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20/04/2016

Le Mammouth m'a tuer (Chapitres 1 & 2)

09:12 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/04/2016

Les vrais durs (T.C. Boyle)

index.jpgLors d’une escapade dans la jungle d’Amérique centrale, Sten Stensen, principal de collège en retraite et ancien combattant du Viet-Nam, sauve ses compagnons croisiéristes d’une bande de détrousseurs en étranglant l’un d’eux. De retour dans sa petite ville, il passe pour un héros alors qu’il ne peut vraiment profiter de son temps libre. Son fils Adam, qui se prend pour le trappeur John Colter et vit dans les bois comme un sauvage, est un grand souci pour lui. Un jour, en faisant du stop, Adam rencontre Sara Hovarty Jennings, femme mûre, solitaire et marginale qui s’éprend de lui et le rejoint un temps dans les bois. Mais les démons qui hantent l’esprit dérangé d’Adam ne vont pas tarder à se déchainer et l’amener au drame.

« Les vrais durs » est un ouvrage que l’on peut considérer à la fois comme un roman noir et comme un roman social. L’auteur y décrit une Amérique profonde toujours inspirée ou hantée par l’esprit des pionniers, une Amérique conquérante, violente, sûre d’elle, à une époque où toutes ses anciennes valeurs n’ont plus tellement cours. En présentant ce livre comme une sorte de chef-d’œuvre (« Magistral » selon The Times), la critique n’a fait qu’œuvre de promotion et de marketing. La réalité est un peu différente. L’intrigue n’est pas particulièrement passionnante. Les personnages, et surtout les Stensen, ne sont pas tellement sympathiques. Adam n’est qu’un psychopathe souffrant de paranoïa doublé d’un adulescent qui refuse toute contrainte. Seule Sara, la rebelle qui refuse de présenter son permis de conduire aux flics qui la contrôlent, attire une certaine empathie. Le style de Boyle très lent et très descriptif n’a rien de flamboyant. Il est même d’une lecture un peu laborieuse. La narration manque de rythme et même d’humour. L’ensemble n’est au bout du compte que la narration d’un fait divers assez lamentable dont un esprit libre et perspicace ne devrait tirer aucune généralité.

3/5

 

08:56 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

16/04/2016

Message de l'Univers (David Brin)

Message de l'univers.jpgFinalement qu’est-ce donc que cette singularité ? Une chose incroyablement vorace, un objet au départ plus petit qu’un atome et qui finit, au fur et à mesure qu’il s’enfonce en direction du magma, par peser plusieurs mégatonnes. Et qui a bien pu faire pénétrer cette bombe jusqu’au plus profond des entrailles de la Terre ? Quelques savants fous ? Ou bien des entités extra-terrestres ? Il faut dire que tout va de mal en pis sur la planète bleue : les guerres n’en finissent pas, la population ne cesse de proliférer, la nature est saccagée, exploitée, polluée à un point tel que les amoureux de Gaïa prétendent qu’elle n’en peut plus et que ce trou noir n’est rien d’autre qu’une manière de se régénérer.

« Message de l’Univers » est le second tome du diptyque intitulé « Terre ». Il décrit, comme l’explique l’auteur dans sa postface l'un des nombreux états possibles de notre monde dans un demi siècle. Le précédé narratif utilisé, le récit choral, basé sur les différentes couches de notre univers, noyau, manteau, croute, lithosphère, hydrosphère, biosphère, ionosphère, holosphère, mésosphère et exosphère, ainsi que la multitude de personnages, ne facilitent pas la compréhension d’un récit déjà passablement embrouillé et grandement alourdi de données scientifiques pas forcément simples d’abord. Paru en 1990, le livre a un peu vieilli (les données géopolitiques ont changées, personne ne se préoccupe plus du trou dans la couche d’ozone et la bombe démographique est passée loin derrière le réchauffement climatique). Et comme sa lecture est assez laborieuse, le plaisir pris demeure assez réduit.

2,5/5

 

08:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

14/04/2016

La chose au coeur du monde (David Brin)

La chose au coeur du monde.jpgLa singularité découverte par le professeur Alex Lustig a échappé à son contrôle. Au départ, large d’un micron, ce mini-trou noir a percé la croûte terrestre et a progressé en direction du noyau. Il est tombé dans les entrailles de la terre en se renforçant de l’énergie dégagée par le magma. La communauté scientifique se rassure en se disant que, vu sa petite taille, cette singularité devrait se résorber naturellement. Dans l’espace, le vaisseau « Pléiades » vient s’arrimer à la station spatiale Reagan. Mais rien ne va plus quand Teresa constate que les élingues qui devaient le maintenir se distendent dangereusement.

« La chose au cœur du monde » est le premier volet d’un ensemble appelé « Terre ». Ce premier tome relève plus de la science que de la fiction dans la mesure où David Brin s’y livre longuement à de la vulgarisation scientifique sur toutes sortes de sujets comme les trous noirs bien sûr, mais également les problèmes écologiques, la surpopulation, la préservation de la faune menacée, la création de la terre ou l’évolution des espèces. Le tout présenté de façon kaléidoscopique et chorale. Une très longue présentation des nombreux personnages ne permet de lancer que très peu l’intrigue au point qu’à la fin de ce premier tome, le lecteur se retrouve avec toutes ses questions et espère qu’il y sera enfin répondu dans le second. Lecture technique, un peu laborieuse, mais pas inintéressante.

2,5/5

 

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10/04/2016

Les Faux As (Chapitres 1 à 32)

08:30 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

06/04/2016

Jason et Robur épisode 1 (Jacques Fuentealba)

cover225x225.jpegJason et Robur ont en commun deux choses : ils sont à la fois frangins et journalistes… mais des journalistes d’un genre un peu spécial. Ils sont extra-dimensionnels, c’est-à-dire dotés de pouvoirs magiques. Envoyés spéciaux du magazine Mondes Parallèles, ces reporters de l’extrême voyagent de dimension en dimension pour rapporter les images les plus folles et les histoires les plus délirantes. Cela tombe plutôt bien puisque leur rédacteur en chef vient de leur confier une nouvelle mission : couvrir le siège d’une cité médiévale assaillie par des armées de monstres particulièrement féroces dans une dimension où la magie est très présente. Nos deux héros vont se retrouver malgré eux au centre d’un affrontement pour le moins étonnant. 

« Malheur aux vaincus ! » est le premier épisode d’une saga de fantaisie décalée. Tous les éléments du genre y sont représentés : cadre moyenâgeux, magiciens, dragons, kobolds et même une maladie mystérieuse. Et, cerise sur le gâteau, une bonne dose d’humour parodique. Un style fluide, élégant, efficace. Que demander de plus pour une lecture de divertissement dont l'intrigue fait un peu penser à celle d’une bande dessinée ? Et pour ne rien gâcher, les éditions Walrus ont eu l’élégance de proposer une histoire complète et non l’habituel « teaser » qui agace tant. Amateurs de fantaisie amusante, précipitez-vous sur les plateformes de téléchargement. Vous passerez un bon moment de lecture qui ne vous coûtera pas un kopeck !

4/5

 

08:37 Publié dans Humour, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/04/2016

Le pêcheur de feuille (Conte albanais)

pêcheur.jpgLe métier de pêcheur n’est pas toujours facile et, sans un peu de chance, il arrive que ces travailleurs de la mer ne soient guère payés de leur peine. Ainsi, un brave père de famille de la côte Adriatique, proche de la pointe de Samana, avait-il bien du mal à nourrir ses cinq enfants. Jamais la pêche n'était vraiment abondante, et il arriva même un moment où il resta dix jours sans prendre le moindre poisson.
"Tout cela est très injuste, disaient les gens de son village, car il est le plus travailleur et il connaît son métier mieux que personne."
On le plaignait beaucoup, mais, comme tout le monde était pauvre, personne ne se trouvait en mesure de lui venir en aide. Ses enfants avaient faim, et sa femme qui n'était pas très solide ne pouvait que laver un peu de linge pour gagner de quoi acheter du pain.
Le brave homme eût bien fait un autre métier, mais il ne trouvait pas d'embauche. Et puis, parce qu'il aimait la mer, il espérait toujours qu'elle finirait par se montrer généreuse avec lui.
Un jour que le Roi passait par là, il entendit les enfants qui criaient famine. Il se renseigna, on lui dit combien ce pêcheur fort méritant jouait de malchance, et ce roi riche et bon décida de l'aider.
"Je veux faire quelque chose pour toi, lui dit-il, mais je tiens absolument à ce que tu restes pêcheur. Tu vas continuer ton métier et, chaque fois que tu apporteras quelque chose dans ton filet, tu viendras l'apporter sur le plateau de ma balance. Dans l'autre plateau, je mettrai le même poids en sequins d'or, et cet or sera pour toi."
De nouveau plein de courage et d'espérance, le pêcheur reprit la mer. Trois jours passèrent, trois jours et trois nuits sans une minute de repos. Trois jours et trois nuits à ramer, à lancer son filet, à le ramener sans qu'il vît l'ombre d'un poisson.
"Je suis maudit ! se lamentait-il. Nous mourrons tous de faim."
Le pêcheur épuisé rentra au port, mais avant d'amarrer sa barque, il lança son filet une dernière fois. Lorsqu'il le retira, il n'y trouva qu'une feuille de chêne déjà bien abîmée par l'eau salée. Il allait la jeter lorsqu'un camarade lui dit :
"Que risques-tu à la porter au Roi ? il n'a pas parlé de poisson, il t'a dit de lui porter tout ce que te ramènera ton filet.
- Il va croire que je me moque de lui, et peut-être même me fera-t-il jeter en prison ?
- Non, il ne le fera pas. C'est un bon roi. Et je suis tout disposé à témoigner que tu as bien pêché cette feuille."
Le pêcheur était tellement désespéré qu'il mit la feuille dans sa poche et prit le chemin du palais royal.
Lorsque le roi le vit arriver avec sa prise, il se mit à rire.
"Mon pauvre ami, fit-il, cette feuille est si légère qu'elle ne fera même pas bouger d'un cheveu le fléau de ma balance. Mais enfin, puisque tu es venu jusque-là, tentons tout de même l'expérience."
Le pêcheur posa sa feuille sur le plateau qui tomba comme si on l'eût chargé de plomb. Et le trésorier du roi commença de poser des sequins sur l'autre plateau. A haute voix, un secrétaire comptait.
"Un sequin, deux sequins, trois sequins..."
La balance ne bougeait toujours pas. Et il fallut soixante sequins pour faire monter enfin le plateau où se trouvait la feuille.
Le pêcheur s'en alla avec les pièces et le roi, qui n'en revenait pas, garda la feuille. Tous les savants du royaume furent invités au palais où ils demeurèrent longtemps à examiner cette feuille de chêne si étrange. Ils se livrèrent à toutes les analyses que la science pouvait permettre et, en fin de compte, ils furent bien obligés de reconnaître que cette feuille n'avait d'autre particularité que son poids.
Bien entendu, le pêcheur que l'on soupçonnait de magie fut interrogé, mais les enquêteurs, qui étaient des juges honnêtes, déclarèrent qu'il était beaucoup trop naïf pour être magicien.
Lui-même ne savait rien. Il ne pouvait rien savoir, car il n'avait pas assez de mémoire pour se souvenir des moindres détails de sa vie d'enfant.
C'était pourtant dans sa plus tendre enfance que dormait le secret de cette feuille. Car le pêcheur n'avait guère que trois ou quatre ans lorsqu'un laboureur, voisin de son père, avait déraciné et jeté sur le chemin un jeune chêne né en bordure de son champ. L'enfant l'avait ramassé ce tout petit arbre et l'avait planté en un endroit où personne ne cultivait le sol. Reconnaissant, le chêne, qui avait grandi en toute liberté, avait saisi cette occasion de remercier celui à qui il devait la vie.
Et sans doute parce qu'il détenait le pouvoir de conjurer le mauvais sort, il s'arrangea pour que le pêcheur ne retire plus jamais de l'eau un filet vide.

 

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03/04/2016

Expresso Love (Video)

Expresso_Love.jpg

08:24 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/04/2016

L'aventurière de l'espace (Jean-Pierre Fontana)

l'aventurière de l'espace.jpgPour l’amour comme pour la guerre, personne ne pourra jamais s’acheter Ilyana, l’aventurière de l’espace. « Elle choisit l’amant comme l’ami, le rival comme l’adversaire. » C’est une femme libre aussi belle qu’inquiétante qui sait user de ses charmes et de bien d’autres atouts. Pour ne pas l’avoir compris, un gros rustre finira poignardé en plein accouplement par cette étrange mante religieuse… Ilyana se retrouve prisonnière d’une secte qui lui inflige une terrible épreuve avant de l’envoyer vendre des distributeurs automatiques de boisson sur Agoram, une planète proche de la Terre… Ilyana et sa bonne amie Nessa débarquent sur une planète où toutes les femmes ont mystérieusement disparu. Seuls y subsistent des mâles frustrés, militaires de surcroit… Un agitateur surnommé le Serpentaire s’est fait le chantre de la simplicité et du dénuement volontaire. Ses adeptes atteignent une telle pauvreté que tout le système en est déstabilisé. Ilyana et Nessa mènent l’enquête pour le compte du Moine, leur patron…
« L’aventurière de l’espace » se présente sous la forme de quatre nouvelles ou plutôt trois nouvelles et une novella (« Les décervelés d'Actrenaz » relevant de ce format) de science-fiction fantastique et poétique. Ces textes parus à partir de 1974 dans différents numéros de la revue Fiction sous la signature de Guy Scovel, pseudonyme utilisé à cette époque par le grand et prolifique Jean-Pierre Fontana, n’ont pas pris une seule ride et sont toujours aussi agréables à lire. Félicitations à L’Ivre-Book pour les avoir réédités en un seul volume parfaitement cohérent. Le lecteur peut y suivre l’évolution de cette nouvelle Barbarella aux griffes rétractiles, aussi belle que cruelle, aussi romantique que guerrière. Une super-héroïne flamboyante nettement plus bandante que ses collègues américaines car nettement plus sophistiquée et bien moins aseptisée. Les scènes « hot », bien que d’une sensualité et d’un érotisme des plus torrides, ne tombent jamais dans le vulgaire ou le graveleux. Les intrigues assez simples ne manquent jamais d’originalité. Elles amènent à s’interroger sur les phénomènes sectaires, les dérives totalitaires ou les manipulations mentales. Si on y ajoute la plume élégante de Fontana (j’avais déjà beaucoup aimé « La jaune » et « Souvenirs de demain »), une narration rythmée ne s’embarrassant jamais de descriptions inutiles, des développements oniriques complètement inattendus, des fins fantastiques ou baroques surprenantes et de subtiles allusions ou clins d’œil aux maîtres de la SF comme Philip K. Dick (Ubik) et à quelques autres de moindre calibre, on obtient un ouvrage de grande qualité. Un vrai régal à consommer sans modération !

4,5/5

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31/03/2016

Dans les couloirs du métro (Nouvelle)

08:18 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)