Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/01/2016

Les arènes de Vasane la rouge (Richard Forest)

cover225x225.jpegPour obtenir le titre envié de Peyor, les plus impitoyables guerriers s'entretuent tous les trente ans dans l'arène de Vasane, la ville rouge. Le gagnant sera promu immortel. Il deviendra le bras armé de Nergal, la redoutable divinité aux cornes noires, et sera l'égal d'un dieu. Choisi parmi une centaine d'autres jeunes gens, Karim doit représenter son peuple dans ces joutes particulières. Il doit d'abord affronter un gros Vasanien d'une trentaine d'années au visage porcin qui n'est que le premier de la longue série d'adversaires qu'il devra battre. Mais Karim y parviendra-t-il  ?

« Les arènes de Vasane la rouge » est une longue nouvelle ou novella qui sert en réalité de préquel pour inciter le lecteur à s'intéresser aux autres épisodes de la série. Cette version fantaisie des jeux du cirque avec leurs gladiateurs impitoyablement achevés s'ils sont perdants n'est pas d'une grande originalité. Les combats succèdent aux combats. Seuls varient l'aspect des combattants et les armes qu'ils utilisent. C'est un peu juste pour maintenir l'intérêt de bout en bout. Ceci dit, le style est agréable et enlevé. Petit bouquin distrayant comme un péplum ou un jeu vidéo. Rien de plus.

3/5

 

08:42 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

04/01/2016

(deplasma) 1 (Joshua W. Cotter)

index.jpgLors d'un talk-show de trash télévision, l'animatrice Summer interroge le docteur Bertrand Earnest au sujet de sa nouvelle invention, l'intrin-net, un procédé de communication qui devrait bientôt permettre à toute personne équipée d'une puce à l'arrière du crâne de diffuser et de recevoir toutes sortes d'informations par télépathie. Dans un vaisseau spatial en route vers la station où officie Earnest, la jeune Melody McCabe, chercheuse en neurométrie, voyage aux côtés de Beulah Biggins, une veuve âgée et plutôt bavarde. Arrivée à destination, Melody est bloquée par une hôtesse qui ne lui permet pas d'accéder à son laboratoire car elle est arrivée trois jours trop tôt... Quelque part sur une planète désertique, une sorte de Robinson Crusoe de l'espace semble perdu dans l'immensité et sans grand espoir de rejoindre la civilisation.

(deplasma)1 est une bande dessinée de science-fiction qui se veut ultra-moderne et décoiffante. Après un démarrage abscons et plutôt incohérent, le lecteur débouche assez vite sur une narration plus classique quoique toujours un peu décousue. L'intrigue est intéressante mais semble inachevée. Peut-être est-ce pour ménager une possibilité d'autres épisodes. Les personnages et les dialogues sont sans grande originalité. Le graphisme en noir et blanc n'est pas désagréable tout en restant assez rudimentaire. Le lecteur notera une recherche certaine et de belles réussites esthétiques surtout dans les planches consacrées au naufragé de l'espace, nettement plus travaillées que les autres et dépourvues de dialogues.

3,5/5

 

09:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

03/01/2016

Antoine Blondin (Alain Cresciucci)

index.jpgAntoine Blondin, né le 11 avril 1922 à Paris et mort le 7 juin 1991 à Paris, fils d'une poétesse et d’un correcteur d’imprimerie, lui-même écrivain raté, est un brillant sujet à l'école, qui collectionne prix et récompenses. Sous l'Occupation, il est envoyé en Allemagne dans le cadre du Service du travail obligatoire (STO), ce qui lui inspire son premier ouvrage, « L'Europe buissonnière ». Le livre obtient le Prix des Deux Magots. D'autres romans suivent (« Les Enfants du bon Dieu », « L'Humeur vagabonde », « Un singe en hiver » qui sera adapté au cinéma et « Monsieur Jadis »). Avec Roger Nimier, Jacques Laurent et Michel Déon, il fait partie du mouvement littéraire des Hussards. Egalement journaliste sportif, il est l'auteur de nombreux articles (plus de mille) parus notamment dans le journal L'Équipe. Il suit vingt-sept éditions du Tour de France et sept Jeux olympiques. Buvant souvent plus que de raison, il a marqué le quartier de Saint-Germain-des-Prés de ses frasques, jouant à la « corrida » avec les voitures, multipliant les visites dans les bars et collectionnant les arrestations.

Ce livre, pavé de 533 pages, est une biographie particulièrement fouillée de la vie et de l'oeuvre de Blondin. Le ton et le style en est assez lourdement universitaire avec tout ce que cela comporte de précision et de minutie (le corpuscule de notes représente à lui seul plus de cinquante pages en petits caractères), mais aussi de manque de fantaisie et de lourdeur amenant une lecture un peu laborieuse. Grand spécialiste de l'auto-fiction, ce genre littéraire reposant sur le témoignage d'une vie rêvée, transcendée et devenue légendaire, Blondin a plus laissé de questions et de zones d'ombre que de certitudes sur sa vie. L'auteur a cherché à s'éloigner de la mythologie, de la notoriété douteuse de l'alcoolique, franc compagnon et bagarreur notable, pour s'attacher au personnage mélancolique et désabusé ayant toutes les peines du monde à écrire et à produire une œuvre littéraire importante. Intéressant pour qui aime encore cet auteur malheureusement déjà un peu oublié de nos jours.

3/5

 

08:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6)

02/01/2016

De Spiritis (Tesha Garisaki)

cover225x225.jpegA Paris, en 1860, Eugène Chambois, jeune étudiant en philosophie plutôt rationaliste et incrédule, veut mener une enquête sérieuse sur l'ésotérisme et le paranormal. Après quelques expériences peu concluantes auprès de Messieurs Mesmer, Kardec et quelques autres, il contacte la jeune et jolie Violette Cochand, une spirite qui veut lui démontrer l'existence des esprits en lui faisant visiter une maison hantée.

« De Spiritis » est une longue nouvelle, ou novella, d'inspiration fantastique relativement bien menée selon une intrigue des plus classiques. Le lecteur suit les tribulations du jeune chercheur qui se perd dans des illusions assez cauchemardesques jusqu'à une fin bien amenée et laissant place au doute et aux interprétations. Le style est classique et agréable. Les personnages sont bien campés. Le lecteur passe un bon moment de divertissement. Mais cela ne va pas plus loin. Il aurait fallu un peu plus d'humour et d'originalité pour atteindre un niveau supérieur.

3,5/5

 

08:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

30/12/2015

Les mélodies de la chasse d'eau (Philippe Azar)

Untitled 1.pngIntermittent du spectacle, c'est à dire humoriste courant le cachet, Alexandre essaie de gagner sa vie en exerçant toutes sortes de petits boulots minables et mal rémunérés comme manutentionnaire au marché gare ou serveur dans une grande brasserie. En attendant le jour béni où il pourra percer comme comédien, il lui faut aider Nina, la femme qu'il aime, à faire bouillir la marmite et à élever leur enfant qu'il appelle « le microbe ».

« Les mélodies de la chasse d'eau » est un roman d'auto-fiction relatant les galères d'un homme qui se voit obligé de travailler dans des secteurs qui lui déplaisent souverainement. Le lecteur y trouve un intérêt certain ne serait-ce que par la description du quotidien de métiers assez peu connus ainsi que des affres de la scène. Si l'auteur s'égare parfois un peu trop dans des tirades fulminantes sur l'exploitation de l'homme par l'homme, il n'en reste pas moins ferme sur un style de langage parlé, tonitruant, presque écrit au fil de la plume et pourtant fort agréable à lire. Dommage que ce texte bourré d'anecdotes amusantes ou attristantes mais toujours passionnantes soit entaché de très nombreuses coquilles. Un premier roman honnête et si attachant qu'il est difficile d'en abandonner la lecture. Un auteur à suivre.

4/5

 

08:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/12/2015

Expresso Love (Chapitres 1 à 7)

09:21 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/12/2015

Merci pour ce macchab' (Comte de Kerkadek)

cover225x225.jpegUn soir, lors d'une promenade sur le port, une personne de petite taille raconte à son ami, le comte de Kerkadek, qu'il l'a vu en rêve en train d'écrire un roman policier alors que l'assassin habitait chez lui. Mais Kerkadek est un écrivain maudit qui voit tous ses manuscrits refusés par les éditeurs. Finalement, tous deux décident de se lancer dans l'écriture à quatre mains dans la cabane de pêcheur du comte. L'ennui, c'est qu'il ne sort rien de bon de cette collaboration. Les chapitres pairs sont niais et ennuyeux alors que les impairs sont plus violents mais mal écrits. La servante bigoudène qui veille à leur confort finit par se laisser aller. Pour passer le temps, elle, qui n'a jamais rien lu, se met à se passionner pour un livre déniché chez un vieux bouquiniste...

« Merci pour ce macchab' » est un très court roman ou une longue nouvelle policière amusante et assez imprégnée de fantastique. D'inspiration très bretonne, le lecteur y trouvera quelques farfadets, elfes et korrigans dont on se demande ce qu'ils font dans cette histoire distrayante car pleine de fantaisie barrée et surtout d'humour décalé. Les allusions et clins d'oeil raviront les amateurs de littérature. Quant à la biographie complètement loufoque qui se trouve en fin d'ouvrage, elle complète parfaitement un ensemble aussi agréable que divertissant. Mis gratuitement à disposition par les Editions de Londres. Pourquoi s'en priver ?

4/5

 

08:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

27/11/2015

Le livre de la bonne humeur (Daniel Ichbiah)

cover225x225.jpegDes célébrités qui ont été des cancres à l'école aux grands esprits qui se sont trompés sur l'avenir du train, de la radio, du cinéma ou de l'ordinateur, en passant par les virelangues, ces phrases difficiles à prononcer mais si utiles pour les comédiens ou par des histoires de chats capables de parcourir des centaines voire des milliers de kilomètres pour rentrer chez eux, les rubriques, anecdotes, historiettes et autres citations (Alain, Warren Buffett et autres...) ne manquent pas dans cette sympathique anthologie de la bonne humeur.

Charmant fourre-tout de bizarreries amusantes, ce livre a pour but de divertir avec toutes sortes de curiosités sans grand lien les unes avec les autres. On apprend ainsi le véritable nom de chanteurs, chanteuses, comédiens et comédiennes célèbres tout comme on y découvre ou redécouvre la fameuse triple passoire de Socrate. Avant de raconter quelque chose à propos de quelqu'un toujours se demander si c'est vrai, bon et utile. Au bout du compte, un livre facile à lire qui fait passer un agréable moment sans prise de tête mais avec la possibilité d'apprendre diverses choses plus ou moins signifiantes pour le lecteur. Merci à l'auteur de l'offrir en libre accès sur toutes les plateformes.

3,5/5

 

08:16 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

19/11/2015

Là-haut (Thierry Ledru)

 

index.jpgAttentat dans le RER à la station Saint Michel. De passage à Paris, Jean, guide de haute montagne, est grièvement blessé. Blandine, la femme qui l'accompagne, déchiquetée par l'explosion de la bombe, meurt immédiatement. Quand Jean se réveille sur un lit d'hôpital, c'est pour apprendre qu'il a été amputé sous le genou et qu'il ne reverra plus jamais celle qu'il aimait. Il est désespéré. Il sait, qu'avec une jambe en moins, il ne pourra plus jamais exercer son métier. Dès son retour en Savoie, il se remet à marcher et même à grimper avec sa prothèse. Un beau jour, il fait la connaissance d'Isabelle, jeune et charmante bibliothécaire blonde qui, comme lui, s'intéresse aux questions de spiritualité.

« Là-haut » est un roman émouvant et prenant qui aborde un thème difficile et assez rarement traité, celui du handicap et d'un handicap particulièrement cruel et injuste, celui qui est causé par un attentat terroriste. Le lecteur suit pas à pas le héros dans sa longue et lente progression pour échapper par le haut à l'enfer dans lequel il a été plongé. Tout est si minutieusement détaillé par l'auteur, si finement observé qu'on se dit que ça sent le vécu. Même si l'auteur dérive un peu beaucoup dans la métaphysique (recherche de preuves de l'existence de Dieu, citations de paroles de sagesse hindoue) et affiche un anticléricalisme militant, l'ouvrage reste un témoignage puissant qui ne pourra laisser personne indifférent. D'autant plus que Thierry Ledru, qui possède un style très personnel, très efficace et de très bonne facture, sait rendre son propos particulièrement percutant. Un très bel hymne à la résilience, au courage et à l'amour.

4/5

 

08:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/11/2015

Les nouvelles aventures de Carnacki / La chambre rouge (Frédéric Livyns)

600x600bb-85.jpgTom Godwil a perdu son épouse Madeleine dans des circonstances particulièrement tragiques. Elle s'est tranché les veines et la police a conclu à un suicide. Pour soulager sa peine, Tom se consacre totalement à la peinture. Il peint exclusivement des portraits de la défunte. Pour voir de nouveaux visages, il a ouvert deux chambres d'hôtes qui remportent un réel succès. L'ennui, c'est qu'un de ses locataires est retrouvé mort dans sa chambre avec les veines du poignet droit tranché. Puis c'est au tour d'un second de subir le même sort. Mais autant le premier avait de bonnes raisons de se suicider, autant le second n'en avait aucune. Thomas Carnicki, ami de Godwil, se lance alors dans une enquête qui s'annonce difficile et risquée.

« Avec la chambre rouge », les amateurs de sensations fortes seront servis. Non seulement ils suivront une enquête policière de belle facture et menée de main de maître dans la tradition de Conan Doyle, de Gaston Leroux et d'Agatha Christie, mais en plus ils auront en prime une ambiance d'épouvante digne de « l'Exorciste » ou « d'Amityville » avec esprits frappeurs, maison hantée et autres ectoplasmes vengeurs. C'est parfaitement rythmé, fort bien écrit et si passionnant que le lecteur n'a pas pu lâcher cette novela d'une centaine de pages avant d'avoir eu la clé (surprenante) de l'énigme. Un excellent divertissement offert par les éditions L'IvreBook. Pourquoi s'en priver ?

4,5/5

 

08:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)