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10/01/2016

Les Faux As (Chapitres 1 à 29)

08:43 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

09/01/2016

Mourir en août (Jean-Baptiste Ferrero)

index.jpgAncien universitaire devenu détective et conseiller pour les entreprises, Thomas Fiera est contacté par un inconnu qui lui recommande de refuser toute enquête sur la société MC4 qui pourrait lui être proposée par un ami. Quelques minutes plus tard, il reçoit un appel de son ami Fabrice Pontecorvo qui lui propose justement de s'intéresser à une histoire de cadre de la MC4 qui balancerait toutes sortes de révélations gênantes à un journal local. Bien doté en matière d'esprit de contradiction et très motivé par un compte en banque dans le rouge, Fiera, en bon « paratonnerre à emmerdements » qu'il est, accepte une mission qui va l'amener à se confronter à une fausse secte druidique, vraie mafia néo-nazie assez peu philanthropique. Mais heureusement pour lui, il pourra compter sur l'appui d'une équipe de marginaux tout ce qu'il y a de motivée.

« Mourir en août » est un roman noir et même très noir où les morts s'accumulent autant sinon plus que dans les meilleurs thrillers américains. Il faut dire que Thomas Fiera et sa fine équipe de pirates décarpilleurs n'y vont pas par quatre chemins ! Les « faux druides, vrais fachos, authentiques tarés » et autres « ramollis du bulbe » n'ont qu'à bien se tenir ! Le temps d'une lecture qui se pratique au galop (impossible de lâcher le bouquin...), ils sont réduits en bouillie, éclatés, dégommés, quasiment transformés en pâtée pour chats. L'intérêt de ce polar fort divertissant ne tient pas trop à son intrigue plutôt basique et reposant sur « un malentendu, un incident, un carambolage » mais plutôt au style particulier de l'auteur, émule des très grands et très regrettés Boudard, Audiard et Dard. Même gouaille, même truculence, même ton décalé, même humour (très noir) et même maîtrise de l'argot et des expressions imagées voire choquantes (parfois un peu scato...) Et que dire de la galerie de personnages improbables voire caricaturaux sans déflorer cette histoire totalement ébouriffante ? Le plus représentatif en est le héros, Thomas Fiera, (avatar de l'auteur ?), maniaco-dépressif aussi pleurnichard qu'arrogant, à la fois déplaisant car hyper violent et bardé de certitudes et en même temps émouvant car fragile psychologiquement, attaché à jamais à une femme qui n'en finit pas de mourir et capable de bosser pour la gloire et les grands principes. Plus pétri d'humanité que ça, tu meurs ! Allez, il faut lire Fiera pour Ferrero à moins que ce ne soit Ferrero pour Fiera. Dans quelque sens qu'on le prenne, on ne regrettera pas le détour !

4,5/5

 

08:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

08/01/2016

Belle-Rose (Amédée Achard)

index.jpgAu début du règne de Louis XIV, Guillaume Grinedal, dit « le père Guillaume », fauconnier de son état et ancien militaire, s'est retiré avec ses trois enfants, Jacques, Claudine et Pierre, à la campagne non loin de Saint Omer, dans une petite maison léguée par son ancien maître. Un jour de 1658, un homme qui se dit commerçant confie une mission délicate à Jacques qui s'en acquitte avec un brio remarquable. A son retour, Jacques demande en mariage Suzanne, fille d'un nobliau des environs lequel refuse car le prétendant est pauvre et sans nom. Complètement dégoûté, Jacques quitte la région pour aller tenter sa chance à Paris. Détroussé en chemin par des brigands et se retrouvant sans un sou, il ne lui reste plus d'autre alternative que de s'enrôler dans l'armée...

« Belle-Rose » est un roman populaire de style « cape et épée » comme on savait si bien en écrire au XIXème siècle. Tous les ingrédients du genre sont présents : multiples rebondissements, duels, batailles, coups tordus, machinations diverses et variées, méchants très répugnants (Louvois a un très vilain rôle dans cette histoire foisonnante), bons particulièrement courageux et chevaleresques, amours contrariés. Au long de ce gros pavé de 691 pages, le héros passera son temps à faire contre mauvaise fortune bon cœur, à se battre contre une destinée contraire et n'arrivera à ses fins qu'avec une dose de constance et de courage hors du commun. Avec ce héros, ce chevalier prolétarien sans peur et sans reproche, on se retrouve à mille lieues des personnages de la littérature actuelle. Mais quel plaisir de goûter la langue magnifique, le style élégant et le panache d'un auteur sachant mener son histoire tambour battant. Selon le principe du roman feuilleton, l'intérêt est relancé systématiquement à chaque chapitre. Contemporain de Ponson du Terrail, de Paul Féval et d'Alexandre Dumas, Amédée Achard, auteur prolifique et estimé en son temps même par Dumas est injustement oublié de nos jours et c'est bien dommage. Espérons que le libre accès de ce texte permettra aux amateurs de bons romans historiques de le découvrir (ou de le redécouvrir).

4/5

 

08:53 Publié dans Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

07/01/2016

Vouloir toucher les étoiles (Mike Horn)

index.jpgMike Horn est un aventurier de l'extrême, une référence en matière de survie et de défis impossibles à relever. Un palmarès hors norme. Il a descendu l'Amazone en hydropseed, suivi sur 40 000 km la latitude zéro sans la moindre utilisation de moteur à explosion, bouclé le tour de l'Arctique et effectué un nombre important de tours du monde à la voile. Dans cet ouvrage, en plus de nous révéler quelques pans moins connus de sa vie, il nous raconte en détail son nouveau pari : gravir à la suite, en compagnie de trois amis montagnards chevronnés, quatre sommets de plus de 8000 mètres dans l'Himalaya. Sans porteurs, sans oxygène et sans voie préparée par des cordes, juste à la force de la volonté...

Ce témoignage, écrit avec trois co-auteurs cités en fin d'ouvrage, laisse le lecteur aussi partagé qu'admiratif. En effet, avec beaucoup d'honnêteté et de modestie, Mike Horn lui fait découvrir la réalité de la fameuse zone de mort entre 7500 m et 8000 m d'altitude où un rien, un faux pas, une hallucination, quelques minutes de trop peuvent déclencher la catastrophe fatale. On est assez loin des sagas flamboyantes de certains grimpeurs plus soucieux de cultiver leur légende que de dépeindre la cruelle réalité. Horn ne cache pas que chaque année il perd plusieurs amis aventuriers victimes de leur passion. Un livre agréable à lire, qui se dévore même. Plus généraliste que ses précédents car au récit des escalades (celle du Makalu est particulièrement dramatique) répondent des flashbacks sur sa jeunesse, sa vie militaire, son passé de trader dans le commerce de fruits et légumes, son présent d'aventurier sponsorisé, de coach sportif et de défenseur de la biodiversité sans oublier quelques pages sur sa vie privée. Le lecteur referme le livre en se disant que l'auteur aurait pu en raconter sans doute le triple. A conseiller aux amateurs de grands espaces, aux conquérants de l'impossible et même aux aventuriers en pantoufles !

4/5

 

09:11 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

06/01/2016

Les arènes de Vasane la rouge (Richard Forest)

cover225x225.jpegPour obtenir le titre envié de Peyor, les plus impitoyables guerriers s'entretuent tous les trente ans dans l'arène de Vasane, la ville rouge. Le gagnant sera promu immortel. Il deviendra le bras armé de Nergal, la redoutable divinité aux cornes noires, et sera l'égal d'un dieu. Choisi parmi une centaine d'autres jeunes gens, Karim doit représenter son peuple dans ces joutes particulières. Il doit d'abord affronter un gros Vasanien d'une trentaine d'années au visage porcin qui n'est que le premier de la longue série d'adversaires qu'il devra battre. Mais Karim y parviendra-t-il  ?

« Les arènes de Vasane la rouge » est une longue nouvelle ou novella qui sert en réalité de préquel pour inciter le lecteur à s'intéresser aux autres épisodes de la série. Cette version fantaisie des jeux du cirque avec leurs gladiateurs impitoyablement achevés s'ils sont perdants n'est pas d'une grande originalité. Les combats succèdent aux combats. Seuls varient l'aspect des combattants et les armes qu'ils utilisent. C'est un peu juste pour maintenir l'intérêt de bout en bout. Ceci dit, le style est agréable et enlevé. Petit bouquin distrayant comme un péplum ou un jeu vidéo. Rien de plus.

3/5

 

08:42 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

04/01/2016

(deplasma) 1 (Joshua W. Cotter)

index.jpgLors d'un talk-show de trash télévision, l'animatrice Summer interroge le docteur Bertrand Earnest au sujet de sa nouvelle invention, l'intrin-net, un procédé de communication qui devrait bientôt permettre à toute personne équipée d'une puce à l'arrière du crâne de diffuser et de recevoir toutes sortes d'informations par télépathie. Dans un vaisseau spatial en route vers la station où officie Earnest, la jeune Melody McCabe, chercheuse en neurométrie, voyage aux côtés de Beulah Biggins, une veuve âgée et plutôt bavarde. Arrivée à destination, Melody est bloquée par une hôtesse qui ne lui permet pas d'accéder à son laboratoire car elle est arrivée trois jours trop tôt... Quelque part sur une planète désertique, une sorte de Robinson Crusoe de l'espace semble perdu dans l'immensité et sans grand espoir de rejoindre la civilisation.

(deplasma)1 est une bande dessinée de science-fiction qui se veut ultra-moderne et décoiffante. Après un démarrage abscons et plutôt incohérent, le lecteur débouche assez vite sur une narration plus classique quoique toujours un peu décousue. L'intrigue est intéressante mais semble inachevée. Peut-être est-ce pour ménager une possibilité d'autres épisodes. Les personnages et les dialogues sont sans grande originalité. Le graphisme en noir et blanc n'est pas désagréable tout en restant assez rudimentaire. Le lecteur notera une recherche certaine et de belles réussites esthétiques surtout dans les planches consacrées au naufragé de l'espace, nettement plus travaillées que les autres et dépourvues de dialogues.

3,5/5

 

09:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

03/01/2016

Antoine Blondin (Alain Cresciucci)

index.jpgAntoine Blondin, né le 11 avril 1922 à Paris et mort le 7 juin 1991 à Paris, fils d'une poétesse et d’un correcteur d’imprimerie, lui-même écrivain raté, est un brillant sujet à l'école, qui collectionne prix et récompenses. Sous l'Occupation, il est envoyé en Allemagne dans le cadre du Service du travail obligatoire (STO), ce qui lui inspire son premier ouvrage, « L'Europe buissonnière ». Le livre obtient le Prix des Deux Magots. D'autres romans suivent (« Les Enfants du bon Dieu », « L'Humeur vagabonde », « Un singe en hiver » qui sera adapté au cinéma et « Monsieur Jadis »). Avec Roger Nimier, Jacques Laurent et Michel Déon, il fait partie du mouvement littéraire des Hussards. Egalement journaliste sportif, il est l'auteur de nombreux articles (plus de mille) parus notamment dans le journal L'Équipe. Il suit vingt-sept éditions du Tour de France et sept Jeux olympiques. Buvant souvent plus que de raison, il a marqué le quartier de Saint-Germain-des-Prés de ses frasques, jouant à la « corrida » avec les voitures, multipliant les visites dans les bars et collectionnant les arrestations.

Ce livre, pavé de 533 pages, est une biographie particulièrement fouillée de la vie et de l'oeuvre de Blondin. Le ton et le style en est assez lourdement universitaire avec tout ce que cela comporte de précision et de minutie (le corpuscule de notes représente à lui seul plus de cinquante pages en petits caractères), mais aussi de manque de fantaisie et de lourdeur amenant une lecture un peu laborieuse. Grand spécialiste de l'auto-fiction, ce genre littéraire reposant sur le témoignage d'une vie rêvée, transcendée et devenue légendaire, Blondin a plus laissé de questions et de zones d'ombre que de certitudes sur sa vie. L'auteur a cherché à s'éloigner de la mythologie, de la notoriété douteuse de l'alcoolique, franc compagnon et bagarreur notable, pour s'attacher au personnage mélancolique et désabusé ayant toutes les peines du monde à écrire et à produire une œuvre littéraire importante. Intéressant pour qui aime encore cet auteur malheureusement déjà un peu oublié de nos jours.

3/5

 

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02/01/2016

De Spiritis (Tesha Garisaki)

cover225x225.jpegA Paris, en 1860, Eugène Chambois, jeune étudiant en philosophie plutôt rationaliste et incrédule, veut mener une enquête sérieuse sur l'ésotérisme et le paranormal. Après quelques expériences peu concluantes auprès de Messieurs Mesmer, Kardec et quelques autres, il contacte la jeune et jolie Violette Cochand, une spirite qui veut lui démontrer l'existence des esprits en lui faisant visiter une maison hantée.

« De Spiritis » est une longue nouvelle, ou novella, d'inspiration fantastique relativement bien menée selon une intrigue des plus classiques. Le lecteur suit les tribulations du jeune chercheur qui se perd dans des illusions assez cauchemardesques jusqu'à une fin bien amenée et laissant place au doute et aux interprétations. Le style est classique et agréable. Les personnages sont bien campés. Le lecteur passe un bon moment de divertissement. Mais cela ne va pas plus loin. Il aurait fallu un peu plus d'humour et d'originalité pour atteindre un niveau supérieur.

3,5/5

 

08:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

30/12/2015

Les mélodies de la chasse d'eau (Philippe Azar)

Untitled 1.pngIntermittent du spectacle, c'est à dire humoriste courant le cachet, Alexandre essaie de gagner sa vie en exerçant toutes sortes de petits boulots minables et mal rémunérés comme manutentionnaire au marché gare ou serveur dans une grande brasserie. En attendant le jour béni où il pourra percer comme comédien, il lui faut aider Nina, la femme qu'il aime, à faire bouillir la marmite et à élever leur enfant qu'il appelle « le microbe ».

« Les mélodies de la chasse d'eau » est un roman d'auto-fiction relatant les galères d'un homme qui se voit obligé de travailler dans des secteurs qui lui déplaisent souverainement. Le lecteur y trouve un intérêt certain ne serait-ce que par la description du quotidien de métiers assez peu connus ainsi que des affres de la scène. Si l'auteur s'égare parfois un peu trop dans des tirades fulminantes sur l'exploitation de l'homme par l'homme, il n'en reste pas moins ferme sur un style de langage parlé, tonitruant, presque écrit au fil de la plume et pourtant fort agréable à lire. Dommage que ce texte bourré d'anecdotes amusantes ou attristantes mais toujours passionnantes soit entaché de très nombreuses coquilles. Un premier roman honnête et si attachant qu'il est difficile d'en abandonner la lecture. Un auteur à suivre.

4/5

 

08:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/12/2015

Expresso Love (Chapitres 1 à 7)

09:21 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)