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16/02/2018

Dieu, malgré tout (Jacques Duquesne)

Dieu, malgré tout.jpgUn tsunami en Asie, une inondation à la Nouvelle-Orléans, un cyclone en Haïti, un ouragan, un tremblement de terre, une éruption volcanique. Des milliers de morts, des dégâts par millions. Comment un Dieu bon peut-il permettre le mal, les souffrances d’un enfant atteint du cancer ou celles d’un peuple injustement persécuté. Jacques Duquesne constate que le Mal semble être partout. « À tous ceux qui crient et se révoltent, il faut dire qu’ils ont raison de crier », dit-il. Dès le départ se pose le problème du péché originel qui aurait été à la source de tous les malheurs du monde. Sans parler qu’on peut même aller jusqu’à se massacrer pour la plus grande gloire de Dieu. Et pourtant, il y a la théorie de l’évolution. Le monde est en perpétuelle création. L’avenir serait donc plein de promesses car Dieu est perpétuellement à l’œuvre et aurait même besoin des hommes…

« Dieu, malgré tout » se présente comme un essai de vulgarisation théologique d’abord facile et compréhensible. L’auteur part des catastrophes naturelles, de tous les ratés de la création, continue sur la condition humaine, sa capacité au pire comme au meilleur et finit par poser le problème de la présence du mal. Pourquoi Dieu le permettrait-il ? Serait-il un Dieu vengeur ? Un Dieu se satisfaisant de sacrifices ou châtiant aveuglément l’innocent comme le coupable ? Aucun philosophe, aucun théologien n’a jamais pu résoudre ce problème. Après un détour par Darwin et Teilhard de Chardin, Duquesne en vient aux conclusions ultimes. Dieu n’est qu’amour et humilité. Il souffre et crie avec les souffrants. Il n’est pas tout-puissant et ne veut pas l’être car s’il l’était nous ne serions pas hommes. Et notre « liberté » ne vaudrait pas bien cher. Un livre qui donne à réfléchir tout en secouant quelques vieux dogmes au passage.

3/5

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15/02/2018

Pensées plus ou moins correctes (114)

rivarol.jpgMEMOIRE

« La mémoire est toujours aux ordres du cœur. »

(Rivarol)

« Il se voit par expérience que les mémoires excellentes se joignent volontiers aux jugements débiles. »

(Michel de Montaigne)

« La seule fonction de la mémoire est de nous aider à regretter. »

(Cioran)

MENACE

« Tous les gens timides menacent volontiers. C’est qu’ils sentent que les menaces feraient sur eux une grande impression. »

(Montesquieu)

« La menace ne sert d’armes qu’aux menacés. »

(Léonard de Vinci)

MENAGE

« Ce qui est grave dans un ménage, c’est quand l’un aime et l’autre pas. Mais s’ils ne s’aiment ni l’un ni l’autre, ils peuvent être très heureux. »

(Alfred Capus)

« Voulez-savoir ce qui fait la plupart des bons ménages ? La conformité des goûts et des humeurs, sans doute. Erreur. Les sens dans la jeunesse, l’habitude dans l’âge mûr, le besoin réciproque dans la vieillesse. »

(Duc de Lévis)

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14/02/2018

Histoires à lire (Six nouvelles)

Histoires à lire.jpgEn Irlande, Grand-père O'Behan, ne supportant plus de vivre avec son épouse, demande à un de ses fils de bien vouloir l’héberger. En retour, il agrandit la maison, « fabrique » de toutes pièces un arpent de bonne terre cultivable sur de la caillasse, construit des meubles et même son propre cercueil… Dans le Nord de la France, André, orphelin de mère, voit son père partir à la guerre en août 14 alors qu’il n’a que 9 ans… Frankie est la maîtresse de Robert, cadre marié, brillant et dynamique. Elle est tout heureuse de partir avec lui en escapade sur la Côte d’Azur. Mais au dernier moment, changement de programme : ce sera l’Irlande… La fille de Dora est renversée par la voiture d’un cadre qui s’en sort en déclarant qu’il n’était pas au volant. Dora veut à tout prix se venger… Dans un salon de thé londonien, une jeune femme rencontre Archie Marchbanks, comédien célèbre, qui s’est glissé incognito parmi les clients… À Montmartre, la « Chanteuse de Pigalle » est retrouvée assassinée peu après sa prestation. Le lendemain, c’est sa remplaçante qui disparaît à son tour…

« Histoires à lire » est un recueil de six nouvelles d’autant d’auteurs. Pas de véritable unité de thème ou de registre. On trouve du terroir, du sentimental, de l’historique et du policier. Des écrivains de styles et niveaux bien différents. L’ensemble reste assez hétéroclite. Le pire côtoie le meilleur. Certaines nouvelles donnent une impression de remplissage pour ne pas dire de tirage à la ligne. D’autres reposent sur des intrigues plutôt faibles. Seules les nouvelles de Jean Anglade et de Georges Simenon sortent vraiment du lot avec une mention particulière pour « Grand-père Samuel » de Jean Anglade, un petit bijou d’intelligence et de finesse. Cette nouvelle qui illustre bien le courage et la ténacité des Irlandais mérite à elle seule de détour. Celle de Simenon est également intéressante, mais sans plus. Quant aux quatre autres, on peut faire l’impasse sans problème.

3/5

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12/02/2018

Opération Baucent (Roman)

Ouvrage disponible

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11/02/2018

Le crime contre Dieu (Xavier Dor)

Dor-Xavier-Le-Crime-Contre-Dieu-Livre-604871603_L.jpgL’avortement, pudiquement retoqué en « interruption volontaire de grossesse », est en réalité un crime contre Dieu. Le crime absolu. Le massacre des innocents. « Ce que vous faites aux plus petits d’entre les miens, c’est à Moi que vous le faîtes », ou « Laissez venir à Moi les petits enfants », lit-on dans l'Evangile. « Le crime contre Dieu n’est pas un acte individuel, isolé, ou même répété. Dû à notre misère, il est un acte collectif, réfléchi, orchestré, tour à tour caché et exalté, déclaré moral, financé et rentable, offert à la révolution sexuelle et à la volonté de puissance de quelques-uns. Les victimes ne sont pas seulement les plus petites, mais la société toute entière, blessée dans sa chair, pervertie, emportée dans le tourbillon d’une folie suicidaire », écrit le Docteur Xavier Dor, pédiatre puis embryologiste, ancien maître de conférence à la Pitié-Salpétrière, fondateur de l’association « SOS Tout-petits » et grand défenseur de la cause des enfants à naître.

« Le crime contre Dieu » est un essai sur le drame de l'avortement. Chaque année, plus de 200 000 IVG sont pratiquées dans notre pays. Le chiffre, scandaleux en lui-même, reste constant au fil des années, preuve que cette pratique, qui devait être exceptionnelle et ne répondre qu’aux situations d’urgence ou de détresse, s’est banalisée au point de devenir un moyen de régulation comme un autre. L’intérêt de cet ouvrage bien écrit et même écrit avec le cœur est de plusieurs ordres. Il est d’abord technique. Xavier Dor, spécialiste de la question, présente les diverses méthodes pratiquées, leurs tenants et aboutissants, les conséquences d’un acte loin d’être anodin, car il marquera à vie la « patiente » d’une manière ou d’une autre. Moral, philosophique et théologique ensuite. Il démontre le côté a-religieux pour ne pas dire satanique de cette nouvelle « liberté ». Politique et social pour terminer. Il raconte dans le détail la plupart des épisodes de son long combat. Il paya son engagement d'insultes, crachats et tabassages par des groupuscules gauchistes, d’arrestations, de mises en examen et même de quelques jours de prison ferme. Tout cela pour quelques prières et cantiques sur un trottoir ! À lire, ne serait-ce que pour se faire une idée des limites de la liberté d’expression dans le beau pays des « Droits de l'homme » et surtout de l’inversion totale des valeurs chrétiennes.

4,5/5

Citations :

« La détresse post-abortive peut prendre toutes les formes : tristesse, sentiment de culpabilité, dépréciation de soi, dépression pouvant aller jusqu’au suicide, agressivité, alcoolisme, dépendance de la drogue ou des tranquillisants, troubles du sommeil. »

« On fait passer l’avortement pour une affaire de conscience ou de conviction sans dire qu’il est un meurtre. On le fait passer pour une liberté sans dire qu’il engage la liberté de la femme aux dépends de celle de l’enfant. On le célèbre au rang d’un droit et d’une dignité… C’est oublier l’enfant et la vraie nature de la femme. »

« Il s’agit en fait d’une guerre de religion, celle de l’homme qui se fait Dieu, contre celle de Dieu qui s’est fait homme. »

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10/02/2018

Un nouveau départ (Nouvelle)

08:23 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/02/2018

Le beau masque (Jean-Claude Pascal)

le beau masque.jpgIssu de la haute bourgeoisie parisienne, Jean-Claude Pascal s’est engagé dans la 2ème DB à la fin de la seconde guerre mondiale, à l’âge de 17 ans. Il fut le premier à entrer dans la ville de Strasbourg abandonnée par les Allemands. Démobilisé, il commença par travailler comme modéliste chez Dior aux côtés d’un certain Pierre Cardin puis chez d’autres grands couturiers. Attiré par le théâtre, il s’inscrit au cours Simon où il fait la connaissance de Pierre Mondy, Philippe Nicaud, Nicole Courcel et Robert Hossein. Bientôt, c’est Edwige Feuillère qui lui mettra le pied à l’étrier en le prenant comme partenaire pour « La dame aux camélias ». Un bonheur ne venant jamais seul, il décrochera également un premier rôle dans un film historique, « Le jugement de Dieu ». Ce sera le début d’une belle carrière au cinéma (une cinquantaine de films) et au théâtre (il jouera avec les plus grands) avant de prendre le tournant vers la chanson où il rencontrera un égal succès (Grand prix de l’Eurovision, cinquante albums) aussi bien en France qu’à l’étranger.

« Le beau masque » est une auto-biographie partielle qui reste principalement focalisée sur la carrière cinématographique de l’acteur qui fut souvent cantonné en raison de son physique avantageux dans les rôles de séducteurs et qui joua avec Gina Lollobrigida, Jeanne Moreau, Annie Girardot, Romy Schneider, Erich von Stroheim, Charles Vanel, Georges Descrières, Sacha Guitry… Ce dernier l’impressionnera beaucoup sans lui faire illusion, car il aura l’impression que l’homme est en représentation permanente. Livre très bien écrit. Pascal aura d’ailleurs une troisième carrière, celle d’écrivain historique avant de décéder dans l’anonymat. Il peut être intéressant de lire cet ouvrage qui permet de découvrir des facettes peu connues du monde du cinéma des années cinquante. Les portraits de stars sont justes, précis, sans concession et souvent assez loin de l’idée que l’on peut se faire des personnages. Beaucoup de tendresse dans ses descriptions, aucune indulgence pour lui-même, signe des belles âmes. Dommage que l’auteur reste d’une discrétion de violette sur sa vie privée. Il faut dire que l’époque ne s’y prêtait pas trop.

3/5

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07/02/2018

Poèmes pour petits et grands (31)

Tavan.jpgLa ronde des mois

 

Janvier grelottant, neigeux et morose,

Commande la ronde éternellement ;

Déjà Février sourit par moment ;

Mars cueille frileux une fleur éclose.

 

Avril est en blanc, tout ruché de rose

Et Mai, pour les nids, tresse un dais clément ;

Dans les foins coupés, Juin s’ébat gaiement,

Sur les gerbes d’or, Juillet se repose.

 

Derrière Août qui baille au grand ciel de feu

Se voile Septembre en un rêve bleu ;

Le pampre couronne octobre en démence.

 

Novembre, foulant du feuillage mort,

Fuit l’âpre Décembre au souffle qui mord.

Et le tour fini – sans fin recommence.

 

(Edouard Tavan)

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06/02/2018

Le secret de Marthe Robin (Jacques Ravanel)

le secret de marthe robin.jpgFille de paysans de la Drôme, Marthe Robin (1902-1981) fut, dès son plus jeune âge, d’une santé fragile. À 16 ans, elle commença à souffrir de céphalées et de maux de têtes particulièrement douloureux. Puis, elle perdit peu à peu l’usage de ses jambes. Ne voulant être une charge pour personne, elle s’occupa de travaux de couture et de broderie. Mais assez rapidement, de paraplégique, elle devint tétraplégique, c’est-à-dire qu’elle ne put plus se servir de ses mains et de ses bras. Elle en fut réduite à passer son temps alitée. La maladie gagnant ses yeux, il ne lui fut plus possible de supporter la lumière du jour et devint aveugle. Elle ne pouvait plus rien manger d’autre que l’hostie apportée chaque jour par un prêtre. Chaque fin de semaine, elle revivait dans sa chair toutes les souffrances de la Passion du Christ au point d’en recevoir les stigmates…

« Le secret de Marthe Robin » se présente à la fois comme un témoignage (Jacques Ravanel a bien connu Marthe Robin, a recueilli ses confidences et eu accès à ses écrits) et comme un recueil de paroles inédites, de pensées ou de recommandations de l’extraordinaire mystique. (Sans doute le versant le plus passionnant de cet ouvrage). Marthe Robin a été une source d’inspiration formidable pour un grand nombre de communautés nouvelles. Des centaines de milliers de personnes sont venues la voir sur son lit de souffrances, dans l’obscurité de sa modeste chambre. Elle leur a toujours fait bon accueil que ce soit de grands personnages ou des gens de rien et leur a tous apporté amour, compassion et réconfort. Le lecteur ne peut que tirer grand avantage de cette lecture d’une simplicité évangélique, tout en étant émerveillé de découvrir l’importance de l’humilité dans sa démarche. Une fois de plus, le Christ, négligeant le clinquant, les paillettes, les tambours et les trompettes, s’est servi des plus pauvres matériaux (la fameuse pierre rejetée par les bâtisseurs), en l’occurrence une pauvre paysanne n’ayant même pas son certificat d’études, pour transmettre son formidable message d’amour.

4,5/5

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05/02/2018

Pensées plus ou moins correctes (113)

emile augier.jpgMEDISANCE

« Quand les femmes ne prêtent plus à la médisance, elles s’y adonnent. »

(Emile Augier)

« On médit plus d’un ami que d’un ennemi : on le connait mieux. »

(Lucie Paul-Margueritte)

MEDITER

« Apprendre à méditer est le plus grand don que vous puissiez vous accorder dans cette vie. En effet, seule la méditation vous permettra de partir à la découverte de votre vraie nature et de trouver ainsi la stabilité et l’assurance nécessaires pour vivre bien, et mourir bien. La méditation est la route qui mène vers l’éveil. »

(Sogyal Rinpoché)

MEILLEUR

« Je suis capable du meilleur comme du pire. Mais pour le pire, je suis le meilleur. »

(Coluche)

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