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18/11/2019

Putsch (Laurent Vauclin)

Putsch.jpg« L’Histoire, ça se brusque ! », proclame fièrement le jeune Laurent Vauclin qui n’attend plus rien de dirigeants corrompus et tous plus néfastes pour l’avenir du pays les uns que les autres. Seul espoir, un coup d’Etat militaire mené par un ou plusieurs généraux refusant le sort que la République réserve à son armée : manque de considération, réduction drastique des moyens en hommes et matériel, missions plus ou moins discutables. Pour Vauclin, seule l’armée avec sa tradition d’honneur, de discipline et de loyauté est encore en mesure de sauver notre pays. Encore faudrait-il savoir ce qu’il adviendrait au lendemain de ce fameux et improbable « putsch ».

« Putsch » se présente comme un court essai, un appel au secours lancé aux militaires, en fait une sorte de bouteille lancée à la mer sans grande chance de réponse vu la réalité de la « Grande Muette ». N’en déplaise à l’auteur, son ouvrage est marqué du coin de l’improbable voire du dangereux car trop entaché de radicalisme voire d’extrémisme. L’Histoire de France avec les épisodes Napoléon Ier (un gros million de morts), Napoléon III (Sedan et une France à genoux en 1870), Boulanger (le comble du ridicule) et les généraux d’Alger (un quarteron de factieux dont on a vu les « brillants » résultats) ne va pas non plus dans le sens des rêves de l’auteur. À lire vite histoire de se rappeler que tout ce qui est excessif est insignifiant.

2,5/5

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17/11/2019

Poèmes pour petits et grands (94)

Ferré.jpgAvec le temps

 

Avec le temps…

Avec le temps va tout s’en va

On oublie le visag' et l’on oublie la voix

Le cœur quand ça bat plus c’est pas la pein' d’aller

Chercher plus loin faut laisser fair' et c’est très bien

Avec le temps…

Avec le temps va tout s’en va

L’autre qu’on adorait qu’on cherchait sous la pluie

L’autre qu’on devinait au détour d’un regard

Entre les mots entre les lign's et sous le fard

D’un serment maquillé qui s’en va fair' sa nuit

Avec le temps tout s’évanouit

 

Avec le temps…

Avec le temps va tout s’en va

Mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t’as un' de ces gueul's

À la Gal'rie j'Farfouill' dans les rayons d' la mort

Le samedi soir quand la tendress' s’en va tout' seule

Avec le temps…

Avec le temps va tout s’en va

L’autre à qui l’on croyait pour un rhum' pour un rien

L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux

Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous

Devant quoi l’on s' traînait comme traînent les chiens

Avec le temps va tout va bien

 

Avec le temps…

Avec le temps va tout s’en va

On oublie les passions et l’on oublie les voix

Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens

Ne rentre pas trop tard surtout ne prend pas froid

Avec le temps…

Avec le temps va tout s’en va

Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu

Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard

Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard

Et l’on se sent floué par les années perdues

 

Alors vraiment

Avec le temps… On n’aime plus.

 

(Leo Ferré)

08:40 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

15/11/2019

Pensées plus ou moins correctes (175)

Kundera.jpgPOUVOIR

« La lutte de l’homme contre le pouvoir, c’est la lutte de la mémoire contre l’oubli. »

(Milan Kundera)

« Pour savoir qui détient le pouvoir, demandez-vous de QUI on ne peut parler. »

« Qui peut le plus peut le moins. »

« La recherche du pouvoir est la fiente du comportement humain. »

(Henri Laborit)

« Le pire des maux est que le pouvoir soit occupé par ceux qui l’ont voulu. »

(Platon)

« C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. »

(Montesquieu)

« Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu’ils peuvent provoquer des changements. »

(Noam Chomsky)

« Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. »

(Montesquieu)

« Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort;

Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l’employeur;

Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes;

Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche;

Vous ne pouvez pas éviter les soucis en dépensant d’avantage que le gain;

Vous ne pouvez pas forger le caractère et le courage en décourageant l’initiative et l’indépendance »

(Abraham Lincoln)

« Quand le peuple n’a plus la crainte du pouvoir, c’est qu’un plus grand pouvoir s’en vient. »

(Lao Tseu)

08:25 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

14/11/2019

Compostelle, grand pèlerinage initiatique

Compostelle.jpgDu 17 juin au 24 juillet 2004, en 38 jours de marche, le Québécois André Deladurantaye a parcouru toute la partie espagnole du chemin de Saint Jacques de Compostelle (le « Camino Frances ») en compagnie de Sophie, une amie qui s’y retrouvait pour la seconde fois. Etape par étape, il décrit avec une grande précision l'ensemble de son parcours. Il illustre chacune de ses journées d’une « perle de sagesse » distillée par son mentor, Maître Hilarion, dont le lecteur ne sait trop si c’est son gourou qui communique par télépathie, son alter ego ou une voix intérieure qui tel Jiminy Criquet lui distille au compte-gouttes tout un enseignement ésotérique constitué d’une sorte de syncrétisme mystique mêlant christianisme, bouddhisme, hindouisme et autres concepts plus ou moins new age.

« Compostelle, grand pèlerinage initiatique » est donc tout à la fois un journal de bord, un guide technique pour le pèlerin et un ouvrage de spiritualité. Chaque étape est présentée avec une carte en noir et blanc, mais trop simplifiée pour être vraiment utile au marcheur et un profilé des dénivelés. Un DVD comportant des centaines de photos permet de mieux visualiser ce périple mythique de près de 800 kilomètres. On notera également la présence de diverses annexes comme les étapes du parcours, les époques et les styles architecturaux et surtout une liste très précise du matériel indispensable. La partie initiatique aborde tous les thèmes de méditation : gratitude, acceptation, endurance, engagement, dépouillement, confiance, austérité, discipline, concentration, simplicité, tempérance, tolérance, courage, foi, compassion, attention, vigilance, observation, etc. Le témoignage du pèlerin qui souffre en plaçant un pied douloureux devant l’autre kilomètre après kilomètre, subit les sanitaires douteux, les douches froides, les ronflements dans les dortoirs et les réveils bruyants à 5 heures du matin peut sembler plus intéressant à première vue. Les derniers cent kilomètres donnant droit à la fameuse « Compostella » (diplôme de pèlerin) et se prêtant à toutes les dérives et en particulier à des tricheries de toutes sortes sont fort bien décrits. On regrettera la qualité littéraire très faible de cet ouvrage et en particulier la présence d’une grande quantité de coquilles sans parler des faiblesses syntaxiques et grammaticales.

3/5

08:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/11/2019

Les Faux As (Roman)

08:56 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

11/11/2019

Histoire mystérieuse des Templiers (Laurent de Vargas)

Histoire des templiers.jpgAu Moyen Âge, l’ordre du Temple fut un ordre religieux et militaire issu de la chevalerie dont les membres furent appelés les Templiers. Cet ordre fut créé à l’occasion du concile de Troyes, ouvert le 13 janvier 1129, à partir d’une milice appelée les « Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon ». Il se consacra pendant les XIIe et XIIIe siècles à l’accompagnement et à la protection des pèlerins pour Jérusalem. Il participa activement aux batailles qui eurent lieu lors des croisades et de la Reconquête ibérique. Afin de mener à bien ses missions et notamment d’en assurer le financement, il constitua à travers l’Europe chrétienne, un réseau de monastères appelés commanderies grâce à une grande quantité de dons de toutes sortes. Cette activité soutenue en fit un interlocuteur financier privilégié des puissances de l’époque, le menant même à effectuer des transactions sans but lucratif, avec certains rois ou à avoir la garde des trésors royaux. Après la perte définitive de la Terre sainte consécutive au siège de Saint-Jean-d’Acre de 1291, l’ordre fut victime de la lutte entre la papauté et le roi de France, Philippe le Bel. Il fut dissous par le pape Clément V le 13 mars 1312, à la suite d’un procès en hérésie. La fin tragique de l’ordre mena à nombre de spéculations et de légendes sur son compte.

« Histoire mystérieuse des Templiers » se présente comme un ouvrage de vulgarisation historique faisant la part belle à bien des hypothèses sur un pan de l’Histoire particulièrement propice à nombre d’élucubrations sans le moindre fondement. Laurent de Vargas pose les bonnes questions : « Les Templiers reniaient-ils vraiment le Christ ? Crachaient-ils sur la Croix ? S’adonnaient-ils à la sodomie ? Adoraient-ils le diable sous la forme d’une idole nommée « Baphomet » ? Étaient-ils devenus cathares ou mahométans ? Quand on sait que les aveux furent obtenus sous la torture et que de nombreux chevaliers revinrent sur ceux-ci, on peut en douter fortement. L’auteur reconnait lui-même l’absence de preuves, cela ne l’empêche pas d’évoquer les fantaisies d’un Gérard de Sède ou d’un Dan Brown avec entre autres l’histoire du Prieuré de Sion. Intéressant sans plus.

3/5

08:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

10/11/2019

Chat perché (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen" disponible version papier

http://www.thebookedition.com/fr/dorian-evergreen-p-16900...

version ebook

 

https://www.amazon.fr/DORIAN-EVERGREEN-Bernard-VIALLET-eb...

09:06 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

08/11/2019

Les décombres (Lucien Rebatet)

Les décombres.jpgJournaliste et critique d’art, Lucien Rebatet se trouve en Allemagne au moment de la reprise de la rive droite du Rhin par les armées hitlériennes. Quelques années plus tôt, il avait fait partie des troupes françaises qui occupaient misérablement cette même Rhénanie. Il avait tenu la rubrique musicale puis littérature et cinéma à « L’Action Française », revue royaliste dont la vedette était Charles Maurras. À l’époque, personne ne croit qu’Hitler va réussir à se maintenir au pouvoir bien longtemps. Seul Maurras pressent le danger. Bien informé, Rebatet sait que la France n’est pas militairement en état de combattre efficacement l’Allemagne. Aussi est-il farouchement opposé à une guerre qu’il sait perdue d’avance. L’ennui, c’est qu’il se sent bien seul à prêcher le pacifisme. Même Maurras finit par se ranger du côté des bellicistes. Mobilisé, Rebatet commence la drôle de guerre du côté de Grenoble dans une unité de chasseurs alpins, puis est nommé à Paris dans les services secrets de l’armée avant de rejoindre une unité combattante vite mise en déroute faute de matériel et finalement de voir la fin des hostilités en Dordogne…

Présenté un peu partout comme « pamphlet violemment antisémite », « Les Décombres » n’est pas que cela. En effet, les trois quarts du livre présentent un témoignage assez intéressant sur le monde du journalisme d’avant-guerre. Toute une partie est consacrée à Charles Maurras qui semble avoir énormément déçu Rebatet. Une autre l’est à la drôle de guerre (la condition misérable du bidasse de base est fort bien décrite). Celle consacrée aux services de l’état-major se livrant à des occupations aussi ridicules que byzantines ne l’est pas moins. Quant au tableau du gouvernement de l’Etat Français à Vichy, il n’y a pas plus lamentable de médiocrité d’après l’auteur qui y retrouve nombre de profiteurs, magouilleurs et autres responsables de la débâcle. Pour fuir tous ces personnages qu’il exècre, Rebatet fuit Vichy et regagne Paris rejoindre ses rares amis et les colonnes de « Je suis partout ». Les deux parties violemment anti-sémites en début et fin d’ouvrage sont évidemment les moins intéressantes et même carrément indigestes à la lecture. On peut et on doit faire un détour ! Quant au personnage, même si on peut écouter son témoignage, il reste au bout du compte plutôt antipathique. Personne ne trouve grâce à ses yeux pas plus l’ouvrier du faubourg que la marquise emperlousée, pas plus le Juif que l’Anglais, pas plus le franc-maçon que le curé de campagne, pas plus l’homme politique que le journaliste de la presse capitaliste, pas plus le général que le ministre. Toute cette haine lui revint d’ailleurs en boomerang en 1945 lors de l’Epuration avec une condamnation à mort commuée en travaux forcés à perpétuité. Il suffit de lire cet ouvrage pour comprendre pourquoi.

2,5/5

08:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

07/11/2019

Poèmes pour petits et grands (93)

Leconte de lisle.jpgLa panthère noire

 

Une rose lueur s’épand par les nuées ;

L’horizon se dentelle, à l’Est, d’un vif éclair ;

Et le collier nocturne, en perles dénouées,

S’égrène et tombe dans la mer.

 

Toute une part du ciel se vêt de molles flammes

Qu’il agrafe à son faîte étincelant et bleu.

Un pan traîne et rougit l’émeraude des lames

D’une pluie aux gouttes de feu.

 

Des bambous éveillés où le vent bat des ailes,

Des litchis au fruit pourpre et des canneliers

Pétille la rosée en gerbes d’étincelles,

Montent des bruits frais, par milliers.

 

Et des monts et des bois, des fleurs, des hautes mousses,

Dans l’air tiède et subtil, brusquement dilaté,

S’épanouit un flot d’odeurs fortes et douces,

Plein de fièvre et de volupté.

 

Par les sentiers perdus au creux des forêts vierges

Où l’herbe épaisse fume au soleil du matin ;

Le long des cours d’eau vive encaissés dans leurs berges,

Sous de verts arceaux de rotin ;

 

La reine de Java, la noire chasseresse,

Avec l'aube, revient au gîte où ses petits

Parmi les os luisants miaulent de détresse,

Les uns sous les autres blottis.

 

Inquiète, les yeux aigus comme des flèches,

Elle ondule, épiant l’ombre des rameaux lourds.

Quelques taches de sang, éparses, toutes fraîches,

Mouillent sa robe de velours.

 

Elle traîne après elle un reste de sa chasse,

Un quartier du beau cerf qu’elle a mangé la nuit ;

Et sur la mousse en fleur une effroyable trace

Rouge, et chaude encore, la suit.

 

Autour, les papillons et les fauves abeilles

Effleurent à l’envi son dos souple du vol ;

Les feuillages joyeux, de leurs mille corbeilles ;

Sur ses pas parfument le sol.

 

Le python, du milieu d’un cactus écarlate,

Déroule son écaille, et, curieux témoin,

Par-dessus les buissons dressant sa tête plate,

La regarde passer de loin.

 

Sous la haute fougère elle glisse en silence,

Parmi les troncs moussus s’enfonce et disparaît.

Les bruits cessent, l’air brûle, et la lumière immense

Endort le ciel et la forêt.

 

(Leconte de Lisle)

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05/11/2019

Pensées plus ou moins correctes (174)

Tour du Pin.jpgPOLITIQUE SOCIALE

« La politique sociale est l’art d’un gouvernement plus appliqué à servir les hommes dans leurs rapports entre eux qu’à les exploiter à ses propres visées. »

(René de la Tour du Pin)

POLITISER

« Politisez vos inquiétudes et vous inquiéterez les politiciens. »

PORNOGRAPHIE

« On asservit mieux les peuples avec la pornographie qu’avec les miradors. »

(Alexandre Soljenitsyne)

POSSEDER

« Pour acquérir le droit de posséder toujours, il faut vouloir patiemment et longtemps. »

(Hermès Trismégiste)

09:21 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)