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10/01/2017

Expresso Love (Chapitres 1 à 3)

Un extrait de mon roman publié sur Bookless et Amazon…

 

08:06 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

08/01/2017

Le séminaire de Bordeaux (Jean Dutourd)

le séminaire de Bordeaux.jpgAlors que les évènements de Mai 68 battent leur plein au Quartier Latin, Brigitte met au monde son bébé en regrettant de ne pas pouvoir participer à cette révolution. Avec Jean-Claude, chercheur au CNRS, ils forment un couple d’intellectuels modernes et complètement libérés. Ils ne se cachent rien de leurs aventures extra-conjugales. Tout va bien quand il s’agit de Brigitte, mais quand Jean-Claude s’offre un petit retour de flamme avec Adeline, sociologue dans le même organisme que lui, Brigitte le prend très mal et, paradoxalement, ne lui pardonne qu’en échange d’une promesse de mariage en bonne et due forme.

« Le séminaire de Bordeaux » est un roman comme on n’en écrit plus. Parfaitement construit, merveilleusement écrit dans une langue riche et détaillée, débordant d’intelligence et d’humour (l’analyse des expressions branchées et leur traduction est déjà un régal à lui tout seul). Les longs développements ne manquent pas, mais jamais ils ne sont verbeux ou pompeux. Le confort de lecture est total en dépit d’une sophistication évidente du style. Le regretté Jean Dutourd était un maître de la littérature qui méritait amplement son habit et son épée d’académicien. Tous les titulaires actuels de la vénérable institution ne peuvent pas en dire autant. En ce qui concerne le fond, nous sommes dans la droite ligne des « Horreurs de l’amour », mais cette fois dans le cadre bien particulier de la révolution sexuelle de Mai 68. Observateur perspicace et un tantinet caustique de la société, Dutourd analyse tout ce chambardement avec une grande finesse, beaucoup d’humour et pas mal de philosophie. Avec le recul que nous avons aujourd’hui, nous pouvons mieux nous apercevoir à quel point il avait raison et quel extraordinaire visionnaire il était. Lisez Dutourd, vous ne serez jamais déçus.

4,5/5

 

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06/01/2017

Tout reste à faire (Emmanuel Bodin)

Tout reste à faire.jpgSvetlana, jeune actrice russe, revient à Paris, ville qu’elle a quitté quelques années plus tôt pour revenir dans sa ville d’Irkoutsk en Russie. Elle revient exercer le métier de traductrice. Elle espère retrouver Franck, réalisateur français, avec qui elle a eu une aventure qui, par sa faute, ne s’est pas très bien terminée. Mais maintenant, tout est clair de son côté : Franck est vraiment l’homme de sa vie. Mais tout reste à faire car celui-ci est en ménage avec Sylwia. Ressentira-t-il encore quelque chose pour Svetlana si celle-ci vient à le rencontrer ?

« Tout reste à faire » est un roman sentimental très classique dans son intrigue, laquelle ne brille d’ailleurs pas par son originalité. Le lecteur suit Svetlana dans ses errances sexuelles alors que celle-ci passe de bras en bras sans jamais trouver partenaire à son goût. Et pour cause, son cœur est occupé par le souvenir de Franck. Rien de bien nouveau sous le soleil avec ce genre d’histoire qui a été racontée des milliers de fois. Le lecteur pouvait espérer qu’un style génial aurait transcendé ce handicap. Il n’en est rien. L’auteur qui, entre autres approximations de construction de phrases, use et abuse du passé du subjonctif, s’est interdit de proposer le moindre dialogue. Le résultat est une narration très introspective, manquant de rythme, peu vivante et même un tantinet monotone. On est très loin de chef-d’œuvre. Les habituées de la collection Harlequin s’intéresseront peut-être à cet ouvrage proposé gratuitement par les Editions Millésimées. Les autres pourront faire l’impasse sans problème.

2,5/5

 

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04/01/2017

Sens dessus dessous (Raymond Devos)

Sens dessus dessous.jpgUn percepteur particulièrement traumatisant hante les nuits d’un malheureux contribuable… Un chien se prend pour son maître lequel se demande s’il n’est pas lui-même en train de devenir chien quand il se surprend à aboyer… Les mécanismes du rire ont une base bassement physiologique… Certains sont tellement bavards qu’ils parlent pour ne rien dire… L’homme sans tête la retrouve en se regardant dans un miroir… Le répugnant personnage est toujours celui qui a les mêmes pensées que vous quand vous matez une jolie fille…

Au total, les textes de 75 sketches du grand humoriste disparu sont rassemblés dans ce recueil pour notre plus grand plaisir. Tous très agréables, même à lire simplement, ne serait-ce que pour admirer la qualité du langage paradoxal de l’artiste, sa maîtrise de l’absurde, de l’étrange, du non-sens et de la folie. Certains tiennent en quelques lignes, d’autres prennent trois ou quatre pages. Le lecteur trouvera des monologues, des dialogues et même des saynètes pour trois ou quatre acteurs. Un petit bijou d’écriture à lire et relire pour se remémorer un grand auteur dont le comique s’alliait à plus de contenu qu’il n’y paraît. L’art subtil de Devos allait bien souvent au-delà des jeux de mots cocasses et des effets faciles.

4,5/5

 

08:26 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

02/01/2017

Un bouleversement majeur à venir dans le monde du travail (Divers auteurs)

Un bouleversement à venir.jpgChez Walkyrie, entreprise à la pointe de la technologie, Judith travaille quinze jours d’affilée, soit trois semaines ouvrées en environ quinze minutes de temps réel. Ce rythme lui permet de toujours conserver une longueur d’avance sur la concurrence… Cervelette a vingt ans de bons et loyaux services dans sa société informatique. Mais son rendement synaptique est en baisse. Elle met en danger tout le réseau sophistiqué de la Synapsium. Donc, elle est virée… Un terroriste réussit à pénétrer dans une enceinte industrielle ultra-secrète, hyper-protégée et hors Bios… Dans un monde totalement robotisé, l’humain n’a plus rien d’autre à faire qu’appuyer sur le bon Bouton…

Ce recueil de dix nouvelles d’anticipation et de science-fiction, proposé en lecture libre sur la plate-forme Atramenta, a pour fil conducteur la thématique du travail. Tous les textes ont donc un rapport plus ou moins lointain avec le thème proposé. Il ressort de leur lecture que pratiquement tous les auteurs, quel que soit leur style ou leur registre, ne lui voient pas un avenir très brillant. Certains vont même jusqu’à envisager sa disparition complète (comme dans « Nescience universelle ») et son remplacement par… le bénévolat obligatoire, autant dire une nouvelle forme d’esclavage particulièrement inhumaine. Un peu partout, que de sinistres perspectives : totalitarisme accru, robotisation de l’homme, perte de liberté, dictature du confortable, du futile et de l’inutile, et son cortège d’ennui et de dépression. Comme toujours dans ce genre d’ouvrage, l’excellent côtoie le bon et le passable. Trois nouvelles méritent largement le détour : « Les aiguilles du coma électrique », « Le bouton » et « Dans une mer de noir ». Certains sont de véritables contes philosophiques comme « La route du futur ». Tous présentent un certain intérêt, même si beaucoup se contentent de simples projections dans l’avenir en se basant sur la réalité actuelle.

3,5/5

 

08:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

31/12/2016

Bonne année…

… à toutes les lectrices et à tous les lecteurs de ce blog…

Bonne année.jpg

08:19 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

29/12/2016

Des néons sous la mer (Frédéric Ciriez)

des néons.jpg« Le Fascinant », vieux sous-marin de la Marine Nationale termine une calamiteuse carrière le long d’un quai désert de l’anse de Paimpol. Il a été racheté par une société anonyme pour être transformé en bordel flottant. Une douzaine de prostituées indépendantes, aidées de quelques mâles, y accueillent des clients pour des prestations tarifées de gamme moyenne-haute car de nouvelles lois ont autorisé la réouverture des maisons closes. Beau-Vestiaire, le narrateur, chargé de recevoir les clients et de les débarrasser de leurs manteaux et blousons, présente l’établissement au lecteur…

Cet étrange opus, qui se voudrait relever de l’anticipation sociopolitique est présenté comme un premier roman. En fait, il ne relève guère du genre dans la mesure où il ne propose pas la moindre intrigue au lecteur. En clair, il ne se passe rien dans ce bouquin. Dans un fouillis de truismes et de clichés complètement éculés sur la prostitution et la condition féminine, nous avons droit à d’arides descriptions de sites, villes ou paysages dignes d’un vulgaire guide touristique, à des divagations sur les diverses couleurs de l’arc en ciel et de temps en temps à des paragraphes barrés. Cette technique qui permet à celui qui sait ne pas en abuser de mettre en parallèle des idées ou des langages contradictoires pour arriver à des effets comiques ou ironiques, tombe ici complètement en porte à faux. Les parties barrées sont totalement inutiles. L’auteur aurait été bien inspiré de les épargner à son malheureux lecteur ! Un profond ennui se dégage de cette œuvrette. Quoi de plus normal avec pareil sujet. Sexe à chaque détour de phrase, cela tourne à l’obsession et devient vite aussi lassant et aussi convenu qu’un film porno. N’est pas Miller, Bukowski, Sade ou Boccace qui veut. Seule petite lumière dans cette triste traversée de ce désert littéraire faussement poétique : les biographies assez amusantes des péripatéticiennes.

2/5

 

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28/12/2016

Pensées plus ou moins correctes (79)

 

allais.jpgIMPÔTS

« Ah ! Si on demandait plus à l'impôt et moins au contribuable... » (Alphonse Allais)

« Il n'y a qu'une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts et toujours plus d'impôts. » (Karl Marx)

« Toute réforme fiscale consiste à supprimer des impôts sur des choses qui étaient taxées depuis longtemps pour les remplacer par des nouveaux plus lourds sur des choses qui ne l'étaient pas. »

(Henri Queuille)

IMPRESSION

« Il faut se méfier de sa première impression, c'est la bonne. »

(Boris Vian)

IMPRIMEUR

« Un imprimeur est un homme qui ne manque pas de caractère et qui cherche à faire bonne impression. »

(Serge Mirjean)

INACTION

« Le fer se rouille, faute de s'en servir, l'eau stagnante perd de sa pureté et se glace par le froid. De même, l'inaction sape la vigueur de l'esprit. »

(Léonard de Vinci)

INCINERER

« Incinérer les gens, c'est les tuer une deuxième fois. C'est logique, fonctionnel et à pleurer de bêtise. Comme le siècle. »

(Raymond Milesi)

 

27/12/2016

Des morts qui dérangent (P.I.Taïbo II - Sous-commandant Marcos)

Des morts.jpgUn certain Alvarado, récemment assassiné, téléphone d’outre-tombe pour accuser une sombre crapule d’extrême-droite, Morales, de crimes, trahisons et de nombre d’exactions tant à Mexico qu’au Chiapas. Le sous- commandant Marcos nomme un indien, Elias Contrarios pour mener l’enquête et retrouver Morales. Il sera aidé dans sa tâche par Hector Belascoaran, détective borgne qui « voit seulement la moitié de ce que voient les autres mais de manière plus nette » et héros récurrent des romans de P.I.Taïbo II, ainsi que d’un groupuscule zapatiste appelé « Personne ».

Improbable roman policier ne s’encombrant pas trop de vraisemblance, ce livre écrit à quatre mains avec le célèbre sous-commandant Marcos, personnage emblématique de la contestation indienne, devrait rencontrer le succès de curiosité escompté par l’éditeur. Il est bien évident que l’intérêt d’un tel bouquin n’est ni dans son intrigue peu élaborée, ni dans le style de ses auteurs (langage parlé pour Taïbo et rapport type comité central pour Marcos) mais dans la description apocalyptique d’une société mexicaine en proie à mille maux: corruption, prévarication, assassinats, trahisons, tueries et saccages en tout genre. Si l’on croit ce qu’on nous raconte, c’est pire que tout ce qu’on peut s’imaginer vu d’ici. Bien entendu, ce genre de texte relève plus de la propagande que de la littérature avec son côté manichéen (les gouvernements sont tous pourris, les zapatistes tous charmants) un tantinet agaçant à la longue.

2,5/5

 

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25/12/2016

Les bons Samaritains (Conte de Noël)

08:36 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)