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25/12/2016

Les bons Samaritains (Conte de Noël)

08:36 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

23/12/2016

Des bibliothèques pleines de fantômes (Jacques Bonnet)

 

bibliothèques.jpgQuand on est un bibliomane, un lecteur compulsif ou un textonaute comme moi, on ne peut qu’être intéressé par un livre portant un tel titre. Accumuler des livres par souci de collection ou par passion de la lecture ou pour les deux à la fois, tient de la manie voire du vice et pose beaucoup de questions : que faire de tous ces ouvrages qui s’accumulent dans les rayons et qui sournoisement envahissent tout votre lieu de vie ? Comment classer les volumes ? Par genre, par date, par pays, par ordre alphabétique ou par thème ? Peut-on faire voisiner sur une étagère deux auteurs brouillés dans la réalité ?

A toutes ces questions et à quelques autres, ce petit opus de 139 pages tente de répondre en demeurant œuvre d’érudit. A part quelques anecdotes où l’on apprend que Pessoa a tenté de devenir bibliothécaire et que Matisse a postulé en vain pour un poste de « contrôleur du droit des pauvres », ce livre ne nous apprend pas grand-chose sur les livres, les écrivains, les lecteurs et leurs antres envahissants, les bibliothèques…

2/5

 

08:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

21/12/2016

Déclic (Patrick Cauvin)

déclic.jpgRonald Dunand est un écrivain qui a obtenu une certaine notoriété mais qui, devenu un peu dépassé, se retrouve en panne d’inspiration. Un après-midi, en attendant un rendez-vous d’affaires dans un grand hôtel parisien, il surprend sa femme au bar alors qu’elle était censée être partie au chevet de sa mère souffrante. De plus, elle a rendez-vous avec un inconnu qui lui remet une mallette. Dunand prend sa femme en filature, mais elle lui échappe très vite en profitant d’un magasin de bagages disposant de deux entrées. Le mystère s’épaissit et ce ne sont pas les apparitions d’un espion ventripotent et d’une gitane à demi-folle qui vont éclairer la lanterne du pauvre écrivain…

Roman à suspens et à intrigue tarabiscotée, « Déclic » promène gentiment le lecteur dans une histoire sans queue ni tête jusqu’à un dénouement assez prévisible. Le style de Cauvin est toujours agréable avec cette manière personnelle de s’adresser au lecteur comme à un ami. Un peu moins d’humour que dans « Les pantoufles du Samouraï », mais toujours cette distanciation élégante qui fait son charme. Le passage permanent de la première personne du singulier à la troisième n’apporte pas grand-chose. On passe néanmoins un agréable moment.

Citation : « En fait, écrire l’avait déchargé de tout. Il bricolait dans la fiction, ce qui l’empêchait de plonger dans le réel. La réalité était bonne pour ceux qui ne savaient pas inventer des vies différentes de la leur. »

4/5

 

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20/12/2016

Le loup et le renard (Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen")

08:31 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

19/12/2016

Debout les morts (Fred Vargas)

debout les morts.jpgUn matin, une ancienne cantatrice célèbre découvre dans son jardin un arbre qu’elle ne connaît pas. Elle s’inquiète, elle en perd le sommeil alors que son mari ne s’y intéresse pas le moins du monde. Elle finit par demander de l’aide à trois étudiants en Histoire qui habitent la maison voisine. Elle leur demande de creuser sous l’arbre, au cas où… Bien sûr, ils ne trouvent rien. Un peu plus tard, la cantatrice disparaît et on croit retrouver sa dépouille calcinée…

Ainsi débute une enquête policière menée par trois étudiants et un vieux commissaire ripoux et déchu, Vandoosler, sorte d’Adamsberg un peu plus âgé. Cette fois, Fred Vargas a vraiment travaillé son histoire. Les rebondissements et les fausses pistes ne manquent pas. Il faut vraiment aller jusqu’au bout pour découvrir le pot aux roses. Un roman policier de facture ultra classique, digne des grands spécialistes du genre. Seul léger reproche : le style est un peu verbeux, on se perd dans des détails inutiles, mais on passe néanmoins un bon moment… Pour les amateurs du genre…

4/5

 

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17/12/2016

Darwinia (Robert Charles Wilson)

Darwinia.jpgEn Mars 1912, l'Europe et une partie de la Grande Bretagne disparaissent subitement pour être remplacées par un continent inconnu à la faune et à la flore non terrestre que l'on appelle la Darwinie. Le jeune photographe Guilford Law se passionne pour le sujet qu'il considère comme une énigme scientifique à résoudre et non comme une intervention divine. Il participe à la première grande expédition d'exploration qui arrive à s'enfoncer au coeur de ce continent sauvage, inconnu et quasiment vierge de toute présence humaine. Il ne sait pas encore qu'il va devoir affronter de terribles dangers et remettre en cause quasiment toutes ses certitudes.

Ce livre qui démarre sur un thème que n'aurait pas renié le grand Jules Verne, se poursuit le long des rivages de la science fiction la plus échevelée pour s'achever en apothéose dans la fantaisie, le fantastique pour ne pas dire la poésie la plus démentielle. R.C.Wilson, qui nous a donné plus récemment "Spin", mérite largement sa place parmi les grands de la littérature d'imagination tant son talent est original, sa plume alerte et son ambition singulière. Oeuvre étrange et passionnante qui aborde autant les thèmes de la SF d'aventure classique que ceux de l'immortalité, des passerelles entre les mondes ou des couloirs du temps. Livre inclassable qui peut surprendre et révulser les esprits cartésiens et rationalistes. Mais n'est-ce pas le propre des grandes œuvres ?

4/5

 

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13/12/2016

Crack (Tristan Jordis)

crack.jpgLe crack est un mélange de cocaïne, de bicarbonate de soude et/ou d’ammoniaque qui se présente sous la forme de petits cailloux qu’il faut chauffer dans une pipe doseuse avant de fumer. Ses effets sont plus intenses, plus addictifs mais plus brefs que ceux de la cocaïne. La descente et le manque qui s’en suit n’en sont que pires. Sa consommation régulière peut provoquer des hallucinations et entraîner des comportements violents, paranoïaques ou suicidaires. Quand on sait que la dose (galette) s’échange pour 30 à 50 euros et qu’un toxico bien accro en fume jusqu’à 5 ou 6 par jour sans pouvoir exercer le moindre travail, on imagine quels trafics et quel niveau de prostitution sont liés à cette pratique…

Jeune journaliste frais émoulu de son école, Jordis souhaite réaliser un film sur ce milieu qu’il a déjà eu l’occasion d’aborder de loin en tant que consommateur régulier de shit. Et le voilà qui plonge, seul blanc parmi cette communauté majoritairement noire, dans le milieu des accros de la porte de la Chapelle à Paris. Il rencontre des personnages hauts en couleur (Souleymane, Saga, Ibou), pour la plupart originaires du Sénégal ou des Antilles qui ont commencé par dealer de la cocaïne avant de tomber dans le crack. Ils sont instables, peu fiables et souvent violents. Ils désirent même être payés pour être filmés, ce qui fausse totalement le jeu. Résultat : Jordis ne pourra jamais tourner son film ! Ni roman, ni thèse, ni véritable reportage, ce livre n’est que le compte-rendu brut de décoffrage d’une suite d’impressions, de rencontres, de déclarations plus ou moins hallucinées mais souvent lucides de drogués qui ne se font aucune illusion sur leurs chances de décrocher. L’auteur a passé une année entière avec eux et s’est senti très proche d’eux. La description du rôle des associations et des pouvoirs publics est révélatrice du désarroi d’une société qui ne sait que faire de ces êtres perdus pour lesquels l’auteur éprouve plus que de la sympathie. Un peu plus de distance n’aurait pas nui, mais il faut prendre ce bouquin pour ce qu’il est : un simple document, un instantané sur un fait de société inquiétant, à un instant T dans un lieu X. Le squat de la Chapelle est démantelé à la fin et les toxicos se voient relogés dans des hôtels où ils ne se plaisent pas. Le trafic reprendra ailleurs…

3/5

 

08:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

09/12/2016

Contre-jour (Thomas Pynchon)

contre-jour.jpgL’action débute au moment de l’Exposition Universelle à Chicago en 1893 et s’achève au lendemain de la Première Guerre Mondiale. Elle démarre dans le Grand Ouest américain par des histoires d’anarchistes poseurs de bombes, se poursuit du côté de Venise au tournant du siècle puis se déplace au Mexique en proie à la Révolution et finit par se perdre dans l’Orient lointain… Un ploutocrate richissime, Scarsdale Vibe, fait exécuter Webb, un mineur anarcho-syndicaliste. Les enfants de celui-ci n’auront de cesse de vouloir le venger. Autour de ce noyau central, gravite une foule de personnages bariolés et plus ou moins intéressants et s’imbriquent en arborescence totalement loufoque et désordonnée une multitude d’histoires n’ayant pas forcément grand-chose à voir les unes avec les autres. Veillant sur ce petit monde depuis leur ballon dirigeable, les Casse Cou, joyeux aéronautes dignes du Club des Cinq, suivent ces péripéties à la manière d’anges gardiens un peu snobs.
                  Cette fresque ambitieuse et déjantée relève de quasiment tous les genres : le roman historique, fantastique, humoristique, picaresque, d’espionnage, d’aventure, le western, etc… C’est un pur OLNI : objet littéraire non identifiable. Pynchon prend un malin plaisir à perdre son lecteur dans un labyrinthe d’historiettes innombrables, lui fait rencontrer une foule de personnages plus ou moins importants ou récurrents. A la longue, cette absence de fil directeur devient un peu lassante, mais possède néanmoins un avantage. On peut abandonner la lecture n’importe où, la reprendre ailleurs, sauter les descriptions, lire en diagonale et même repartir en arrière, vu que les histoires sont sans suite et souvent sans lien et que les personnages entrent, sortent, disparaissent à jamais ou reviennent quand on ne les attend plus. Cette épopée déjantée aurait pu relever du chef d’œuvre si elle avait été bien écrite et bien traduite. Mais il ne semble pas que ce soit le cas.
Juste un énorme pavé (1207 pages) décevant, épuisant et indigeste…

2/5

08:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

07/12/2016

Colocs et rien d'autre, l'intégrale des bonus (Emily Blaine)

index.jpgSur le coup de trois heures du matin, Ashley tambourine à la porte de l’appartement qu’elle partage avec son colocataire profondément endormi. Mademoiselle a encore une fois oublié ses clés. Il lui ouvre la porte en maugréant. Pour se faire pardonner, elle lui propose de partager un verre de téquila. Au fur et à mesure d’une discussion qui s’éternise en s’alcoolisant peu à peu, il lui propose d’établir quelques règles de bonne conduite pour tenter d’améliorer la qualité de leur « vivre ensemble »…

« Colocs et rien autre », intégralité des bonus, se compose de trois courts récits en accès libre permettant d’apprécier le style fluide et efficace d’Emily Blaine ainsi que son humour particulièrement pétillant dans le premier texte dans lequel le lecteur découvre que la colocation avec une partenaire aussi fantasque qu’Ashley, loin d’être une partie de plaisir tourne vite au cauchemar. Bien sûr, il ne s’agit que de chick-lit, de littérature sentimentale, un tantinet fleur bleue et eau de rose, le narrateur étant en train de tomber tout doucement amoureux de sa pétulante colocataire. On passe néanmoins avec ce court ouvrage un agréable moment de lecture-détente. Ne rien vouloir chercher d’autre bien sûr.

4/5

 

09:01 Publié dans Humour, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

03/12/2016

Comment réussir sa vie sans être une rock star (Eric Scilien)

51IJXJdKOlL._AC_US160_.jpgEn Ardèche, un jeune couple n’en peut plus de devoir supporter le froid de l’hiver dans une caravane, le temps de retaper une maison dont il a sous-évalué l’ampleur des travaux de remise en état… Un athlète coureur du 400 mètres se prépare activement à participer aux prochains Jeux Olympiques quand il voit son destin basculer subitement… Jean-Louis Leroy, « la cinquantaine, employé municipal et ancienne graine de rock star », graine qui n’a pas réussi à germer, passe un très mauvais quart d’heure quand il se retrouve face à cousin Thomas, son parfait opposé, un homme qui a de l’or dans les mains…

« Comment réussir sa vie sans être une rock star » est un court recueil (132 pages) comportant trois nouvelles réalistes et naturalistes d’Eric Scilien, auteur qui, outre une faculté à proposer des titres aussi originaux que percutants, s’est déjà taillé une belle réputation de spécialiste du format court. Après avoir excellé dans le style « nouvelles noires », il en vient maintenant à un registre moins sombre, plus humain, plus social avec des histoires simples mais émouvantes, des personnages de braves gens tous plus attachants les uns que les autres (excepté l'homme au bras en écharpe de la première nouvelle bien sûr) et des intrigues parfaitement construites dans lesquelles le dérisoire le dispute à la malchance, sans oublier qu’une minuscule et ridicule victoire comme un lancer victorieux de noyaux de cerise permet au héros de retrouver confiance en lui. Le style fluide, efficace, agréable est moins minimaliste et plus travaillé que dans ses précédents opus. L’art de la narration, presque sous la forme de contes philosophiques (dans deux histoires sur trois), semble avoir atteint son apogée. Chaque texte minutieusement ciselé, est un mini-roman (surtout le premier et le dernier) presque au format d’une novella anglo-saxonne. Attention, lire cet ouvrage peut être source de frustration vu que le temps et le plaisir de lecture sont si courts qu’on regrette de si vite devoir quitter un ouvrage de pareille qualité.

4,5/5

 

08:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)