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09/04/2020

Le faucon du Siam (Axel Aylwen)

Le faucon du Siam.jpgEn 1679, dans le golfe du Siam, Constantin Phaulcon, capitaine du « Royal Lotus », jonque siamoise de 120 tonneaux, doit convoyer des ballots de draps pour le compte de la Compagnie anglaise des Indes. Avec ses collègues Ivatt et Burnaby, il compte réaliser de surcroit un beau coup de contrebande en faisant entrer au royaume du Siam, une série de canons de fabrication hollandaise. Phaulcon envisage de les vendre à une certaine reine de Pattani, musulmane ne voulant plus se soumettre au pouvoir central bouddhiste. L’ennui, c’est qu’après quelques révoltes péniblement mâtées de son équipage malais, la jonque fait naufrage et coule corps et biens avec les derniers espoirs de réussite de Phaulcon. Seul survivant du désastre avec ses deux acolytes, il se retrouve prisonnier du puissant gouverneur de Ligor qui veut leur faire avouer par n’importe quel moyen y compris la torture qu’ils menaient une action de contrebande. Heureusement la participation valeureuse de Phaulcon à un tournoi de boxe thaï, puis l’arrivée plus qu’opportune d’un éléphant blanc quasiment divinisé par les Siamois changent totalement la donne…

« Le faucon du Siam » est le premier tome d’une trilogie d’aventures historiques du temps des premiers établissements européens (successivement portugais, hollandais et anglais) dans cette partie de l’Asie. L’auteur, anglais qui se révèle excellent spécialiste de l’histoire et des coutumes thaïlandaises, reconnaît lui-même en introduction qu’il s’est inspiré de l’histoire, mais sans la suivre fidèlement car toutes les archives du Siam ont été détruites au XVIIIème siècle par les envahisseurs birmans. Il n’en demeure pas moins que cette lecture est particulièrement dépaysante et exotique. Le lecteur y découvrira des excès de raffinement, de délicatesse et de largeur d’esprit (toutes les religions sont acceptées sans la moindre discrimination) mêlés à des sommets de servilité (on ne se présente qu’à plat ventre devant le roi ou les mandarins) et de cruauté (châtiments d’une incroyable barbarie, tortures atroces…). S’il n’est que relativement historique, ce roman se rattrape sur les aventures, les rebondissements, les intrigues, ce qui permet de maintenir l’intérêt du lecteur tout au long d’un pavé de plus de 800 pages, qui se dévore en dépit de quelques longueurs. On suit avec grand intérêt l’ascension irrésistible du (super) héros doté de toutes les qualités (intrigant redoutable, diplomate hors pair, séducteur irrésistible et combattant courageux) ainsi que le déroulement de ses amours compliquées avec la sublime Sunida, son amante locale, et la très jeune et très charmante Maria, sa future épouse. Ouvrage de gare, de plage ou de « confinement » permettant de se divertir agréablement tout en enrichissant ses connaissances de l’Orient étrange et mystérieux.

4/5

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07/04/2020

Poèmes pour petits et grands (108)

Bérimont.jpgJe donne

 

Je donne pour Paris

Un peu tabac gris

Je donne pour Bruxelles

Un morceau de ficelle

Je donne pour London

Un paquet d’amidon

Je donne pour Genève

Une poignée de fèves

Je donne pour Tokyo

Un guidon de vélo

Je donne pour Moscou

Un petit sapajou

Je donne pour Madrid

Un envol de perdrix

Je donne à Copenhague

La mer et ses vagues

Je donne à Washington

Tontaine et puis tonton

 

(Luc Bérimont)

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06/04/2020

Le grand enfermement (1)

08:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

05/04/2020

Pensées plus ou moins correctes (189)

RACE

« La race est la pierre angulaire sur laquelle repose l’équilibre des nations. Elle représente ce qu’il y a de plus stable dans la vie d’un peuple. »

Gustave le Bon.jpg« En raison de leur structure psychologique dissemblable, les races sont diversement impressionnées par les mêmes sujets. Sentant et agissant de façons différentes, elles ne sont pas accessibles aux mêmes évidences et ne sauraient dès lors se comprendre. »

(Gustave Le Bon)

« Une race qui envenime tout, en se fourrant partout, sans jamais se fondre avec aucun peuple… »

(Proudhon)

RACISME

« Tout est racisme en ce monde, tout est question de peau. À commencer par l’amour. »

(Jean Dutourd)

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03/04/2020

L'alimentation vivante, la première médecine (Dr Pascal Trotta)

l'alimentation vivante.jpgEnviron 85% des maladies sont dues à notre environnement. Seulement 15% peuvent être imputées aux seuls facteurs génétiques. D’où l’importance de notre mode de vie, de notre faculté à faire de l’exercice, à garder un bon moral et surtout à veiller à bénéficier d’une alimentation aussi vivante que variée. Si l’on veut réellement prévenir et aussi aider à guérir la plupart des maladies qui nous assaillent (cancers, allergies, dépressions, maladies auto-immunes dégénératives comme la maladie d’Alzheimer, intolérances alimentaires, douleurs chroniques et autres), une nutrition saine, vivante et variée reste la base de tout. Hippocrate n’a-t-il pas dit que l’aliment devait être le seul médicament ?

Cet ouvrage explique de manière simple et pédagogique tout ce qu’il faut savoir pour diminuer les risques de maladies ou améliorer durablement notre état de santé. Pour lui, la bonne nutrition doit devenir la première médecine, avant la médecine allopathique, basée sur la chimie et attachée depuis Pasteur à éradiquer les symptômes en négligeant le terrain (n’en déplaise à Claude Bernard) et avant la chirurgie qui ne devrait être que réparatrice suite à un accident par exemple. Le Dr Pascal Trotta s’inscrit dans la lignée de célèbres tenants des médecines douces comme Dextreit, Carton, Kousmine, Seignalet ou Schaller. Issu du monde de la radiologie, il a ajouté à leurs découvertes la technique de l'électroscanner intersticiel, court examen (4 mn) totalement inoffensif permettant de personnaliser le traitement du patient grâce à un diagnostic beaucoup plus précis. Cette méthode permet de mieux évaluer l’équilibre psycho-neuro-endocrino-immunologique du patient. Livre de vulgarisation agréable à lire, disposant d’une jolie présentation. Un bémol cependant : la présentation des compléments alimentaires proposés par son propre institut relève quand même un peu de la pub. Dommage également qu’il faille aller consulter le Dr Trotta en Espagne, à San Sebastian, où il a dû s’exiler, les autorités médicales françaises n’étant sans doute pas très favorables à ce genre de pratique.

4,5/5

08:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/04/2020

Le mammouth m'a tué (Témoignage)

08:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

01/04/2020

Les quatre vérités (David Lodge)

Les 4 vérités.jpgAprès un premier roman réussi, Adrian n’a plus jamais connu le succès. Du coup, il a abandonné le roman, et s’est contenté de produire des anthologies. Avec son épouse Eleanor, il s’est retiré dans un petit cottage à la campagne non loin de l’aéroport de Gatwick. Arrive à l’improviste Sam, leur ami d’université, qui a mieux réussi dans la production de feuilletons télévisés. C’est à ce titre qu’il a été interviewé par Fanny Tarrant, jeune journaliste effrontée, qui a vite compris les failles du personnage. Particulièrement vexé par l'article que cela a donné dans un journal du dimanche, Sam veut tenter de se venger par l’entremise de son ami Adrian. Celui-ci devra se laisser interviewer à son tour. À cette occasion, il devra essayer de tirer les vers du nez de la journaliste pour avoir la matière d’un article féroce qu’il pourrait écrire ultérieurement. Mais rien ne va se passer comme prévu…

« Les quatre vérités » est un court roman ou une novella un peu longue (168 pages) tirée d’une pièce « The writing game » que l’auteur ne put produire que dans la région de Birmingham. Un procédé de recyclage plutôt inhabituel. L’inverse, l’adaptation au théâtre ou au cinéma, d’une œuvre littéraire étant nettement plus fréquente. Cette base scénique se sent tout au long de l’intrigue assez simplette mais avec une réelle unité de lieu, d’espace et de temps. Tout se passe dans le cottage d’Eleanor et Adrian. Les dialogues occupent la plus grande partie de la narration. David Lodge cesse dans cet ouvrage de fustiger le catholicisme pour s’intéresser au journalisme de scoop. Il en profite pour démonter cette nouvelle façon de procéder des interviewers faite d’insolence, de grossièreté, d’indiscrétions, d’agressivité pour ne pas dire de méchanceté pure. Pour gagner un brin de popularité, le pauvre auteur doit passer sous les fourches caudines d’une teigneuse par ailleurs assez fine mouche qui sait fort bien manipuler ses victimes. La fin, assez bien trouvée, un peu en forme de morale de fable, remet la balle au centre. Quant à l’humour dont l’auteur semblait si bien doté dans d’autres titres, il est assez peu présent dans celui-ci. Dommage.

3/5

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30/03/2020

Queen Latifa

Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen" disponible

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/dorian-evergreen-p-16900...

version ebook

 

https://www.amazon.fr/DORIAN-EVERGREEN-Bernard-VIALLET-eb...

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29/03/2020

Jeux de maux (David Lodge)

Jeux de maux.jpgÀ Londres à la fin des années 50, un groupe de jeunes étudiants tente de vivre sa foi en respectant les préceptes de l’Eglise Catholique. Des amours s’esquissent timidement voire douloureusement, Dorothy et Adrian, Tessa et Edward, Miriam et Michaël, Angela et Dennis alors que quelques autres s'avèrent un peu déséquilibrés comme Violet ou sont tentés par les ordres, la prêtrise ou l’homosexualité. Les filles ne se donnent pas facilement. Les garçons sont maladroits et souvent frustrés. La norme est d’arriver vierge au mariage pour fonder de bonnes familles chrétiennes. Mais au fil des années et surtout avec le concile Vatican II et la révolution de mai 68, tout se délite et s’effiloche peu à peu. Les virginités se perdent, des enfants naissent, la peur de l’enfer disparaît, le culte évolue. Certains s’évadent, se trompent, se séparent, changent de cap. Et les prêtres ne sont pas les derniers à jeter aux orties soutanes et rigidités…

« Jeux de maux » est un roman social très proche du thème de la « Chute du British Museum », mais en moins drôle. David Lodge ne s’intéresse plus à un seul couple mais à toute une cohorte de gens, tous jeunes catholiques, tous inhibés par les contraintes imposées par l’Eglise de l’époque. Il décrit très intelligemment et très finement comment le carcan s’est peu à peu desserré et comment toute une société a basculé dans un libéralisme libertaire au niveau des mœurs et comment tout un monde ancien a disparu progressivement. Cette fois, David Lodge, apparemment très concerné par la problématique catholique, en voulant faire œuvre de sociologue, a un peu perdu de son humour si charmant et si british. On ne peut que le regretter.

3/5

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27/03/2020

Poèmes pour petits et grands (107)

Louis Mercier.jpgL’horloge

Elle a l’air vaguement humaine

Avec sa face d’émail blanc,

Et sa robe couleur de chêne

Où bat son cœur rythmique et lent.

 

Elle habite un coin solitaire

Où l’araignée a son réduit,

Et fait son œuvre de mystère

Sans se hâter, le jour, la nuit :

 

Elle vit à l’écart, étrange

Et respectée ; on la défend

Du heurt des chaises qu’on dérange

Et des gambades des enfants.

 

L’horloge valétudinaire

Craint les caprices des saisons ;

Elle vibre aux coups de tonnerre,

Le vent lui donne le frisson.

 

Elle a peur du cahot des roues,

Des portes qu’on ferme trop fort ;

Les jours de pluie, elle s’enroue,

Et le gel des grands froids l’endort.

 

Un souffle, un rien la contrarie,

Souvent même, on ne sait pourquoi,

S’arrête la fragile vie

Dont palpite son cœur de bois.

(Louis Mercier)

09:03 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)