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22/03/2016

Montburgonde

08:39 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

21/03/2016

Seentha (Jean-Michel Archaimbault)

seentha.jpgAlors qu'il effectuait des relevés scientifiques à la surface de la planète Carcosa, le cosmomythologue Gert Slättengard est grièvement blessé suite à l’attaque surprise d’une entité inconnue surgie d’un lac tout proche. Le croyant mort, ses compagnons, qui viennent de découvrir une fresque étrange, preuve de l'existence d’une antique civilisation disparue, le rapatrient à bord de leur vaisseau spatial, l’Aniara II où il sera plongé en hibernation cryogénique dans l’attente de soins. Mais quelque temps après, Gert commence peu à peu à émerger du coma. Il est devenu amnésique, a de nouveaux souvenirs et ne s’appelle plus Gert, mais Gottfried Falkenberg. L’équipage ne le reconnaît plus. Il est devenu quelqu’un d’autre…

« Seentha » est pour le moins une œuvre atypique et particulièrement originale à tous point de vue. Jean-Michel Archaimbault la présente comme un opéra, la divise en actes et en scènes, la parsème de citations de Richard Wagner, de parties versifiées et même d’une coda en fin d’ouvrage. Le lecteur y verra une réappropriation magistrale du thème du célèbre « Hollandais volant », une nouvelle version du vaisseau fantôme, mais également une sorte de poème en prose onirique, cauchemardesque, explorant les rives du satanisme et les mythes des dieux nordiques Wode et Loki dont le cosmos serait l’Asgard. Au-delà de cet hommage, (« Eternel et galactique est le géant de Bayreuth », dit-il), le lecteur peut également y voir un exercice de style avec utilisation d’un langage raffiné voire sophistiqué (rhomboédrique, sibilant, trémulant, noctiluque, lampyre, pour ne citer que quelques vocables de cet ordre), d’un abus de néologismes pseudo-scientifiques (biopositronique, polyspécialiste, cryovaults ou psychophotonique, entre autres) qui justifieraient aisément la présence d’un glossaire. On l’aura compris, cet ouvrage étrange demande quelques efforts intellectuels au lecteur qui sera récompensé par une immersion dans un univers aussi démentiel qu’inquiétant.

3,5/5

 

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Expresso Love

Expresso_Love.jpg

"Expresso Love", mon roman d'anticipation et de science-fiction, fait la une de Bookless Editions !

http://www.bookless-editions.fr/index.php?page=shop.produ...

 

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20/03/2016

Le Mammouth m'a tuer (Chapitre 1)

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19/03/2016

Le visiteur du futur / La meute (Slimane-Baptiste Berhoun)

le visiteur du futur.jpgTrès jeune, Valentin Peroy apprend à ses dépens l’importance de la maxime : « Après l’heure, c’est plus l’heure » et finit par en tenir compte. Henri Castafolte a inventé le premier modèle d’introspecteur, une étrange machine à explorer les souvenirs. En 2010, lors d’un match de football, un but refusé à l’équipe de Marseille a causé le lynchage de l’arbitre et marqué le début d’une interminable guerre civile. Henri et son ami Raph décident de retourner dans le passé pour essayer d’arranger ça. Mais la terrible Brigade Temporelle est à leurs trousses…

Ce premier épisode intitulé « Après l’heure c’est plus l’heure » est en réalité l’adaptation sous forme de feuilleton d’une série télévisée relevant à la fois du registre de la science-fiction et de celui de l’humour. Il est certain que le ton est léger et certaines situations plutôt cocasses, mais le lecteur pouvait s’attendre à beaucoup plus loufoque. En ce qui concerne le volet SF, cette histoire de machine à explorer les souvenirs, autant dire à remonter le temps et cette intrigue basée sur des mondes parallèles ne brillent pas par une extraordinaire originalité. Sans doute faut-il se contenter d’une lecture de divertissement et ne pas en demander plus. Comme le style est agréable, efficace et bien rythmé, l’ensemble fonctionne assez bien et le lecteur peut facilement avoir envie de continuer la série après ce premier épisode offert par Bragelonne.

3,5/5

 

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18/03/2016

En blanc et noir (Bertrand Carette)

 

en noir et blanc.jpgFrançois est pianiste-concertiste depuis vingt ans. Recalé à l’examen d’entrée de Sciences Po, il s’est rabattu sur le Conservatoire de Musique mais a abandonné juste avant d’obtenir son diplôme. Cela ne l’a pas empêché de mener une double carrière. Il se produit un peu partout sur la planète et rencontre un certain succès. Mais il a également une face cachée, celle de tueur à gages pour le compte d’une multinationale du crime, la All Media Company, spécialisée dans l’élimination d’artistes en fin de carrière. Mais un jour, François s’aperçoit avec horreur que sa main droite est en train de le lâcher et qu’il ne va bientôt plus pouvoir s’en servir pour jouer de son instrument adoré.

Beaucoup plus qu’un simple roman noir, « En blanc et noir » est également un roman psychologique quasi psychanalytique, un conte philosophique voire une allégorie. Les multiples lectures que l’on peut faire des tribulations de François sont l’un des charmes de ce livre si passionnant qu’il est difficile de ne pas le lire d’une seule traite. Reprise intelligente et originale du thème de « Dr Jekyll et Mister Hide », l’intrigue est fort bien menée. Les personnages inspirent des sentiments paradoxaux. Celui de François, à priori déplaisant, est si pétri d’humanité qu’on ne peut s’empêcher d’éprouver de l'empathie à son égard. Et que dire de celui de Constance Gladys, la pianiste amie des loups, décalque évidente de la sublime Hélène Grimaud, personnage féminin complexe et malheureux, autre métaphore de la solitude de l’artiste ? J’avais beaucoup aimé « La Fosse aux louves », l’autre roman de Bertrand Carette. Celui-ci confirme magnifiquement ma première impression. Un talent littéraire évident. Une plume magnifique. Un style fluide, rythmé, agréable à lire. Des intrigues parfaitement ficelées. Des situations qui donnent à réfléchir. Ne manquez surtout pas cet ouvrage passionnant sur le monde méconnu des pianistes vu avec humour et sensibilité.

4,5/5

 

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17/03/2016

Dorian Evergreen (Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen)

08:54 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

16/03/2016

Jim Harrison, boxeur (Conan Doyle)

jim harrison boxeur.jpgDans un village du Sussex, au sud de l’Angleterre, le jeune Rodney Stone fait la connaissance de James Harrison sur les bancs de l’école. Jim est élevé par son oncle, forgeron et ancien champion de boxe ayant rangé ses gants suite à un combat victorieux mais terrible pour son adversaire. Rodney est le fils d’un marin de la flotte de guerre rarement à la maison. Les deux amis jouent à Robinson Crusoe dans la campagne. Jim reste même une semaine entière à vivre seul dans les bois. Ils explorent un château hanté dans lequel un crime terrible a été commis. A 17 ans, Rodney est pris en charge par son oncle, Sir Charles Tregellis, aristocrate riche et bien en cour, qui lui fait rencontrer le Prince de Galles, aussi féru que lui du noble art de la boxe…

« Jim Harrison, boxeur » se présente comme un ouvrage à plusieurs dimensions. À la fois roman social, roman historique et roman policier. Etrangement, Jim, le jeune boxeur n’est pas le héros principal de l'intrigue. Le lecteur a même l'impression au début de l’histoire qu’il se fait voler la vedette par Rodney, le narrateur. D’autant plus que le père de Jim, celui de Rod et même Sir Tregellis prennent également une grande importance. Il semble donc que ce soit la société de l’époque avec ses nobles dandys comme le Beau Brummel, ses héros militaires comme l’amiral Nelson ou ses voyous plébéiens truqueurs de match qui l’intéresse vraiment. Inutile d’évoquer la qualité magistrale du style littéraire de Conan Doyle, même si la minutieuse précision descriptive peut sembler un peu dépassée pour le lecteur d’aujourd’hui. Ce livre reste intéressant ne serait-ce que pour le tableau de la société britannique de l’époque. On sera un peu plus réservé sur le côté policier un peu plus faible et sur les histoires d’enfant secret, incompréhensibles aujourd’hui.

3,5/5

 

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14/03/2016

Les joueurs de Titan (Philip K. Dick)

index.jpgDans une Californie dépeuplée, Pete Garden rentre chez lui le moral à zéro dans sa voiture volante, parlante et interactive. Faisant partie d'un groupe de jeu, il vient d'y perdre à la fois sa femme Freya agée de 140 ans (mais ne les paraissant pas) et sa magnifique propriété de Berkeley. Il voudrait à tout prix la récupérer. L'ennui, c'est que le nouveau propriétaire l'a aussitôt cédée à un promoteur qui travaille en sous-main pour un magnat de la côte Est lequel va pouvoir intervenir à l'Ouest. Suite à un conflit avec les Chinois Rouges et à l'utilisation de radiations, l'humanité devenue quasi stérile est maintenant réduite à un ou deux millions de Terriens. Pire encore, elle se retrouve sous le joug des Vugs, créatures cytoplasmiques et clairvoyantes venues de Titan…

« Les joueurs de Titan » est un roman de science-fiction très original du grand Philip K. Dick. Publié pour la première fois en 1963, il reste d'une extraordinaire modernité. En visionnaire, Dick avait imaginé une société basée sur le jeu et la distraction permanente dans laquelle toute fidélité amoureuse, toute propriété privée n'avaient plus grand sens vu que femmes et biens passaient de main en main au fil du hasard d'un jeu à la croisée du poker et du monopoly. Cet ouvrage très agréable grâce à un style très rythmé ne se lit pas, il se dévore. Tout en offrant un véritable divertissement, il donne également à réfléchir sur les arcanes des facultés mentales (prescience, télépathie, télékinésie, etc.), sur l'influence des substances psychotropes sur la conscience et sur les conséquences curieuses d'un effondrement généralisé de la fertilité humaine. Un excellent conte philosophique avec une chute très réussie. A recommander aux fans du génial et prolifique auteur !

4,5/5

 

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11/03/2016

Pas tout à fait des hommes (Lizzie Crawdagger)

pas tout à fait des hommes.pngLa jeune elfe Kalia se retrouve avec un couteau posé en travers de la gorge par le troll William Wolf qu'accompagne Axelle Crèvecœur, redoutable effeuilleuse des bas quartiers. Wolf n'en est pas à son premier méfait. Il a précédemment assassiné l'évêque Crowney. La reine Lucie de Guymor est venue lui rendre une visite intéressée dans la cellule de sa prison. Elle ne s'intéressait pas à ses dons de peintre mais plutôt à ses capacités à se déplacer en silence dans une obscurité complète. Elle voulait le charger d'une mission délicate pour laquelle Axelle et Kalia vont lui prêter main forte…

« Pas tout à fait des hommes » se présente comme un roman de fantaisie un peu décalé voire parodique. L'intrigue se caractérise par une suite d'aventures, de rebondissements, de batailles et d'escarmouches menée tambour battant dans un style rapide et efficace rendu particulièrement dynamique et vivant par de très nombreux dialogues et une quasi absence de descriptions. Les deux personnages principaux, Kalia et Axelle, sont des anti-héroïnes atypiques et finalement assez sympathiques. La première est une elfe de petite taille, timide et complexée alors que la seconde est une semi-démone aussi rebelle que violente. Cela donne un duo déjanté et percutant dont le lecteur suit bien volontiers les tribulations. Cette histoire de guerre entre humains et orcs, de complots contre une reine un peu cynique et autres coups d'état pour renverser un tyran démoniaque, si elle ne brille pas par une grande originalité, emporte néanmoins l'adhésion du lecteur en raison du ton décalé et surtout d'une certaine forme d'humour et de dérision omniprésente. Ouvrage à conseiller aux amateurs du genre et aux autres. La fantaisie n'étant pas ici un but en soi mais plutôt un prétexte aux dérives et aux délires…

4/5

 

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