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06/02/2019

Calvaire des chiens (François Bon)

calvaire des chiens.pngÀ B. (Berlin ?) dans une Allemagne coupée en deux par le rideau de fer, Jacques Barbin, scénariste et son ami Andréas, metteur en scène, ont en vue un projet de film avec dans le rôle principal une célèbre actrice blonde venue de l'Est dont la participation devrait contribuer à son succès. Ils partent faire des repérages dans un village abandonné des Cévennes. Ils y rencontrent un homme qui y a autrefois implanté un refuge un peu particulier pour chiens abandonnés. Le lieu obtint un tel succès que l’homme ne sachant plus que faire de tous les animaux qu’on lui apportait commença à en trucider quelques-uns et à les donner en pâture aux autres. Et quand il abandonna les lieux, tous les chiens restants s’organisèrent en meute et commencèrent à attaquer les troupeaux de moutons et même quelques touristes égarés…

« Calvaire des chiens » se présente comme un roman difficilement classable. Ni thriller, ni roman noir, ni roman social, mais quelque chose un peu entre tout ça et encore. Même chose pour l’intrigue : pas vraiment d’histoire construite et qui se tienne, mais plutôt une suite de descriptions verbeuses, disparates, sans suite, sans logique et sans chronologie. Difficile de se retrouver dans ce fatras littéraire. Et guère de plaisir de lecture non plus en raison d’un style filandreux, de phrases à rallonge, agglutinantes et (volontairement ?) mal construites. Dans le style particulier de François Bon, le lecteur averti sentira fortement les désagréables relents du soi-disant « nouveau roman », genre narratif qui a fort mal vieilli et n’a été à la mode qu’un temps relativement court. N’est pas Robbe-Grillet qui veut…

2/5

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01/02/2019

Un crime très ordinaire (Max Gallo)

Un crime très ordinaire.jpgEn juin 1980, rue des Carmes, à Paris, Michel Farges, écrivain issu de milieu modeste mais ayant atteint une notoriété certaine, est retrouvé mort, dans le caniveau, entre deux voitures. Il a été abattu de deux balles en pleine tête. Qui pouvait bien en vouloir à un homme respectable et si bien introduit dans le milieu littéraire germano-pratin ? A-t-on affaire à un crime crapuleux, à un acte gratuit ou à quelque chose de plus grave impliquant plus sérieusement les hautes sphères politico-médiatiques ? C’est ce que se demande Sylvie Mertens, jeune enseignante provençale, qui fut le temps d’un été l’amante de Farges. La malheureuse tente de mener une enquête avec le peu d’éléments dont elle dispose. Et tout va se compliquer quand une des maîtresses de Farges sera renversée et tuée par un chauffard et qu’elle-même sera agressée et échappera de peu à la mort…

« Un crime très ordinaire » se présente comme un roman policier ou un thriller sur fond socio-politique. Il semble vouloir traiter de tous ces crimes inexpliqués, de ces suicidés se tirant deux balles dans la tête. Le lecteur pensera à l’affaire Boulin, à l’assassinat de Goldman, à la disparition étrange de Jean Edern-Hallier et de tant d’autres. L’ennui, c’est que la fameuse enquête piétine dès le début, qu’il ne se passe strictement rien à part des broutilles de vie quotidienne sans le moindre intérêt et que très vite l’ennui s’installe. Il faut pas mal de constance et de persévérance au lecteur pour arriver à découvrir une fin fort attendue mais aussi déplaisante que décevante. Rien ne sera révélé. Si on y ajoute un style assez lourd et une narration manquant particulièrement de rythme, on en arrive à la conclusion que cet ouvrage est loin d’être le meilleur de Max Gallo et que le regretté auteur aurait sans doute mieux fait de rester cantonné dans le registre des ouvrages historiques, domaine où il excellait.

2,5/5

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24/01/2019

Douceurs provinciales (Charles Exbrayat)

Douceurs provinciales.jpgGuillaume Norrey, agent des services secrets français, est convoqué par son patron, M. Dumolard, dans son appartement discret du quatorzième arrondissement de Paris. Dans son laboratoire de Poitiers, le professeur Montanay est en passe de découvrir une formule révolutionnaire de carburant pour fusées spatiales. Le problème c’est que des fuites se sont produites. Une puissance étrangère risque de s’emparer du fruit de recherches aussi secrètes que prometteuses. Mais qui trahit ? Quelqu’un de l’entourage ou de l’équipe du professeur, composée d’un Yougoslave bourru, d’un Anglais mutique et amateur de chats et de son futur beau-frère ? Tout va encore se compliquer quand Guillaume va découvrir que Madeleine, l’épouse du professeur n’est autre qu’une ancienne amante très regrettée puis que le concierge est retrouvé poignardé après s’être vanté dans un café d’avoir gagné beaucoup d’argent…

« Douceurs provinciales » est un roman policier et d’espionnage de facture tout à fait classique. C’est bien écrit, bien mené, bien bâti. En son temps, le prolifique et regretté Exbrayat fut un maître dans ce registre particulier. Le lecteur erre de fausses pistes en fausses pistes et ne découvrira le pot aux roses qu’en toute fin d’ouvrage, juste à l’avant-dernière page. Vite lu, vite oublié, cet ouvrage de simple divertissement, pour ne pas parler de « roman de gare », ne se classe pas dans les meilleurs du maître, car il lui manque la petite étincelle d’humour qui caractérisait souvent la narration, en particulier dans les « Imogène ».

4,5/5

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21/01/2019

Vital ! (Frédéric Saldmann)

Vital.jpgNul doute que la santé est le plus précieux de tous les biens. En début d’année, ne présente-t-on pas nos vœux en souhaitant plein de bonnes choses et surtout la santé à nos proches et à nos amis ? Mais cette santé si désirée ne dépend-elle pas de nous, de nos habitudes, de notre mode de vie ? Tout commence par une bonne hygiène, une bonne alimentation, un bon sommeil et pas mal de sport… en chambre. Si on y ajoute que le mental et le physique interagissent en permanence, on comprendra que pour acquérir et conserver santé et bien-être, il faut agir sur les deux. D’où l’utilité de ce livre, sous-titré non sans raison « votre bible santé »

« Vital ! » est un essai de vulgarisation médicale fort réussi dans la mesure où il fourmille de conseils pour se maintenir en forme, se sentir bien, rempli d’énergie vitale, de joie et de bonheur, quel que soit l’âge que nous ayons. Certains conseils sont assez surprenants comme celui d’habiter dans une maison ou un appartement plutôt surchauffé pour être moins tenté de compenser en mangeant et ainsi ne pas prendre du poids, origine de tous les maux. Ou comme celui de boire du sperme lequel contiendrait toutes sortes d’hormones et oligoéléments ralentissant le vieillissement. Le lecteur y trouvera également nombre de conseils plus d’ordre psychologique comme l’importance du pardon, de la générosité, de la politesse ou du calme intérieur. Au total, un ouvrage très complet (excepté le volet sport réduit au sexe et à la pétanque), très intéressant et certainement très utile car reposant sur les dernières recherches dans le domaine médical, le tout étayé par une solide documentation comme en témoigne l’importante bibliographie insérée en fin de volume.

4,5/5

19:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

19/01/2019

Made in France (Pierre Daninos)

made in france.jpgPhilippe est un célibataire d’une trentaine d’années, employé dans une société spécialisée dans le marketing. Il doit se creuser la tête pour trouver des idées, des slogans, des formules-choc pour promouvoir d’autres entreprises. Son patron, M. de Witt-Piquet, toujours entre deux avions, sait parfaitement se faire plaindre de la galerie. Il y a plus de vingt ans qu’il n’a pas pris de vacances et c’est peu de chose de dire que quand il a payé ses impôts, il ne lui reste que les yeux pour pleurer. Philippe habite un immeuble bourgeois intitulé « Le margrave » dans un endroit qui n’a plus pour unique noblesse, que celle de quartier. Il fréquente Turid, jeune étudiante norvégienne, call-girl ou cover-girl sur son temps libre, qui n’a de cesse d’être étonnée des étranges mœurs des Français. Ceux-ci passent leur temps à se plaindre, à ne voir que les mauvais côtés des choses alors qu’elle trouve que la France est le plus joli et le plus agréable pays du monde.

« Made in France » est un roman charmant, magnifiquement écrit, plein d’humour et de malice. Le regretté Pierre Daninos n’a pas son pareil pour épingler gentiment tous les travers d’une époque un peu folle, celle des années 70. Il relève les ridicules et les étrangetés dans lesquels chacun se complait. Ainsi passe-t-on presque plus de temps au bureau à se raconter les vacances qu’à être vraiment en villégiature. Ainsi préfère-t-on un tas d’anglicismes approximatifs à de bons mots bien français souvent plus précis. Ainsi utilise-t-on un langage alambiqué, redondant souvent proche du barbarisme pour énoncer des choses tout à fait basiques. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Un humour tonique et subtil qui a quelque chose de l’humour anglais dans la légèreté et le détachement. Une lucidité étonnante, un regard aigu et bienveillant ainsi que nombre de trouvailles stylistiques font de cet ouvrage, qui n’a pas pris une ride, un régal de finesse, de cocasserie et d’intelligence.

4,5/5

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14/01/2019

La super-classe mondiale contre les peuples (Michel Geoffroy)

La super-classe mondiale.jpgComposée d’un tout petit nombre d’oligarques, de banquiers, de grands patrons, de médiacrates et d’hommes politiques, la super-classe mondiale entraine le monde occidental dans une dérive libérale-libertaire qui ne profite qu’aux plus riches et rêve d’instaurer un nouvel ordre mondial avec une gouvernance unique. Certains, comme l’inénarrable Jacques Attali, pensent que « Jérusalem serait un joli lieu pour en être la capitale ». Cette classe pratique la stratégie du choc pour sidérer et neutraliser ses opposants. Choc anthropologique, éducatif, linguistique, migratoire, mémoriel, financier, médiatique, tous les moyens sont bons pour déconstruire, remplacer et faire du passé table rase. Son mot d’ordre alchimique « Solve et coagula » bien proche d'« ordo ab chaos », détruire avant de reconstruire, débouche forcément sur une forme de post-démocratie, sur un totalitarisme de moins en moins mou, basé sur la religion du politiquement, écologiquement, économiquement et racialement correct, arme de destruction massive de la liberté des peuples…

Cet ouvrage, particulièrement bien argumenté et documenté, se présente comme un essai politico-économique de très bon niveau. Les réseaux d’influence (Bilderberg, Davos, CFR, Club « Le siècle » etc.) sont soigneusement étudiés. L’idéologie de ces élites qui veulent à tout prix prendre leur revanche sur le petit peuple, les gueux, les sans-dents, est très finement analysée. Le lecteur découvrira que ce libéralisme libertaire et cosmopolite n’est après tout qu’une vieille doctrine remise au goût du jour, que l’argent reste le premier ressort de ces gens qui savent merveilleusement optimiser leur fiscalité et accroître leurs profits de façon exponentielle. D’ailleurs quand une crise surgit comme en 2008, ils arrivent à faire nationaliser leurs pertes tout en privatisant leurs profits. Le petit contribuable mis à contribution pour renflouer le gros banquier, personne n’aurait cru ça possible autrefois et pourtant, cela s’est produit. Tout comme des saisies sur les comptes bancaires de particuliers à Chypre par exemple. Un livre majeur, quasi indispensable pour qui veut comprendre quelque chose à cette mondialisation qui n’est heureuse que pour certains. L’auteur ne se contente pas d’analyser, il nous projette également dans l’avenir et là, croisons les doigts, ce projet aussi néfaste que dément n’aurait pour lui que peu de chances de se réaliser pleinement. Acceptons-en l’augure !

4,5/5

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08/01/2019

La route de glace (Yves Viollier)

La route de glace.jpgDe retour en Vendée, Pierre Métayer, désespéré d’avoir laissé seule Maïa en URSS, prend la place de son ami José qui devait partir combattre en Espagne dans les rangs des Républicains. Blessé à la hanche lors d’un bombardement, il est rapatrié en France et récupéré par Hélène, l’amie fidèle, qu’il finit par épouser et dont il aura un fils, Michel. La guerre venue, il se retrouve pris dans le STO et embarqué en Allemagne. Il y travaille comme mécano sur un vaisseau qui sera envoyé par le fond. Rescapé des terribles bombardements au phosphore sur la ville de Hambourg, il profite de la pagaille pour rentrer en France où il gagne les rangs de la Résistance en s’illustrant dans la forêt de Mervent. La guerre terminée, il peut retourner en URSS à titre de héros de la guerre et de la Résistance. Il retrouve Maïa dans un petit village sibérien. Ayant été blessée à un pied, elle ne peut plus exercer son art de danseuse et est devenue maîtresse de ballet. Elle aime encore Pierre et voudrait toujours échapper à l’enfer soviétique. Mais le pourra-t-elle un jour ?

Second tome, suite et fin de « La Flèche rouge », « La route de glace » est un beau roman historique et de terroir. Il couronne la saga de Pierre et de Maïa de fort belle manière. Les évènements se précipitent avec la guerre d’Espagne, la seconde guerre mondiale (la description des bombardements de l’Allemagne agonisante, un des grands moments de ce récit quasi épique ne peut que remplir d’horreur le lecteur). Cette histoire d’amour impossible prend une ampleur magnifique quand on voit tout ce que les deux amants doivent traverser pour arriver à se retrouver. Les personnages sont si attachants et cette histoire si prenante qu’il est difficile voire impossible de lâcher le livre avant de savoir comment tout ça va finir. Pour ne pas gâcher le plaisir d’éventuels lectrices ou lecteurs, nous ne dévoilerons pas la fin particulièrement réussie. Surprenante, dramatique et grandiose. Une complète réussite. Du très grand Viollier !

4,5/5

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06/01/2019

La Flèche rouge (Yves Viollier)

La flèche rouge.jpgEn 1937, Pierre Métayer, jeune mineur vendéen membre du parti communiste est sélectionné pour participer à un voyage en URSS, en compagnie d’autres jeunes mineurs, ouvriers ou employés agricoles, tous enthousiastes à l’idée de découvrir le merveilleux « paradis » communiste du petit père Joseph Staline. Après un long périple en chemin de fer, ils visitent Léningrad et doivent reprendre un train soviétique, « La Flèche rouge », qui se retrouve bloqué par une tempête de neige pendant cinq jours au milieu de nulle part. Pierre y fait la connaissance de Maïa, seize ans, danseuse du Kirov qui doit se produire avec sa troupe sur la scène du Bolchoï. Les deux jeunes tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. Maïa rêve de fuir un régime dictatorial qui a déjà broyé sa famille. Pierre voudrait pouvoir s’installer un jour dans ce nouvel eldorado. Le contexte le permettra-t-il ?

« La flèche rouge » est à la fois un roman historique et un roman de terroir. Le lecteur y découvrira à la fois la réalité de la vie des mineurs sur un territoire pas particulièrement célèbre pour ses terrils et ses corons ainsi que le choc de la réalité quand Pierre découvre la véritable vie des Soviétiques à mille lieues de ce qu’il imaginait avant de partir : présence policière permanente, pauvreté omniprésente, délation, espionnage et répression aussi sauvage qu’injuste. Les parents de Maïa ont été déportés au goulag puis exécutés comme « ennemis de classe » simplement parce que le père, professeur, apitoyé par le sort cruel des paysans mourant de faim, avait voulu les secourir. Livre très agréable à lire, Viollier est un des meilleurs dans ce genre de littérature. Une histoire romantique et émouvante à souhait mais qui pêche par une fin un brin décevante. Jamais de « happy end » avec Staline…

4/5

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04/01/2019

Sous la ville rouge (René Frégni)

Sous-la-ville-rouge_5632.jpgUn été à Marseille. Le soleil brille. Il fait chaud dans la cité phocéenne. Un tueur en série accumule les assassinats, répandant la terreur dans la ville… Un écrivain, Charlie Hasard vit en solitaire dans un modeste appartement rue Barthélemy, ne voyant quasiment personne. Il se veut écrivain mais n’arrive pas à faire publier ses textes. Tous reviennent par la poste avec la fameuse formule « ne cadre pas avec la ligne éditoriale de nos collections ». Pour se défouler, il fréquente une salle de boxe où il évacue sa rage en frappant sur des sacs de son. Sa vie bascule quand enfin un éditeur daigne s’intéresser à ce qu’il écrit…

« Sous la ville rouge » est un court roman avec un double sujet : la condition de l’écrivain en herbe, ses difficultés pour ne pas dire son impossibilité à entrer dans le cercle des élus et en parallèle la ville de Marseille, ses quartiers populaires ou non, sa population bigarrée. Si le style de l'auteur est de très belle qualité, son inspiration est nettement moins originale. Cette histoire de « wannabee » n’arrivant pas à se faire éditer, se faisant humilier et pétant un câble a été traitée bien des fois et parfois de meilleure manière. L’intrigue manque un peu d’épaisseur et de tenue. On se demande par exemple ce que le tueur en série vient faire dans l’histoire de Charlie. Quant à la fin ouverte, elle est plutôt décevante. Au total, un ouvrage qui ne tient que par son style et par quelques descriptions ou observations. C’est un peu léger… Mais, consolation, l’auteur s’est contenté de 124 pages qui se lisent très vite. Qu’il en soit remercié !

2,5/5

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02/01/2019

Etrange cadavre en pays coutançais (Michel Hébert)

Etrange cadavre.jpgUn lundi matin, jour de grand calme en province, un cadavre est découvert par un passant sur le parvis de la cathédrale de Coutances. Il s’agit de celui d’un plombier bien connu dans le coin et de très bonne réputation. Personne n’a rien remarqué alors que l’homme a pris plusieurs balles dans la tête. De plus, sa position semble indiquer qu’il sortait du lieu de culte alors que celui-ci était fermé. Autant dire une enquête qui s’annonce fort compliquée pour l’inspecteur Vebert de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières…

« Etrange cadavre en pays coutançais » se présente comme un roman policier de facture et de structure tout à fait classique. Le lecteur suit pas à pas une piste qui mène le héros sur la trace d’un terrible gang de trafiquants d’œuvre d’art helvète (original !). Dès le début, il se demande ce que vient faire ce gabelou de haut vol dans cette histoire de meurtre de plombier. L’auteur résout cette difficulté par une pirouette en provenance de la haute administration. Ce démarrage un peu laborieux mis à part, la narration est agréable, bien rythmée, vivante, (beaucoup de dialogues) et la fin bien construite avec un faux coupable (obligatoire dans ce registre) et une poursuite en apothéose. Le style de l’auteur est honnête sans plus (à noter quelques coquilles et lourdeurs). Il ne lui manque qu’une chose : un peu plus d’humour lequel permettrait de rendre encore plus agréable la lecture de ce gentil ouvrage de divertissement. Un seul trait au dernier paragraphe : « La montre, à elle seule, paierait les frais dus à l’État, ce grand gourmand qui n’était jamais rassasié ! », c'est maigre !

3/5

 

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