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17/08/2018

Poèmes pour petits et grands (50)

brassens.jpgChanson pour l’Auvergnat

 

Elle est à toi cette chanson

Toi l’Auvergnat qui sans façons

M’as donné quatre bouts de bois

Quand dans ma vie il faisait froid

Toi qui m’as donné du feu quand

Les croquantes et les croquants

Tous les gens bien intentionnés

M’avaient fermé la porte au nez

Ce n’était rien qu’un feu de bois

Mais il m’avait chauffé le corps

Et dans mon âme il brûle encore

À la manière d’un feu de joie.

Toi l’Auvergnat quand tu mourras

Quand le croque-mort t’emportera

Qu’il te conduise à travers ciel

Au père éternel.

 

Elle est à toi cette chanson

Toi l’hôtesse qui sans façons

M’as donné quatre bouts de pain

Quand dans ma vie il faisait faim

Toi qui m’ouvris ta huche quand

Les croquantes et les croquants

Tous les gens bien intentionnés

S’amusaient à me voir jeuner

Ce n’était rien qu’un peu de pain

Mais il m’avait chauffé le corps

Et dans mon âme il brûle encore

À la manière d’un grand festin.

Toi l’hôtesse quand tu mourras

Quand le croque-mort t’emportera

Qu’il te conduise à travers ciel

Au père éternel.

 

Elle est à toi cette chanson

Toi l’étranger qui sans façons

D’un air malheureux m’as souri

Lorsque les gendarmes m’ont pris

Toi qui n’as pas applaudi quand

Les croquantes et les croquants

Tous les gens bien intentionnés

Riaient de me voir amener

Ce n’était rien qu’un peu de miel

Mais il m’avait chauffé le corps

Et dans mon âme il brûle encore

À la manière d’un grand soleil.

Toi l’étranger quand tu mourras

Quand le croque-mort t’emportera

Qu’il te conduise à travers ciel

Au père éternel.

 

(Georges Brassens)

08:27 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

15/08/2018

Pensées plus ou moins correctes (131)

rougement.jpgMYTHE

« Un mythe n’a pas d’auteur et son origine doit être obscure. Et son sens même l’est en partie. Mais le caractère le plus profond du mythe, c’est le pouvoir qu’il prend sur nous, généralement à notre insu. »

(Denis de Rougemont)

NAÏVETE

« En permettant aux uns de duper les autres, la naïveté est un élément trop capital du bonheur humain, pour qu’on ne lui doive pas de l’indulgence. »

(Henry de Montherlant)

NARCISSE

« Les hommes, ces Narcisses, se mirent toujours un peu eux-mêmes dans les admirations qu’ils ont. »

(Jules Barbey d'Aurevilly)

09:07 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

14/08/2018

Un amour extraordinaire / Yvonne-Aîmée de Malestroit (René Laurentin)

Yvonne aimée de Malestroit.jpgYvonne Beauvais, (1901 – 1951) entrée dans les ordres en 1927 sous le nom de sœur Yvonne-Aimée de Jésus, fut la fondatrice et la première supérieure générale de la fédération des monastères de son ordre. Pendant la seconde guerre mondiale, elle soigna les blessés des deux camps, sauva les vies de nombreux résistants ainsi que de deux aviateurs anglais. Pour ces faits d’armes, elle se vit remettre la Légion d’honneur par le général de Gaulle. Attirée très tôt par l’amour du Christ, elle commence très jeune à pratiquer la charité auprès de pauvres gens de la ceinture des « fortifs » de Paris qu’elle soigne et assiste du mieux qu’elle peut. Atteinte de paratyphoïde, elle est soignée chez les Augustines de Malestroit, en Bretagne. Elle accepte de subir l’épreuve des stigmates. Très vite, elle se lance dans la création d’une clinique moderne et dans toutes sortes de travaux d’aménagement de son couvent. Elle écrit une série romancée sur son expérience mystique qu'elle intitule « Monette ». En 1931, elle fonde un journal « La jeunesse augustinienne » qui rencontre un joli succès. Chargée de la formation des novices, elle est tellement aimée qu’elle est élue à l’unanimité supérieure de son couvent à 33 ans. Mais sa santé reste fort précaire. Albuminurie, tuberculose, problèmes cardiaques, fibrome utérin, cancer du sein plus une hypertension qui entraina l’hémorragie cérébrale dont elle mourut.

« Un amour extraordinaire » est la biographie non romancée d’une religieuse tout à fait exceptionnelle. L’auteur s’est astreint à ne relever que les faits, rien que les faits, sans beaucoup s’attarder sur le merveilleux voire le surnaturel ou le paranormal qui a marqué sa vie (stigmates, effusion de sang, visions…). Il a collecté une très importante documentation (répertoriée en fin d’ouvrage). Pratiquement toute sa narration repose sur de très larges emprunts aux carnets intimes d’Yvonne-Aimé. Le lecteur a ainsi l’impression qu’Yvonne lui parle, se confie à lui en totale sincérité. C’est particulièrement remarquable quand elle décrit les souffrances et les injustices qu’elle doit supporter. Au total, une humble vie de prière, de dévouement et d’ascèse qui fait penser à celle de la petite Thérèse de Lisieux ou à celle de Bernadette de Lourdes. Malgré tout ce qu’elle subissait, elle gardait perpétuellement sa bonne humeur, sa joie de vivre et son souci des autres. De très nombreuses photos et documents illustrent cet ouvrage fort bien réalisé et écrit d’une plume alerte. En ces temps d’indifférence et de refroidissement de la ferveur religieuse, il peut être agréable de lire ce genre de récit de vie extraordinaire et pourquoi pas d’essayer de s’inspirer de tant de vertus.

3,5/5

09:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/08/2018

Le dernier des Spartians (roman)

08:37 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

10/08/2018

Les animaux malades de la taxe (Fable)

08:48 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

07/08/2018

Poèmes pour petits et grands (49)

vicaire.jpgUne fée

 

Ah ! C’est une fée

Toute jeune encor.

Ah ! C’est une fée

De lune coiffée.

 

À sa robe verte,

Un papillon d’or,

À sa robe verte

À peine entrouverte.

 

Elle va légère

Au son du hautbois

Elle va légère

Comme une bergère.

 

Elle suit la ronde

Des dames du bois,

Elle suit la ronde

Qui va par le monde.

 

(Gabriel Vicaire)

08:20 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

06/08/2018

Le plus grand secret (David Icke)

Le plus grand secret.jpgNous vivons dans un monde où le contrôle mental pour ne pas dire la manipulation des esprits par le biais de la publicité, de la télévision, par l’incroyable force de persuasion des médias, est de plus en plus prégnante. La centralisation mondiale est quasiment réalisée. Le nouvel ordre mondial avance pas à pas, au fil des révolutions, des conflits, des cataclysmes et des désordres économiques soigneusement organisés. Pour arriver à toujours plus de police et toujours moins de liberté, il suffit de créer toujours plus d’insécurité, de terrorisme, de délinquance et d’agressions diverses et variées. Tout cela selon un plan mondial d’asservissement des masses au profit d’une infime minorité se gardant bien d’apparaître au grand jour. Ces gens auraient constitué une « Fraternité Babylonienne » constituée d’une élite régnant depuis la nuit des temps. Les Windsor, les Rothschild et les Rockefeller en seraient les plus illustres représentants. Ces familles aux commandes de toute éternité seraient toutes descendantes d’extraterrestres reptiliens venus de Mars bien avant le déluge, qui se seraient accouplés avec des terriennes, seraient passés pour des dieux et auraient maintenu la pureté de leur sang tout au long de l’Histoire…

« Le plus grand secret » est un essai difficilement classable dans la mesure où il tente d’aborder l’archéologie, l’histoire, la sociologie, la politique, le paranormal, toujours dans une optique conspirationniste parfois échevelée. David Icke fonctionne par accumulation d'affirmations gratuites selon ce qu’il cherche à présenter : une pincée de théosophie, un brin de Vril, un coup d’œil sur les mystères de Rennes-le-château, un peu de Shamballa, d’Aggartha, une grosse louche de Lucy's Trust et de Skull n' Bones et l’auteur s’imagine que le tour est joué. Mais il n’en est rien. Au bout des 406 pages de ce bizarre ouvrage, le lecteur de bonne foi reste sur sa faim. Rien, strictement rien n’est démontré. Il croit même avoir lu un bouquin de science-fiction, de fantaisie, de fantastique ou d’ésotérisme à deux sous. Qui veut trop prouver ne prouve rien. Qui trop embrasse mal étreint. N’en déplaise à la présentation, ce n’est pas du tout le livre le plus explosif du siècle. Et si le lecteur est assommé, ce n’est pas de révélations mais d’aberrations. La terre serait creuse avec une sorte de zone paradisiaque en son centre. Des reptiliens, capables de changer d’apparence à volonté, auraient construit d’immenses bases souterraines dans le désert du Nevada et dans le Colorado. Jésus, Shakespeare, Mahomet et quelques autres n’auraient jamais existé. Hitler serait de la lignée des Rothschild ou le deuxième fils de la reine Victoria. Il ne serait pas mort dans son bunker de Berlin à la fin de la seconde guerre mondiale. Et la CIA aurait été créée par des nazis pour des nazis. Etc, etc. Les amateurs d’ésotérisme et de paranormal apprécieront peut-être. Tous les autres crieront au fou !

2,5/5

08:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/08/2018

Pensées plus ou moins correctes (130)

MUSIQUE

« La musique est le plus immédiat, le plus éphémère des arts. Elle n’existe que le temps où sonne l’instrument, puis, d’un seul coup, elle disparaît à jamais sans laisser de trace. Et pourtant rien ne contamine les hommes plus rapidement que la musique, rien ne blesse plus profondément ni ne guérit plus lentement. Une mélodie qui a su te toucher reste à jamais à tes côtés. C’est l'essence du beau. Je pensais que, grâce à elle, je pouvais guérir la laideur de l’âme. »

(Dmitry Glukhovsky)

nietzsche.jpg« Sans la musique, la vie serait une erreur. »

(F. Nietzsche)

« De la musique avant toute chose. »

(Paul Verlaine)

« La musique est du bruit qui pense. »

(Victor Hugo)

MYSTIQUE

« Les Français veulent se donner l’impression qu’ils possèdent encore une mystique. D’où tant de discours. Ils n’ont plus de mystique, ils n’ont plus que les mots. Les Français sont vides. »

(Louis Ferdinand Céline)

« La mystique c’est quand on meurt pour la République ; la politique quand on en vit. »

(Charles Péguy)

« Les grands mystiques ont été généralement des hommes et des femmes d’action d’un bon sens supérieur. »

(Bergson)

09:02 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

03/08/2018

De Gaulle / La statue du commandeur (Max Gallo)

 

statue du commandeur.jpgÀ partir de 1963, la France n’est plus en guerre nulle part, mais diverses affaires viennent assombrir l’actualité : enlèvement et « saucissonnage » en Allemagne du Colonel Argoud, liquidation de Ben Barka par des agents marocains aidés de truands… En politique étrangère, de Gaulle, qui a toujours soutenu Israël, veut l’empêcher de se lancer dans la guerre des Six jours. Il lui retire son appui et décrète un embargo sur les armes. Au Canada, il lance le fameux « Vive le Québec libre », pensant sans doute que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’était pas réservé au seul Tiers-Monde. Puis arrivent les évènements de Mai 68. L’ambitieux Mitterand se voit déjà en train de s’emparer du trône du monarque républicain. Après une rapide visite héliportée à Massu à Baden-Baden pour s’assurer de la fidélité des cadres de l’armée, de Gaulle arrive à reprendre les choses en main. L’opinion qui veut partir en vacances et qui en a marre de la chienlit le remet en selle lors des élections qui suivent. Mais rien n’est plus comme avant. Le commandeur est las de ferrailler toujours seul contre tous. Il organise un calamiteux référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat qu’il sait perdu d’avance. Et pourtant, il y met son départ sur la balance si le non l’emporte…

« De Gaulle / La statue du commandeur » est le quatrième et dernier tome de cette biographie du général toujours très favorable au personnage et même quasiment vu par ses yeux. Plus de la moitié de l’ouvrage consiste en reprises, redites et rappels des épisodes précédents entrelardés de quelques éléments nouveaux. Cela donne une impression d’ennui et même que l’auteur pratique le remplissage et tire pas mal à la ligne. Nettement plus intéressant est la suite traitant des évènements de Mai 68. La période est correctement relatée, mais sans qu’on entre dans les détails. Peu de choses sur le rôle de l’URSS, sur la stratégie du parti communiste français qui, craignant d’être débordé sur sa gauche et pour d’autres raisons, siffla la fin de la récréation. La fin de l’ouvrage plus mélancolique donne une certaine humanité à cet être aussi exceptionnel que controversé qui partit persuadé de laisser son pays retourner à ses mesquineries et à ses turpitudes avant de sombrer dans la décadence. Le recul historique nous permet de bien comprendre qu’il fut un véritable visionnaire en dépit de toutes ses erreurs et de tous ses défauts. Au total, une biographie de bon niveau mais un peu trop « gaulliste » pour parvenir à une véritable objectivité.

3/5

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31/07/2018

De Gaulle / Le premier des Français (Max Gallo)

le premier des français.jpgEn 1946, profondément déçu par l’attitude des politiciens français, Charles de Gaulle quitta le pouvoir, persuadé que les Français ne tarderaient pas à le rappeler. En fait, il dut subir une longue traversée du désert qui dura une douzaine d’années et qu’il passa dans sa propriété de La Boisserie à rédiger ses « Mémoires de guerre » avant de revenir aux affaires en 1948 à la faveur de la calamiteuse situation en Algérie. Dès le début, bien que certain que l’Empire était sur sa fin et qu’il n’y avait d’autre issue que l’indépendance, il sut jouer sur l’ambiguïté et alla même jusqu’à lancer le cri « Vive l’Algérie Française ! » qui trompa pas mal de monde. On sait comment s’acheva cette sale guerre et quelle somme d’horreurs, de souffrances et d’injustices elle provoqua. Au moment du putsch d’Alger, il sut tenir la dragée haute au « quarteron de généraux factieux » qui tenta de le renverser, survécut à plusieurs attentats dont celui du Petit Clamart. Pendant cette période, il fit rédiger une nouvelle Constitution, instaurer l’élection du Président de la République au suffrage universel, le tout approuvé par des référendums, même pour l’auto-détermination algérienne lequel était joué d’avance, les Européens étant dix fois moins nombreux que les Maghrébins. Il dota la France de l’arme nucléaire, lui permettant d’intégrer le cercle restreint des grandes puissances mondiales. Il posa les bases de la réconciliation franco-allemande et tenta d’orienter la construction européenne vers une Europe des patries et non vers une fédération sous domination américaine…

« De Gaulle / Le premier des Français » est le troisième et avant-dernier tome de cette importante biographie historique. La période traitée va de l’après-guerre à la fin du conflit algérien, autant dire des heures particulièrement sombres de notre Histoire. Les faits sont respectés, leur chronologie également. Mais leur présentation peut donner sujet à discussion. En bon gaulliste, Max Gallo exonère pratiquement l’armée de toute responsabilité dans la fusillade de la rue d'Isly à Alger et passe complètement sous silence celles d’Oran perpétrées par les tirailleurs du général Katz. Dans les deux cas, l’armée française fit délibérément tirer à balles réelles sur des manifestants pacifiques et non armés. Le lecteur aurait aimé un peu plus de compassion et d’objectivité sur des évènements peu glorieux de l’Histoire de France. Même impasse sur la guerre secrète entre l’OAS et les commandos de barbouzes qui furent lancés à leurs trousses. Et bien entendu, rien sur le grand jeu et les manœuvres des deux grands (USA et URSS) qui furent partie prenante non négligeable dans cette pénible affaire. Au total, le volume le plus faible et le plus discutable de cette quadrilogie, Gallo ayant trop poussé sur la légende dorée et pas assez poussé la recherche dans les coulisses. Même les plus grands hommes ont leurs moments de petitesse et de mesquinerie. L’ironie de l’Histoire ou la justice immanente firent que de Gaulle et Pétain eurent des destins quasi parallèles. Ce que l’un reprocha à l’autre, il finit par y succomber et ce qu’il fit, d’autres le lui firent mais avec moins de réussite…

3/5

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