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13/02/2026

Un drame au quartier général du Kaiser (Charles Lucieto)

Lucieto_Charles_-_Un_drame_au_quartier_general_du_Kaiser_N_11_t.jpgÀ Spa (Belgique) en octobre 1918, le comte Von Opern, chef des services secrets allemands, est au comble de la fureur quand il découvre sur son bureau une lettre qui a été déposée par quelqu'un alors que plusieurs gardes avaient eu ordre d'en interdire l'accès à quiconque. Il soupçonne même l'agent James Nobody d'avoir accompli ce forfait. Et c'est l'abattement complet lorsqu'il lit la lettre signée du paraphe du grand agent secret anglais. Et ce qu'il lit est encore bien pire que le reste. Nobody lui annonce qu'il a été contaminé par un agent chimique nouveau qui va rapidement transformer ses lésions bénignes en cancers et lui occasionner une mort horrible accompagnée d'atroces souffrances. Opern convoque son médecin personnel qui a le regret de lui dire qu'il ne va rien pouvoir pour lui. Aucun remède, aucun antidote, aucun contrepoison ne peut le sauver…

« Un drame au quartier général du Kaiser » est un court roman d'espionnage datant de 1929. C'est le onzième épisode de la série des « Merveilleux exploits de James Nobody ». Il est un peu différent des autres dans la mesure où même si le lecteur y trouvera encore les facéties, les retournements de situation et les tours pendables du héros avec ses changements d'identité et d'apparences habituelles, il sera nettement plus intéressé par le contexte historique particulièrement travaillé. Nous sommes dans les toutes dernières semaines et même journées de la Première Guerre mondiale. Rien ne va plus pour les Allemands. À Berlin et dans les grandes villes, la révolution bolchevique est en marche. Les drapeaux rouges sont sortis, les émeutiers sont partout. Les symboles du Reich sont abattus. Certains s'en prennent même à des gradés isolés. Des comités d'ouvriers et d'artisans, sortes de soviets se créent partout. Et pendant ce temps, le Kaiser Guillaume II tergiverse et renâcle à abdiquer. Mais Nobody va y aider, ce qui bien sûr est pure fiction. La description de la scène, celle du personnage présenté comme la pire crapule que l'agent ait eu à rencontrer, tout comme les dessous de la signature de l'armistice dans le wagon de la clairière de Rethondes (forêt de Compiègne) ne peuvent qu'intéresser l'amateur d'Histoire…

4,5/5

08:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)