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06/02/2016

Folies (Collectif du Fou)

index.jpgA bord du vaisseau spatial « Albert Schweitzer », le docteur Ariel Davos prodigue ses soins au lieutenant Denis Stratas, rescapé de la collision du « Robert Heinlein » avec un météorite. Pour Davos, c'est un cas typique de Syndrôme Hallucinatoire du Voyageur Spatial (SHVS)... Le capitaine Akatz doit aller remettre de l'ordre dans la station spatiale Werlacht. Les agentes qui l'ont précédée ne donnent plus aucune nouvelle...Une habitante de l'immeuble où Paulo Rigatoni est gardien a perdu sa chatte et, à la place, a retrouvé chez elle un pigeon... Femme à personnalités multiples, Kalista peut aussi bien être La Révoltée que l'Ensorceleuse ou simplement l'Actrice... Le roi Aetherlon qui a tout conquis, qui a volé de victoires en victoires et qui est beau, riche et puissant s'enfonce dans une terrible mélancolie. Il est seul, veuf et n'a plus de goût à rien... Le plus séduisant des hommes épouse la plus laide des demoiselles...

« Folies » est un recueil de onze nouvelles sur le thème éponyme, autant dire que la plus grande latitude était laissée à l'imagination des onze écrivains impliqués. Avec quatre textes en relevant, la part belle est donnée à la science-fiction. Le lecteur trouvera également un peu de fantaisie, de fantastique, d'épouvante, de symbolique (trois textes sur les cartes, les échecs et les tarots, pas très convaincants d'ailleurs) et un texte inclassable, le meilleur des onze, un vrai petit bijou d'originalité et d'intelligence, intitulé « L'enchantement de l'e-book » de Bernard Afflatet. Une mention spéciale pour « Moreau » de Xian Moriarty, excellente nouvelle d'horreur et d'épouvante, gore à souhait. Une autre pour « L'abdication du roi Aetherlon » d'Ivan B. Novitchkov, petit chef d'oeuvre d'humour noir. Rien que pour ces trois textes, il faut lire « Folies ».

4/5

 

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04/02/2016

La Fosse aux loups (Bertrand Carette)

index.jpgDans la Brenne, territoire marécageux du Berry, la belle, libre et séduisante Virginie se consacre à plein temps à son élevage de chevaux de courses. Célibataire endurcie, elle vit sur sa grande propriété, « la Fosse aux louves » avec Hélène, sa mère et ses deux filles et ne laisse rien à espérer à Alexandre, son ami voisin et amouroux platonique de toujours. Fin cavalier, le pianiste de renommée mondiale Tristan de l'Escuyer est un passionné de dressage alors que sa fille Elise, amie et voisine l'été, préfère nettement le saut d'obstacles. Paresseux et alcoolique, Antoine Vauriacourt tire le diable par la queue sur sa petite propriété qui lui semble ridicule par rapport aux 500 hectares de celle de Virginie. Il n'en faut pas plus pour exacerber sa jalousie, son envie et sa haine...

« La fosse aux louves » se classe naturellement dans la catégorie des romans de terroir ne serait-ce que par son enracinement dans la campagne berrichonne, par son cadre équestre (le lecteur apprendra certaines choses sur le dressage en douceur, le fameux murmure à l'oreille des chevaux) et par les problèmes de gestion des petites ou grandes exploitations agricoles. Mais il peut également relever du roman noir, social et même naturaliste avec son intrigue magnifiquement bâtie autour d'une sombre affaire d'héritage avec passions exacerbées, secrets de famille et machination bien crapuleuse. Dans cette campagne profonde, les haines fermentent, les passions rancissent, les amours déçues se transforment en haines mortelles. Tout cela est magnifiquement décrit. L'auteur ne tombe jamais ni dans le pathos, ni dans le manichéisme, ni dans le convenu. Il sait dépeindre avec une grande finesse psychologique des caractères tranchés et souvent ambigus. Sa plume est si alerte, son style si fluide, son histoire si prenante et ses personnages (surtout les femmes bien entendu) si attachants que le lecteur a dévoré l'ouvrage d'une traite et n'a pas pu aller se coucher avant de savoir le fin mot (très surprenant) de cette lamentable histoire. Excellent. A conseiller fortement aux amateurs (trices) du genre.

4,5/5

 

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03/02/2016

Calvaire à Plougastel (Serge Le Gall)

index.jpgNon loin de Plougastel, Geneviève, fraîche jeune fille se promenant à vélo au bord d'une falaise, est retrouvée morte sur une plage. Dès le lendemain, René, repris de justice un peu simple d'esprit est arrêté. Des pêcheurs l'ont vu trainer à côté du cadavre. Déclaré coupable du meurtre, il purgera une longue peine de prison en dépit de toutes ses protestations d'innocence. Quelques années plus tard, un homme est découvert dans son lit, embroché par la bouche avec une tige métallique de brochette. Quelqu'un lui a attaché une photo de calvaire breton à même la peau avec une épingle de nourrice...

« Calvaire à Plougastel » est un thriller à la française avec son lot de meurtres tous plus répugnants les uns que les autres. Le roman démarre plutôt lentement puis l'horreur monte crescendo assez progressivement pour finir en apothéose dans un dénouement aussi surprenant que réussi. Au niveau intrigue, c'est drôlement bien ficelé, chapeau l'artiste ! Pour le style, le lecteur sera un peu plus réservé. Quelques coquilles et lourdeurs peuvent aisément agacer. De nombreuses répétitions, rappels des épisodes précédents et descriptions inutiles (listes de courses, menu des repas, etc...) ralentissent parfois le rythme et font retomber l'intérêt. Une narration un peu plus ramassée, un peu plus « close to the bone », aurait fait gagner de l'efficacité à cet ouvrage tout à fait honnête et divertissant et l'aurait peut-être propulsé dans la catégorie « chefs d’œuvre ».

3,5/5

 

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02/02/2016

Les mondes oubliés / L'enfant des étoiles (Corinne de Vailly)

index.jpgMathilde et Arnaud Langevin ont découvert Emrys, un jeune garçon étendu à même la rue, inconscient et à demi mort de froid. Après un court séjour à l'hôpital, Emrys est recueilli par les Langevin qui obtiennent des services sociaux le droit de l'héberger en attendant qu'une place en foyer d'accueil lui soit attribuée. Matteo et Alixe se réjouissent de l'arrivée dans leur famille de ce beau garçon qui, plus qu'un ami, deviendra vite une sorte de frère aîné alors qu'il est plus jeune. En effet, Emrys est un étrange adolescent particulièrement doué dans toutes sortes de domaines. Il peut courir à une vitesse incroyable, lire dans les pensées des gens, parler plusieurs langues étrangères et se permettre des démonstrations mathématiques magistrales. Mais qui est-il vraiment ? D'où vient-il ? Quel est son destin ?

« L'enfant des étoiles » est le premier tome de la saga de fantaisie contemporaine « Les mondes oubliés ». Plutôt destiné au public adolescent, ce roman peut être lu sans problème par des adultes. Rien n'y est simpliste, ni niais, ni binaire. Au contraire, le lecteur y découvrira toutes sortes de choses sur les fameux « mondes perdus », le Gondwana, l'Aggartha, le continent de Mu, l'Atlantide, Shamballa etc..., autant de mythes, légendes et autres théories assez peu établies scientifiquement mais si étranges... Il sourira de découvrir quelle utilité l'auteure propose d'attribuer aux menhirs et dolmens et quel peuple a vraiment peint les fresques rupestres des cavernes préhistoriques... L'intrigue est intéressante et bien menée mais elle laisse sur sa faim vu que l'histoire n'est pas complète. Il faut quitter le livre au pire moment, sur un point d'orgue de suspens, en se demandant ce qui va bien pouvoir arriver aux pauvres parents. On comprend qu'il s'agit d'un truc pour rendre le lecteur accro à une série qui s'annonce passionnante !

4/5

 

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31/01/2016

Les enfants du dôme (Chris Mallory)

index.jpgJosh, 24 ans, travaille sur un programme spatial de colonisation de la planète rouge. Avec un petit groupe humain très organisé sous la houlette d'une IA bienveillante appelée « Mère », il vit à l'intérieur d'un dôme, sorte d'oasis artificielle isolant ses occupants d'une terre devenue invivable suite à sa collision avec deux astéroïdes 90 ans plus tôt. Josh est tombé virtuellement amoureux d'Isabel, une charmante blonde de son âge. L'ennui, c'est que celle-ci réside dans un autre dôme où Josh n'a pas le droit de se rendre et que les deux amoureux n'ont que fort peu de chances de se retrouver dans le cadre des expéditions prévues sur Mars...

« Les enfants du dôme » est une longue nouvelle (117 pages) ou une novella de science-fiction post-apocalyptique qui traite de la survie en milieu hostile, du clonage, des matrices et intelligences artificielles et surtout du totalitarisme poussé au paroxysme par un haut niveau de technologie et de manipulation des masses. L'intrigue, qui aurait pu être passionnante, laisse le lecteur un peu sur sa faim malgré tout. Une telle histoire, assez bien menée d'ailleurs, aurait mérité un plus ample développement ce qui aurait peut-être évité une impression d'à peu près et parfois de manque de vraisemblance. Les personnages sont intéressants et presque attachants s'ils avaient bénéficié d'un peu plus d'épaisseur. Le style, fluide et agréable à lire, aurait pu être un peu plus travaillé. Quelques coquilles, phrases mal bâties, répétitions et autres lourdeurs l'entachent de-ci de-là. Petit détail à noter au passage : les sportifs pratiquent toujours leurs exercices d'étirement après l'effort physique. Avant, ils font des échauffements...

3/5

 

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29/01/2016

Rêver 2074 (Collectif)

index.jpgLa femme du milliardaire russe Oleg Sarenko est enlevée en plein jour sous les yeux de son mari. Paul, le chef des ravisseurs, exige d'Oleg une bien étrange rançon... Noriko, viticultrice de renom, fait les honneurs de son domaine à Mathis Bremer lequel n'est venu que pour la préparer à passer la main... Un célèbre joaillier de la place Vendôme rappelle à son fils les origines de la saga familiale : la chute d'une météorite au fin fond de la Russie... Un grand couturier expérimente un tissu capable de révéler, en changeant de couleur, les émotions de celui qui le porte... Tado façonne un cuir synthétique monoforme semblable à du verre lorsqu'il est en fusion et souple comme de la peau une fois refroidi... Lorsque les chimères de Surya da Matha se décident à muer, elles libèrent des peaux si précieuses que certains sont prêts à tout pour s'en emparer...

Œuvre collective conçue pour fêter les soixante années d'existence du Comité Colbert (lequel représente 78 maisons de luxe et 14 institutions culturelles), « Rêver 2074 » est un recueil atypique rassemblant six nouvelles assez longues (plutôt des novellas), un intermède musical proposé par Roque Rivas, un amusant lexique d'Alain Rey et quelques articles d'introduction et de conclusion. Le thème général proposé aux six auteurs d'anticipation et de science-fiction était le luxe dans un avenir plus ou moins lointain. Le contrat a été parfaitement rempli. Tous ses secteurs, joaillerie, maroquinerie, viticulture, haute couture, ont été représentés, imaginés, rêvés et surtout magnifiés. Bien qu'écrites par des auteurs différents, les six histoires gardent une certaine unité sans doute grâce aux appareils ou nouveautés techniques (I.A, émotissus, drônes, nautys etc...) que le lecteur retrouve un peu partout. Un grand bravo à Xavier Mauméjean pour « L'arbre de porphyre », véritable conte philosophique et à Joëlle Wintrebert pour « Le don des chimères », très beau roman de format court. Un mot sur les étranges néologismes plus ou moins heureux d'Alain Rey qui a sans doute profité de la circonstance pour s'offrir une petite récréation. Que penser en effet de « calliphore » bricolé du grec (porteur de beauté) ou des mots valises comme « imagique », « instéternel », « intiplanétaire » ou « proximondial » qui confinent à l'oxymore ?

3,5/5

 

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28/01/2016

Cités-bulles (Collectif)

index.jpgDans une aéroville en orbite au-dessus de Vénus en pleine terra-formation, des humains tentent de parvenir à percer les secrets de l'immortalité à l'occasion des funérailles de l'une des leurs... Un homme en manque d'oxygène suffoque dans le métro. Il espère pouvoir se réapprovisionner à un distributeur automatique... Pour aider à maintenir en orbite son aéroglobe, Aldo doit jouer de la guitare électrique non stop jusqu'à s'en user les doigts sur les cordes... Dans un lointain système stellaire, la capitaine Akatz Ielena pourchasse la criminelle Julie l'Enclume jusqu'à l'intérieur de la cité-bulle de Vagalion... Dans la bulle Celovek 6, Loram et Zek subissent une ambiance des plus totalitaires. Le moindre souvenir de leur passé terrestre doit être soigneusement effacé... La jeune Niobé se fait embaucher pour une mission dans une bulle liquide cachée sous des épaisseurs de glace... Un frère qui a lu d'étranges choses dans un livre secret veut entrainer sa sœur en dehors de leur cité-monde...

« Cités-bulles » est un recueil de 7 nouvelles de science-fiction de facture relativement classique toutes sur le thème de la bulle, du dôme, de mondes clos, sur la lune, Vénus ou autre. C'est à peu près le seul point commun que l'on puisse trouver entre ces textes tous différents autant par le style que par l'inspiration. Comme souvent dans ce genre d'ouvrages, le lecteur trouvera de l'excellent, du bon et du moyen. Il jettera un voile pudique sur ce qu'il trouvera de trop onirique ou de trop abscons à son goût et s'intéressera surtout aux trois meilleurs textes : « Bulles de bonheur » de Bénédicte Taffin pour son originalité, « Sous les glaces d'Europa » d'Anaïs la Porte pour son étrangeté et surtout, last but not least, l'excellente nouvelle « Nova-Mir » d'Ivan B. Novitchkov qui, à elle seule, mérite le détour pour son ambiance glauque, oppressante et pour sa vision singulière d'un meilleur des mondes totalitaires et monstrueux qui fait froid dans le dos. Au bout du compte, un ouvrage à conseiller ne serait-ce que pour ces trois magnifiques textes !

4/5

 

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27/01/2016

Vivre sans argent (Benjamin Lesage)

vivre sans argent.jpgÉtudiant fêtard et un peu paumé, Benjamin trouve de moins en moins d'intérêt à la vie futile qu'il mène et redoute l'avenir rangé et conforme qui se profile. En compagnie de deux amis, il décide d'entreprendre un voyage autour du monde avec empreinte écologique minimum. Un aller-retour New-York en avion usant autant de carbone qu'un Européen pendant six mois, il opte pour l'auto-stop et le bateau-stop. Pour se nourrir, ce sera la récup' (fins de marché, poubelles, dons de commerçants...) et pour dormir, l'hébergement chez l'habitant hospitalier ou à la belle étoile. Seules concessions à la modernité, il se munit d'un filtre à eau et d'un sac à dos solaire pour pouvoir recharger ses appareils électroniques. Mais, quand au Brésil un routier lui vole son sac à dos, Benjamin devient tout à fait ce qu'il prétendait être : un voyageur sans le sou...

« Vivre sans argent » est le sympathique témoignage de cinq années passées sans utiliser d'argent d'abord à voyager des Pays-Bas au Maroc puis du Brésil au Mexique et finalement aux États-Unis avec retour par l'Allemagne. Pour s'apercevoir qu'il est plus facile de vivre ainsi qu'en étant sédentaire. Benjamin fait partager avec une grande honnêteté intellectuelle ses découvertes et ses doutes. Il s'agit de faire confiance et même de croire à la bonté des gens, à leur empathie. « Si tu souris au monde, le monde te sourira en retour. » Mais d'un autre côté, donner, c'est aussi manifester sa supériorité. Et accepter sans rendre, c'est se subordonner. Le lecteur trouvera dans ce petit livre (135 pages) en accès gratuit de quoi réfléchir sur nos sociétés de gaspillage et d'épuisement de la ressource naturelle et comprendra qu'on ne peut en aucun cas être bien avec soi-même dans l'incohérence. Mais l'utopie finit par trouver ses limites. Après cette expérience radicale de 5 années, Benjamin, qui aujourd'hui a charge d'âme et ne vit plus totalement sans argent, s'est lancé un nouveau défi : créer un éco-village dans le Béarn. Un livre agréable à lire (malgré quantité de coquilles et fautes en tous genres), optimiste et roboratif qu'il faut conseiller à tous ceux qui se posent des questions et/ou veulent vivre autrement.

4/5

 

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26/01/2016

Marée noire au sommet (Céline Santran)

marée noire.jpgMarco, petit délinquant minable, a purgé sa peine. A sa sortie de prison, il se met à sillonner le Béarn avec sa mobylette bleue baptisée « Love me tender » pour visiter châteaux et sites touristiques de la région. Il assure une mission pour le compte d'un compagnon de cellule, truand notoire. Adrien Larchet, flic maladroit et malchanceux, va à l'hôpital de Pau rendre visite à Anna, victime de violences conjugales...

« Marée noire au sommet » se présente sous la forme d'un roman policier de format court (115 pages) avec contexte béarnais et décor montagnard en prime. Au départ, truculente et picaresque, son intrigue démarre avec légèreté et même avec un certain humour pour s'achever dans un sombre drame juste à la dernière page. En réalité, le lecteur se retrouve confronté à deux affaires parallèles et indépendantes l'une de l'autre relevant de deux genres différents, le polar à la française style vaguement San-Antonio et le thriller à l'américaine avec son monstrueux serial killer des cimes aux méthodes plus qu'improbables. L'ennui c'est que ce cocktail étrange a un goût de trop peu en ce qui concerne le thriller. Mal étayé, mal étoffé, insuffisamment développé, fin abrupte et décevante d'un côté. Bras cassés, marmots braillards, branquignols et rigolade sur l'autre versant, si réussi d'ailleurs que le lecteur se demande pourquoi toute la novella n'est pas restée centrée sur ce thème. A vouloir courir deux lièvres à la fois...

3/5

 

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24/01/2016

Perversions (Bernard Coat)

index.jpgAvocate au barreau de Paris, Mia Cruz a l'impression désagréable d'être suivie par un inconnu jusqu'aux abords du palais de Justice où elle va plaider. Elle doit bientôt défendre Irène Joubert, une femme qui a porté plainte pour viol avec menace d'une arme blanche. L'ennui c'est qu'au moment des faits, elle ne portait pas de culotte et donc qu'elle risque de ne pas être tellement crédible pour le jury.

« Perversions » est un roman à la limite du thriller et du roman noir. Sur le thème du viol et du harcèlement des femmes, l'intrigue démarre lentement, s'attarde sur diverses affaires qui ne trouvent pas toujours un dénouement acceptable. Par de petits détails de plus en plus inquiétants, l'héroïne se retrouve placée à son tour dans le rôle de la victime. C'est insidieux et assez long à monter en puissance mais la fin des plus surprenantes rachète l'ensemble. L'écriture est de bonne qualité malgré quelques coquilles et un certain manque d'imagination dans l'attribution des noms de personnages (Houellebecq, Bulgari, Jospin, Renoir...), à moins que ce soit des clins d'oeil.

3,5/5

 

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