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08/04/2017

Blue Words

BlueWords(A.Ander) by CCRIDER77280 on Scribd

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06/04/2017

Le chevalier à la canne à pêche (Guilhem)

 

Capturebouquin.JPGÂgée de 11 ans, la petite Sélène est hébergée dans une maisonnette d’une seule et unique pièce qui sert également de four à pain au boulanger du village de Prin. Elle y pratique l’élevage d’escargots surtout pour améliorer son ordinaire. Si les femmes de la petite communauté se montrent aussi généreuses avec elle, c’est qu’elles espèrent que Sélène sera bientôt capable de prendre le relais dans leur pénible tâche de procréation. À Aleth, capitale de la principauté de Coriosolite, le teignome Coum, gros gnome grincheux et fort mal embouché, désire reprendre une partie de carte interrompue par le chant hypnotisant d’une elfe…

« Le chevalier à la canne à pêche » est un roman de fantaisie plutôt déjantée dans la lignée des bouquins du regretté Terry Pratchett (auquel ce livre est d’ailleurs dédié), mais aussi et encore plus de ceux de Neil Gaiman avec un petit côté Lewis Carroll, voire Monty Python. Autant dire de belles références pour un texte très réussi, plein d’humour et d’originalité. Quelle imagination ! Une suite de situations improbables ou farfelues, une galerie de personnages relevant de la plus haute fantaisie, voire de la chimère comme Anorin, le revenant qui prend toutes sortes d’aspects à intervalles réguliers. Ainsi peut-il se transformer en dragon ou en oiseau de feu tout en déclamant des alexandrins. Sans parler de Prof, l’ours-nandi, du gnome teigneux, de Sthéna, la chimère capable de pétrifier ses ennemis ou de Geungshi, personnage dont il ne reste plus qu’un crâne et qu’une dent, mais qui vit et parle encore ! Une mention spéciale pour Sélène, seule humaine de cette histoire, gamine attachante, amoureuse d’un inconnu et disposant de super-pouvoirs. L’intrigue, tout aussi improbable, regorge de combats, batailles rangées et péripéties de toutes sortes qui font beaucoup penser à une BD ou à un jeu video. Le style de l’auteur est fluide, agréable et efficace. Pour peu qu’on l’on ne soit pas trop cartésien, on passe un très bon moment de divertissement à découvrir cet univers de folie douce, finalement aussi poétique qu’humoristique qui pourrait d’ailleurs être aisément adapté au cinéma avec pas mal d’effets spéciaux bien sûr.

4,5/5

 

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04/04/2017

Esclave, guerrière, reine (Morgan Rice)

Esclave, guerrière, reine.jpgÀ Delos, la jeune et jolie Cérès, 17 ans, est la fille d’un modeste fabricant d’armes qui fournit la cour royale. Elle rêve de devenir guerrière. Mais dans cette société archaïque, c’est totalement interdit à une fille. Alors, déguisée en garçon, elle s’entraine au maniement des armes en général et de l’épée en particulier. Avec ses deux frères, Sartès et Nisos, elle assiste aux « Tueries » qui sont de nouveaux jeux du cirque dans lesquels des esclaves s’affrontent jusqu’à ce que mort s’ensuive alors que leurs maîtres festoient et parient sur eux. Un jour, son père lui apprend qu’il doit partir travailler dans un autre royaume et qu’elle devra rester auprès de ses frères et de sa mère qui la déteste au point de bientôt vouloir la vendre comme esclave…

« Esclave, guerrière, reine » est le premier tome d’une saga de fantaisie relativement bien menée. En effet, tous les ingrédients indispensables à une bonne recette de ce genre, (une héroïne aussi vaillante qu’attachante, douée de pouvoirs extraordinaires, une société injuste et en proie à une rébellion mâtée dans le sang, des combats, des guerres, des complots plus quelques pincées de magie) sont réunis et pourtant la mayonnaise ne prend pas vraiment, car il manque le minimum syndical en ce qui concerne le style. Les coquilles sont innombrables tout autant que les barbarismes, erreurs de syntaxe, de vocabulaire et de conjugaison. Sans doute est-ce dû à des problèmes de traduction. Le lecteur a même l’impression de lire un texte traduit par un simple logiciel « Google » ! L’ennui, c’est que cela gâche complètement le plaisir et ne donne pas du tout envie de poursuivre avec les tomes 2 et suivants.

2,5/5

 

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19/03/2017

Décrochage (Norbert Toyssel)

Décrochage.jpgGaétan doit rejoindre par la voie des airs sa femme Charline partie en vacances en Norvège un peu avant lui quand une catastrophe aérienne se produit au large des îles Shetlands. Grâce à un équipement de secours sophistiqué, il parvient à se poser sans trop de casse sur une petite île perdue en mer. Autre survivant, un enfant d’une dizaine d’années partage son sort. Puis quelques autres…

« Décrochage » est une nouvelle d’anticipation sur fond de tempête solaire avec une histoire de nuage de particules qui aurait détraqué tous les systèmes de communication et de navigation de la planète provoquant un cataclysme d’une ampleur inégalée. Une grande partie de la narration reste d’ordre descriptif et technique. L’intrigue qui semble inachevée avec sa fin ouverte ne débouche que sur un improbable sauvetage. Doit-on s’attendre à d’autres épisodes ? L’éditeur, Librinova, ne le précise pas. Le style est efficace, fluide et agréable, mais cette qualité ne suffit pas à faire de ce texte un chef-d’œuvre inoubliable.

3/5

 

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15/03/2017

Hiver (Collectif)

Hiver.jpgEn 1801, une malade présumée incurable est mise en quarantaine sur l’île du Chancre. Chaque jour, son amoureux lui apporte une potion… Venue d’un pays chaud, Lana est introduite par Léo à l’intérieur du Palais de l’Hiver. Elle a l’impression d’y découvrir une planète totalement inconnue… À l’issue d’une bataille, des morts reprennent peu à peu vie… Deux clochards, Ralbert et Bellotone, déposent chaque matin des fleurs chapardées ou récupérées sur le paillasson de Marie-Joëlle, bénévole dans une association caritative d’aide aux sans-abris… Bruce, un homme étrange qui a déjà tué sa femme, est sur la trace de quelqu’un qui n’est autre que son propre Pygmalion, l’auteur…

« Hiver » est un recueil de 18 nouvelles proposées par les Editions Secrètes lesquelles avaient déjà édité « Feu », autre excellent recueil. Toutes tournent autour du thème éponyme mais sont traitées selon des répertoires aussi différents que le romanesque sentimental, la science-fiction, le fantastique, la fantaisie ou l’anticipation, sans parler des inclassables. Chaque auteur rivalise de talent narratif. Tous les textes sont de belle qualité littéraire et de présentation éditoriale impeccable (aucune coquille, ce qui devient rare dans ce genre de production). Deux nouvelles sortent vraiment du lot, car ce sont de véritables petits chefs d’œuvre à mon sens : « Hartush, le dernier mâle » d’Olivier Boile pour sa glaçante fantaisie et « La petite fille dans la neige » de Murphy Myers pour sa terrible épouvante. Une mention spéciale à l’émouvant et poétique « L’hiver partout, partout l’hiver » de Dany Lecènes. Si vous aimez lire des nouvelles passionnantes et bien écrites, ne vous privez pas de cet ouvrage qui est en libre accès, ce qui ne gâte rien !

4,5/5

 

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09/03/2017

Raison de tuer (Blake Pierce)

raison de tuer.jpgDans la ville de Boston, Avery Black, ancienne avocate devenue policière suite à un fiasco judiciaire, vient d’intégrer la police criminelle. Vu son passé, elle peine à se faire accepter par ses collègues et par sa direction. Au sortir d’une fête estudiantine bien arrosée, Cindy Jenkins est victime d’une étrange agression. Quelqu’un lui inocule une drogue incapacitante qui lui fait presque immédiatement perdre conscience. 48 heures plus tard, des cyclistes la retrouvent morte sur un banc dans un parc public. Son corps a été vidé, empaillé, recousu et maquillé, un vrai travail de taxidermiste. L’enquête va s’avérer compliquée pour Avery Black et pour son collègue Ramirez…

« Raison de tuer » est un thriller de bonne facture et de structure parfaitement classique. Un serial killer dérangé à souhait, une longue série de victimes, toutes jeunes, jolies et étudiantes et une police qui patauge et se perd dans une longue série de fausses pistes. Une intrigue parfaitement calibrée pour empêcher le lecteur d’abandonner le livre en cours de route ! Un style fluide et efficace. Le personnage de l’ex-avocate devenue policière est plutôt attachant. On ne peut pas en dire autant des autres, nettement plus stéréotypés. Au total, une agréable lecture de divertissement, un tantinet macabre, en libre accès, ce qui ne gâte rien, mais avec un léger défaut : une abondance de coquilles indignes d’un éditeur sérieux !

4/5

 

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07/03/2017

Les Contes d'Eurydice (J.S.)

les contes d'eurydice.jpg« Les Contes d’Eurydice » sont un recueil de 26 poèmes ; tous plus ou moins écrits en l’honneur et à la gloire de la femme, de l’éternel féminin. Chaque texte bénéficie d’une jolie illustration sous forme de dessin ou de photo. L’auteur fait preuve d’élégance, de délicatesse et d’un aussi agréable sens de l’observation que de la narration. « À cet instant, on ne vit que pour l’autre, comme si l’on ne faisait qu’un », dit-il. Belle définition de l’amour.

Peu ou quasiment pas de rimes, mais de belles assonances et d’élégantes résonances. « Ton amour est parti sur l’océan, emporté par le vent. » « J’étais le soldat de ton cœur, le gardien de ton âme. » Chaque texte, plus poème en prose que classique versification, mérite qu’on s’y arrête, qu’on le déguste, qu’on le médite. Tous ont le charme de la sincérité. Tous évoquent une ambiance, un sentiment, des impressions. Une mention toute particulière pour « Nouvelle ère », mon préféré, sans doute parce que les chants mélancoliques sont les chants les plus beaux : « Aujourd’hui, nous approchons d’un point de non-retour, où le ciel restera à jamais rempli de la peine des hommes. » Ce recueil est proposé en libre accès par Librinova, alors pourquoi s’en priver ?

3,5/5

 

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03/03/2017

Landon, épisode 1 (Anna Todd)

 

Landon.jpgVenu du Midwest avec Dakota, son ex-petite amie, Landon Gibson, 20 ans, vient d’intégrer l’Université de New-York. Dakota l’a quitté pour un autre et lui partage un appartement avec Tessa, une colocataire qui vient aussi de se faire plaquer. Landon travaille dans un bar pour payer ses études. Un jour, Nora, une amie de Tessa venue cuisiner dans l’appartement, lui vole un baiser. Dakota n’apprécie pas du tout. Y aurait-il un retour de flamme à prévoir ? Nora sera-t-elle la nouvelle régulière de Landon ? La suite dans le prochain épisode.

« Landon » est un roman sentimental américain typique de la chick-lit avec tous ses codes et tous ses ingrédients habituels. Un univers de jeunes étudiants papillonnant, se cherchant, se perdant, se retrouvant. On est dans la romance, le fleur bleu, pas loin de la collection Harlequin et autres « Nous deux ». C’est écrit de façon basique et efficace, mais sans charme ni originalité particulière. On se doute qu’il va falloir enchaîner les saisons et les épisodes pour venir à bout de toutes les prévisibles péripéties sentimentales de ces héros d’un quotidien bien dans l’air du temps. Cette présentation en feuilleton, qui est un artefact commercial destiné à créer et entretenir le désir, sera sans doute à conseiller aux amatrices du genre si elles ne sont pas trop regardantes sur l’originalité du propos ni sur la qualité littéraire de l’intrigue.

3/5

 

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01/03/2017

La Provence au coin du feu (Marie Mauron)

la provence.jpgLe preux chevalier Aucassin aime la belle Nicolette. Quand il la demande en mariage, son père lui inflige un refus et enferme la belle pour l’empêcher de rejoindre son amoureux. Aucassin se languit tellement qu’il n’a plus le courage de se battre pour défendre son Comté contre les envahisseurs… Pierre de Provence, tombé éperdument amoureux de la belle Maguelonne est capturé par des pirates barbaresques qui le vendent comme esclave au sultan, lequel en fait le chef de ses armées. Mais, désespérant de jamais revoir sa belle, il néglige complètement sa tâche… Mal vu des habitants de son village, le jeune Gens est aussi le souffre-douleur de tous les enfants. Lorsqu’il a quinze ans, il décide de tout quitter pour aller se réfugier dans la montagne et y vivre en ermite. À peine a-t-il disparu qu’une terrible sécheresse s’abat sur le pays…

« La Provence au coin du feu » est un recueil de 23 textes de contes et légendes classés par thèmes : les légendes anciennes et mythologiques comme la venue d’Hercule en Provence, puis les histoires d’amours éternelles, les contes maritimes, les légendes dorées comme celle des Saintes-Maries de la mer, les magiques (Nostradamus) et, pour finir, les agrestes et poétiques. Comme souvent dans ce genre de recueil, les histoires sont assez disparates et d’intérêt plus ou moins important. La plume de Marie Mauron, très inspirée du grand Frédéric Mistral, est de belle qualité, ce qui ne gâte rien dans cet ouvrage qui sera réservé aux amateurs de folklore local et de traditions remontant parfois à la nuit des temps comme l’histoire de la Tarasque, ce dragon terrible domestiqué et rendu doux comme un agneau par la magie d’un simple ruban.

3,5/5

 

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27/02/2017

Les perles et les cochons (Jean Dutourd)

index.jpgAu temps d’Henri II, un aristocrate qui a accumulé une jolie fortune en récupérant les dots de ses épouses successives mortes prématurément, rencontre une belle courtisane au charme de laquelle il ne peut résister… Un âne « bibliophore », c’est-à-dire porteur de centaines de livres, rencontre un singe écrivain qui lui déclare s’appeler François Arouet… Suite à un naufrage en Méditerranée, un dauphin recueille un singe, unique survivant d’un équipage anglais… Socrate et Dupont discutent doctement de l’abolition de la peine de mort et ne sont d’accord sur rien… Le président d’un petit état des rives du Danube vient plaider la cause de son pays devant une commission qui ne comprend pas bien ce que peut bien signifier un « socialisme à visage humain »…

« Les perles et les cochons » est un recueil de 39 courts textes de styles divers et variés, tous marqués de l’humour particulier de Jean Dutourd. On y trouve des fables de Jean de La Fontaine remises au goût du jour, c’est-à-dire nettement plus noires et plus pessimistes que les originales (le chêne et le roseau, le lion et le rat et bien d’autres encore comme cette version du loup et l’agneau qui est un petit chef-d’œuvre à elle toute seule), quelques contes bien sombres comme celui de Barbe-bleue ou celui de la Belle et la Bête, et des mythes comme celui de Sisyphe ou de Promethée. L’ensemble est un vrai régal de lecture qui donne à réfléchir, car en plus d’une plume aussi élégante que flamboyante, le lecteur y trouve une grande finesse d’analyse et une intelligence remarquable. Lisez Dutourd.

4,5/5

 

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