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16/03/2018

Diffiné, fils du Bon Dieu, fils du bon peuple (Marc Flichy)

diffiné.jpgFils unique de parents alsaciens réfugiés à Paris en 1871, Henri Diffiné nait en 1890 dans le XVIIIème arrondissement. Jusqu’à sa majorité, il habite avec eux dans une loge exiguë de concierge dans un triste immeuble du boulevard Magenta (Xème). Après de courtes études, il devient métreur en peinture. Dès 1908, il passe ses soirées comme adorateur à la basilique de Montmartre. En 1911, il est appelé sous les drapeaux. En 1914, il part à la guerre avec un enthousiasme juvénile. Puis il part pour Salonique avec l’armée d’Orient. Blessé à deux reprises, il est démobilisé en 1919. Il entre alors dans la Compagnie de Jésus et est ordonné prêtre à l’âge de 39 ans. Emule du Curé d’Ars et nouvelle image de Saint Vincent de Paul, il consacre le reste de sa vie à un grand nombre d’œuvres sociales pour les petites gens. Il sera enfin le conseiller spirituel de nombre de prêtres, de religieux ou d’évêques. Autant contemplatif qu’actif, il savait être aussi proche des petites gens que des grands de ce monde…

« Diffiné » est à la fois la biographie, l’anthologie et le portrait vivant d’un être exceptionnel. Cet humble jésuite, fils d’une concierge et d’un ouvrier du bâtiment, fut en effet une grande figure de la spiritualité française. Il vécut pauvre comme Antoine Chevrier et simple comme Thérèse de Lisieux. Il sut conserver précieusement un esprit d’enfance et pratiquer une charité évangélique en action. Très documenté, cet ouvrage se compose de deux parties : la description de son itinéraire peu ordinaire. Le lecteur remarquera qu’il fit tout à fond qu’il fut ouvrier, puis militaire, puis religieux. La seconde partie est consacrée à ses écrits et à sa démarche spirituelle, celle de l’oraison perpétuelle qui avait bien des points commun avec celle des grands mystiques orthodoxes. L’auteur souligne d’ailleurs qu’à la fin de sa vie, Diffiné avait les allures d’un vieux staretz que les gens venaient consulter bien volontiers. Une magnifique icône qui mérite le détour…

4/5

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14/03/2018

Compagnons de plongée (Cousteau & Diolé)

Compagnons-de-plongee_59.jpgÀ la fin de l’hiver 1967, la « Calypso » se retrouve au sud de l’Océan Indien, en route vers le Cap. Cousteau et son équipe explorent l’île Bird, refuge d’une impressionnante colonie de fous de Bassan, puis l’île Sainte-Croix, abritant de nombreux manchots. Le 29 février, elle croise devant l’île Geyser qui est le domaine particulier des otaries. Les mauvaises conditions météorologiques et les nombreuses autres missions prévues obligent le commandant à quitter prématurément les lieux, non sans devoir prendre une décision difficile : capturer deux otaries prénommées « Pepito » et « Christobald » qui seront « apprivoisées » avec plus ou moins de réussite.

« Compagnons de plongée » est le récit très vivant d’une expédition maritime entre l’Océan Indien et le détroit de Béring avec traversée de l’Atlantique (escale à Sainte-Hélène), passage du canal de Panama et finalement, remontée du Pacifique avant d’atteindre les glaces de l’Arctique. L’intérêt de cet ouvrage édité en 1974 est autant écologique que biologique. Cousteau s’intéresse tout particulièrement à la faune : oiseaux, otaries, morses, éléphants de mer avec une légère prédilection pour ces derniers. Il cherche déjà à alerter l’opinion publique sur les atteintes à l’environnement. Lire ce livre aujourd’hui permet de mesure le chemin parcouru (certains diraient en direction de la grande catastrophe…). La rencontre finale avec de véritables esquimaux vivant encore de manière traditionnelle et chassant dans leurs embarcations carénées en peau de morse femelle en est l’exemple le plus frappant. À noter également une abondance de belles photos en couleur. Cet ouvrage fait d’ailleurs partie d’une importante série, véritable encyclopédie de la mer, la collection « Odysée ».

4,5/5

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13/03/2018

La panthère des brumes / Black Irbis 1 (Matt Snow-Y)

La panthère des brumes.jpgA New-York, Lyona surnommée Lady Uncia ou Black irbis, est une mercenaire qui accepte de remplir diverses missions en échange de fortes sommes d’argent. Quand elle ne sert pas de garde du corps pour des célébrités, elle s’introduit dans un building pour y voler une clé USB pour le compte d’un commanditaire concurrent. Elle se considère comme une « Dominatrix »… De son côté, le narrateur se pose beaucoup de questions sur le « Noir », le mal, le côté sombre, ténébreux de l’âme humaine. Il fréquente des vampires qui, au premier abord, lui semblent des gens quasiment normaux.

« La panthère des brumes » est plus un roman d’aventures qu’un véritable roman de science-fiction, fantaisie ou même fantastique. L’intrigue est malheureusement très répétitive. L’héroïne entre par effraction dans un immeuble, s’empare d’un document quelconque et se retrouve aux prises avec des kyrielles de sbires qu’elle liquide un à un en se servant de son arme secrète, le mystérieux rayon bleu. Aucune progression dramatique, mais une suite de séquences de jeu vidéo. Une superwoman digne d’un James Bond en jupons en lutte contre de machiavéliques forces des ténèbres dont le lecteur ne comprend pas bien les motivations. Une histoire genre BD Marvel simpliste. Le style de l’auteur n’est pas désagréable en dépit de certaines faiblesses. Ce premier tome en annonce un second qu’on espère mieux construit et plus captivant. Quoi de plus lassant qu’une longue suite d’escarmouches et de bagarres dont on connait d’avance l’issue ?

2,5/5

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12/03/2018

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible version papier ou e-book

08:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

11/03/2018

Le vagabond de Dieu (Joseph Richard)

Benoit labre.jpg Benoît-Joseph Labre, né le 26 mars 1748 à Amettes, du diocèse de Boulogne et décédé le 16 avril 1783 à Rome, fut un pèlerin mendiant français qui parcourut les routes d’Europe et se fixa à Rome et à Lorette vers la fin de sa vie. Surnommé le « Vagabond de Dieu », il est considéré comme un mystique. Son errance perpétuelle, son absence d’hygiène étonnent, voire indisposent, ses contemporains et suscitent la méfiance des pouvoirs locaux. Fréquentant chacun dans un esprit fraternel, il est parfois maltraité ou brocardé par ses compagnes et ses compagnons de route, par les enfants ou les gens de rencontre, mais, toujours vêtu d’un manteau de bure et d’un chapeau de feutre, avec pour seul bagage un bréviaire, un bourdon de pèlerin et une gourde en bandoulière, il préfère leur sourire plutôt que se défendre. À sa mort, une foule innombrable se rassemble pour vénérer sa dépouille et proclamer sa sainteté. On en appelle à l’armée pour rétablir le calme à Rome.

« Le vagabond de Dieu » est la biographie précise et documentée d’un personnage hors norme qui vécu dans l’humilité et dans la contemplation et que certains pourront qualifier de témoin de la foi ou de saint d’un calibre proche d’un François d’Assise, d’un Alexis ou d’un Vladimir alors que d’autres le relégueront au rang d’exalté pour ne pas dire de simple fou. N’ayant pas trouvé son compte ni à la Trappe ni dans d’autres monastères tout aussi austères, il choisit cette condition de pèlerin perpétuel, de mendiant partageant ses aumônes avec plus pauvres que lui et de pénitent passant ses jours et une partie de ses nuits à prier dans diverses églises. Plutôt moqué de son vivant, il fut idolâtré dès sa mort. L’Eglise catholique mit un siècle à consacrer ses vertus et à le canoniser. Le livre en fait d’ailleurs une assez longue recension (presque la moitié du texte). Ouvrage bien écrit, intéressant, permettant de découvrir un être extraordinaire, attachant, épris d’absolu et voulant en tous points imiter son divin Maître. Admiré par Paul Verlaine qui lui dédia un poème, il eut aussi deux « imitateurs », Germain Nouveau et Charles Maire, mais ne fonda pas d’ordre religieux, son exemple étant par trop radical, même pour son époque.

4,5/5

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08/03/2018

L'homme qui marche (Jean Béliveau)

L'homme qui marche.jpgLe 18 août 2000, Jean Béliveau quitte le Québec avec 4000 $, un petit tricycle à bagages et le rêve fou de faire le tour du globe à pied. Quelque 75 500 km, 4077 jours et 64 pays plus tard, le marcheur de 55 ans termine son incroyable voyage. Après une marche de 11 ans et 2 mois, Jean Béliveau rentre à Montréal, le 16 octobre 2011. Tout avait commencé par une terrible tempête de glace et le ralentissement de son affaire d’enseignes lumineuses. Puis une lente dépression et un jour, pendant un jogging, cette question : « Combien de temps lui faudrait-il pour rejoindre New-York, le Texas, le Mexique en courant ? Très vite, sa décision est prise. Plutôt que de se suicider, il va partir traverser les cinq continents. Et là, il a senti la force se répandre en lui…

« L’homme qui marche » est le récit d’une expédition hors norme, d’un voyage au bout de soi-même, aux confins de la solitude et de la folie. Combien de traversées de déserts, combien de souffrances, de peines, de larmes mais aussi de rencontres, d’accueil, d’entraide, de solidarité de la part d’inconnus rencontrés un peu partout. Le lecteur découvrira nombre de pays sous un aspect bien différent que celui renvoyé par les médias. Une Afrique du Sud bien éloignée du mythe de la nation arc-en-ciel, une Egypte où des patrouilles de police l’escortent tout au long de son périple, mais aussi un Iran hospitalier et chaleureux dans lequel les jeunes sont curieux de tout ce qui se passe en dehors de leurs frontières. Sans parler des « sauts de puce » obligatoires pour raisons de conflits ou de situations politiques délicates comme l’impossible traversée de la Libye, de l’Afghanistan ou du Pakistan. Un ouvrage bien écrit, passionnant, magnifique, qui se dévore littéralement en laissant un peu le lecteur sur sa faim. Il comprend que l’auteur ait dû condenser onze années de vie intense en 247 pages et ait dû élaguer. Un cahier avec quelques photos aurait été le bienvenu également.

4/5

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06/03/2018

L'esprit du chemin (Edouard Cortès)

l'esprit du chemin.jpgGrand marcheur devant l’éternel, Edouard Cortès, écrivain et journaliste, a de nombreuses expéditions à son actif. Une traversée du Caucase à pied, un pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle en solitaire en 1999, puis un autre en Terre Sainte avec son épouse en 2007 et, pour finir, un dernier à Rome, en famille avec leurs trois filles en 2012. Ainsi, à titre de jacquet, romieu et paumier, s’interroge-t-il sur l’esprit du chemin. Qu’est-ce qui pousse tant d’êtres humains à prendre sac, bourdon et calebasse et à partir à pied sur d’interminables kilomètres vers l’un des hauts lieux de la chrétienté ? Pourquoi souffrir du froid, de la chaleur, endurer la fatigue, attraper tendinites ou ampoules et supporter de précaires conditions d’hébergement ? Et comment vivre cette expérience unique, faire des rencontres et finalement rentrer au bercail bien différent de l’être qu’on était au départ et arriver à réintégrer l’agitation de la vie ordinaire ?

« L’esprit du chemin » n’est pas vraiment un témoignage, ni un récit de voyage, ni une transcription de journal de bord, mais plutôt une suite de réflexions philosophiques ou théologiques et d’anecdotes tirées du vécu de l’auteur. Lequel n’hésite pas à prendre à témoin toutes sortes d’autres pèlerins ayant témoigné dans les temps anciens. Ainsi découvre-t-on au fil de cette lecture que finalement peu de choses ont changé le long de tous ces pèlerinages. Les hommes sont restés les mêmes. Leurs motivations ont peu changé. Plus de 40% des arrivants à Santiago déclarent avoir marché pour des raisons religieuses encore aujourd'hui. Le chemin continue à appeler. Ces paysages, ces cailloux, ces sanctuaires modestes ou majestueux attirent toujours autant. L’essentiel reste pourtant le chemin, le « Camino » et son esprit qui reste magique, essentiel, que l’on soit croyant ou non. Le secret n’est-il pas de chercher à vivre l’instant présent, de lâcher prise au rythme lent de la marche et d’en revenir aux besoins essentiels de la condition humaine ? Livre agréable à lire, bien écrit et plein de références intéressantes. (Une importante bibliographie en fin d’ouvrage permettra d’approfondir la question).

4/5

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03/03/2018

Fleur australe (Géraldine Danon)

Fleur australe.jpgLe 1er juin 2010, « Fleur australe » après avoir traversé l’Atlantique, remonté vers le Groenland et réussi le passage du Nord-Ouest en 2009 (narré dans les précédents ouvrages), repart pour une expédition dans le Pacifique. Leur but, les îles Marquises (escale à Hiva-Oa), puis les Tuamotu, l’archipel de la Société (Tahiti, Moorea, Bora-Bora), les îles Australes et les îles Gambier. À son bord, le skipper Philippe Poupon, Géraldine, son épouse, ex-actrice et narratrice, leurs quatre enfants âgés de deux à treize ans, deux équipiers servant également d’instituteur et de nounou sans oublier Beti, leur chienne Jack Russell qui aura des petits pendant le voyage…

« Fleur Australe » est le récit très vivant et très honnête d’une croisière qui n’a rien d’une partie de plaisir. Le bateau essuie des tempêtes, des vents contraires, le pot au noir. Les enfants et les équipiers souffrent du mal de mer. Géraldine tombe à l’eau et n’est pas loin de se noyer et pour finir, tous échappent à un redoutable tsunami qui fera de gros dégâts aux Marquises. Géraldine Danon sait parfaitement rendre l’ambiance à bord, souvent électrique du fait de la promiscuité et du manque d’intimité, et joliment décrire les décors sublimes de ces endroits paradisiaques. De plongées dans des eaux aussi cristallines que poissonneuses, d’observation des baleines, dauphins et requins en invitations diverses et variées chez les nombreux amis du couple, ce voyage est une mine de découvertes et d’apprentissages pour les enfants et, par la même occasion pour le lecteur qui s’offre ainsi une jolie part de rêve et d’aventures. Aussi agréable à lire que les ouvrages d’Antoine ou du célébrissime Moitessier. Un seul regret : l’absence d’un album photo dans la version poche.

4,5/5

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01/03/2018

L'agenda Kosovo (Gérard de Villiers)

l'agenda kosovo.jpgEn 2007, au Kosovo, non loin du village de Decani, un monastère abritant quelques moines d’origine serbe est protégé par un détachement de bersaglieri italiens de la KFOR. Une nuit, Adile, une jolie kosovare, monte au monastère rejoindre un certain Beppo Forlani qui finit par lui faire l’amour dans un cabinet de toilettes. Pendant ce temps, un commando albanais, « les loups noirs du Kosovo » profite du relâchement de surveillance de Beppo et de son collègue Vanzetti pour s’introduire discrètement dans le monastère, kidnapper cinq moines, les emmener dans la forêt et les décapiter à la scie circulaire. Cet acte barbare déclenche immédiatement l’intervention magistrale du prince Malko Linge…

« L’agenda Kosovo » est un roman d’action et d’espionnage basé sur des faits réels et particulièrement bien documenté. L’intrigue n’est malheureusement pas très originale. Malko, pour tenter de découvrir qui a commandité le crime, doit remonter toute une filière en passant de témoin en témoin. La seule surprise réside dans le fait que cette affaire fonctionne sous « fausse bannière » et donc que les apparences peuvent être trompeuses. Sinon, le procédé de fabrication repose sur l’éternelle même recette : pas mal de violence entrelardée de scènes de sexe censées pimenter le propos. L’ennui c’est que les descriptions sont quasiment tirées au kilomètre au mot près et que la monotonie ne peut qu’engendrer l’ennui. Chacun sait ce qu’il peut attendre de ce genre de « littérature », autrefois dite « de gare » et ne doit pas s’attendre à autre chose qu’un peu de divertissement facile et sans conséquence.

3/5

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28/02/2018

Le dernier des Spartians (roman)

Le dernier des Spartians by Anonymous K22G1b7 on Scribd

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