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10/04/2016

Les Faux As (Chapitres 1 à 32)

08:30 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

06/04/2016

Jason et Robur épisode 1 (Jacques Fuentealba)

cover225x225.jpegJason et Robur ont en commun deux choses : ils sont à la fois frangins et journalistes… mais des journalistes d’un genre un peu spécial. Ils sont extra-dimensionnels, c’est-à-dire dotés de pouvoirs magiques. Envoyés spéciaux du magazine Mondes Parallèles, ces reporters de l’extrême voyagent de dimension en dimension pour rapporter les images les plus folles et les histoires les plus délirantes. Cela tombe plutôt bien puisque leur rédacteur en chef vient de leur confier une nouvelle mission : couvrir le siège d’une cité médiévale assaillie par des armées de monstres particulièrement féroces dans une dimension où la magie est très présente. Nos deux héros vont se retrouver malgré eux au centre d’un affrontement pour le moins étonnant. 

« Malheur aux vaincus ! » est le premier épisode d’une saga de fantaisie décalée. Tous les éléments du genre y sont représentés : cadre moyenâgeux, magiciens, dragons, kobolds et même une maladie mystérieuse. Et, cerise sur le gâteau, une bonne dose d’humour parodique. Un style fluide, élégant, efficace. Que demander de plus pour une lecture de divertissement dont l'intrigue fait un peu penser à celle d’une bande dessinée ? Et pour ne rien gâcher, les éditions Walrus ont eu l’élégance de proposer une histoire complète et non l’habituel « teaser » qui agace tant. Amateurs de fantaisie amusante, précipitez-vous sur les plateformes de téléchargement. Vous passerez un bon moment de lecture qui ne vous coûtera pas un kopeck !

4/5

 

08:37 Publié dans Humour, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/04/2016

Le pêcheur de feuille (Conte albanais)

pêcheur.jpgLe métier de pêcheur n’est pas toujours facile et, sans un peu de chance, il arrive que ces travailleurs de la mer ne soient guère payés de leur peine. Ainsi, un brave père de famille de la côte Adriatique, proche de la pointe de Samana, avait-il bien du mal à nourrir ses cinq enfants. Jamais la pêche n'était vraiment abondante, et il arriva même un moment où il resta dix jours sans prendre le moindre poisson.
"Tout cela est très injuste, disaient les gens de son village, car il est le plus travailleur et il connaît son métier mieux que personne."
On le plaignait beaucoup, mais, comme tout le monde était pauvre, personne ne se trouvait en mesure de lui venir en aide. Ses enfants avaient faim, et sa femme qui n'était pas très solide ne pouvait que laver un peu de linge pour gagner de quoi acheter du pain.
Le brave homme eût bien fait un autre métier, mais il ne trouvait pas d'embauche. Et puis, parce qu'il aimait la mer, il espérait toujours qu'elle finirait par se montrer généreuse avec lui.
Un jour que le Roi passait par là, il entendit les enfants qui criaient famine. Il se renseigna, on lui dit combien ce pêcheur fort méritant jouait de malchance, et ce roi riche et bon décida de l'aider.
"Je veux faire quelque chose pour toi, lui dit-il, mais je tiens absolument à ce que tu restes pêcheur. Tu vas continuer ton métier et, chaque fois que tu apporteras quelque chose dans ton filet, tu viendras l'apporter sur le plateau de ma balance. Dans l'autre plateau, je mettrai le même poids en sequins d'or, et cet or sera pour toi."
De nouveau plein de courage et d'espérance, le pêcheur reprit la mer. Trois jours passèrent, trois jours et trois nuits sans une minute de repos. Trois jours et trois nuits à ramer, à lancer son filet, à le ramener sans qu'il vît l'ombre d'un poisson.
"Je suis maudit ! se lamentait-il. Nous mourrons tous de faim."
Le pêcheur épuisé rentra au port, mais avant d'amarrer sa barque, il lança son filet une dernière fois. Lorsqu'il le retira, il n'y trouva qu'une feuille de chêne déjà bien abîmée par l'eau salée. Il allait la jeter lorsqu'un camarade lui dit :
"Que risques-tu à la porter au Roi ? il n'a pas parlé de poisson, il t'a dit de lui porter tout ce que te ramènera ton filet.
- Il va croire que je me moque de lui, et peut-être même me fera-t-il jeter en prison ?
- Non, il ne le fera pas. C'est un bon roi. Et je suis tout disposé à témoigner que tu as bien pêché cette feuille."
Le pêcheur était tellement désespéré qu'il mit la feuille dans sa poche et prit le chemin du palais royal.
Lorsque le roi le vit arriver avec sa prise, il se mit à rire.
"Mon pauvre ami, fit-il, cette feuille est si légère qu'elle ne fera même pas bouger d'un cheveu le fléau de ma balance. Mais enfin, puisque tu es venu jusque-là, tentons tout de même l'expérience."
Le pêcheur posa sa feuille sur le plateau qui tomba comme si on l'eût chargé de plomb. Et le trésorier du roi commença de poser des sequins sur l'autre plateau. A haute voix, un secrétaire comptait.
"Un sequin, deux sequins, trois sequins..."
La balance ne bougeait toujours pas. Et il fallut soixante sequins pour faire monter enfin le plateau où se trouvait la feuille.
Le pêcheur s'en alla avec les pièces et le roi, qui n'en revenait pas, garda la feuille. Tous les savants du royaume furent invités au palais où ils demeurèrent longtemps à examiner cette feuille de chêne si étrange. Ils se livrèrent à toutes les analyses que la science pouvait permettre et, en fin de compte, ils furent bien obligés de reconnaître que cette feuille n'avait d'autre particularité que son poids.
Bien entendu, le pêcheur que l'on soupçonnait de magie fut interrogé, mais les enquêteurs, qui étaient des juges honnêtes, déclarèrent qu'il était beaucoup trop naïf pour être magicien.
Lui-même ne savait rien. Il ne pouvait rien savoir, car il n'avait pas assez de mémoire pour se souvenir des moindres détails de sa vie d'enfant.
C'était pourtant dans sa plus tendre enfance que dormait le secret de cette feuille. Car le pêcheur n'avait guère que trois ou quatre ans lorsqu'un laboureur, voisin de son père, avait déraciné et jeté sur le chemin un jeune chêne né en bordure de son champ. L'enfant l'avait ramassé ce tout petit arbre et l'avait planté en un endroit où personne ne cultivait le sol. Reconnaissant, le chêne, qui avait grandi en toute liberté, avait saisi cette occasion de remercier celui à qui il devait la vie.
Et sans doute parce qu'il détenait le pouvoir de conjurer le mauvais sort, il s'arrangea pour que le pêcheur ne retire plus jamais de l'eau un filet vide.

 

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03/04/2016

Expresso Love (Video)

Expresso_Love.jpg

08:24 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

02/04/2016

L'aventurière de l'espace (Jean-Pierre Fontana)

l'aventurière de l'espace.jpgPour l’amour comme pour la guerre, personne ne pourra jamais s’acheter Ilyana, l’aventurière de l’espace. « Elle choisit l’amant comme l’ami, le rival comme l’adversaire. » C’est une femme libre aussi belle qu’inquiétante qui sait user de ses charmes et de bien d’autres atouts. Pour ne pas l’avoir compris, un gros rustre finira poignardé en plein accouplement par cette étrange mante religieuse… Ilyana se retrouve prisonnière d’une secte qui lui inflige une terrible épreuve avant de l’envoyer vendre des distributeurs automatiques de boisson sur Agoram, une planète proche de la Terre… Ilyana et sa bonne amie Nessa débarquent sur une planète où toutes les femmes ont mystérieusement disparu. Seuls y subsistent des mâles frustrés, militaires de surcroit… Un agitateur surnommé le Serpentaire s’est fait le chantre de la simplicité et du dénuement volontaire. Ses adeptes atteignent une telle pauvreté que tout le système en est déstabilisé. Ilyana et Nessa mènent l’enquête pour le compte du Moine, leur patron…
« L’aventurière de l’espace » se présente sous la forme de quatre nouvelles ou plutôt trois nouvelles et une novella (« Les décervelés d'Actrenaz » relevant de ce format) de science-fiction fantastique et poétique. Ces textes parus à partir de 1974 dans différents numéros de la revue Fiction sous la signature de Guy Scovel, pseudonyme utilisé à cette époque par le grand et prolifique Jean-Pierre Fontana, n’ont pas pris une seule ride et sont toujours aussi agréables à lire. Félicitations à L’Ivre-Book pour les avoir réédités en un seul volume parfaitement cohérent. Le lecteur peut y suivre l’évolution de cette nouvelle Barbarella aux griffes rétractiles, aussi belle que cruelle, aussi romantique que guerrière. Une super-héroïne flamboyante nettement plus bandante que ses collègues américaines car nettement plus sophistiquée et bien moins aseptisée. Les scènes « hot », bien que d’une sensualité et d’un érotisme des plus torrides, ne tombent jamais dans le vulgaire ou le graveleux. Les intrigues assez simples ne manquent jamais d’originalité. Elles amènent à s’interroger sur les phénomènes sectaires, les dérives totalitaires ou les manipulations mentales. Si on y ajoute la plume élégante de Fontana (j’avais déjà beaucoup aimé « La jaune » et « Souvenirs de demain »), une narration rythmée ne s’embarrassant jamais de descriptions inutiles, des développements oniriques complètement inattendus, des fins fantastiques ou baroques surprenantes et de subtiles allusions ou clins d’œil aux maîtres de la SF comme Philip K. Dick (Ubik) et à quelques autres de moindre calibre, on obtient un ouvrage de grande qualité. Un vrai régal à consommer sans modération !

4,5/5

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31/03/2016

Dans les couloirs du métro (Nouvelle)

08:18 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

29/03/2016

Une ère nouvelle (Chris Red)

une ère nouvelle.jpgEn juin 2016, la planète Terre a vécu l’Apocalypse. Elle a subi un terrible cataclysme. L’ancien monde a été totalement détruit. Ahmed Jalalah s’est établi avec sa mère, sa femme et sa fille sur une côte sauvage et désertique. Il s’est bâti une petite maison et tente d’y survivre avec sa famille grâce au poisson qu’il parvient à pêcher. Un jour, il recueille deux voyageurs, le jeune Natan et son oncle Yzrah qui sont partis depuis des mois à la recherche d'Eyal, le frère que Natan a perdu dans la catastrophe. Ysrah confie Natan à la famille Jalalah et repart seul poursuivre sa quête.

« Une ère nouvelle » est un roman de science-fiction post apocalyptique accompagné d’une bonne dose de fantaisie. Cocktail original et un tantinet improbable. Avec Chris Red, pas de futur angoissant, pas de régression vers une violence primitive. Au contraire, l’Apocalypse permet à l’Humanité de repartir sur de meilleures bases. Seule, une cité qui a voulu remettre au goût du jour l’ordre ancien, reste l’allégorie du mal absolu. Donc du post-Apo résolument optimiste pour ne pas dire utopiste, voilà qui surprend. Mais pourquoi pas ? Dans le registre des littératures de l'imaginaire, tout est permis ! Les personnages sont assez tranchés. Les gentils le sont absolument tout autant que les très très méchants. Après quelques escarmouches réglées à grands coups de « pouvoirs » et surtout une présentation minutieuse des personnages, le lecteur en arrive assez laborieusement à une fin ouverte débouchant sur la promesse d’une suite. L’intrigue est assez simple pour ne pas dire basique et aurait pu donner lieu à des aventures intéressantes. L’ennui c’est que la narration est terriblement ralentie par de nombreux développements de vulgarisation ésotérique sur la méditation, le prana, les chakras, la télékinésie, la lévitation, la précognition ou la télépathie. Si on y ajoute un certain nombre de coquilles, de maladresses et de confusions lexicales, la lassitude s’accompagne alors d’un certain agacement.

2,5/5

 

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27/03/2016

Le retour du petit homme (Chapitres 1 à 11)

08:25 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

24/03/2016

Le garage / Reconstruire un homme mort (Sébastien Gendron)

le garage.jpegLors du braquage d’un fourgon blindé, Gabriel Orvitz a reçu une balle de 7,65 qui a perforé sa pommette gauche, a éventré son globe oculaire, a rebondi sur l’arcade sourcilière avant de ressortir par le sommet de l’arête nasale. Il se retrouve partiellement défiguré pour avoir été surpris au mauvais endroit au mauvais moment. Et pour ne rien arranger, à peine soigné, il est mis en cause dans l'affaire et rapidement incarcéré…

« Le garage » est un roman noir distillé sous forme de feuilleton par StoryLab Editions. Le principe commercial est toujours le même : on offre le premier épisode qui fait office de teaser. L’auteur décrit quelques scènes choc, histoire de planter le décor, et le lecteur reste sur sa faim. D’où frustration. D’où envie furieuse de passer à l’achat compulsif de toute la série ! Mais, dans le cas présent, on pourra aisément se contenter de ce qu’on a lu et ne pas trop avoir envie de connaître le détail de la vengeance de Gabriel. Le style de Sébastien Gendron est fluide et efficace mais sans flamboyance particulière. L’intrigue manque un peu d’originalité et les personnages d’épaisseur. L’ensemble se présente donc comme un honnête divertissement et rien de plus. À conseiller aux amateurs du genre.

3/5

 

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23/03/2016

La 25ème heure (Feldrik Rivat)

cover225x225.jpegÀ la gare de Leysin en Suisse, le domestique Ernest accueille un Français appelé « Le Biographe » arrivé de Paris-Capitale et invité par Monsieur Louis Bertillon. Le Biographe lui apporte un précieux manuscrit retraçant les aventures d’Eudes Lacassagne, inspecteur général de police « qui combat ses insomnies » en arpentant les rues par tous les temps et « qui fait taire les cris de la nuit » à grands moulinets de sa canne ferrée. Autant Lacassagne est sinistre et taciturne, autant Louis Bertillon, frais émoulu de l'école de police, est gai et bavard. Tous deux commencent par se rendre au domicile d'Epiphanie Gaulard, une femme dont « le défunt mari a eu l’indélicatesse de disparaître ».

Ce premier tome de « La 25ème heure » n’est que le début d’une enquête policière présentée sous forme de feuilleton. Les deux protagonistes déambulent dans un Paris du XIXème siècle très bien rendu où l'on croise la route de toutes sortes de célébrités comme Charcot, Bertillon Alphonse ou Lacenaire. L’intrigue se situe résolument dans le registre du policier fantastique avec une pointe de steampunk pas désagréable. Les personnages sont un tantinet caricaturaux mais intéressants quand même. On sent très bien que l’auteur a voulu créer un couple d’enquêteurs parisiens faisant pendant aux londoniens Holmes et Watson. Le style est agréable et de belle qualité, les situations amusantes ou intrigantes. On ne sait pas trop si l’on nage dans l’humour, la parodie ou le véritable fantastique. Mais peu importe, le divertissement (car il ne s’agit que de cela au bout du compte) est de qualité. Dommage que l'on doive rester sur sa faim !

4/5

 

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