/5

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03/02/2018

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible version papier ou e-book en cliquant ci-dessous :

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02/02/2018

L'homme qui voulait voir tous les pays du monde (André Brugiroux)

L'homme qui voulait voir.jpgS’il est un homme qui peut se targuer d’avoir réalisé, adulte, tous ses rêves d'enfant, c’est bien André Brugiroux. Surnommé « le pape des routards », il a d’abord bouclé en dix-huit ans d’auto-stop, bateau-stop et autres subterfuges peu onéreux, un incroyable tour du monde. Puis au fil des ans, des occasions et des conférences, il a réussi à poser son sac dans presque tous les pays du monde. Seule, l’Arabie Saoudite s’est longtemps refusée à lui, mais, il a réussi récemment, grâce à un concours de circonstances quasi miraculeux, à accrocher ce dernier trophée à son tableau de chasse de globe-trotteur ! Et tout ça, à raison d’un seul dollar par jour, sans jamais devoir payer pour coucher à l’hôtel (sauf quand c’était absolument obligatoire comme en URSS ou en Corée du Nord), sans se munir du moindre canif (en signe de non-violence assumée), ni d’une simple gourde même en plein désert (pour toujours devoir s’en remettre au bon vouloir de l’Autre).

« L’homme qui voulait voir tous les pays du monde » est un témoignage passionnant et époustouflant de toute une vie passée sur les chemins dans une quête assez unique de cette totalité de voyages qui vise le Livre des Records et frise un tantinet la monomanie. En effet, il reste à Brugiroux un lieu non visité, les îles Chagos, base militaire US vidée de ses habitants. Lire ces aventures permet d’apprendre pas mal de choses sur la réalité de pays dont le lecteur n’a souvent qu’une idée faussée par la présentation tendancieuse qu’en font nos médias. Que de péripéties, que de dangers, que de rebondissements, que de souffrances pour arriver à pareil résultat. L’auteur en tire la leçon suivante : « La terre n’est qu’un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens », précepte proclamé par Bahà'u'llàh, fondateur d’une religion universelle dérivée de l’Islam et prônant un idéal de paix par la gouvernance mondiale. Ouvrage que l’on conseillera aux amateurs d’aventures loin des sentiers battus touristiques, aux rêveurs de grands espaces, tout en se permettant deux petits reproches. Bien des lieux mériteraient de plus amples développements. L’auteur aurait pu en profiter pour réduire la durée de ses prêchi-prêcha baha'istes un brin lassants. L’enfer « mondialiste » est pavé de si bonnes intentions…

4/5

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31/01/2018

Un étrange monsieur Frey (Pierre Sergent)

Un étrange monsieur Frey.jpgEn 1934, Ernst Frey, jeune bachelier autrichien d’origine juive, milite dans diverses organisations d’extrême gauche. Pour échapper aux persécutions des nationaux-socialistes, il quitte clandestinement l’Autriche pour se réfugier en France. Il espère pouvoir partir combattre aux côtés des Républicains espagnols, mais ses chefs, jugeant qu’il ne leur serait pas de grande utilité, l’en empêchent. Il s’engage alors dans la légion étrangère où il fonde la toute première cellule du parti communiste. Il se retrouve en Indochine où il est fait prisonnier par les Japonais. Après des mois de détention particulièrement cruelle, à peine libéré, il intègre les rangs du Viet-minh tout juste émergeant. Très vite il se retrouve à combattre ses anciens frères d’armes et à monter dans la hiérarchie jusqu’à devenir colonel et conseiller particulier du général Giap. Un jour, lassé de la guerre, des tortures et des exactions perpétrées, il remet tout en question, rencontre le divin et donne un nouveau tournant à sa vie.

« Un étrange monsieur Frey » est la biographie précise et circonstanciée d’un personnage tout à fait hors du commun. Athée aussi militant que rabique, il épouse les thèses communistes avec enthousiasme, se révèle un apparatchik fanatique et d’un totalitarisme borné jusqu’au moment de l’illumination sur son chemin de Damas. D’une lecture un peu laborieuse, ce livre a également l’immense avantage de faire découvrir au lecteur un côté peu connu de la guerre d’Indochine, de se retrouver dans l’autre camp, celui des mercenaires européens, anciens nazis et autres Japonais reconvertis, celui des futurs vainqueurs. Il apprendra ainsi que le parti communiste indochinois ne comptait à cette époque qu’un petit millier de membres, le Viet-Minh, moins de 20 000 combattants et que cet effectif si modeste, sans artillerie, ni aviation, ni blindés, ni armes lourdes réussit à tenir en échec le corps expéditionnaire français avant d’en faire autant avec la puissante armée américaine. Pour les amateurs d’Histoire militaire.

3,5/5

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30/01/2018

Les godasses (Sketch)

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29/01/2018

Dans la baie fauve (Sara Baume)

Dans la baie fauve.jpgDans un petit village de l’Irlande profonde, Ray, homme d’un certain âge, vit seul dans une modeste maison face à la mer. Orphelin, il n’a pas connu sa mère et il a passé son enfance chez une femme qu’il n’aimait pas et qu’il devait appeler « Ma Tante ». Considéré comme débile mental, il n’alla pas à l’école, ne fréquenta pas d’enfants de son âge et vécut en la seule compagnie de son père, homme froid et indifférent qui passa sa retraite à fabriquer des jeux de sociétés aux règles improbables avant de décéder fort âgé en s’étouffant avec une saucisse. Se retrouvant du jour au lendemain seul et abandonné, Ray décide d’adopter un chien, un ratier au caractère difficile qui se bat souvent avec ses congénères. Il est couvert de cicatrices et a déjà perdu un œil. D’où son nom : « One Eye ». Le couple cabossé part au hasard des routes, vivant, mangeant et dormant sur des parkings dans une vieille auto.

« Dans la baie fauve » se présente comme une sorte de long monologue réparti sur quatre chapitres, un pour chaque saison de l’année. Par bribes, Ray raconte sa vie à son chien, son seul confident et son seul ami. Celle-ci étant très tristesse et d’une monotonie à pleurer, l’auteure la pimente de longues et minutieuses descriptions de plages, d’oiseaux marins, de plantes, d’animaux familiers et autres décors ou paysages. Le résultat donne une sorte de « magie du quotidien » avec des alternances d’épisodes un tantinet abracadabrantesques qui ne manquent d’ailleurs pas d’étonner. Peu de péripéties, aucun rebondissement, et pourtant, l’intérêt ne se dément pas et on lit même avec un certain plaisir. Sans doute est-ce dû au regard acéré de l’auteure, à ses observations pertinentes, à ses fulgurances et à son style particulier, tout en finesse et allusions. Les deux personnages ne peuvent laisser indifférents. Leur histoire dans sa terrible banalité amène à réfléchir sur le sens de ces « petites » vies « inutiles ». Un premier roman très réussi et déjà remarqué dans divers prix littéraires.

4/5

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28/01/2018

La course à pied (Jean-Paul Mathiss)

la course à pied.jpgLa course à pied est l’un des sports les plus pratiqués dans notre pays. On estime le nombre de joggers à quatre millions. Il y a des épreuves et des compétitions pour tous et de tous niveaux. Des 10 ou 15 km jusqu’aux marathons ou semi-marathons, sans oublier les 100 km de Millau ou de Migennes ou le trophée du Vignemale, la course la plus haute d’Europe avec un dénivelé total de 2700 m pour une longueur de 51 km dont 2 sur glacier. Entre autres. Pourquoi court-on autant ? Par quoi doit-on commencer ? Comment mener un entrainement ? Comment améliorer ses performances ? Quelle est la bonne manière de préparer un marathon ? Autant de questions auxquelles répond ce livre…

« La course à pied » se présente comme un petit guide technique bien illustré, bien documenté et très bien conçu. Le lecteur, qu’il soit lui-même coureur ou non, débutant ou chevronné, y découvrira mille choses sur le sujet. Par exemple, que la bizarre longueur du marathon (42 kilomètres et 195 mètres soit 26 miles et 385 yards) a été décidée par les Britanniques. Elle correspond à la distance qui sépare le château de Windsor du stade de White City. Il y trouvera également divers tableaux et graphiques sur les allures à tenir, les correspondances test sur 10 km par rapport au marathon, sur les choix de chaussures et même un lexique sur le jargon des coureurs et diverses adresses en annexe. Au total, un livre court, mais très complet et fort utile pour progresser dans la pratique d'une discipline aussi exigeante que bienfaisante.

4,5/5

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27/01/2018

Poèmes pour petits et grands (30)

rostand.jpgTirade des nez (Cyrano de Bergerac)

 

Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !

On pouvait dire… Oh ! Dieu !… bien des choses en somme…

En variant le ton, — par exemple, tenez :

Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,

Il faudrait sur le champ que je me l’amputasse ! »

Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse :

Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »

Descriptif : « C’est un roc !… c’est un pic… c’est un cap 

Que dis-je, c’est un cap ?… c’est une péninsule ! »

Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?

D’écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »

Gracieux : « Aimez-vous à ce point les oiseaux

Que paternellement vous vous préoccupâtes

De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »

Truculent : « Ça, monsieur, lorsque vous pétunez,

La vapeur du tabac vous sort-elle du nez

Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »

Prévenant : « Gardez-vous, votre tête entraînée

Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »

Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol

De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »

Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane

Appelle hippocampelephantocamélos

Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »

Cavalier : « Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?

Pour pendre son chapeau c’est vraiment très commode ! »

Emphatique : « Aucun vent ne peut, nez magistral,

T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »

Dramatique : « C’est la Mer Rouge quand il saigne ! »

Admiratif : « Pour un parfumeur, quelle enseigne ! »

Lyrique : « Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »

Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »

Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,

C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »

Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !

C’est quelque navet géant ou ben quelque melon nain ! »

Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »

Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?

Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »

Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :

« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître

A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »

Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit

Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit :

Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,

Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres

Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !

Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu'il faut

Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,

Me servir toutes ces folles plaisanteries,

Que vous n’en eussiez pas articulé le quart

De la moitié du commencement d’une, car

Je me les sers moi-même, avec assez de verve,

Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.

 

(Edmond Rostand)

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26/01/2018

Benoît XVI ou le mystère Ratzinger (Duquesne et Zizola)

Benoît XVI.jpgBenoît XVI (Joseph Ratzinger) né le 16 avril 1927 à Marktl (Bavière, Allemagne), a été le 265e souverain pontife de l’Église catholique du 19 avril 2005 au 28 février 2013. Fils de parents opposés au nazisme, il fut enrôlé de force dans les jeunesses hitlériennes. En 1944, il refusa d’intégrer la Waffen-SS en faisant valoir son intention d’entrer au séminaire. À la suite de sa libération, en 1945, du camp de prisonniers de guerre de Bad Aibling où il fut interné après avoir déserté la Wehrmacht lors de son service militaire, il commença sa formation de prêtre puis fut ordonné le 29 juin 1951. Le 24 mars 1977, il est nommé archevêque de Munich et Freising par le pape Paul VI. Théologien reconnu, le cardinal Ratzinger est nommé par le pape Jean-Paul II, en 1981, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Réputé conservateur, il fait l’objet de nombreuses critiques concernant notamment ses prises de position sur le préservatif, l’homosexualité, l’Islam, les Amérindiens ou encore la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. Cependant, il est aussi reconnu pour ses prises de position en faveur de l’écologie ou encore pour son combat contre la pédophilie dans l’Église et contre l’antisémitisme. Le 11 février 2013, il renonce à ses fonctions, et devient dès lors, et de façon inédite, « Sa Sainteté Benoît XVI, pontife romain émérite ».

« Benoît XVI ou le mystère Ratzinger » est un livre double, écrit à quatre mains par Jacques Duquesne, écrivain bien connu, qui signe « Ce qui attend Benoît XVI », un état des lieux de l’Eglise catholique au mois d’avril 2005 et par Giancarlo Zizola, vaticaniste réputé, qui est responsable de la seconde partie intitulée « Qui est-il ? » et présentant un portrait plutôt à charge du « Panzer Kardinal ». Les deux parties sont de très inégal intérêt. Autant la première est passionnante avec ces analyses très pertinentes du rôle du pape et des évêques, de la crise du sacerdoce, de la place des femmes, du rôle des théologiens, du problème de l’œcuménisme. Autant la seconde est décevante, car elle n’apporte pratiquement aucune lumière ni piste de recherche sur ce « mystère ». Ratzinger reste un personnage fort complexe à la fois réformiste (il fut en pointe lors du Concile Vatican II) et conservateur (il n’y eut pas plus grand adversaire de la fameuse « théologie de la libération »). Zizola conclut son essai en disant qu’il ne fera pas de révolution mais qu’il ne se résoudra sans doute pas à n’être qu’un pape de transition. Avec le recul, le lecteur s’aperçoit que l’avenir lui a donné tort. Livre de circonstance, qui au lieu de lever un coin du mystère, ne fait que l’épaissir un peu plus !

2,5/5

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25/01/2018

Pensées plus ou moins correctes (112)

anouilh.jpgMEDIOCRE

« Voir six cents médiocres faire et défaire la France au nom de quelques millions de médiocres qui les ont élus. »

(Jean Anouilh)

« Les esprits médiocres condamnent d’ordinaire tout ce qui passe à leur portée. »

(La Rochefoucauld)

« Les médiocres sont très utiles, pourvu qu’ils sachent se tenir dans l’ombre, tels les zéros placés derrière les vrais chiffres. »

(Paul Masson)

MEDISANCE

« Quand les femmes ne prêtent plus à la médisance, elles s’y adonnent. »

(Emile Augier)

« On médit plus d’un ami que d’un ennemi : on le connait mieux. »

(Lucie Paul-Margueritte)